Les dits du corbeau noir

Réflexions automnales au seuil de la Samain Bran du Oct 2013

Lectures Notes et Réflexions 28 10 2013 Bran du

 

Nous assistons peut-être au rebours de la tendance matérialiste, à l'émergence de nouvelles figures de la transcendance et du sens...

L'élargissement de la pensée (Le concept de “pensée élargie” date du XVIIIè siècle) semble être l'un des enjeux majeurs de notre temps... c'est aussi la recherche d'une sagesse...

La nostalgie du passé et l'espérance d'un avenir meilleur... Ce sont les deux sentiments qui nous font manquer le présent...

Il s'agit d'aimer le réel ici et maintenant ; de le goûter vraiment, de se réoncilier avec lui... Cela permet d'atteindre à une certaine forme d'humanité... celle de l'instant qui n'est plus relativisé par les autres...

Il faut essayer de se mettre à la place des autres plutôt que de nous opposer sur le mode du différent. Ceci pour partager ce qui, du point de vue des autres, nous parle et contribue à donner à sa propre vie une finalité...

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La sagesse c'est gagner en intensité, en singularité et en amour...

Nous ne savons plus penser l'accomplissement humain...

Nous avons perdu la sagesse...

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Se réconcilier avec la mort... On a intérêt, à tous égards, à avoir mené le plus loin possible cette “réconciliation” et à avoir pacifié le mieux que l'on peut le dialogue avec les vivants...

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Donner une importance primordiale à l'amour et à la vie privée....

(Cela comme donneur de sens à l'existence)

Le centre de notre vie est davantage dans notre vie privée que publique...

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Animer une vie vécue au maximum de son intensité dans l'affirmation puissante du geste créateur...

Extraits de : Luc Ferry (Qu'est-ce qu'une vie réussit ? / L'homme-dieu où le sens de la vie...) ( une écriture avec quelques accents “nietzschéen”)

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Notes Bran du

 

Se recentrer sur l'essentiel ; un essentiel clairement identifié par rapport à ce qui n'est plus nécessaire d'entretenir et de cultiver, de rechercher voir de “collectionner” et qui s'avère non réellement nutritif et désaltérant, mais illusoire et artificiel....

 

En quoi le “désir” que j'avais de ceci ou de cela, une fois obtenu et le plus souvent non atteint est-il de nature à combler mes manques et carences, ou justifie-t-il de gaspiller autant d'énergie pour remplir un vide qui n'est qu'un espace de futurs encombrements à l'utilité fort douteuse ?....

 

Le philosophe pose comme essentiel l'instant et dans l'instant l'intensité singulière de celui-ci et en celui-ci une force, une énergie, une lumière ; soit un jeu ou un champ vibratoire propices à une complétude, un accomplissement ou à un épanouissement qui s'apparentent à une forme d'éternité de sens, d'intelligence ; c'est-à-dire de parfait entendement “ici et maintenant”....

 

Tant de folies humaines ne pouvaient qu'induire un renversement dans la façon de voir, d'entendre, de pratiquer l'existence et de se relier sur tous les plans et niveaux à d'autres dimensions que celles marquées du sceau de la matérialité...

 

Cette “folie” sans véritable ivresse, sans hanche ni sein comme disait Giono, sans poétique, sans feu ni flamme, sans innocence, sans souche ni source, sans douceur ni tendresse, sans émerveillement, sans singulier au sein du pluriel, sans le foisonnement du divers, sans bouleversante créativité, sans tacite entendement, sans osmose ni symbiose, sans sève, sans suc et sans résine, ne pouvait qu'amener l'homme au seuil de la sagesse, mais une sagesse actualisée et “armée” pour sa propre défense et pour sa pertinente efficacité...

 

L'épuisement appelle une nouvelle vigueur et l'usure un renouvellement de ses aptitudes ardentes dramatiquement essoufflées...

La pensée aspire à une eau de jouvence...

 

Se concentrer signifie se “centrer avec” … non pas autour de l'égo, non pas dans le palais de sa majesté le “moi” despotique et irritable, mais bien auprès de ce “soi” régulateur et médiateur de tout espace, de tout habitat de la pensée et du corps...

Tant que le “moi” gouverne il ne peut y avoir équilibre et harmonie, car le “moi”est serviteur de l'excès, de la non mesure, de la discorde... Il est le générateur de tous les affrontements stériles et destructeurs... Sa gouvernance et sa régence se veulent absolues, sans limites, sans contestation ni opposition aussi empêche-t-il toute coopération, tout assemblage, toute solidarité, toute entente symbiotique, toute coordination et conjugaison sensibles et intelligentes susceptibles de le remettre à une plus juste place dans le mécanisme existentiel d'une vie seule souveraine....

 

Pour se concentrer il est indispensable de faire le point et, à partir de ce point, de retracer le cercle de toute origine et de toute infinitude....

 

Le chemin de “l'essentialité” est un chemin originel qui remonte à la souche de l'Arbre primordial, à la source des Eaux matricielles....

 

Il demande ce chemin un dépouillement total qui seul permet la recouvrance élémentaire et le recouvrement fondamental...

 

Jean Pierre Otte nous avaient rappeler à cet effet et à juste titre les “gestes du commencement” qui sont ceux du geste naturel, du mouvement induit ou inspiré, d'une chorégraphie de l'être invité sur la piste de la joie, de la simplicité, du contentement... Les gestes de la marche, ceux de la respiration, du battement, du rythme, de la danse et tous ceux qu'improvise et imagine l'amour pour dire son amour...

 

La grève, la lande, la clairière, le marais, l'échine des rocs.... ceux-là sont nos lieux initiatiques ; nos territoires privilégiés et secrets où concélébrer nos “rebranchements” avec l'Arbre de la Vie... Là est le foyer de nos flammes futures... Là se tient, prête au jaillissement, la résurgence de notre sang, de nos sèves, de nos songes, de nos voeux... Là seulement sont les noces éternelles...

 

Là réside le Chaudron, la coupe d'abondance, la corbeille des fruits de la terre et de l'oeuvre aimante des femmes et des hommes... Là l'autel où toute chose, tout être, est offrande... Là est le sanctuaire de feuilles et de vagues, de lune et de soleil, qui consacre le mot sur les lèvres, le chant dans le coeur, la musique du tendre, la palpitation de ce qui s'ouvre et se ferme, s'offre, reçoit et se donne, au rythme de l'amour...

 

L'herbe, les parmélies, les lichens, les mousses, mais aussi les algues, les coquillages, les amas d'écume, les boues luisantes, les iris jaunes, les ajoncs et les bruyères... Tous et toutes nous serons comme parrains et marraines penchés sur le berceau de notre renaissance...

 

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Le penseur nous invite également à “élargir notre pensée”; une pensée dont la vision, l'embrasure, sont rétrécies au point d'en restreindre considérablement la vision et la compréhension...

C'est dans la profondeur de notre être que nous pouvons trouver le sens transcendant de l'élévation...

Nous avons mis autour de nous une ceinture de protection qui en fait s'avère être davantage une cloison, un muret, qui nous isole et sépare des mouvements du monde et de la vie... Sous prétexte de “sécurité” nous avons astreint à demeure les formes mouvantes et émouvantes que rêve d'épouser notre liberté soumise à un enfermement mental des plus stricts...

 

Nous venons de l'infini avec de fortes chances d'y retourner !...

 

Nous sommes en fait absolument infinis !...

Le défini est un infini qui se rit de nous considérant que notre pensée ne sait marcher vers lui qu'avec des béquilles rafistolées et des boussoles désorientées...

 

L'élargissement requis est sans limite et ne saurait se heurter à l'horizon quel qu'il soit... Il est au-delà même de nos conceptions et des mots que nous essayons de formuler pour en faire une approche...

 

Notre vie est une respiration et celle-ci est celle de l'univers !...

 

La mort n'atteint que le corps qui est lui un athanor alchimique où à oeuvrer l'Esprit....

La mort s'empare d'une chrysalide, d'une coquille vide, qui ont livré au monde une forme animée soumise à sa destinée qui offre le choix de l'esprit ou de la matière....

 

La pensée est une fiancée promise à des noces d'entendement, si elle ne sa fait pas enlever par une matérialité existentielle, par un soi “démesuré”, qui engeôlent les princesses en attente de prince charmant !...

 

Elargir en soi l'espace de réception et d'accueil... Si la souffrance creuse notre être ce ne peut être que pour recevoir davantage de cette eau miraculeuse qui transforme l'épreuve en preuve d'amour et d'espérance !...

 

Nous avons des bras et, comme les branches des arbres, ils sont faits pour s 'ouvrir immensément et recevoir, avec émotion et gratitude, sur leur sein frémissant, toutes les aubes, tous les crépuscules, toutes les aurores et tous les couchants...

 

S'élargir, c'est prendre le large, de la distance, et offrir au “soi” tous les voyages les plus fabuleux à la rencontre du divers, du singulier, du différent....

C'est établir ou rétablir un fécond dialogue entre le dehors et le dedans, l'ici et l'ailleurs...

Les limites un jour rencontrent leurs limites et les dépassent !...

 

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Quelques instants avec Frédéric Lenoir....

 

Dans la pensée des anciens, toute autorité devait être religieuse...” Fustel

L'homme, dès qu'il se distingua de l'animal fut religieux.

La religion de l'avenir sera le pur humanisme.” E Renan “Un peu de philosophie éloigne de la religion, beaucoup y ramène.” Rivarol

L'origine des religions se confond avec les origines mêmes de la pensée et de l'activité intellectuelle des hommes.” S Reinach

La recherche de la vie a fait la religion, et non la crainte de la mort.” Suarés

 

Je ne suis pas chrétien, pas juif, pas musulman...

Je ne suis ni d'Orient, ni d'Occident, ni du sol ferme, ni de la mer...

Je suis enivré par la coupe de l'Amour... les mondes ont disparu de mon regard.”

Rumi

 

Celui qui va au bout de son coeur connaît sa nature d'homme, et connaître sa nature d'homme, c'est connaître le ciel.” Mencius ( sage chinois)

Il importe de sauver l'héritage spirituel.” A de St Exupéry

 

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La religion est par essence ambigüe car elle propose un projet, parfois collectif, parfois exclusif (elle possède l'unique vérité !) et reste le plus souvent inféodée à une culture, à une ethnie, à une nation...

Faut-il pour autant abandonner l'idée de Dieu, renoncer à toute quête de l'absolu puisque les religions en donnent souvent un visage si cruellement humain ?
Non, car si la religion est culturelle et collective, la foi et la recherche de sens sont éminnement universelles et individuelles...

Ce qui distingue la religion communautaire de la quête individuelle, c'est la spiritualité laquelle naît de la confrontation de chacun d'entre nous à l'énigme de l'existence...La spiritualité est un chemin où l'on s'engage seul sans connaître les termes du voyage...

 

Cheminer à travers les méandres de son propre coeur c'est l'essence de la spiritualité...

Il nous faut apprendre aujourd'hui à vivre en harmonie avec l'ordre spirituel de l'humanité...

Demeurons comme nous y invitait Nietzsche dans la “sphère de l'immanence”...

 

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Notes bran du...

 

Le sens premier de religion “religare” consistait à se relier ou à cueillir / recueillir en profondeur...

Religio en latin veut dire attention scrupuleuse, vénération...

Le dictionnaire en dit ceci : ensemble d'actes rituels liés à la conception d'un domaine sacré distinct du profane et destinés à mettre l'âme humaine en rapport avec Dieu...

Reconnaissance par l'homme d'un pouvoir ou d'un principe supérieur de qui dépend sa destinée et à qui obéissance et respect sont dus ; attitude intellectuelle et morale qui résulte de cette croyance, ou en conformité avec un modèle social, et qui peut constituer une règle de vie...

 

En philosophie, le spirituel, c'est “ce qui est esprit, qui est de l'ordre de l'esprit considéré comme un ordre indépendant... (immatériel, incorporel...) propre ou relatif à l'âme en tant qu'émanation et reflet d'un principe supérieur...”

Espiritualité : caractère de ce qui est spirituel... indépendant de la matière... Ensemble de croyances, des exercices qui concernent la vie spirituelle....

 

Il n'y a rien dans les “définitions” précitées qui ne me conviennent pas...

Ce que l'on entend globalement des termes religion et spiritualité m'est tout à fait acceptable et on est bien loin des interprétations que les mondes religieux (et plus précisément les autorités religieuses des religions révélées) en ont fait !

 

Se relier à.... avec amour, conscience, clarté, respect, attention, ferveur, entendement, compréhension, confiance, vénération, espérance et croyance, implique une totale liberté de penser, une libre et volontaire adhésion à un Principe, une Essence, un Anima de nature sacrée et divine, résultant d'un choix et de discernements, de résonances et correspondances intimes et profondes...

 

Le moteur central de la relation, dont les articulations majeures sont le désir associé à la volonté, repose sur une Force-Lumière et Energie aimante, bienveillante et bienfaisante encore appelée “Amour”.... qui se manifeste à travers l'échange et le partage axé sur le don et le contre-don mutuels et réciproques....

 

Il est souhaitable d'extraire des concepts religieux, dévoyés de leur sens originel, la part fondamentale de spiritualité qu'ils contenaient à l'origine avant que des hommes et des institutions ne détournent la Source première vers le marécage nauséabond et fétide de leur orgueil et de leur cruauté....

 

Nous sommes à la fois des êtres religieux, et ce depuis notre redressement sous la voûte étoilée, et des êtres spirituels...

Nous avons fait choix et actionné désir et volonté en ce sens parce que sous avons conçu qu'il existait dans l'Univers une Essence divine, un Principe creatéur, une Matrice féconde, un Athanor universel générateurs de vie et que nous souhaitons être relié à cet ensemble et co-participer librement et volontairement de son oeuvre de tous nos sens et de toute notre intelligence...

Nous sommes “Cela” et “Cela” nous constitue et nous ouvre à l'immensité et à l'éternité de ce qui fut, est et sera...

Ayant eu co-naissance de Cela, nous sommes nés en Cela et périodiquement renés en Cela à travers les rituels que nous concélébrons avec tout le vivant visible et invisible...

 

La spiritualité est en effet un chemin et un cheminement qui passent par le coeur pour trouver souche et racine, source et écoulement, à notre existence....

 

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Fidélité à nos morts (Avec Jacques Salomé)

 

La seule façon d'être fidèle à nos morts c'est de vivre, même sans eux, le mieux que nous pouvons.” A Comte-Sponville

 

Le travail de deuil c'est de retrouver la capacité d'aimer...

C'est retrouver, vive, intacte et augmentée la puissance de vivre et d'aimer sans laquelle rien n'a d'intérêt.”

 

 

Il n'y a que les vivants qui meurent. A nous de les aimer assez, même morts, pour qu'ils continuent de nous éclairer, de nous accompagner, de nous donner la force de vivre, même sans eux, et d'aimer. Le travail de deuil n'est pas l'oubli mais l'acceptation et la gratitude... c'est la sagesse du deuil et de l'amour...

Vivre, tant qu'il est temps...

Si l'on ne peut donner ce que l'on n'a pas, on peut au moins donner ce que l'on a.”

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Le quotidien doit s'inventer au jour le jour sous peine de développer le tombeau des amants !” Isabelle Taube

 

Réfléchir à sa vie pour qu'elle se passe le mieux possible, n'est-ce pas là l'essence même de la philosophie ?” J L Servan-Schreiber

 

Si toi tu te transformes, la matière elle aussi, est chargée de se transformer....”

La spiritualité n'est pas immatérielle... Les crises sont nécessaires... Il faut faire évoluer le monde par contagion...” Gitta Mallasz

 

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Notes : Le rapport à la mort ne saurait être un rapport fixé sur la peur et la crainte mais sur le respect et la considération d'un accompagnement indissociable et peut-être même “salutaire”....

Mort et vie se “nourrissent” mutuellement... La transcendance spirituelle nous délivre de l'une pour nous livrer nu, espérant et confiant à l'autre...

 

La véritable mort c'est l'oubli des êtres aimés, peu ou mal aimés...

Un rapport déplorable à la mort entraîne une vie, une société, en mal être avec elle-même... c'est aujourd'hui de plus en plus le cas... la mort est une pestiférée qu'il faut évacuer, oublier, enterrer le plus vite possible !...

La mort, les morts, nous enjoignent de toutes leurs dernières forces et énergies, à VIVRE, le meilleur pour le meilleur... Avec toutes nos “fibres” vitales afin de pervibrer dans l'univers et avec tout ce qu'il contient d'onde, de flux, de fluide...

 

Les anciens Celtes considéraient qu'il ne restait de la mort que de la vie !...

 

Samain n'est pas une fête lugubre bien au contraire, elle exalte tout le vivant et le convie au banquet et au festin d'abondance, à l'ivresse mystique, aux feux de joie...

Les Anciens sont présents en leur forme spécifique et on fait rappel d'eux dans la communauté de mémoire assemblée en leur nom et au nom de la Création et de l'Evolution qui nous relient au-delà du temps et de l'espace...

 

L'Equilibre et l'Harmonie président cette digne assemblée où le terrestre et le céleste, les hommes, les femmes, les héros, les nobles artisans, les éloquents poètes, les amoureux, les sages et les “fous”, les enfants et les rois, les déesses et les dieux, boivent à une même coupe de cervoise ou d'hydromel pour honorer l'éternité et l'immortalité de ce qui Est, Fut et Sera...

 

La mort n'est pas congédiée, mais elle livre passage aux aspirations du vivant et du divin d'échanger au-delà et par-delà les mondes...

 

L'achèvement sera recommencement... l'année passée nourrit de son humus, de son terreau d'expériences, la nouvelle année et nous de même....

 

Un nouveau cercle se trace émané de l'ancien dont la virginité attend d'être déflorée saison après saison, rite après rite, par notre coeur et par notre esprit...

 

Joie et abondance en ce pas sage de l'an !... le “gué périlleux” résulte lui de nos peurs, de nos craintes, de nos doutes, de notre orgueil, de nos abandons, de nos petitesses et bassesses, de nos renoncements à être au-delà et par-delà notre condition humaine... L'amour, le don, la bonté... la confiance, la conscience, la volonté, voilà nos “passeur.. d'éternité, d'immortalité !

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Samain : L'Arbre aux pommes ( Gwerz an Avalou)

 

Une bien étrange fête bretonne, qui est une cérémonie publique, semble être une « survivance » d'anciens rites païens « christianisés »... Il s'agit d'une fête qui se tient le jour de la Toussaint dans le Finistère (secteur de Douarnenez, de Plougastel Daoulas...)

 

Une « Fraternité » locale appelée « le Breuriez » confectionne un arbre en partie émondé et ébranché sur les branches restantes et aiguisées desquelles on plante entre 30 à 50 pommes de couleur rouge de préférence...

 

Cet arbre est mis aux enchères... Son acquéreur fera trois fois le tour de l'assemblée pour présenter l'arbre qu'il a acquis... L'argent servira à dire des messes pour les défunts et les familles... L'arbre est conservé pendant un an par son acquéreur...

Des pains bénis ( le Pain des âme « Bara an anaon » sont proposés aux familles... L'argent récolté aura le même usage...

 

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La pomme fait écho et résonance au « verger d'Avalon » qui est une pommeraie sur une île où règne Morgane et ses 8 sœurs ; une île qui est aussi le lieu de repos d'Arthur veillé par les Servantes de la Déesse... Arthur est censé se réveiller de son long sommeil pour mener de nouveau les troupes de la Celtie au combat mythique et éternel entre l'ombre et la lumière...

La pomme évoque aussi le fruit de la connaissance et l'Etoile à 5 branches soit la « quinte essence » laquelle est de nature féminine et sacrée...

Une circonvolution en trois tours ne peut que rappeler les antiques rites magiques de sacralisation et de protection d'une aire, d'un espace consacré aux relations instaurées entre l'homme et ce qui le transcende...

Le fait que cela se passe à la Samain et qu'un arbre en est le symbole n'est pas anodin ni fortuit... L'arbre est conservé un an par son acquéreur et couvre la nouvelle année celtique avant que d'être remis aux enchères...

Cela fait bien des correspondances avec les rites des très Anciens et très Anciennes n'est-il pas ?

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29/10/2013
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