Les dits du corbeau noir

Réflexions philosophico-bardique 'Du Chemin" Bran du

 

Réflexions philosophico-poétiques ….. Bran du 27 11 2013

 

 

 

El Canino.... le Chemin... ( sur la route de Compostelle )

 

 

 

Il n'y a qu'un chemin ; celui sur lequel nous marchons n'est que le contours de celui qui se trace en nous au fur et à mesure de nos pas...

 

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Choisit-on la vie que l'on mène ou est-ce la vie qui fait choix de vivre sa vie en nous ?

 

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Le chemin intérieur, celui qui “compte”, se fait à partir de nos arpentages extérieurs. L'important, c'est la carte qui se constitue et prend forme au plus secret de notre malle aux trésors, de notre grenier d'enfance, de nos souvenirs amoureux, de nos blessures en cours d'apaisement...

 

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Le labyrinthe ? Il est fait pour nous permettre d'aller au coeur, au centre de nous-mêmes... Ce centre enfin atteint n'est pas le but terminal de la quête, mais le lieu crucial, fondamental, à partir duquel s'opère notre redéploiement essentiel... C'est alors que s'ouvrent les ailes de notre conscience d'être ; une conscience avivée et éclairée qui nous ouvre à tous les envols du coeur et de l'esprit...

 

 

 

C'est dans l'idée et le risque réel de se perdre que réside le moyen opératif et alchimique de se “retrouver” dans notre essentialité, dans notre nudité première...

 

Restitué à nous-mêmes, nous nous trouvons doté des fondements de notre existence et de notre destinée...

 

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Tout ce qui a été “monté” sera “redescendu” ; ainsi la vie de haut en bas, de bas en haut... L'envol se fait... sur le plateau !...

 

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Entre monts et vallées, nous sommes comme une barque ballotée et soulevée, roulée dans les vagues, les creux et les crêtes... Le vent qui nous pousse et qui vers l'inconnu nous projette et le même qui fait pousser des ailes à nos pensées...

 

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Ce n'est pas tout d'hisser nos voiles encore faut-il être assez gonflé !

 

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Le chemin n'est pas pour moi un chemin de croix.. Mais, je crois en ce chemin !

 

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Au bout de chaque étape accomplie, il y a quelqu'un qui vous tend et vous offre, fort grand, ses bras... Ce quelqu'un, c'est vous-mêmes !...

 

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Pas plus que nous faisons l'amour, puisque c'est l'amour qui nous fait, nous ne faisons la route, car c'est la route, en fait, qui nous façonne...

 

La route nous déroute du superficiel, de l'artificiel, de l'illusoire afin de nous remettre sur la sente essentielle qui nous achemine vers la pleine Lumière, plus grande et la plus pure de toutes les Clartés...

 

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Le chemin s'ouvre le matin par la fenêtre du monde...

 

Le jour y fait sa ronde et l'homme y trace son chemin...

 

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Sur le chemin, ce que l'on porte sur son dos a bien moins d'importance que ce que l'on porte dans le ventre !

 

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Se confronter à l'immense ( l'immensité du ciel, de la terre, de la mer...), c'est se retrouver humblement à son plus juste point, à sa plus juste place... Faisant la place juste au juste point, nous retrouvons notre centre en même temps que notre périphérie retrouve sens et Essence...

 

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Marcher ce n'est pas mettre un pas devant l'autre, c'est se laisser conduire dans l'étrave qui nous aspire dans le sillon de la joie et de la sagesse...

 

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On n'est jamais seul sur le chemin puisque la solitude nous accompagne ; elle qui est la compagne la plus fidèle et fidèles... à dessein !

 

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La plupart des chemins sont tracés ( ce sont les chemins de la mémoire)... Ceux du devenir, c'est à nous qu'il appartient de les graver sur notre peau de parchemin...

 

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Toute nuit prépare à la lumière, mais bien des mèches demeurent éteintes et nombre d'entre elles attendent la danse d'une flamme sur l'enrobé de leur tresse de cire...

 

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Soulever les paupières, cela devrait être comme un lever de soleil...

 

Fermer les yeux serait alors comme retrouver la constellation de cette étoile qui brille au plus profond de notre coeur...

 

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On voit le chemin mais moins bien ce qui le borde. On voit la bordure mais non sur quoi l'on marche... Chemin et bordure sont comme la grève et la marée qui la recouvre ou dénude, comme le flux et le reflux ; ils ne vont pas l'un sans l'autre...

 

Ce qui me borde et ce que je trace, profilent mes contours...

 

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Quand l'amour chemine, il fait, parfois en nous, auberge et étape...

 

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Nous ne faisons jamais que traverser le temps et l'espace mais quand s'espace le temps, alors, véritablement, nous sommes par l'essentiel,, traversés !...

 

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Cheminer, c'est aller d'herbe en herbe, de feuille en feuille, de pétales en pétales et ce, de lieu en lieu...

 

Ce qui en nous, lors, a lieu est de la même nature que l'herbe, la feuille ou les pétales ; c'est en nous comme une graine de l'Arbre de vie prête à germer et à éclore...

 

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Ce n'est qu'arrivé au bout du “Camp de l'Etoile” que l'on s'aperçoit que tous les textes qui en faisaient état étaient bourrés de coquilles !

 

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Au bout du chemin, il n'y a pour toute cathédrale que l'océan et son merveilleux vitrail constamment visité de lumières mouvantes et étincelantes...

 

Il n'y a qu'un autel, le plus immense qui soit, où déposer l'humble et intense offrande de soi-même !

 

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Si, sur le chemin, je dois me mettre à genoux, ce sera devant le Féminin !

 

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Se refuser à l'émotion, c'est ne pas vouloir que l'hiver cède au printemps !

 

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Tout ce qui nous voit passer fait-il souvenance autant que nous nous souvenons de ce à travers quoi nous sommes passés ?

 

En fait, nous sommes passés au sein d'un devenir offert comme un présent !

 



27/11/2013
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