Les dits du corbeau noir

Wiccan et Druide (suite) Etude Bran du

Wicca et druidité…         Réflexions (suite)     28 12 2008   Bran du



Quelles incompatibilités redondantes et rédhibitoires existe-il entre ces deux voies de cheminement et de réalisation ?



Il y aura lieu d'aborder le fond puis les formes, les pratiques et méthodes, les croyances et les rites et l'on trouvera en effet un différentiel accentué par divers courants et concepts, car si il y a presque autant de "formes" de druidisme qu'il y a de druide et de druidesse, il en est de même dans la Wicca et ses nombreux visages...



Dans l'optique, à moyen terme, d'une nouvelle pensée spirituelle et religieuse à venir (pensée dont les tribulations et agitations qui se donnent à voir ou à lire aujourd'hui constituent des "embryons" du futur), il est plus intéressant d'étudier les convergences entre ces deux mouvements traditionnels et originellement païens.

Et ce, sans omettre les divergences bien entendu, mais ces dernières ne sont pas des obstacles irréductibles à l'entendement et à la compréhension quand la source retrouve son estuaire et l'océan sa source...



Il serait grand temps de voir au-delà des clichés et des projections hâtives (socio-culturelles le plus souvent) véhiculés par l’ignorance quand ce n’est pas par la bêtise ou des convictions

dont on n’a pas souhaité, en toute conscience intellectuelle, explorer les véritables fondements…

Le monde dit «celtique» à donné, dans l’Antiquité, une place fort enviable et fort respectable à la Femme en se démarquant notablement à ce sujet des autres civilisations que ce monde côtoyait alors…

Le "druidisme" ( pensée, spiritualité, philosophie, culture, art, organisation de la société…) a parfaitement intégré la notion de «femme consacrée» apte à l’initiation et à la voyance, mais aussi à la maîtrise des pouvoirs politiques, éducatifs, familiaux et sociétaux…

Le panthéon celtique est certes représenté par une forte présence masculine, mais celle-ci n’existe et ne trouve son sens et sa signification que par son interdépendance avec la féminité suprême…

Il n’est de dieu sans parèdre, sans matrice féminine…

L’Irlande toute entière repose et renaît périodiquement sous la cape de Dana ou de Brigh (aspects multiples de la Déesse Une)…

Pas de sources, de rivières, de fleuves, de montagnes qui ne soit empreintes de la divinité féminine tant en gaule qu’en Irlande…



Dans le monde Celte (héritier des cultures matriarcales antérieures et préservateur de ce rapport fondamental au féminin), la femme, la féminité, sont «au commencement» de toute chose (Idem pour la Femme Bison Blanche de nos frères amérindiens)…

Cerridwen est la Matrice des enfantements…

Elle fait bouillir le chaudron de sagesse, de santé, de connaissance et de renaissance…

Elle enseigne, initie, accompagne son peuple…

Il n’est de véritables «héros» celtes qui ne soient initiés, sur tous les plans, par la Femme…



Comme dans toute la pensée Celte, cela procédè de rapports, de relations, instaurés et restaurés en permanence, d’équilibre, de mesure, de concorde, d’harmonie, d’accordages qui participent des Lois d’Evolutions et du Livre ouvert de la Nature…



Sur quoi fonder véritablement des divergences entre ces deux conceptions d’une relation au(x) monde(s) ?…

En fait, la somme des convergences évacue le peu de divergence susceptible d’être retenue…



On accorde aux praticiens de la Wicca un fort attachement au corps, aux sens, à la sensualité, au sexe ,en ne voyant le plus souvent que les aspects que projettent nos fantasmes à ce sujet et les perversités de nos regards empoisonnés par une vision judéo-chrétienne et culpabilisante de cela...



"Cela", replacé dans le contexte du sacré et du divin, ne saurait en aucun cas relever d'une vulgarisation et d'une profanation portant atteinte aux hautes dimensions de l'homme et de la femme consacrés en l'Amour véritable et authentique qu'ils concélèbrent mutuellement avec gratitude et reconnaissance dans la généreuse et prodigue corbeille du DON.........



Adepte de la druidité ou «wiccan», nous sommes mutuellement, naturellement et fondamentalement «païens»…

Nous partageons identiquement une même aspiration pour le Sacré à travers, les lieux, les êtres, les règnes, les éléments, les saisons où ce Sacré exprime son Anima et son Essence afin de sustenter généreusement les «Enfants de la Terre-Mère», les Filles et Fils du Cercle et du Point, les «Danseurs saisonniers», les Servants et Serviteurs de la «Dame», du Vrai, du Juste et du Beau, les Passeurs, Eveilleurs et Puisatiers, les Artisans du Vivre…



Nous ne saurions en aucun cas opposer, affronter, stérilement, le féminin et le masculin (comme pour toute dualité d’ailleurs), mais participer de la recherche, du maintien et de la conjonction des harmonies qu’ils peuvent assembler et enfanter…

Ces éléments, a priori contradictoires voir antagonistes pour certains, sont en fait appeler à «s’accoupler » au sein d’une transcendance, à se féconder mutuellement, afin d’enfanter «l’Enfant-Lumière», ce vecteur 3, ambassadeur du Un dans son œuvre de création et de pérennisation du vivant sous toutes les formes… (Fécondation intelligente, sensible, émotionnelle, fusionnelle et spirituelle…)

Ces deux «agents» associés sont à même de mener tous et chacun sur la voie de l’épanouissement tant mutuel qu’individuel…

Ils sont la nourriture positive et constructive, bienfaisante et beinveillante, de toute élévation vers une «Plus Grande Lumière»…

Ces «Deux Verbes», conjugués par l’Esprit, sont invités à participer de toutes les heureuses conjugaisons…



Aimants, Amants, Amoureux ou Amoureuse, de la Nature, celle-ci nous offre, dans l’échange et le don réciproque, de recouvrir notre vraie nature, de redevenir des hommes- souche, des hommes-source, des femmes-souche, des femmes-source…



Le wiccan étant trop souvent associé à une vision réductrice et parasitée du mot sorcier,

Il serait souhaitable de revenir aux origines…

On peut parfaitement rattacher «sorcier» à la racine «sorsa» évoquant «la source», la source de tout devenir…

Toute femme est viscéralement, intuitivement, originellement «sorcière» soit, celle qui veille aux sources de «toute nature» et aide à puiser en elle, l’eau de vie, la vision claire, limpide et transparente, de ce qui Fût, Est et Sera…



Immergés en la Nature, nous retournons en la Matrice première, tous nos sens invités à se conjoindre en «Cosmunion» intime et profonde à l’Essence…



La Nature est notre chaudron, notre trépied, notre flamme vive, notre brasier d’entendement, notre elixir de jeunesse et de vitalité, notre fontaine de santé, notre bassin et vasque de régénérescence..



C’est le temple nu, sans artifice ni artificialité, qui nous reçoit semblablement…

C’est la «forêt des dépouilles» qui nous invite à recouvrir sens et essence, à nous revêtir du lin blanc, vert ou bleu de nos vibrations intimes et reconnaissantes.. (une fois que nous sommes dévêtue du paraître, de tout orgueil, de tout mensonge, de toute cruauté.)…



Pas d’évolutions, de transformations, d’élévation des niveaux de perception, d’alchimie de l’être et du devenir, de compréhension, de conscientisation, sans les noces magnifiques, enchanteresses et merveilleuses du féminin et du masculin…



Sanglier, marcassin, mabinog, disciple, wiccan, sorcier, sorcière, païen, pagan, qu’importe l’étiquette puisque seule compte la quête d’un forme d’éthique : l’aspiration à une seule Verticalité spirituelle dont l’Egrégore amoureusement, authentiquement, sincèrement, tendrement, instauré, concilie et réconcilie tous les aspects «contraires»…

Et ce, afin de célébrer la Vie et l’esprit qui en anime toutes les formes…



Wiccan et druide ont en grande partie souche commune et peuvent se rejoindre au faîte de l’Arbre de vie comme ils peuvent aussi bifurquer en d’autres ramifications en quête de sèves plus spécifiques…

Ils sont arbre ou bien forêt…

La nature de leur corps et le grand corps de la Nature participent tous deux aux actes majeurs de la sacralisation de la vie, mais ils peuvent également et pareillement se greffer sur l’attrait du pouvoir, du mensonge et de l’orgueil!...Et détourner la source pure et limpide vers les marécages de leur sombre emprise...



Il appartient lors à leur environnement humain de faire acte et preuve de discernement pour ne pas cautionner des pensées et des actes en contradiction avec les fondements traditionnels....



Ils sont frères et sœurs quand se dressant au-dessus de leur horizontalité humaine et formelle, ils s’insèrent à leur juste place dans la verticalité spirituelle et transcendantale et qu’ils participent en amour et conscience à la libre et efficace circulation des Energies, Forces et Lumières de la Création et de l’Evolution……



En leurs marges éloignées, en leur périphéries extrêmes, ils peuvent avoir oublié la préséance d’un Centre et d’un Cœur, mais plus ils se rapprochent de ceux-ci et plus leurs offrandes et leurs intentions sont de convergences et se conjoignent en la Flamme de Vie et de Vérité…

Il importe donc de rechercher au sein des complémentarités fraternellement conjuguées l'enrichissement spirituel et philosophique dont tous et chacun seront bénéficiaires sans que cela nuise aux fondements traditionnels...



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15/07/2015
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