Les dits du corbeau noir

Réflexions estivales Aout 2012 Bran du

L’Œuf frais du jour    L’octroi de vie et de mort… 08/11 08 2012   Bran du

Réflexions estivales

DE QUELQUES BILANS DE SITUATION :
                
Comment peut-on s’arroger sans que cela ne soulève dans le monde  un tsunami d’indignité le droit de prendre la vie en otage, de la détrousser, de la violer, de l’exploiter, de la « dévitaliser » en quelque sorte afin de satisfaire un égo démesuré et une soif de pouvoir et de domination sans précédent ?

Ce « pire » qui bafoue le meilleur en l’homme est sans limite et d’une arrogance insupportable comme est insupportable  l’idée que l’homme est le maître de toute la création présente et à venir ; une création envers laquelle il exerce et s’arroge péremptoirement un droit de vie ou de mort, de régénération ou d‘extinction….

Pouvoir, puissance, domination, asservissement et soumission d’une matière corporelle livrée à elle-même, à son pseudo miroir et aux reflets attendus, tronqués et manipulateurs de celui-ci…

L’HOMME : le plus grand prédateur qui soit de la vie…

Nous sommes, de la vie, le plus grand et terrifiant prédateur qui soit en ce monde ; un monde livré à l’orgueil, à la cruauté et au mensonge de façon permanente et ostentatoire, manipulé honteusement par quelques poignées d’individus « financiers du capital vie » auquel le Politique est « redevable » et donc étroitement dépendant….  (Ce qui confisque en quelques mains spéculatives et finalement « meurtrières » et                « assassines  » toute forme véritable de démocratie et fait du citoyen un électeur berné dans ses espérances légitimes.)

Nous sommes une société « anxiogène » qui valide, cautionne, autorise finalement des diktats meurtriers de la vie et de ce qui la compose de multiple, de singulier, de différencié et de complémentaire…

OSMOSES ET SYMBIOSES au service de la vie et de son évolution (et donc de la nôtre) :

Nous sommes aux antipodes de ce que Jean Marie Pelt nomme et appelle de ses vœux (et nous avec lui) d’une société fondée sur le symbiotique et la recherche d’osmoses relevant du fruit de la solidarité active, sensible et réfléchit par opposition à un monde fondé sur la compétition à outrance et le point de vue imposé du « plus fort »…

LE MOUVEMENT DE LA VIE (lequel nous invite à « prendre partie » pour Elle…) :

Nous appelons à la conscience et à une volonté éclairée, sage, pertinente et efficiente pour mettre en œuvre un VERITABLE MOUVEMENT DE LA VIE dont les assises et fondements en macération et en phase de maturation trouveront leurs assises en un véritable et unanime FETE DU VIVANT….

Il ne saurait y avoir d’autres partis, plus essentiel, fondamental et primordial, que de prendre parti, en tout et parties, pour la Vie et la Loi d’Evolution qui en permet l’ébauche, la conception inspirée, l’expérimentation, la croissance maîtrisée , l’élévation et l’épanouissement…

TROIS ETATS d’ETRE :

Trois Etats d’être sont requis à cette faim substantielle ; un Etat d’être de nature « poètique », et même « géopoètique », une philosophie de l’existence qui soit un formidable et très créatif « art de vivre » et la dimension sacrée et spirituelle (faisant l’économie du dogme religieux) assurant les transcendances propices aux équilibres et aux harmonies sans lesquelles nulle progrès digne de ce nom au sein de l’espèce humaine et de l’ensemble de ses rapports et relations avec le « Vivant » visible ou non, ne sont possibles…

Un nouvel Arbre de Vie :

Le réenchantement de nous-mêmes implique le retour de la fertilité et de la fécondité poétique, philosophique et spirituelle en nos jardins, prairies et vergers hantés par les ronces de la peur et de l’ignorance… Des semences de joie et d’espérance attendent dans les greniers du possible une terre accueillante, un terreau humain, un humus fait d’argile et de source au sein duquel germera et montera vers la Lumière, dans l‘embrassé des saisons, un Nouvel Arbre de Vie… le Nôtre, ramifié à tous les arbrisseaux du devenir et d’une destinée singulière, novatrice et comme Une….

La Co-Naissance :

Se donner accès à la Con-Naissance sur le sein et dans le sein d’une Energie, Force et Lumière incarnées qui soient les ambassades, initiées par le « Féminin sacré » pour entrebâiller enfin et durablement, fissurer, lézarder, ce « mur »  terrorisant fait d’angoisses, de doutes, d’incertitudes, de craintes, de conditionnements et de formatages divers et aujourd’hui avariés….

Faire péter les serrures, les verrous, sortir de ses gongs cette herse qui s’interpose entre l’essentialité de ce que nous sommes et aspirons sincèrement et authentiquement à être et la gangue d’illusion, d’artifice, d’apparence, de normatif, de concédé qui nous momifie et « dévitalise », ici et maintenant …  

Superflu ou flux super ? :

Délaisser une fois pour toute le « superflu » et retrouver le libre écoulement de nos désirs et volontés serpentant jubilatoirement et avec « pétulance » dans les hauts courants de la vie ce flux redevenu « super » !

Le RECOURS à la NATURE

La Nature est encore là en des espaces protégés et « sauvages », généreuses en ses dons, en ses « signes » pour nous réconcilier avec l’être en souffrance que nous sommes qui ne pourra de nouveau enceindre la ronde de Vie qu’en s’octroyant à lui-même des premières noces d’entendement et de compassion porteuses d’enfantement et d’une remise, restitution,au monde d’un être aimant, connaissant, acteur et artisan multiforme et multi expressif d’un sentiment d’existence pleine et totale…

Matérialité, corporéité et spiritualité… Liens, rapports et relations :

La question posée via le blog est la suivante : Sommes-nous des êtres spirituels et seulement « super rieurs » pour le sens second du terme qui faisons l’apprentissage difficile et douloureux de l’humanité où des humains éveillés, avisés et inspirés qui mènent une quête spirituelle dans le labyrinthe des contradictions et des paradoxes ?

Nous n’avons qu’une vie pour nous réaliser ( sauf conception contraire et recevable par ailleurs) et réaliser que nous sommes cette vie même en mouvement et en recherche d’accord, de mesure, de concorde, de justes et véritables correspondances….

Au fond du lit de l’humanité…

Nous sommes au fond du lit de l’humanité (devenue une lie a priori inextricable de souffrances et de douleurs) sans avoir compris, au fond et en ce fond, l’essentialité de notre « présence en ce monde »… Il est grand temps de remonter de cette abysse et de cet abîme et de reprendre vie en une surface éclairée par de nouvelles, plus sereines, plus motivantes et plus dynamique profondeurs !…Tout en étant porté vers de bien plus saines constructions et élévations nous refaisant compagnons et compagnes du périple existentiel et bâtisseurs d’un nouveau monde…

« Nous sommes collectivement en train d’effacer le disque dur de la nature » (Revue Canopée 2012)

Que de logiciel qui n’ont pour logique que la rentabilité à tout prix, la mise sous tutelle et dépendance, l’accroissement de gain et l’exploitation de l’homme par l’homme afin d’assouvir l’orgueil et l’arrogance de ce  dernier ?…

Logique et logiciel !…

Logiciel ? Une déconnexion étrange de l’origine racinielle de la vie ! Que reste-t-il de Logos, du Verbe créateur, de la Parole élémentaire et originelle en ce langage « sans seins ni hanches » aurait dit J Giono ?

Un langage binaire est donc inscrit dans une dualité de oui et de non, de un et de deux, qui ne peut fonctionner qu’au sein d’une alternance opposée et stérile….   

Quelle logique à instruire les mécanismes de la division, de l’exclusion, de la séparation ne laissant pour choix qu’une alternative éphémère et tendancieuse… Pas de place pour la transcendance de l’Esprit, pour la médiation et régulation spirituelle en cette matière antagoniste…



Ordonner !

 

Qui peut vouloir d’un « ordinateur » qui ordonne donc sans la dimension du don ? Et que faire de cet « or » donné payé par le prix fort et exubérant même de la Vie ?    L’outil oui, mais au service du vivant et conjugué par un Verbe aimant, connaissant, inventif, évolutionnaire et sage…

Nous sommes les outils essentiels de nos transformations et métamorphoses, les alchimistes de notre « mutation sociétale » et les spagiristes d’un mieux être o combien attendu et espéré qu’il nous appartient d’élaborer en nos chambres noires et dans l’athanor du « possible »…  Il nous faudra être de nouveau « encore nu » pour revêtir, pour « recouvrir » nos essentialités à être et à devenir !…

Autour de Pierre Rabhi, d’Alexis, Géo et de bien d’autres « pionniers expérimentateur du possible » assemblons nous et rassemblons nos idées, pratiques, tentatives, pour inventer séparément et ensemble de nouveaux rapports et de nouvelles relations plus désaltérantes et nutritives pour une nouvelle renaissance et croissance de l’humanité…

Un permanent « mur de la honte » ! :

L’attente frappe plus que jamais à petits coups secs et timides sur la porte blindée de la peur, de l’hésitation, de l’appréhension… Ce sont hommes et femmes en espérance d’être et de vivre pleinement leur véritable désir, leurs plus profondes et exigeantes aspirations…

Combien de frustrations, de refoulements, de déceptions, d’élans brisés, de retenues affligeantes accumulés, gisant, derrière cet autre « mur de la honte » , derrière ce supposé fer, acier et béton que l’on renforce en puissance et domination à chaque fois que l’on renonce à l’ébranler, à le détruire individuellement et communautairement ? Notre résignation à être fortifie l’emprise de l’avoir et les « possédants » et « exploiteurs » de la vie…

OSER reste le maître mot pour en finir enfin avec notre cruelle réalité…

La recherche effrénée ou désespérée d’un sens à donner à la vie, à l’accomplissement heureux, gratifiant, stimulant d’un meilleur et plus adéquat et satisfaisant emploi de nous-mêmes en l’ouvrage de ce monde passe par une dimension philosophique poétique et spirituelle fondamentalement et joyeusement incarnée ( nous laissant lors encore trois quarts à naître et renaître en cette vie même !)…

Quelle libération et pourquoi ?

Car faire sauter les clefs, serrures, verrous, cadenas de nos peurs, réticences, résignations, implique de Conjuguer étroitement, aimablement voir voluptueusement et « sapientiquement » volonté, audace, courage, obstination vers un but, un objectif, une orientation et destination dont la nature spirituelle nous restituera notre véritable dimension humaine….

La nécessité d’une Essence, d’un principe et d’un Anima spirituels….

Sans relation à l’Anima, au Principe et à l’Essence nos sens ne pourront qu’être esclave d’un mental perverti, égocentrique et destructeur…

L’Acte libératoire :

Se libérer pour servir la vie et non plus l’asservir en se rappelant que le fait pour chaque être de participer en tout ou partie à sa propre libération aide le monde et la société humaine à se libérer de même de l’oppression intolérable, insupportable, éhontée, inique et indigne, révoltante donc, d’une matérialité égotique menant l’humain au bord du « suicide collectif »…

Qu’un doux soleil et que de bienfaisants luminaires éclairent votre méditation/réflexion…

Bonne joie des yeux et du cœur… Fraternellement  Bran du



11/08/2012
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