Les dits du corbeau noir

Les saisons de l'Ame M C Dolghin (imbolc/printemps)

ENTRE SOLSTICE D’HIVER et EQUINOXE DE PRINTEMPS…. Bran du
A partir de l’ouvrage de Marie Claire Dolghin Loyer Les Saisons de l’Ame…. Extraits
« La vie est éternelle circulation et cette circulation a deux pôles : la vie et la mort… »
« …La parenté de notre psychisme avec celui de nos ancêtres est telle que notre mémoire inconsciente s’exprime dans le même langage que ceux-ci. Il est donc nécessaire que l’homme du XXIè siècle renoue avec son frère de l’antiquité pour comprendre le sens symbolique des Traditions… » (« A travers le rêve, l’inconscient s’exprime de façon symbolique, allégorique… »)
« Tout est affaire de rencontre et de dialogue… »
L’auteur attribue à chaque saison une phase « alchimique » propice aux transformations et aux métamorphoses de l’être humain ayant pour objectif à travers un dialogue fécond entre anima et animus masculin et féminin, conscience et inconscience, intériorisation et extériorisation, de dégager , de libérer, de concilier et réconcilier, les énergies forces et lumières constitutives d’équilibre et d’harmonie en « l’athanor humain »… (Ceci en s’appuyant sur les mythes, archétypes et la matière « contée » des Traditions…)
L’hiver c’est le travail des racines….
Un voyage dans les entrailles de soi-même… Une « involution » voire une régression… Une incubation… (Voir le mythe de Déméter et de Perséphone) (Une force de renouvellement veut se manifester et une force ancienne s’y oppose et bien que Démeter s’y oppose, ce besoin de la descente aux enfers de Perséphone sans laquelle sa propre force pourrait s’amoindrir.)
…/… Derrière une stagnation apparente, de profondes racines travaillent. Si le conscient ne s’en aperçoit pas, l’inconscient lui perçoit ce mouvement et participe du « travail des racines »…
Le but à atteindre c’est la royauté ; une maîtrise qui ne doit pas se couper du monde inférieur…
Le futur roi ne peut l’être tout à fait qu’après la conquête du féminin… Le conte peu être cet « outil » qui propose une navigation initiatique à la découverte du féminin…
L’Autre monde recherché est cet inconscient ( la bipolarité du féminin, l’ambivalence d’une personnalité.)…. Deux plans sont en évolution et cherchent à se réunir : l’esprit et l’instinct, ce sont les forces spirituelles et instinctives à l’œuvre… C’est l’apprentissage, en solitaire, d’une évolution qui est la nôtre en un temps propice à cela…
LE BUT : REDONNER VIE A SOI-MEME !…
Dans la profondeur de la nature humaine se trouve des dynamismes porteurs de vie qui nous sont nécessaires ; ce sont les forces de l’instinct, celles de l’homme préhistorique ou de l’homme sauvage. Il faut non seulement en prendre conscience mais aussi les « dominer » dans le sens de la maîtrise et non pas dans le sens du refoulement…
Les fêtes hivernales sont des fêtes centrées sur le mystère du « lumineux », sur la naissance encore mystérieuse d’un germe inconnu, méconnu… Ce germe, cette substance précieuse, cachée au cœur de la matière, attend d’être découvert pour conférer à celui qui le trouve la « royauté », la « maîtrise »…
Libérer son âme de l’emprise des « passions » afin que puisse naître l’amour et l’état de royauté véritable
La confrontation avec l’ombre
(l’inconscience pour Jung) (cette partie de nous-mêmes que nous n’aimons pas…) c’est réaliser une circulation énergétique entre l’ombre et la lumière et éviter la scission… C’est marier l’ensemble d’une façon harmonieuse et féconde, porteuse de fruits… Sans confrontation positive avec l’ombre rien ne peut changer… Que fait notre conscience quand elle doit affronter l’état de désorientation et de perte de lumière ?
Elle génère la prise en contact avec nos forces profondes ( un monde de pulsions qui demandent à s’exprimer) Ce sont ces forces qui sont difficiles à appréhender, qui sont porteuses de création et de rénovation… C’est un paradoxe, mais c’est ainsi et c’est un fait inéluctable… Il n’existe pas de possibilités créatrices sans relation avec une dimension profonde, qui est aussi porteuse de violence. Il n’y a pas d’évolution sans combat avec l’ombre, sans dialogue et intégration progressive au sein de la confrontation… …//… La montée de l’ombre est toujours porteuse d’angoisse. Il ne fait pas bon subir trop longtemps la stagnation et l’immobilité…
L’inconscient est cette « ombre » qui contient un facteur régulateur permettant l’intégration et la métamorphose des élans primitifs…
La première découverte de l’être qui explore ses profondeurs c’est qu’il est lui-même l’origine des événements dont il souffre…
Il s’agit donc de réaliser une circulation énergétique entre ombre et lumière…
Concevoir sont jeu de l’oie ou sa marelle intérieure (B D) :
Le jeu de l’oie est la représentation du « voyage » vers un but semé d’embûches, qui mettent le joueur en difficulté. C’est une représentation d’une évolution psychologique comme l’est un cheminement…
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Le fait de ne pas vouloir ou pouvoir rénover le corps, l’âme, l’esprit peut amener à une forme de pétrification (dépression) qui est la conséquence du défaut d’expression, de manifestation, de dialogue, de confrontation…
SYMBOLISME : Ce qu’évoque l’hiver :
Les fêtes hivernales célèbrent la lumière , laquelle est la promesse du renouvellement de la vie… L’ambivalence entre la descente et la remontée de la lumière est propre à la symbolique de l’hiver et se retrouve dans les fêtes hivernales qui de Noël à la Chandeleur, célèbrent toute la lumière au cœur de l’obscurité…
L’attente est une vertu de l’hiver. Une certaine inaction mène à un réinvestissement de l’énergie dans des activités plus intérieures, méditatives…
La sève en cours d’ébullition se heurte encore aux persistances des rigueurs hivernales…
L’hiver, c’est le cheminement contradictoire du labyrinthe, l’errance et la désorientation, la descente aux Enfers, le travail des racines… Une descente ressentie comme un voyage aux entrailles de soi-même, une involution, voire une régression… Ce n’est que grâce à une mort apparente qu’apparaissent de nouveaux bourgeons… L’hiver, c’est le gel, la « perte de vie ». Il s’agit d’une « perte de vitalité »…Il sera lors fortement question de rénover le corps, l’âme et l’esprit… Il s’agit « d’élaguer » ce qui doit l’être, de canaliser la force à jaillir, de la diriger et de la maîtriser, de « sarcler » la terre que nous sommes….
IMBOLC
: Cette fête sert aussi a assurer le déroulement positif du réveil du printemps à venir, c’est un rite de passage… Par analogie, il y a dans les tréfonds de l’être humain une force primitive qui dort au cœur de l’inconscient (force qu’il faut apprivoiser) et cela explique les cérémonies antiques… ( L’énergie primitive gît dans cet inconscient est doit être conduite au sein d’une activité évolutive maîtrisée…)
C’est mener sa barque entre deux rives, deux berges, c’est un travail de réunification…
Imbolc est situé au moment de la remontée perceptible de la lumière et de l’allongement des jours. C’est la fête du « feu » nouveau, la fête des chandelles, des brandons, des « relevailles virginales »… dans l’antiquité Grecque c’est la recherche par Déméter de sa fille Persephonne descendue aux Enfers…
C’est la période de l’agnelage, de la naissance des chevreaux… la remontée de la lumière devenue « sensible » entraîne aussi les remontées conjointes de l’instinct… C’est le début d’une période nouvelle de fécondité et de nidification… La « ponte » liée à un « éclairement » reprendra une fois l’hiver passé… C’est l’annonce du retour proche de la « Belle saison », de la résurgence des forces de la vie…D’une renaissance consécutive à la mort…
La vie est encore fragile, l’enfant et l’agneau peuvent mourir… D’où des exorcismes et des purifications pour assurer le bon passage, la sortie de l’incertitude, des peurs… Il y a tension entre les contraires quand alternent la joie et la tristesse, l’espérance et la peur…
La Grande Déesse, la « Grand Mère » se tient en sa grotte matricielle, en son sanctuaire souterrain, dans le secret des profondeurs… Mais cette « nuit» s’en va venir au « jour » !…
Dans l’inconscient ou dans les profondeurs de la nature humaine se trouvent des dynamismes porteurs de vie qui nous sont nécessaires : ce sont les forces de l’instinct, celles de l’homme préhistorique, de l’homme sauvage… Ces forces contribuent à créer une personnalité complète . Il faut en prendre conscience et les intégrer, les « dominer » dans le sens de la maîtrise et non dans le sens du refoulement…
Commentaires : Bran du :
Il s’agit bien en une période donnée et propice de « redonner vie à soi-même » et ce en faisant l’acquisition des outils nécessaires ( outils symboliques, analogiques, alchimiques, traditionnels…)
Imbolc a pour sens en Irlande de « la venue des premiers agneaux » soit l’agnelage… Ce dernier terme évoque la syllabe AGN qui en sanscrit se rapporte au feu (Agni) et sa terminaison évoque l’eau. Il est curieux que l’on retrouve ici les noces de l’eau et du feu ce qui d’ailleurs correspond totalement à l’Essence même de cette fête !…
C’est la fête des chandelles… Je lis aussi ici « chant d’ailes » car les oiseaux vont être les premiers à manifester ce « renouveau » proche et je conçois que, comme eux, il me faut aussi commencer à construire mon « nid »…Les éclosions à venir des « œufs » couvés par les énergies, forces et lumières émanées de la Déesse seront aussi un Chant de vie adressé à Elle !
Le nid est un enchevêtrement solide de matériaux s’appuyant sur un support dissimulé aux dangers extérieurs assurant la réception d’un œuf synonyme de vie à venir… (ovulation/évolution…)
Ces matériaux choisis sont adaptés à l’œuvre de fécondation et d’éclosion espérée…
Comment transférer analogiquement dans le domaine de la pensée et de l’action cette représentation et figuration symbolique ? A chacun et chacune de le méditer !…
L’auteur de l’ouvrage relate des contes qui ont pour origine des Pays de l’Est… Il y est question de la Mer Noire, laquelle se présente comme le lieu de passage obligé pour aller dans le continent de « l’Inconscient »… Cette Mer noire n’évoque-t-elle pas fortement là aussi la Matéria Prima alchimique, le creuset obscure de toute transformations conséquentes ? Ce serait donc une Mère noire.. La Nigredo qui, après putréfaction et calcination, mènerait le sang pourpre de la vie dans les blanches veines d’une circulation blanche et éternelle ?…
Elaguer notre arbre de vie, c’est lui donner force à venir, c’est se séparer des « branches mortes » inutiles et encombrantes, mais aussi favoriser un type de croissance et de fortification de celle-ci… C’est ne gaspiller aucune sève vitale et assurer la meilleure circulation possible entre la souche et la ramure de toute chose…
Naviguer entre Solstice d’hiver et Equinoxe de printemps, c’est faire progresser notre « barque » entre deux rives, entre deux berges, le long du cours de notre existence… C’est être à la fois le passeur et ce qu’il transporte… C’est mener de l’inconscient au conscient , de l’inconnu ou méconnu au « découvert »… C’est être ce pont et cette passerelle, cette pensée traversière qui conjoignent les dualités, antagonismes et contraires afin de les mettre en présence et de faire en sorte que cette confrontation soit… fructueuse…
Notre royaume intérieur attend son régent d’esprit et de coeur !…
Ne sont-ce pas là nos « travaux » hivernaux par excellence, notre « celtique » labeur ?
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Autres extraits de l’ouvrage précité :
Navigateurs de l’Ame :
« Les pèlerins et les voyageurs, gens du voyage, sont porteurs d’une symbolique de cheminement psychologique. Les vierges noires protectrices des navigateurs qui, cheminant sur l’océan et ses mystères, figurent les voyageurs de l’âme, naviguant sur un océan qui est l’inconscient en proie aux aléas du souffle de l’Esprit… L’idée de navigation est symbolique d’une pérégrination autour d’un centre à atteindre (Ex le périple d’Ulysse)… »
« Naviguant sur la mer, l’inconnu, le marin doit s’orienter d’après le ciel et les étoiles et utiliser les vents pour assurer sa direction, c’est à bon endroit qu’il est représentatif de l’aventure psychique… »
« Il n’y a pas que les marins et navigateurs pour aller sur les océans, il y a aussi les navigateurs de l’âme, ceux qui font le voyage intérieur, un cheminement psychologique… »
« L’inconscient est souvent représenté dans la symbolique onirique comme l’étendue marine dont il est impossible d’explorer toute la profondeur tandis que le conscient devient le frêle esquif qui vogue sur cette immensité. Les rapports du bateau et de la mer sont régis par le pilote, celui qui mène le bateau et tente d’accorder les deux mondes - le conscient et l’inconscient avec lesquels doit naviguer le psychisme humain. »
Les Saisons de l’Ame Marie Claire Dolghin Loyer Dervy poche éditeur
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Les Saisons de l’âme Marie Claude Dolghin-Loyer                                                 Extraits des préfaces…
(Des labours aux moissons) Dervy Livre éditeur
Préface de Claude METRA (extraits)
 Des peuples anciens aidaient par des rites le soleil à triompher de la nuit, aidaient la lumière à vaincre les ténèbres… C’est là des témoignages de la très antique alliance de l’homme et de la nature, signe de la profonde complicité des espèces vivantes avec la création… Et si aujourd’hui nous nous retournons avec tant de fascination vers les communautés archaïques, c’est sans nul doute parce que nous sentons confusément que, dans le cœur même des forces cosmiques, nos ancêtres ont situé l’énigme de leur destin et le sens de leur aventure…. …/…
La mort des dieux n’amène point sur l’avènement de l’homme ; elle le laisse seulement démuni et déchiré devant le silence glacé d’un monde qui n’a plus de message à nous transmettre, ce qui nous renvoie à nous-mêmes, à notre « nuit »… …/…
Chaque destinée humaine, nous dit Hermann Hesse, est un projet de la nature, un essai de la création pour donner forme et fécondité à cette « grande vie » qui en nous se cherche, puisqu’elle n’aura jamais fini de s’accomplir… …/…
Il appartient à notre temps d’entretenir et de raviver les feux allumés au travers du vaste paysage qui s’offre à notre enchantement… …/… Il fût un temps où le récit, plus ou moins magique, représentait le véritable pont entre les hommes et les énergies mouvantes du monde, auxquelles on prêtait le visage de la divinité….
Ces récits sont des dramaturgies qui nous disent comment des êtres confrontés comme nous à l’angoisse, à la difficulté du vivre et du mourir, ont tenté de donner sens à leur usage quotidien du vivant… …/…
Gaston Bachelard évoque dans la « Poétique de l’Espace » ce qu’il nomme l’immensité intime. Et c’est là le sens même de notre circulation intérieure ; notre route nous mène incessamment de l’immensité à l’intime et le désordre de l’âme commence sans doute quand l’immensité et l’intimité deviennent visages antagonistes au lieu d’être miroirs renvoyant l’un à l’autre leur propre richesse »… …/…
Préface de Henri DUPLAIX à la seconde édition
« Si, à l’âge de sept ans, comme le prétendaient les plus anciens éducateurs, notre âme avait atteint son âge de raison, c’est bien certainement aussi parce que la circularité de la biologie végétale, animale et également humaine autour d’un axe central chronologique s’était spiralée… A travers ce ressenti de spiralisation de notre vie, il est possible donc à six ans ou sept ans de percevoir, de comprendre, d’espérer mais aussi de redouter, de craindre, d’appréhender, le sens de la vie. La vie serait-elle donc spirale ? Oui, sans doute, comme elle est inspiration, respiration et esprit… Du plus petit au plus grand, de la particule quantique à l’organisation de l’atome, de la molécule d’ADN au mouvement orbital des planètes et des étoiles, tout tourne et avance en même temps dans le parcours en spirale…
Carl Gustav Jung, au sujet de « l’expérience des réalités religieuses », pressentait les symboles archétypiques comme une « circumambulation d’un centre »…
Décidément, toute vie de la matière ou de l’esprit serait un enroulement continu. Ainsi est-ce avec cette sensation, puis ce sentiment d’une mise en spirale logique et poétique à la fois, que de cercle en cercle, de données psychanalytique en contes et légendes, de physique en métaphysique, de mythologie en psychologie, nous pouvons nous laisser convaincre et envelopper par cette œuvre de Marie Claire Dolgin-Loyer
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Notes de l’auteur en avant propos : « Il s’agit, en effet, principalement, de rendre sensible le fait qu’une évolution psychique n’est pas seulement intellectuelle mais aussi affective et qu’elle s’incarne nécessairement à travers divers stades aux phases dessinant un processus progressif tout à fait comparable au cheminement qui, dans la nature, mène des semailles à la récolte. Ce processus mène à un état nouveau qu’on peut qualifier de « guérison »? (Cette mise en œuvre conduit effectivement à un mieux-être et à une transformation. Plus précisément, le processus de guérison psychologique nous fait partir des éléments négatifs de notre comportement, de nos affects et de l’état actuel de notre vie pour nous mener, au travers d’une transformation de cette matière première, à une métamorphose de la personne… …/…
Ce qui se passe dans l’esprit trouve dans la matière et dans la nature des reflets dont la forme évocatrice devient symbole du monde intérieur (D’où le besoin d’utiliser la comparaison comme outil explicatif.) »
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Lecture et interprétation du Mythe de Déméter et de Perséphone : Rappel du mythe :
Déméter à une fille Perséphone née de sa relation avec Zeus… Perséphone sera capturée par Hadès ( la Force de l’Ombre) et Déméter fera tout pour retrouver sa fille. Elle finira par se cacher dans une grotte après avoir frappé la terre de stérilité. (Au bout d’un an, la terre est devenue peu à peu stérile). Hélios, le soleil qui voit tout révèle à Déméter le lieu où est enfermée sa fille. Zeus, à l’origine de cette situation, accepte de libérer Perséphone à condition qu’elle n’ait rien mangé pendant son séjour aux « enfers »…
(Si l’on mange une nourriture en ce lieu on y reste attaché à jamais…)
Au moment de sa libération, Hadès donne à Perséphone des grains de grenade qu’elle absorbe… Zeus décide alors après jugement de l’affaire que Perséphone passera un tiers ou une moitié de l’année auprès d’Hadès et le reste auprès de Déméter…
(La quête d’Isis cherchant à reconstituer le corps démembré d’Osiris s’apparente au mythe de Déméter et Perséphone…)
Interprétation :
« Le séjour de Perséphone correspond à une phase de mort apparente de la végétation… C’est la vitalité végétale qui est séquestrée dans la profondeur pendant la mauvaise saison. Les éléments représentatifs de la fécondité passent régulièrement dans un état de mort apparente sous terre pour réapparaître ensuite dans le renouvellement du printemps (cycle annule.) Le couple Déméter/Perséphone représente la femme sous ses deux aspects : la jeune fille avant l’amour, dans la virginité de sa jeunesse et la Déesse-Mère porteuse des fruits de la fécondation… La femme prise dans une dualité mère/fille oscille entre deux comportements : la relation à l’homme, la relation exclusive à l’enfant… »
« Sur le pont du Nord un bal y est donné (Bis) » Cette chanson évoque la danse du soleil et de la lune le « pont du Nord » étant considéré comme le « pont de l’Hiver »… Cette danse aurait pour finalité de faire en sorte que le soleil puisse continuer sa danse autour de la terre et la lune de même autour du soleil…
Il s’agit donc d’assurer le bon déroulement de l’année future….
FETE - TRADITIONS et MYTHES… :
Ce sont des fêtes centrées sur le mystère de la lumière… L’hiver, période d’engloutissement ( image négative de la Mère), est une force redoutable à se concilier avant de pouvoir retourner dans la vie quotidienne souvent munis de présents ou d’objets magiques… Au moment le plus bas de la course du soleil, est célébrée la naissance encore mystérieuse d’un germe inconnu. Ce qui va sauver l’humanité naît dans le secret le plus complet. Seule une sorte d’intuition, de pénétration inconsciente, permet de percevoir que si, extérieurement, rien n’a changé, quelque chose à l’intérieur est pourtant différent et se dirige progressivement vers un nouveau développement…
Lorsque, psychologiquement, quelque chose change, seules en nous l’intuition est une nature simple peuvent le percevoir alors qu’une autre partie de nous-mêmes peut très bien ne pas le voir et ne ressentir que la stagnation…
C’est une partie de nous-mêmes, plus instinctive, proche de notre animalité, qui peut nourrir de nouveau… Un germe, une substance précieuse cachée au cœur de la matière attend d’être découvert pour conférer à celui qui le trouve la « royauté », la maîtrise…
En cette période hivernale des fêtes étaient organisées où l’on portait des masques faits d’éléments végétaux et animaux représentant l’homme sauvage ( les forces de la nature) qui vont se réveiller avec la remontée de la lumière et de la chaleur ( l’homme sauvage est aussi équipé de grelots et de sonnailles afin de chasser les « mauvais esprits hivernaux » et leurs interventions négatives sur le bon déroulé du cycle annuel…
L’attitude magique qu’adoptent les célébrants cherche à assurer le déroulement positif du réveil du printemps. C’est un rite de passage…
C’est en cela l’image d’une force primitive dormant au cœur de l’inconscient - force qu’il faut apprivoiser - … Cette force est au cœur des cérémonies rituelles antique et explique bien celles-ci…
On se trouve là à un niveau profond de réparation où sont simultanément à l’œuvre des forces instinctives et spirituelles… (Réconcilier, réaccorder…)
Le psychisme a des racines plus profondes : Notre mémoire plus ou moins consciente, plonge beaucoup plus loin dans le passé ; nous sommes aussi les frères des Egyptiens, des Romains, des Grecs, des Celtes… qui nous ont précédés ce qui explique que leurs mythes aient en nous une telle résonnance… Il y a conflit entre instinct et esprit. (Les animaux sont porteurs de la force primordiale.)
La Chandeleur est la fête du feu nouveau - (la fête des chants d’Elle ! Bran du dixit) Les navigateurs de l’âme sont ceux qui font le voyage intérieur et qui prient la Déesse…
A travers les rêves, l’inconscient s’exprime de façon symbolique, allégorique… Il est donc nécessaire que l’homme du XXè siècle renoue avec son frère de l’antiquité pour comprendre le sens symbolique des Traditions mais aussi les messages très actuels que l’inconscient fournit à travers les rêves. Dans le travail psychologique jungien, il s’agit d’établir un contact avec l’inconscient collectif…»
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14/02/2012
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