Les dits du corbeau noir

Tantad 2012 : Eléments de réflexion et de connaissance (suite) Bran du

Du Feux dans la Tradition Celtique….                           Bran du

 

Précision : Une partie de ces travaux sont conjoints à ceux d'autres frères et soeurs dans un cahier élaboré par Saille et la Clairière des Carnutes suite aux rencontres avec l'OBOD à la Samain 2011 ; cahier  consultable et à disposition sur le site de la dite Clairière des Carnutes...


DES DRUIDES MAITRES DU FEU :


« C’est du feu rituel dont dépendent symboliquement, rituellement et légalement tous les autres feux d’Irlande, allumés à la plus grande et la plus solennelle des quatre fêtes annuelles : la Samain… Les Druides sont les maîtres du feu, c’est le feu du druide le plus sage, le plus « connaissant » qui est le plus puissant… Par exemple : le feu allumé par Mog Ruith «  Le Serviteur à la roue » est un feu « bénéfique ». Ce feu fera échec à celui réalisé  par les druides du roi Cormac sous la direction du druide Cithruadh. (Un feu maléfique celui là, fait avec du sorbier.) La raison de la supériorité du feu de Mog Ruith tient dans la minutie de l’accomplissement du rituel présidant à la construction du bûcher… « Un bûcher constitué d’un assemblage d’essence d’arbres avec trois côtés et trois angles mais avec sept portes. »


Ainsi aussi la construction du feu de Beltaine «  Beltaine, feu de Bel, feu bénéfique ; c’est-à-dire un feu que les druides faisaient par leur magie ou leurs grandes invocations. »…     
Padreig ( St Patrick) se servira aussi d’un feu qu’il allumera intentionnellement au même moment que celui des Druides et ce sur une colline proche pour attirer à lui l’ensemble de la communauté et engager une joute verbale avec les Druides ( Il se présentera d’ailleurs à eux comme étant le Druide de Dieu »…       Il tracera un cercle interdisant aux païens d’y pénétrer et s’enveloppera de flammes et de fumées utilisant les mêmes techniques que celles utilisées par les druides.) …


LE SOLEIL-FEU : 

    
Le nom du soleil, élément fondamental de l’univers, était féminin dans le monde celtique comme dans toutes les langues indo-européennes anciennes d’ailleurs.     Sa personnification mythologique est LUG (le lumineux) qui est aussi dit Grianainech ( à visage de soleil)…  La grande science du soleil est dite Imbus Gréine    ( ces aspect solaire caractérise tout ce qui est beau, aimable, splendide…) Le soleil est dit « Œil du jour »     Le feu est l’élément druidique par excellence et il n’est pas sans lien avec le feu… On prête au feu un pouvoir guérisseur… »  
Source : Les Fêtes Celtiques JCH Gyonvarc’h et F Leroux Ouest France éditeur…   


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Commentaires et investigations : Bran du  Clairière          Kan ar Vuhez


De l’Athanor, creuset du monde et de la vie, au feu de la parole :
Si Le Druide est le Servant et le Serviteur de l’Incréé, (Comme la druidesse) le feu est le serviteur du Druide qui en à la maîtrise… Le feu peut être bénéfique ou chargé de «nocivités » selon les intentions qui accompagnent son usage...  Le feu est un agent qui participe à la Loi d’Evolution et qui est au cœur des processus de transformations tant de la chair, de la pensée que de la « matière »…


Tout druide à rapport et connaissance avec ce que l’on appellera plus tardivement  « l’alchimie » sous une forme ou sous une autre…  Agissant sur les niveaux, degrés et plans de conscience individuels et collectifs en vue d’orienter l’ensemble vers l’équilibre et l’harmonie Le Druide/feu agit et œuvre avec le concours de cet élément à la nature à la fois physique, métaphysique et psychique…  


 Il est un feu particulier attaché à la fonction druidique via l’initiation et la formation bardique qu’elle implique : c’est le Feu de la Parole ; le feu d’un Verbe lui aussi propice aux « transformations »… Il Est-ce feu, bien maîtrisé et employé, de nature à transformer, la mésentente en entente, la divergence en convergence, le désaccord en accord, la discordance en concordance, la dissonnance en résonnance, la défaite en victoire, l‘obscurité en lumière… 

 

           Il a pouvoir et puissance pour opérer les métamorphoses et concélébrer les noces des « contraires », des dualités, des antagonismes en présence et souvent stérilement affrontés…   
Les textes et extraits de documents qui suivent vont nous accompagner dans la découverte de cet élément prodigieux ; un instrument, un outil particulièrement investit par les bardes…
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« Frères et sœurs, O, joies ramifiées ; O, feux semblables à mon cœur incendié,                               Accordons l’Etoile à la nuit de nos yeux...                                                                                   Accordons le feu à nos mains assemblées                                                                                        Et soufflons en l’union de nos lèvres sur la braise éternelle…
Puisse l’Unique tresser le Multiple en son unique Flamme… »    Bran du


« Que chacun puise aux rayons de Belen « l’Astre-Feu » la force subtile nécessaire pour une évolution harmonieuse sur tous les plans universels et spirituels, et que chaque être, réfléchissant, dirige dans la bonne direction ce qu’il reçoit de l’Eternel. »   Pinenn HOWEL

        
« L’amour n’est qu’un feu à transmettre »   « Avant d’être le fils du bois, le feu était le fils de l’homme. »  Gaston Bachelard


« Je plonge en Dieu comme en eau vive, je me redresse, j’ai bu sa force, tranquille je me rassois…  Les siècles sont dans ma bouche et mon souffle dit l’Eternel. »  Emilienne KERHOAS


« Feu, feu, fleur du feu                                                                                                                  Fleur du feu, ton souffle embrase la terre                                                                                         Et le ciel et les eaux et l’ombre vive des oiseaux ...                                                                       Sur la pulpe amère du jour, son souffle fend l’espace, missile de lumière qui file sa volée dans le grésillement dru des astres...                                                                                                        Cris d’or, cris d’argent, cris des mondes tourbillonnant d’onde en onde autour d’un pôle qui bat comme un cœur. »       jacqueline Desille (Muyrguenn)


« Je veux le feu qui coule et la lumière en joie. » Francine Caron                                                                        
« L’offrant et celui qui chante l’ode, conformément au symbole, qu’il soit Un ; dépouillé… Fils du Ciel…  Il invoque et reçoit la médiation…                                                                                      L’ode passera par le feu...                                                                                                           L’ode nue, elle-même, comme l’offrande …/…                                                                               L’ode de l’offrant peut prendre flamme à son geste…                                                                   Pour aide voici ; les neufs brasiers nous affleurent...                                                         Recommencement : forte vie intérieure...                                                                                    Comme eux, famboyons...                                                                                                                                                                      Il faut s’attiser, grésiller, brûler au rouge...  

                                                                                                                                                                        Il faut aller, par le voyage de la vie, exploratrice du temps blanc. Franchir le grand fleuve d’infini, voyager au plus sourd des mondes anciens…anciens...                                                                                                                                            Etreignons le Cercle...                                                                                                                                                                                   Que l’heure soit, vienne l’instant, tombe la cîme d’allégresse et crève le cri des profondeurs…                                                                                                                                Que les lèvres battent, que les influx du haut se mélangent ! »


Victor Segalen


« Et l’on marche de l’équinoxe au solstice, bouclant soi-même son humanité. » A Artaud


« La lumière est un feu raréfié, spiritualisé. »   Fulcanelli    

                                                                                                                 
« Tel regard sur la terre met au monde des buissons vivifiants au point le plus enflammé et nous réciproquement… Nous n’aurons pas à « civiliser » nos Dieux, nous les fêterons seulement, au plus près, leur logis étant dans une flamme ; notre flamme sédentaire. »    René Char


« Je suis celui qui anime le feu en des fêtes rituelles. Je glorifie le Maître dans la joie la plus complète parmi les abeilles du matin. »    Taliésin


« Cœur humain, connais-bien ta haute joie solaire, ta joie solaire est don, ta joie solaire est fête, ta joie solaire est chant mais aussi elle est flamme… Accepte ses brûlures. »  Christiane Delmas


« Quand les yeux seront désillés, quand la lumière sera venue, quand tu sauras que la joie existe à l’état pur, étoile palpable en la nuit la plus vaste, viendront les temps d’autres naissances, d’autres naissances sous la braise… Hommes venus des très grands âges de longues routes avant nous, je fais appel à vos mémoires quand vacille le feu nouveau. Homme immortel ressuscitant en l’homme. »
                                                         Audrey Bernard (le Blanc Domaine)


« En ce lieu accourait la paix vertigineuse...                                                                                     La brûlure de tous brûle en cette lumière...                                                                                  Pour tous, l’eau et le pain, l’ombre ou la flamme, et que plus rien, plus rien, ne divise l’homme. »
Pablo Neruda


« Sages qui vous tenez dans la flamme de Dieu, sortez du feu sacré, tournoyez, enspiralez, prenez mon âme en main afin qu’elle chante. »     W B Yeats                                                                                                                           
« Oui, je sais mon origine, flamme je suis assurément… Eternité de mon être dans le mouvement circulaire. »  Nietzsche


« Accrois en moi ton feu… Tous ces gens qui sont moi… Tous… Accrois en moi ton feu. »
Jean Yves Le Guen
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« Préparons nous à, recevoir la Grande Lumière et son enveloppe de flammes…


            La Flamme Une                                  Bran du


« A la jonction des mondes, nous concélébrons le Vivant afin que circule à la ronde la coupe d’entendement…                                                                                                                                                                                                  Que les influx se mélangent, que soit tressée la Gerbe de nos sueurs, que s’opère la Loi des échanges…  Que tous prennent flamme dans le brasier ardent qui s’élève en dansant du foyer de nos âme…
La quête multiple du Un, c’est la quête de la Flamme unique, dépositaire et engendreuse de toutes les flammes...                                                                                                                                                             C’est la quête du flamboiement extrême ; braise ardente au cœur du foyer de l’âme, braise aimée du Souffle…             
L’instant vient, n’appartenant à nul autre, où siège l’état de transparence ; corps et esprit superposés au calque du lieu, épousant l’Indicible Essence…
Là où le regard s’en revient de trop de beauté cachée sous les paupières, là où l’immensité pointe son doigt de miel et de résine sur l’écorce éclatée de nos visages, là, réside la pensée angulaire qui descelle l’homme du socle des servages officiant ainsi son retour au vent et à l’argile…
Tous les sens pleinement offerts à l’immédiat se donnent à la palpation du silence et les paumes s’arrondissent sur l’achevé des fruits…


La pierre infiltre les ombres, invite le corps à parfaire le moulé et l’enrobé de sa danse…
La nuit éclate dans le spasme et l’alliance…  Il n’est plus lors qu’un chant lové au lit des justes sèves, toutes feuilles amoureuses de l’Arbre accompli. »   

Que le bon heurt des silex de la paix et de la joie fasse naître dans l’âtre de notre conscience, dans le  foyer philosophique et spirituel de notre être, la Flamme vive et aimante amoureuse de la Flamme Première, la torche, le flambeau, le brûlot,  de la Haute Flamme de la Vie. Puisse celle-ci, lors, se conjuguer en nos actes, en nos pensées,  en notre corps à l’œuvre Incréé, à la Source des Sources, à la Racine et à la Souche de tout Arbre existentiel… Puissions nous ainsi danser dans l’enflammé du jour et de la nuit… »                
                                                                                                                         Bran du                       

Compléments  :  De la place du Feu dans la Tradition

 

Des frères et des sœurs nous ont transmis ces chants  extraits de leur rituel :    

                          
               Rituel extrait de l’ancienne Fraternité d’Avalon…


Bien notre frère le feu                          Mat hon breur an tan                                                        Bien notre sœur la lumière                   Mat hon c’hoar ar goulou                                                  Bien cet encens                                    Mat en tus                                                                             Bien notre sœur l’eau                           Mat hon c’hoar an dour                                                     Bien notre sœur la terre                       Mat hon c’hoar an douar                                                  Bien notre frère l’air                              Mat hon breur an aer                                                         Bien la vibration de la vie…                   Mat froum ar vuhez…  
………………………………… 

   
Eveille-toi, Esprit de la flamme, à notre appel, éveille-toi !…                                                                 
Au seuil des ténèbres de la Nuit, éveille-toi !                                                                             Puisse ta clarté les dissoudre, comme le savoir, l’ignorance…


SETU TAN AR OUIZIEDIGEZH  (Voici le Feu de la Connaissance)                                                       
Au seuil de la froidure de la Nuit, éveille-toi !                                                                                     Puisse ta chaleur l’engloutir comme l’Amour, la haine                                                                                       
SETU TAN AR OUIZIEDIGEZH  (Voici le Feu de la Connaissance)                                                       
Au seuil des chaînes de la Nuit, éveille-toi !                                                                               Puisse ta force les rompre comme la vie, la mort !


SETU TAN AR OUIZIEDIGEZH  (Voici le Feu de la Connaissance)                                                                                                                                                                           Eveille-toi, Esprit de la Flamme, à notre appel, éveille-toi !                                                               
Au crépuscule de ce jour glorieux, embrase les rameaux secs.                                                        Que ta Lumière soit, que ta Chaleur monte, que rougisse le trépied                                                  Au chaudron de Keridwen…                                                                                                           Que les cinq plantes sacrées mêlent leurs sucs et leurs sèves et qu’en l’urne de Vie naisse la liqueur de clarté !
SETU AN TAN   (Voici le Feu)                                                                                                          SETU AN TANTAD (Voici le Feu Père)                                                                                              SETU TAN BELEN ( Voici le Feu de Belen)…


             Druidesse  Gwezenn Dana (Collège Breton du Druide Kalondan)   …………………………………………………

                                                                                                                                                        SOLEIL…


Soleil… Lumière de mes yeux / Chaleur de ma vie / Joie de mes jours…                                         Soleil… Frémissement de l’Ether / Scintillement des eaux / Vie de l’Amour…                                       Soleil… Battement des cœurs / Mouvement des corps / Croissance des créatures...                   Soleil… Eclatement des bourgeons / Epanouissement de la rose / Sang de la Nature...                    Soleil de pourpre / Soleil d’azur / Soleil verdoyant / Soleil d’aurore / Soleil voilé / Soleil Brûlant / Soleil d’Or…                                                                                                                             Combien de noms pour te décrire sans jamais dire ce que tu es vraiment...                           Derrière ton écran de rayons ardents, de lumière et de feu, se cache le Dieu…                                
Levant / Couchant / Orient / Occident / Soleil / Heol...                                                                 Cœur et trône de Belen.                                                                                                                                                               Druide Ker Peoc’h  (Cofondateur du CDG avec Bod Koad)
                 BELEN                                                                                                                                                                   
BELEN, Lumière de Vie, Source de joie…                                                                                        Les Bardes chantent ta gloire royale, et, de mes deux mains tendues vers toi,                                S’élève ma prière, Divine âme astrale…
Chaque jour, ta marche dans les cieux révèle aux hommes les éternels mystères et ta course inscrit en lettres de feu le message cosmique en qui le monde espère…
Tu es le symbole de la Lumière Incréée dont tout homme, ici, a reçu une parcelle ; ego dans nos cœurs, Temples sacralisés, Belen, tu nous promets la Vie éternelle…
Chantez, coqs et alouettes, saluez BELEN, l’âme humaine vient s’unir à vos chants ; la rosée va perler aux yeux de Keridwenn… Lumineuse aurore ; l’astre est renaissant…
Et ce soir, dans un linceul d’or pourpré, tu sembleras descendre au noir tombeau… Mais, demain, te verra encore ressuscité… Mort et Renaissance, c’est la loi du Très Haut…
Aux jours sombres de Dumanios, espérons… Déjà préparons les sept essences sacrées et qu’en hommage à BELEN, au jour le plus long, montent offrandes et vœux en l’odorante fumée…


        Jeanne LOGEAT        (Druidesse Aventia)   CDG   

 

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S O L E I L ... S  O  L   E  I  L……               Bran du 1995


Dans SOLEIL il y a  SOL : Le lieu du SOL...                                                                                  SEUIL : le lieu du SEUIL                                                                                                                 SEUL  : le lieu où être SEUL                                                                                                            Mais aussi  SEL :  le lieu du SEL …
Le Blanc dêpôt enfoui dans l’obscurité des êtres et des choses  ;                                                   La précieuse Substance qui seule subsiste au bout de l’œuvre alchimique et solaire, après la grande épure des Rythmes et des Cycles…                                                                  
Le SEL fruit de l’Ouvrage Incréé, Issu du SOL, de la Matrice, de la Chambre dolménique… Le SEL ; enfant de l’Oeuvre de Nature… Ce SEL qui donne goût à toute Vie pour celui qui OSE voir d’un bon ŒIL…
En ce SOLEIL réside L’ŒIL QUI OSE, l’œil qui LIE…                                                                             Mais aussi la LOI qui LIE celui ou celle qui OSE …                                                                               Ceux qui savent écouter, qui savent voir, qui ose suivre la LOI de Nature !…
En ce SOLEIL est une ILE où le SOI qui OSE et se LIE retrouve par la grâce d’EOLE l’antique et immortelle route du SEL….                                                                                                       Qu’importe alors les os séchant sur le SOL au SOLEIL, ne reste, comme le SEL, que la saveur éternelle ainsi donnée aux Hommes !…
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                Un court poème de W B Yeats :


« Je sais où la race de Dana enroule et déroule ses chants quand fraîchit la lumière… …/… Nécessité d’un lieu de pierres où être secret et exulter car de toutes les choses voilà la plus difficile… »


ET le chant de Muirgen (Jacqueline DESILLE ancienne barde du CDG)


« Qui te nomme Innomable                                                                                                                 Il te nie                                                                                                                                           Qui te nie                                                                                                                                      Nie   soi-même                                                                                                                                    Et le monde…                                                                                                                           Tombent les étoiles, une à une du ciel et basculent les sphères dans l’énorme gueule du chaos…                                                                                                                                            
Le gel est notre pâture dans les prés privés de soleil...                                                            
Obscure est la nuit et le silence sans fond…                                                                                             
En ces temps de mélancolie, du choc des ténèbres, jaillit                                                                  une imperceptible  étincelle…                                                                                                 
Alors l’Oiseau frémit sur l’arbre de l'Eveil                                                                                         La Rose de Lumière s’ouvre enfin à ton Souffle                                                                                Tes mains divines jointes sur l’eau                                                                                                  Calment les remous de nos cœurs. » 

                                                                   
                 A ce chant répond celui de Danielle REGNIER :  

                
Et l’amour culminait sur son long corps de femme                                                                               Elle était un soleil aux étreintes du vent !                                                                                           Un flambeau tout d’ivoire, un vibrant oriflamme                                                                                 Et la vague était forte aux contours de ses flancs…                                                                           Sous le feu fascinant des marines lumières,                                                                                       Un rituel s’instaurait du cosmique à l’humain…                                                                                   Un courant de tendresse et de force plénière                                                                                    Et la Femme était perle aux lueurs du matin…                                                                        
Et l’écume venait, comme un habit de noces                                                                                   Sur les galbes polis - pour y mettre ses fleurs -                                                                                 Sacrement pathétique, éblouissant négoce                                                                                       De la chair sanctifiée et des flots rédempteurs                                                                                  
Ce roulis magistral au rythme incantatoire                                                                                         Et le chant de cette âme à fleur d’Eternité                                                                                         Célébrait le Seigneur dans le Feu de sa Gloire                                                                                   Et faisait à la Femme une virginité !    …………………………………………………

 

                   « Il tonne tant d’amour dans mon cœur, d’amours saintes, que les soleils éteints s’y pourraient rallumer… Ce qui fut et qui est m’accroît sans cesse… »                                     Philéas LEBESGUE ( Grand Druide du Collége Bardique )  

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14/05/2012
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