Les dits du corbeau noir

Réflexions : danse et mouvement mai 2013

De la Danse et du mouvement   Mai 2013  

                    « Je ne savais pas, cela m’était « inconnu »
                    Que, découvrant, en moi la danse,
                    Je me sentirais, libre, vivante, rayonnante et nue…. »

                        Un témoignage d’une femme de73 ans

Imaginez un instant
Le désir, votre désir,
Amputé de ses bras,
De ses élans,
De ses pulsions et fièvres,
De son imaginaire, de ses projections,
De tout cela qui le rend, densément, intensément… Vivant ;
Merveilleusement présent et délicieusement offert…

Si on pouvait seulement imaginer cela
On laisserait, par saine et vitale réaction,
Pousser ses bras jusqu’aux ramifications du ciel !

…/…

Le temps, quand la danse m’emporte en sa joie,
Je l’accroche à mes pas, à mes gestes, à mon chant…
lors le temps me suit, ne me précipite pas et parfois même
S’essouffle derrière moi !

…/…

L’Etre ne peut Etre que s’il a le sentiment d’exister…
Danser y pourvoie grandement je crois…
Danser dans son cœur, danser dans sa tête,
Se faire brasier et feu de joie…

…/…

L’abîme ou l’abysse qui nous séparent de la danse,
De la vie en mouvement, de notre corps en transe,
Sont cette fosse où l’on enterre nos rêves…
Nous sommes, hommes et femmes,
Par inconscience, peur et ignorance
Le fossoyeur de notre âme !…

…/…

Ce qui fait l’être vivant,
C’est la qualité, la densité et l’intensité
Du feu , de ses flamme, dans notre sang !…

…/…

Il s’agit de prendre sa juste et simple place
Dans le temps et dans l’espace…
La vie est faite, « en fête », pour être dansée
Pour faire de nos mouvements
Des amants et des fiancés !…

Combien de réservations sur notre carnet de bal ?…

…/…

Nous sommes nés
Pour faire jaillir de nous
Une source, une fontaine,
Des bourgeons, des moissons
De l’écume, des étincelles
Des printemps, des hirondelles,
Des cris, des chants
Et de notre vie, les sons les plus vibrants…

Nous sommes en ce monde
Pour en faire une ronde…
Pour faire naître notre être du non être
Pour forger un nom, le nôtre, singulier et pluriel,
Qui soit de vérité, d’espérance et de lumière…

Si nous faisons, en conscience, en volonté
Un Cercle sur la poitrine, sur le sein aimé de notre Terre ;
Alors nous savons,  nous saurons, de ce nom, l’embryon, la gestation…
En Cela et par Cela, nous devenons, nous deviendrons,  notre propre « respir », notre intime et profonde respiration….

…/…

Il s’agit d’avoir ce « sentiment d’exister », de vouloir « battre la mort à la course »
De se vouloir présent et offert entre passé et devenir…
Seul le mouvement à de l’avenir !

…/…

Le mental est généralement plus sédentaire que l’esprit qui se veut, lui, nomade…
Il est souhaitable de concilier en nous ces deux aspects, ces deux besoins, ces deux nécessités…  Etre à la fois dans le mobile et l’immobile, être ici et ailleurs, dedans et dehors, en dedans et en dehors… Concilier le libertaire et le sécuritaire ; ce dernier ayant tendance à imposer son diktat de préséance…

Il y a un mobile, de toute évidence, dans le mouvement… A nous de mettre de la conscience dans la danse !… Les vies dansent et à cela nous sommes conviés et invités…

…/…

Tout socle attend son ébranlement….

Ce qui est bouleversant c’est d’être projeter, déverser, dans le Cercle et ses mouvances…

Toute « contredanse » met le cœur et l’âme à l’amende !…

La dance est « pro » vie…. Est providence !…

Pas de transe sans danse !

Le corps qui nous correspond danse !

Cela qui résonne et ricoche en nous fait que l’écho ainsi danse !

Ce qui est « concorde » danse ! Ce qui surabonde danse de même !

Ce qui dit « si » danse !

Ce qui en nous réside, danse ! Ce qui en nous préside, danse !

…………………………… …/…

Dans la danse, le corps est graphie, c’est-à-dire qu’il inscrit ses gestes et ses mouvements dans le livre des souffles, des respirations et des vibrations…

Nous avons tous un visage parcourue de mobilités et une « figure » de danse !

« Entrer dans la danse,
Voyez comme on  danse,
Dansez, chantez, embrassez qui vous voulez ! »

Gardons en nous, précieusement, cette chanson d’enfance !

Pour « ouvrir la danse », chacun et chacune ont leur clef !…

Un conservatoire de danse n’est pas un musée mais une mémoire qui danse !…

Pas de danse, pas de danse… Ainsi nous dit ce qui veut mettre la danse au pas !

Explorer son corps, sa jungle et son inconscience, c’est cheminer sur une piste de danse !…

Danser, c’est « évoluer » !…

…/…

« Plus léger qu’un bouchon, j’ai dansé sur les flots. »  Rimbaud

 



30/05/2013
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