Les dits du corbeau noir

RAPPORT AU CORPS (REFLEXION) BRAN DU 22 04 AVRIL

 

 

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Un artiste contemporain cherbourgeois...

 

 

 

 

Rapport au Corps...

 

Réflexion Bran du Avril 2019

 

Pour faire suite à l'envoi de Sonia et d'Amans et à leur invitation à réfléchir ensemble sur notre "rapport au corps"... (Voir article précédent)...

 

 

 

 

Le Grand Inconnu dans la cité des hommes et des femmes... Si peu parcouru, si peu connu, si peu arpenté, si peu exploré, si peu considéré, si peu aimé, si peu célébré  !!!

 

 

Et pourtant : le support, l'armature, la charpente et l'ossature, le vaisseau humain et sa voilure, la libre et sauvage monture aux crinières de lune et de soleil... l'habitat sans pareil où Vivre fait demeure...où l'Amour fait séjour....

 

 

Aujourd'hui : une simple enveloppe charnelle, une masse corporelle, désacralisée le plus souvent, sans Anima digne de ce nom, mais perforée et imbue d'orgueil, d'indifférence et d'arrogance, enkystée de conditionnements divers et variés et dotée d'un « égo » surdimensionné qui entend mettre en coupe réglée et soumettre à ses fantasmes exacerbés de possessions et de dominations toute la Vie, en toute ses formes et manifestations !....

 

 

Le corps désaccordé, disloqué, dissocié, dispersé, fragmenté, entièrement livré à des besoins volontairement détournés de sa biologie fondamentale, primordiale et élémentaire pour satisfaire des ersatz existentiels, des artifices et simulacres de vie...

 

 

Un corps qui n'a plus que le « paraître » pour simuler une présence au monde et qui ne fait en fait qu'afficher ses absences et carences pour mieux dissimuler un manque essentiel et un vide que des simulacres d'existence ne saurait remplir ni combler...

 

 

Un corps qui est l'instrument à partir duquel peut être émise l'harmonie de l'Etre, quand il a désir et volonté d’émettre ses chants les plus profonds, ses prières sincères et fécondes pour ensemencer d'amour « les champs de l'Univers »...

 

 

Sans accords fondamentaux et primordiaux, le corps ne peut être que désaccordé, que dissonant et discordant, qu'un parasite qui interfère avec les hautes et mystérieuses vibrations de Vie, avec les fréquences les plus sacrées, avec les flux de mémoire et les ondes de paix et de sérénité, avec les courants essentiels qui sillonnent l'océan existentiel et nous-mêmes...

 

 

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La sève et le sang de l'Esprit n'irriguent plus notre Arbre de Vie, nos terres stériles et infécondes redevenues friches et jachères faute d'entretiens, d'attentions, de soins, de semences et de graines appropriées...

 

 

Un corps castré, amputé, culpabilisé, meurtri par des idéologies parrainées, instruites, imposées par un masculin misogyne qui se veut imposer une « virilité » possessive et dominatrice qui ne peut que mener à des attitudes extrêmes entre les polarités et entretenir les conflits stériles et destructeurs...

Un corps dont les sens sont soit livrés à eux-mêmes, soit hyper contrôlés dans leurs justes élans et désirs...

 

 

Le corps n'a de sens, vertu de sens, célébration de sens, que relié intimement et profondément à l'Essence même de l'Être...

 

 

Le corps « accord » transcende le corps à corps affligeant, pasteurisé, dévoyé, dépoétisé, désacralisé, auquel se livrent les uns et les autres dans une vaine tentative à faire de la Matière corporelle autre chose qu'un plaisir éphémère et artificiel qui tient plus de la consommation, de la compétition, de la prise de possession, que de l'amour !...

 

 

Qui pour considérer de nos jours que le corps est bien l'autel de nos plus belles offrandes ? Que le corps est le promontoire est le tremplin des envols de l'Esprit ? Qu'il est le co-célébrant des noces essentielles ? L'océan de toutes nos découvertes, de toutes nos explorations intérieures ? Le plus beau de tous les poèmes que nous pourrions écrire ? Le support efficace de nos audaces, de nos bravoures, de nos efforts à parfaire ce qui attend de l'être et reçoit de lui ?

 

 

Comment un corps perçu et œuvré, acté, de façon si « réductrice » peut-il participer d'un accroissement de sens et d'intelligence, comment peut-il « évoluer » au sein d'une telle décadence, d'une telle dégénérescence, d'un tel asservissement au factice, au fallacieux, d'un tel « éloignement » par rapport à ses fondements originels et à ses plus légitimes et dignes aspirations ? …

 

 

 

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Le corps se doit d'être fête et non défaite !...

 

 

Il a vocation au fleurissement de vie....

 

 

Il n'est pas mon ennemi, mais bien mon « partenaire »...

 

Le corps "sait" qu'il ne veut-être "corset" !...

 

 

Il sait pertinemment qu'il redeviendra « poussière » mais que l'âme qui aura grandi en sa gangue, en son écrin de velours, en son enveloppe charnelle, en sa balle, en sa gousse, en son coffre aux trésors, lui devra pour partie non négligeable son clair et lumineux envol...

 

 

Le corps ce gai et joyeux convive que l'on oubli trop souvent de convier à nos noces ! Ce corps qui peut nous enseigner le "gain » que nous ne savons retirer de nos pertes ! Ce corps qui dans sa nudité extrême peut nous apprendre à recouvrir l'essentiel, à faire habit de lumière, qui peut faire de nos lambeaux d'étoffe la jupe colorée et dansante de notre joie de vivre...!...

 

 

Ce corps fait pour flamber quand le feu est d'amour véritable, pour ruisseler quand le source est claire, pure et transparente, pour éclairer quand la nuit est sans étoiles, pour recevoir l'autre, la tête, les tempes, les épaules de l'autre quand il n'est plus rien d'autre pour poser ou appuyer le pesant de son cœur...

 

 

Nous avons grande méconnaissance de ce corps qui de ce fait endure notre ignorance, la non maîtrise de nos pensées et de nos actes...

Nous le fourvoyons et dévoyons par rapport à ses propres attentes et espérances...

 

 

 

 

Ce n'est pas faute de sa part de sans cesse nous alarmer sur tant de déviances qui compromette en permanence son équilibre et son harmonie, soit ce qu'il attend le plus, ce qu'il espère le plus pour irradier et rayonner les forces aimantes et solaires qui le constituent...

 

 

Le corps n'est pas notre esclave et nous en sommes le mauvais maître !

 

Nous ne savons pas, nous ne savons plus ce qu'il a à nous dire qu'il nous faudrait pourtant entendre pour le bienfaisant et le bienveillant de notre être en train de se dissoudre au sein des artifices de l'avoir...

 

 

Nous avons à disposition le plus merveilleux, performant et approprié des « outils » pour faire de nous des artisans, des acteurs, conscients, libres, volontaires, responsables de la Vie et ce, en n'obéissant plus au diktat d'un mental despote et autoritaire qui entend tout régenter et tout asservir du corps, de sa matière et de son esprit !...

 

 

 

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22/04/2019
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