Les dits du corbeau noir

LA PENSEE AMERINDIENNE (SUITE 1) 2018 BRAN DU 08 01 JANVIER

ENVOI DE NOTRE FRERE YOANN DU GRAND COLLEGE CELTIQUE BELGE 

 

LA PENSEE AMERINDIENNE  suite

 

 

 

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L'EQUILIBRE EST LA SACRALITE DES CHOSES...

 

Russell Means

 

Traduit de son livre testament “If you’ve forgotten the name of the clouds, you have lost your way”, 2012

 

 

"...L'être humain est physiquement constitué de 2/3 d’eau comme notre grand-mère la terre.

La Terre et le corps humain sont les hôtes de vastes colonies de vie diverse.

La Terre, au travers de ses fonctions naturelles se purifie elle-même constamment.

Lorsque les humains demeurent en contact avec les processus naturels de purification de la Terre, les humains font la même chose, ils s’efforcent de se purifier continuellement par des procédés naturels, maintenant un équilibre.

Toute la vie doit demeurer en équilibre.

 

Les peuples indigènes de par le monde qui ont toujours vécu au gré des cycles de la Terre et de l’univers se retrouvent maintenant en déséquilibre parce que ces cycles ont été dérangés. Équilibre, qu’est-ce que cela veut dire ?

 

Vivre en équilibre veut dire comprendre la loi naturelle.

 

On apprend la loi naturelle en observant toutes les différentes formes de vie autour de nous, les plantes, les animaux à quatre pattes, les peuples des insectes, ceux des animaux ailés…

 

Les humains sont soumis aux mêmes lois ou principes que toute chose dans l’univers.

 

Une fois qu’une forme de vie commence à entrer en surpopulation, le Grand Mystère ou quelque soit la force gouvernant toutes choses, va commencer à créer des mécanismes naturels qui vont limiter la croissance de la population et ramener les choses en équilibre.

 

Par exemple chez les mammifères, lorsqu’une surpopulation menace l’équilibre d’une famille de rongeurs, on en a vu se jeter dans la mer et se suicider en masse.

Ceci se produit parmi les humains aussi, bien que cela prennent différentes formes, comme l’abus de drogues, d’alcool, les crimes violents, les guerres.

Ceci est la loi naturelle en action.

Santé et équilibre sont intrinsèquement liées.

Si une société crée une accumulation de déchets, alors un terrain fertile pour le développement de maladies existe, par contre si les gens vivent en équilibre en accord avec la loi naturelle, il n’existe et ne peut pas exister une quelconque accumulation de déchets.

 

Les rejets de la vie amérindienne ont toujours été des matériaux complètement naturels, pas toxiques ni pour les humains, ni pour tout autre résident de la planète.

 

Même les déchets du corps humain, quand ils ne sont pas accumulés en trop grandes quantités dû à une trop grande population, ne sont pas toxiques.

 

C’est même l’opposé, décomposés dans les éléments, ceci procure une nourriture naturelle pour développer de nouvelles vies.

Tout ce qui est utilisé par les Amérindiens vivant suivant la loi naturelle retournera à continuer la construction de nouveaux blocs de vie.

 

 

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Récemment, vous avez sans doute entendu parler des patriarques parlant au sujet des “crédits carbones”, la base de la “valeur” dans le système scientifique actuel est le droit de chaque individu à contribuer au partage de la pollution, ce qui veut dire, de faire leur part pro-rata d’assassinat de la terre et de ses systèmes naturels dont nous dépendons tous pour survivre.

 

Ils parlent même du comment l’individu pourra dans un futur proche, vendre ses crédits carbone à quelque industrie polluante. Il se créera une bourse d’échange des crédits carbone (NdT: déjà été créé avec le CCX ou Chicago Carbon Exchange) où s’achèteront, se vendront et se feront attribuer les crédits carbone.

 

Simplement par le fait de naître, le patriarque s’octroie le droit de participer de manière identique et équitable à la destruction de la Terre. Ceci est un bien triste auto-portrait.

La base de la monnaie, des choses de valeur est utilisée pour être des métaux précieux, maintenant la valeur est fondée sur la saleté et le génocide universel, incluant le “maso-génocide”, c’est à dire le génocide de soi-même.

 

Si un peuple vit et obéit à la Loi Naturelle, il n’y a aucun besoin pour des lois humaines dans aucune situation. La première loi humaine marque la mort de la loi naturelle. 

 

Une fois qu’une loi de l’Homme est créée, l’Homme est devenu dieu, le faiseur de lois et le but entier de l’existence humaine est un échec.

 

La loi naturelle est la loi de la vie, la loi des hommes est la loi de la mort.

 

Ceci s’applique également à la cellule familiale.

Une fois que la loi humaine est imposée sur la cellule familiale, les schémas normaux d’attention et de développement sont interrompus.

Chaque famille dans son nucleus devient son propre domaine autocrate, où la liberté de la jeunesse n’existe que lorsque les jeunes quittent l’unité familiale et commencent eux-mêmes leur propre cellule familiale autocrate.

 

Sous la loi naturelle, la structure familiale extensivement intriquée devient encore plus forte et encore plus interconnectée tandis que de nouvelles générations arrivent en son sein.

 

Nous ne construisons pas d’églises pour aller y prier une fois par semaine. Nous prions dehors, dans le monde naturel et notre vie entière est une prière, parce qu’il y a une sacralité en toutes choses dans le monde naturel ici, sur notre Grand-Mère Terre.

 

 

 

Il n’y a pas de peur de la mort dans le monde indigène

 

Russell Means

 

 

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Il devient rapidement clair qu’une personne indigène n’a pas peur de la mort. Nous connaissons notre place dans l’univers.

Chaque printemps, nous voyons la réincarnation en action. Les feuilles renaissent, les fleurs refleurissent.

 

Les sociétés indigènes sont l’essence même de la liberté. Nous vivons libres de toute peur, anxiété, paranoïa. Grand-mère Terre s’occupe de nous et nous fournit ce dont nous avons besoin.

Quand vous êtes libre et que vous avez le temps pour tout, vous n’êtes jamais pressé.

 

Ceci est la véritable liberté. La façon dont nous considérons le temps est en fait que le temps n’existe pas, ainsi le temps ne peut pas vous contrôler ni vous limiter, ni travailler contre vous ; le temps est une construction humaine, il ne fait pas partie du monde naturel.

S’il est une chose, c’est que le temps est de votre côté, il n’est pas une réalité extérieure à laquelle vous devez vous conformer. Il n’y a pas de diktats du temps. Vous pouvez choisir de le reconnaître, ou pas.

 

Les archéologues ont pillé assez de tombes de nos ancêtres pour être sûrs qu’il n’y avait pas de maladies dans nos peuples, nous n’avions même pas de caries dentaires.

Nos ancêtres ont développé et produit environ 75% des aliments que le monde utilise aujourd’hui.

Nous étions si avancés en ce qui concerne les plantes médicinales et leur utilisation que des laboratoires pharmaceutiques envoient toujours leurs mignons dans les jungles d’Équateur et du Brésil à la recherche de toujours plus d’herbes médicinales et de médicaments provenant des plantes, utilisés dans les pratiques médicales des peuples indigènes, ainsi les multinationales du profit pharmaceutique pourront alors exploiter le filon pour des milliards de dollars.

 

 

Nous, les peuples indigènes, avons pris le temps de remarquer et d’observer le monde qui nous entoure et d’apprendre de lui, c’est pourquoi nous avons développé toutes ces pratiques et toute cette connaissance empirique, qui demeurent si élusives pour les patriarques.

Un des cadeaux les plus importants qui nous ait été fait est la capacité à être heureux, satisfait. Il n’y a pas de neurotiques parmi nous (vivant au contact de la nature...

 

 

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Le patriarcat toxique

 

Russell Means

 

“Le patriarcat est un système social dans lequel l’homme, en tant que père, est dépositaire de l’autorité au sein de la famille ou, plus largement, au sein du clan. La perpétuation de cette autorité est fondée sur la descendance par les mâles, la transmission du patronyme et la discrimination sexuelle. Les femmes sont subordonnées à l’homme qui possède l’autorité : le père, le mari ou à défaut le frère.”

 

 

Le chasseur-cueilleur élevé dans une société qui place l’équilibre en première importance, est l’épitome de la vie humaine.

Des anthropologues modernes ont observé des indigènes chasseurs-cueilleurs et ont trouvé qu’environ deux heures par jour sont passées à remplir les responsabilités matérielles de tout à chacun, procurant ainsi nourriture, vêtements et logement à tous.

Comparez cela avec les huit heures par jour minimum de travail de l’homme “moderne” dans la société industrielle, ce qui couvrent à peine les nécessités de base de la vie.

 

Le patriarcat, avec son industrialisation, est en bas de la chaîne alimentaire. C’est une disgrâce complète.

 

Le patriarcat n’a aucune connexion avec le naturel.

Les patriarques veulent conquérir la loi naturelle et ils l’admettent volontiers.

Vivre dans une société patriarcale transformera inévitablement ses sujets en une force du mal.

Les religions patriarcales poussent à l’élimination de ceux qui n’ont pas les mêmes croyances.

Les gouvernements vous forcent à vous aligner d’un côté ou de l’autre, les deux essayant sans relâche d’opprimer le point de vue de la minorité.

 

 

Le soi-disant “développement” de l’espèce humaine et de ses sociétés n’a pas fait évoluer l’humanité vers une amélioration des relations entre les peuples, ou entre les humains et leur environnement, mais au contraire vers la destruction de la vie, à tous les niveaux, du microscopique au macroscopique.

 

Au lieu de fonctionner au sein d’un système équilibré de formes de vie en bonne santé et se soutenant l’une l’autre, “l’avancement” humain s’est spécialisé dans le meurtre de certaines formes de vie “indésirables”, ouvrant ainsi la voie à une prolifération rampante et incontrôlée de formes de vie opportunistes, charognardes et parasitaires.

 

Les systèmes patriarcaux, partout, sont fondés sur le concept de croissance continue, spécifiquement de croissance de richesse et de pouvoir des patriarques, les quelques ceux en haut de la pyramide, les oligarques, aux dépends de la masse des gens et des formes de vie les soutenant.

 

Une croissance économique sans fin demande une croissance de la population sans fin et ce au dépend d’une Terre saine aux ressources limitées, au dépend des générations futures, au dépend de tout et pourtant, le pouvoir du patriarcat ne croît que quand la population humaine sous sa domination croît.

 

Et la seule façon pour que la population humaine puisse croître, c’est au travers de la destruction des autres formes de vie sur Terre.

 

Dans le même temps, nous avons la preuve vivante dans le monde, de peuples indigènes, vivant dans des sociétés saines et écologiquement stables depuis des temps immémoriaux… trop heureux pour changer.

 

Toute population de plantes ou d’animaux qui devient excessive en nombre développe des variantes, des désordres et/ou des maladies qui agissent pour limiter ou réduire leur nombre.

 

 

 

Des conditions de vie non naturelles ont leurs conséquences additionnelles.

L’Europe n’a connu la peste qu’après que le système du patriarcat fut imposé et que le continent entier devint surpeuplé d’humains vivant dans des conditions d’hygiène déplorables. L’incidence des assassins psychopathes a augmenté avec la croissance démographique des villes. La guerre est devenue endémique. La famine est un mode de vie dans bien des endroits du monde patriarcal.

 

Les humains ne sont pas des plantes qu’on sème en rangs d’oignons qui s’épanouissent dans un environnement domestiqué et aseptisé ; nous sommes libres, sauvages, vivant dans le monde naturel, nous nourrissant et nourrissant le monde qui nous entoure.

 

Si vous voulez une image claire du contraste entre un peuple indigène, vivant en matriarcat et des sujets humains modernes vivant en patriarcat, il suffit simplement de comparer un saumon sauvage avec un saumon de ferme.

Le saumon sauvage vit dans une eau profonde et claire, il nage rapidement, chasse sa nourriture, survit en étant en bonne santé et agile, sa chair est colorée et ferme, sans maladies ni parasites.

 

Le saumon de ferme en revanche est pâle, maladif, couvert de plaies et de lésions, infesté de vers et de parasites, il est la victime du confinement, de l’inactivité et d’un régime alimentaire désastreux.

Ceci vous rappelle t’il quelqu’un ?

 

Russell Means

 

 

 

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08/01/2018
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