Les dits du corbeau noir

MICHEL CAPMAL GEOPOETE HYPERBOREEN LA SOURCE SECRETE EXTRAITS 2018 28 02 FEVRIER

 

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Photos Bran du

 

 

 

Conférence de l'ami Michel CAPMAL « La Source Secrète »

Le mercredi 21 mars 2018 de 17 H à 19 H

A la Librairie OSIRIS 8 rue de Paris 06000 NICE

04 93 80 15 30 Participation : 5 euros

Organisation : la revue VOCATIF...



Quelles résonances pour le « retour aux sources » en cette époque de perte de repères et de recherche d'identité ?

Les sources ? Dans quelle direction ?

Très certainement vers cet espace inassignable ouvert sur le dehors et le dedans...

 

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Extraits :

 

 

Présentation des sources :

 



 

L'appel des sources est aussi une réponse.

 

Nul part ailleurs qu'en nous-mêmes. Mais en « nous-mêmes » ? Qu'est-ce à dire ? Etre en relation. (…///...)

 



 

Se profile, dirait-on, un nouveau cycle. Un cycle cosmique. Un espace-temps autre.

 



 

Depuis le Néolithique, l'humanité a accompli un incommensurable détour par le patriarcat et la domestication généralisée de la nature et les religions monothéistes. Il ne s'agit pas d'annoncer le retour des anciens dieux et de remplacer le pouvoir masculin, aux effets et conséquences souvent catastrophiques, parle pouvoir féminin.

 

 

Il s'agit d'une recherche, recherche commune, d'un nouveau rapport à l'univers-multivers, à la nature, aux autres, à soi-même, afin de se libérer des prisons mentales basées sur un dualisme borné et destructeur.

 

Donc, les sources. C'est-à-dire l'évidence. Le sens retrouvé.

 



 

Ce n'est pas (seulement) nostalgie d'une civilisation disparue, mais le désir, la volonté, de regarder en même temps en dehors et à l'intérieur de soi. Pour être là, dans la présence. La présence à soi-même et au « grand Tout ».

 

Et écouter ce qui vient du profond de notre propre corps.

 

Notre propre corps, non séparé de notre esprit et de notre âme, et qui sait déjà bien mieux que nous, que notre « ego » qui est sur tout une construction idéologique.

 

 

Ecouter la mémoire de l'Energie primordiale. Voir un peu plus de réel. En toute humilité. Dans la vraie simplicité de la recherche inspirée.

 



 

La Poésie, entendue comme un principe unificateur d'une complexité fertile (et contre les complications mesquines) et manière d'être, est le langage en devenir de la reconstruction pour enfin habiter le Monde. Pour le devenir humain en relation vivante avec la Nature. Les sources, en tant qu'images fondamentales, archétypales, et engagement e,n soi-même et dans le monde, réapparaissent sur notre chemin pour résister dans cette guerre généralisée contre le vivant qui est toujours chaque jour, à chaque instant toujours plus à l'oeuvre en cette époque, la « nôtre » ?

 

 

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Les sources répondent...



« ...Vous les entendez ? Elles sont là-bas . De l'autre-côté. Oui, un murmure au loin. Au cœur de la forêt. Mais comment les atteindre ? Il faut soudain si froid et si sombre. Un vent mauvais balaye toutes les traces des anciens chemins et voudrait nous contraindre à tourner en rond jusqu'à épuisement...

 

Le château périlleux n'est plus accessible... Pourtant, et à travers combien de filtres et miroirs déformants, nous l'entendons encore, l'appel des sources...

Allant vers la Source de Vie, nous irons ainsi de la dévastation à la reconstruction.

 

La Source de Vie : quelque chose d'abyssal où se rejoignent le Zénith et le Nadir. Là, ici et maintenant. 



Il conviendra, pour un tel sujet, de tenir la juste distance, afin de ne pas trahir ce qui voudra bien se dévoiler en venant à notre rencontre.

Seul le vivant m'intéresse ; le vivant en ses multiples vibrations, formes et aspects...

Je me pressenterai ainsi : un survivant qui a survécu par insatiable curiosité pour l'imperceptible...

 

Les Sources ? Mais où sont-elles ? Que sont-elles devenues ? Perdues, oubliées, empoisonnées, dénaturées, interdites, maudites ? Les sources vives se sont enfouies su profond sous la terre, ou bien ont remonté si loin, si haut en amont vers un Nord métaphysique qu'on pourrait les croire définitivement hors d'atteinte.

 

Peut-être est-ce peine perdue de vouloir aller au hasard dans l'espoir inavouable de retrouver les sources ?

Il ne s'agit pas de se lamenter sur un « passé à jamais révolu »...

Qu'en savons-nous dans le fond ? On pourra toujours s'équiper d'un pendule ou d'une baguette de sourcier, la bonne direction ne se révélera nulle part ailleurs qu'en soi-même...

 

 

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Prononcer ce mot : Source. Nous voici Ailleurs.

Au pays de l'analogie balisée de symboles. Et quelques échos parviennent aux oreilles averties par une mémoire ancestrale.

La fontaine d'immortalité, le jardin clos, l'Arbre de Vie, l'Or du temps, le Centre du Monde, le lien primordial, le feu secret.

La clef qui donne accès au pays du réel.

Mais la source guérisseuse et sacrée, comment la retrouver ?

Retour à la « matéria prima » par réajustement progressif vers une réconciliation. Pour un renouveau et une renaissance. Une réconciliation avec la Terre. Pour réapprendre à parler avec les animaux, les plantes, les arbres, les ruisseaux et les montagnes. Avec la Nature et tous ses éléments en synergie vivante...

 

 

Retour ? Retour vers une « clarté originelle » et un mythe fondateur....

(…///...) Retour à la Grande Tradition et aux archétypes...

Y aurait-il une source du langage, une langue première ?

Et l'origine source de l'univers ? L'univers-multivers.

Le trop fameux Big-Bang ? Mais avant ? Qu'étais-ce donc ?

 

Le terme tibétain : Shos Dbying désignerait l'état primordial, au-delà de l'être et du non-être. Et cette aveuglante lumière blanche dont nous parlent celles et ceux revenus in-extremis des portes de la Mort ?

Passé, présent, futur. Et si cela était une sorte de points d'intersection de toutes les figures d'un inconcevable Mandala ? Un Trou Noir à « l'intérieur » de chacun de nous. Une sensation et signification premières ?...

 

 

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Primordialité et recherche d'une certitude qui soit aussi vérité intime.

Mais à certains moments de lassitude, inévitables, on pourrait se dire que l'écart est devenu infranchissable devant l'ampleur du nihilisme ambiant et de son « principe de réalité » qui nous impose la copie avec l'oubli définitif de l'original.

 

Dans un tel labyrinthe saturé de signes vidés de leur sens, l'idée même de source a été pervertie. Les uns ricanent derrière les barreaux de leur propre prison mentale, les autres dissimulent leur couardise sous le masque du moraliste et du censeur...



Chez un bon nombre de contemporains « connectés » et approuvant comme allant de soi l'asservissement des ressources naturelles, le mot source accouplé avec retour, sous-entend aussitôt origine ethnique, appartenance nationale, ou enracinement et provoque le réflexe verbal : « Passéiste ! Mystique ! Réac ! »

...Ou bien encore, la forme plus policée et sérieuse : « Quelles sont vos sources ? Avez-vous une source de financement ? De source sûre... »

(…///...)

Construire un paradigme porteur d'une véritable et efficiente complexité. Un gai Savoir comme mouvement créateur et nouvel enracinement du cœur de la Terre aux forces gravitationnelles des étoiles.

 

 

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« Habiter poétiquement le monde ! » Nous dit encore Hölderlin du haut de sa tour d'exil...

Habiter poétiquement le Monde ? Mais oui, absolument d'accord. Mais ni celui-là, ni un autre encore plus artificiel et qui se prétendrait le meilleur de tous ! Cependant, sur la Terre, les Hauts-Lieux existent encore. Vous ne les trouverez sur aucun dépliant touristique, mais dans un espace temps quelque peu décalé avec les calendriers et les horloges officielles.

C'est en de tels endroits de haute conscience que se prépare un renversement de perspectives d'une ampleur inédite...



Pour nous, c'est d'abord le dépoussiérage, le décrassage, le désencombrement, la désaliénation. (Oui, ces mots sont encore légitimement utilisables.)

La force, le seuil, le lieu, le centre, la source. A la faveur d'épreuves et de coups durs, on fait appel à ses propres réserves de résistance... (…/...)



Nous voici en relation avec la source de guérison. Approfondir la respiration du corps et de l'esprit. Et vivre sa vie comme moment d'une expérience unique.

 

 

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Invoquer les anciens dieux qui ne reviendront jamais ?

Ou bien se raccorder avec les énergies qu'ils ont représentées et dont ils furent les passeurs dans le contexte humain de l'ancienne Grèce, de la Celtie, et du Nord de l'Europe, et de partout ailleurs...



C'est retrouver le sens du sacré en même temps que le sens de la Terre, et celui de notre finitude.

Le chemin des sources tel un flux d'énergie océanique. Un chemin qui parfois peut nous paraître comme le fil du rasoir, mais qui est celui de la forêt profonde où nous devons séjourner dans une solitude peuplée.



Cette époque présente dont la nouveauté réside dans une transition incommensurable (et qui ne se limite donc pas à un programme gouvernemental) une bifurcation majeure s'impose à tous les terriens.

Accepter le maelström dévastateur dans la soumission hystérique et le désemparement collectif, telle une fatalité nullement écrite, ou bien accéder au niveau de conscience qui permettra d'accueillir un nouveau cycle cosmique ?

Germination et ardente simplicité.

(…///...)

 

On se ré-accorde. On accueille le silence et la présence à travers le vacarme. La bonne décision est prise. Le mot source prononcé pour l'oreille intérieure, on redevient un « primitif ».

 

Un primitif qui a vaincu la peur dite primitive, mais plus que jamais actuelle. Un primitif qui ne vit que dans l'instant, mais en profondeur. Celui qui connaît toutes les résonances de l'Analogie. Et qui peut transmettre l'intuition poétique pour le meilleur usage d'un savoir refoulé revenu palpitant sur les rivages du monde...

Un savoir qui remonte du puits de l'ermite qui a su préserver les sagesses de tous les continents et de toutes les époques.

Peut-être est-il un des visages de mon « guide intérieur » ?



Il me dit, en un souffle ; une de ces choses que l'on sait depuis toujours, mais qu'en demi-civilisé on préfère ignorer :

que le chemin des sources est une longue initiation...

Pour cela on prendra tout son temps car il faudrait toute une vie, et même plus. Alors, partir. Aller vers et se relier avec. (…/...)

 

On fera un pas de côté. C'est un espace ramifié. C'est par là, plus loin, entre chaque respiration et battement de cœur.

Dans les replis de l'âme insurgée qui, chemin faisant, retrouve le sens de son incarnation.

                                Les sources ont répondu.



Janvier 2018 Michel Capmal

 

 

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28/02/2018
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