Les dits du corbeau noir

Mystère et petit cailloux ! janv 2013 bran du

REFLEXIONS  BRAN DU                          27 01 2013


Mystères et petit cailloux !

L’homme veut connaître les « Mystères », pénétrer les mondes inconnus, explorer le « sur humain »… Mais que sait-il en prime abord de lui-même, de l’assise, du fondement, de son prime engendrement ?

Peut-il clairement expliquer, démontrer, sa propre « origine », le comment et le pourquoi de sa présence au monde, le fait qu’il est et qu’il aurait pu ne pas être, le fait d’un au-delà éventuel au terme de sa vie ? A-t-il connaissance de ce qui le constitue entre chair et conscience ?

A-t-il un profond, lucide et intime entendement de cet être de songe et de sang qu’on appelle l’homme personnifié par un prénom et un nom ? Que sait-il « réellement » des lois qui régissent, régulent, ordonnancent tout l’univers visible ou non et de ses interactions ou interdépendances au sein du dit univers ? (Singulier ou pluriel , nous ne savons !)

Savoir cela, cet « immensément cela » : un prodige d’ajustements et d’adéquations, de connexions, de fréquences vibratoires, de corrélations, d’aimantations, d’inter conjugaisons d’accords et de résonances….. Le hasard renvoyé à une fonction mineure et très aléatoire !

Un flottement d’ondes et de flux que l’on ne peut vraiment nommer si ce n’est pas des traductions approximatives comme «  la route des nuages » des sages taoïstes…

Les langages analogiques, symboliques et la « poésie » nous en favorisent l’approche, mais l’approche seulement….

Les mots ici sont bien pauvres et limités ; ce ne sont que lettres fusionnant dans les flots du possible, des milliards de rouleaux que brassent les marées avant que ne soient rejeter sur la grève de compréhension quelques morceaux partielles et fragmentaires arrachés des abysses et des abîmes du « Mystère »…  Ce ne sont que voyelles entrelacées de consonnes ; un frénétique « corps de danse » qui me consomme peu à peu, mot après mot, flamme dans la flamme d’un foyer d’importance….

J’ai, toutefois sens, perception, intuition, idée que je suis « Cela » ; cette argile empreinte de signes à convenances….

Je suis ce qui m’étreint, me pétrit, me façonne, me moule, m’empreint, me pénètre, m’épouse, me féconde, me transforme… Je suis l’humus et le terreau de mon propre « Arbre de vie » en attente de rameaux, de bourgeons, de feuilles, de fleurs et de fruits…

Je suis germe, graine, semence pour mes propres emblaves et moissons, pour emplir mes greniers d’espérances et faire de mon cœur, sage et généreuse redistribution…

L’entrelacs du mystère ma saisit dès ma naissance en ses bras, en ses courbes souples et flexibles pour m’initier à la danse de la vie… Je ne sais d’où il vient et où ses danses me mènent mais je lui fais confiance à ce « maître de danses » pour trouver la partenaire qui sied à mes élans et à mes envols, le partenariat de convergence, d’entendement et de connivence qui m’entraîne déjà, encore et toujours, avec enthousiasme et jubilation, sur la « piste du Monde » !…

Je suis en cela un vieillard nouveau-né, une lumière à paraître, un chant bourgeonnant au seuil des lèvres et des pensées…

…………………

Petit supplément :

D’un cailloux faite un diamant !

Cela paraît dérisoire, inutile, sans attrait ni intérêt que ce cailloux, échappé d’un amas de pierres, détaché de sa montage originelle, de la mémoire de l’univers ; un cailloux coincé là dans les rainures de votre semelle vous obligeant à interrompre votre marche vers la mort…

Qui se souvient aujourd’hui qu’il y a environ 65 millions d’années une très grande parente de ce « cailloux » ; une géante de par sa formation et sa masse, tomba quelque part sur la terre du Mexique actuel… Un « météorite », c’est le nom savant qu’on lui donne, qui aurait été la cause efficace et très efficiente donc de la disparition des grands dinosaures, ce qui eu pour effet salutaire, profitable et heureux (semble-t-il mais c’est pas sûr !)  de laisser une large place à l’engendrement d’une diversité animale et à la formation initiale d’une espèce particulière :  la nôtre !

Ce cailloux, que je tiens maintenant dans ma main, qui se moule si simplement au creux de ma paume, est aussi   « Cela » : une origine, une cause première, un embryon de vie, de force, d’énergie et de lumière !…

Guillevic, le grand poète armoricain, ressentait intensément tout cela rien qu’en refermant ses doigts sur la ronde pierre du chemin nourrissant lors chaque pas d’une densité nouvelle…

De quoi donner des ailes à la pesanteur du cheminement et rejoindre les souffles et les vents d’un ciel éternel !



27/01/2013
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