Les dits du corbeau noir

Poésie "amoureuse" juin 2013 Bran du

Poésie amoureuse   Juin 2013  Bran du

« Oui, la vie est une Femme ! »   Nietzsche  le Gai savoir

« Mais cette fois, je viens comme le Dionysos victorieux qui fera de la terre un jour de fête… »
Nietzsche

« Deviens ce que tu es… Vouloir délivre. »  Ainsi parlait Zarathoustra

« Le génie réside dans l’instinct. »   Humain, trop humain.

…/…

Entre puissance et impuissance d’aimer
Mon amour…  (sa source, sa fontaine, son puits, l’épanchement de ses eaux, de ses feux et flammes…)
Se tient…

Le féminin fait partie de tous mes voyages
Sauf qu’il se tient
Dans ma tête et non à mes côtés !…

Je ne peux oublier
La connaissance que j’ai
Du vertige de la Femme…

J’agite des mots
Qui parfois prennent feu sous mon souffle..
Mais où suspendre le désir de mes lèvres ?

La saison mène son œuvre
L’herbe est grasse et haute
Mais mon âme est sans pâture !…

Femme, si je ne peux plus découvrir
« l’inconnu » que tu es
Que pourrais-je lors « remettre au monde », enfanter de moi-même ?

Femme
Je suis l’aubier
En toi est la sève….

Avec toi, je concélébrerais la vie
Ferais de mon rite une danse sacrée…
Sois, ô femme,  l’offrande et l’autel !…

Je sais parfaitement qu’à l’arrivée sur le quai
Il n’y aura, pour me serrer en ses bras,
Que ma désillusion !…

Je n’ai de toi, ô femme, ni verger ni jardin
Nulle branche où faire fleurir
La fleur de mon être !…

………….

Tu as rejeté ma demande, mon doux et fervent recours ;
L’amitié te suffisait, n’étant point, a court d‘amour…
Lors, j’ai remballé ma cour d’amour, fais demi-tour
Et redescendu de l’espérance le long escalier…

………..

Que pouvons-nous attendre, en somme
De soi, de l’autre, des autres
Si ce n’est le bourgeon, la feuille, le fruit
Renaissant sur l’Arbre de vie que nous sommes ?

……….

Je déposerais sur l’autel de ton corps
La branche d’aubépine
Pour dire ce blanc qui appelle, sur lui, le sang de la vie…


Cela pour te dire merci d’avoir su faire refleurir ce que je croyais mort
Et qui aujourd’hui, reverdit…


Lors devant toi je m’incline avec mon cœur en bouquet !…

…………….

J’ai connu sous le couvert de l’hiver
La tendre chaleur de ton corps nu…

Puis le printemps est venu revisité la terre
Faisant en tes cheveux un nid ; un nid pour des oiseaux amoureux
Qui ne cessent de se chanter et de s’enchanter de jour comme de nuit
Abreuvés de chaleur et de lumière

Sur le neuf rameau de nos corps irrigué d‘une même sève, un neuf rameau à poussé
Faisant venir au jour, du sureau, la fleur…
Merveille fut cela…
Comme la cétoine vermeille, je me suis enivré et repue lors
Du suave parfum de ton ombelle…

J’ai connu ton midi et son chant solaire et de tes seins, l’arrondi ;
Le fruit et sa pulpe, et le suc à l’envie…
Cet été là mes mains se firent coupe et corbeilles
Et je devins abeille en ton calice de miel et de vin…

Dans l’automne des êtres et des choses je me souviens parfois, je me souviens encore
De l’églantier de tes sourires !

…………………//////……………………..

Si tu dois venir
S’il est quelque part, secrètement entendu, mystérieusement convenu,
Que tu dois venir,
Alors ne viens pas trop tard !

Vient avant que je ne puis plus
Faire pousser sur ma branche d’homme
Le bourgeon, la feuille, la fleur et le fruit de mon Arbre de Vie,
Le feu, la flamme, le chant, la clameur et le cri de ce qui te fais Femme,
Déesse aimante, Maîtresse, Amante et noble Dame,
Reine au royaume du jour, Souveraine du domaine des nuits
Régente de mon cœur et Source pour mon âme …

…………………

Voilà que cela me retombe dessus !
Cela qui n’a pas de nom bien défini, qui en fait en a plusieurs comme les saisons ont leurs couleurs….
Des images, des fragments ondulants, frémissants, des rus, des torrents emportés par une clameur…
Des souvenirs qui flottent ou coulent, qui remontent à la surface des songes…
Cela a forme, mais une forme diluée ou concentrée sur un point, une partie d’un tout qui se rattache à un ensemble comme autant de braises ou de cendres dans un foyer…
Cela qui reste, demeure, resurgit dans le grand brassage du temps…

Vivre, parfois, me retient encore par quelques élastiques à la solidité douteuse et distendue… Les ressorts s’effondrent, perdent de leur « essor » sous le matelas usé de la nuit, sous les couvertures rapiécées du jour…


Se souvenir, c’est comme retrouvé quelques coquillages, leur nacre consacrée, dans le reflux de l’océan et, plus spécialement, plus singulièrement, ceux-ci et ceux-là qui connaissent autant le creux de notre oreille que les labyrinthes du cœur…

La pluie procède de ces vagues qui ramènent au rivage des heures d’enchantement…
La pluie si mal aimée le plus souvent et qui pourtant chante pour les amants à l’abri en leur nid…

Le chemin, c’est le chemin, ce n’est pas la route… Vous êtes ce chemin vous toutes qui m’avez offert et donné….

Tout s’ouvre, tout se referme, s’entrouvre à nouveau pour des histoires qui n’ont pas de clefs ! Mais souvent des peines !…

Vivre oui, mourir, oui encore, mais c’est plus facile lorsque l’on n’a pas d’amour à perdre parce que celui-ci échappe à tout attachement et que sa fontaine de lumière vous attend… Quelque part !

Cependant il faut bien que je me soucie de ce corps et de ce que lui attend du fait d’être vivant, de se vouloir vivant, de concélébrer le vivant !…

Incarner, il est d’accord… mais, pour lui, ce ne peut-être suffisant !…

Aimer, être aimé dans la joie ou le tourment….  Ne plus souffrir et…cependant…

Vouloir, y croire, encore, encore, follement ou sagement !

Alors !



14/06/2013
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