Les dits du corbeau noir

POURQUOI LA VIOLENCE EN L'ETRE HUMAIN ? REFLEXION 2019 BRAN DU 25 08 AOUT

 

 

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Pourquoi la « VIOLENCE » en l'Etre humain ?

 

Réflexion Bran du le 25 08 2019

 

 

Robert Sapolsky (biologiste) a passé ses dernières années à réfléchir sur l'étrangeté des comportements humains et sur combien notre langage est peu approprié pour tenter de les expliquer...

 

 

Ce biologiste ne croit pas à l'existence d'une « âme » ni dans le « mal »... Il considère que la « damnation » est un terme d'opéra...

 

 

Il se sait « humain » et comme tout humain habité de « germes de violence », soit des germes positifs si la violence est dictée par une action « juste », mais négatifs s'il s'agit d'une violence néfaste sans autre justification qu'un besoin d'agression et de destruction... selon les individus il y aura dans leur comportement une agressivité faible ou forte plus ou moins potentielle, plus ou moins développée...

 

 

Il y a donc une base de violence confuse inhérente à l'humain ; un côté désespéramment violent de notre espèce...

 

 

Un recours de compréhension est possible auprès de la biologie qui étudie le « contexte de nos comportements »...

(Car il y a une interaction entre nos gènes et notre environnement.)

 

 

Le constat c'est qu'il ressort tout de même que notre espèce est (globalement) désespéramment violente...                      Le « paradoxe » alors c'est que nous sommes aussi et également extraordinairement altruistes et mus par la compassion !...

 

 

Quid donc de l’ambiguïté entre ces deux comportements ?...

 

 

Comment lors comprendre la biologie de nos pires et de nos meilleurs comportements ?...

 

 

Par l'étude du « contexte » de ces comportements, de leurs « causes » et cela implique d'investir le domaine de la « neurochimie », d'aller voir du côté de cette partie du cerveau appelée l'amygdale et aussi vers la partie nommée le cortex frontal...

(En fait des « organes d'impulsions et de décisions » qui activent nos comportements à partir des gènes qui relèvent de nos « expériences » mémorisées (et ce depuis la vie foetale, puis lors de l'enfance et de l'adolescence ; période au cours de laquelle le cortex frontal atteindra sa « maturité » fonctionnelle au bout de 25 ans.)

 

Par exemple, un fœtus subira les résultantes négatives des stress subis par sa mère et cela développera aux niveaux de ses « outils » cérébraux des gènes qui auront absorbés cela et qui seront à l'âge adulte d'une nature plus « agressive » qu'à l'ordinaire!...

 

 

 

 

 

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Ce qui est le plus important pour le biologiste qui observe cela c'est le « Changement »...

 

 

Tout change, l'écosystème, la culture, le cerveau humain et donc le comportement et les attitudes humaines....

 

 

Chaque aspect biologique évoqué peut changer selon les circonstances et l'environnement (et parfois très brusquement)...

 

 

Les neurones développent de nouveaux processus ; des circuits sont déconnectés...
Tout change dans le cerveau. Cela mène à des extraordinaires modifications dans le comportement humain...

 

 

Un exemple parmi d'autre : le théologien anglais John Newton qui au début de l'an 1800 va jouer un rôle conséquent pour faire abolir l'esclavage dans les colonies anglaises alors que jeune il fut capitaine d'un navire négrier et qu'il a battit sa richesse sur le commerce de « l'ébène » !...

 

 

Autre exemple de « groupe » : la « pactisation » et l'entente compassionnelle extraordinaire, phénoménale et inconcevable entre soldats allemands et anglais lors de la trêve dite de Noël 1914 dans les tranchées... (Sévérement réprimée par les états majors des deux armées par la suite.)

 

 

La compréhension de ces « phénomènes » passe par l'épigénétique...

Les expériences et événements vécues depuis le ventre de votre mère jusqu'à aujourd'hui vont sculpter votre cortex frontal sous une forme qui sera la sienne à l'âge adulte...

 

 

Selon les événements et les expériences rencontrées et incarnées pendant la période pendant laquelle cela se forme peut rendre votre « amygdale » plus ou moins « excitable » et seront à la source des changements épigénétiques... Certains seront « permanents » (activation permanente de certains d'entre eux ou inhibition des autres.)

 

 

Le constat montre que l’ambiguïté de nos comportements réside dans la façon où notre cerveau adulte s'est « formé » selon les expériences et les événements auxquels il a été confronté... Et que les proportions à l'excitabilité génératrice de « violence » est directement fonction de ces imprégnations épigénétiques !...

 

 

Nous sommes là bien en dehors des considérations liées à la notion o combien réductrice et « hors sujet » de « bien ou de mal »...

 

 

Les sources et racines de cette violence humaine ambiguë résident dans l'étude biologique des attitudes et des comportements lesquels reposent en leurs manifestations sur les expériences et événements perçus pendant la période de « formation » cervicale, neuronale.)

 

 

Comme pour la connaissance biologique relative à nos « fonctionnements » existentiels de base et celle liée à l'art du langage (et à ses obstacles et difficultés), nos sociétés (et leurs idéologies de la possession et de la toute puissance) n'ont pas jugé utile, nécessaire et indispensable, de nous enseigner ces « connaissances » et nous laissent livrés à nos ignorances o combien préjudiciables en tout point dans ces domaines pourtant fondamentaux, primordiaux et essentiels !...

 

 

Pourquoi ? Sous quel prétexte ? Dans quel but ?

 

 

Manipulation, formatage, instrumentalisation, maintien dans l'ignorance, asservissement, soumission, dépendance, stupidité, bêtise, arrogance ????

 

Vous avez le choix !

 

 

Connaissant mieux les « causes supposées », les mécanismes fonctionnels et perfectionnant sans cesse « ces connaissances », nous disposerons d'outils et de méthodes mieux adaptés et plus efficients pour réduire l'impact du néfaste et, ce faisant, accroître un environnement et des expériences plus propices à des attitudes et comportements individuels et communautaires axés, fondés, instruits et conduits par une dimension « symbiotique » de l'existence (entraide, attention, partenariat, association, solidarité, mutualisation....)

 

Et cela devra passer impérativement par un investissement permanent en ce sens et entrer pleinement dans tout processus d'éducation, d'apprentissage, d'initiation et de formation....

 

A suivre

 

 

 

 

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25/08/2019
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