Les dits du corbeau noir

L'AVORTEMENT DES REVES REFLEXIONS 2019 BRAN DU 21 01 JANVIER

L'avortement des rêves....

Bran du le 18 01 2019

 



De la tristesse, en effet, quand des rêves, des aspirations légitimes, des défis envers la bêtise, l'arrogance, l'aveuglement, les coercitions iniques, redondantes et variées, quand des élans enthousiastes et lucides, des perspectives d'avenir plus satisfaisant, des réponses adéquates face à des interrogations et interpellations de toute nature, quand des changements profonds se profilent à l'horizon, quand tout un potentiel de nouvelle vie avorte et s'en va finir dans les fonds de tiroir de l'oubli et du désenchantement...



Pourquoi cela ? Parce que face aux volontés, désirs et envies les plus justifiées qui soient, se présente l'armée, du doute, de la crainte, de l'appréhension ; c'est-à-dire tous les contingents qui forment le bataillon de la peur qui s'oppose à toute réalisation...



La peur gagne bien des batailles que nous livrons et que nous perdons quand nous ne croyons plus dans nos espérances, quand nous ne nous faisons plus confiance ou quand cette confiance n'est plus accordée à nos partenaires de décisions et d'actions...

Le projet lors s'effondre et tout l'édifice s'écroule qui nous amène à l'abandon et au renoncement... Plus de promontoires ni d'élans vers... mais le retour au sein de l'insatisfaction, dans l'ordinaire des concessions coûteuses envers l'envers de la vie que nous menons et vers tout ce qui ne saurait l'incarner réellement, mais que finalement nous validons et concédons à notre façon en rejoignant la majorité de nos semblables...

La peur, encore la peur, toujours la peur, la grande gouvernante de la planète humaine, la grande briseuse de rêves et d'espérance, la très efficace, très opérative et très efficiente peur de surcroît o combien manipulée par l'arsenal idéologique religieux ou politique pour empêcher toute tentative de changement, de novation, d'innovation, de résistance, de remise en cause des autorités et des arbitraires de tout genre qui agitent et alimentent la dite peur pour maintenir et renforcer leurs capacités de contrôle et d'asservissement...



La peur jadis inhérente aux besoins biologiques primaires et essentiels qui s'y opposaient et ce, en développant l'audace et le courage afin de la terrasser et de poursuivre la lente évolution d'une humanité en quête d'elle-même...



Une peur ontologique, primaire, originelle, puis, par la suite, détournée et employée pour dominer, asservir, contraindre un individu ou une communauté à renoncer à ses libertés responsables au bénéfice d'une pseudo sécurité de plus en plus liberticide !...



Quand nous renonçons, quand nous abandonnons, ce qui nous porte à l'avancée vers une plus-value existentielle, vers un changement de paradigme individuel et sociétal, nous confortons et réconfortons ce qui ne souhaite absolument pas être remis à une plus juste place, ce dont l'arrogance outrancière ne saurait connaître de modestie et d'humilité... soit tout ce pour qui les privilèges et les prérogatives doivent demeurer l'exclusivité de quelques nantis dont la fortune repose sur le malheur, la crédulité, l'obéissance des autres !...



OSER est un verbe banni de toute éducation et de tout apprentissage...

La soumission envers toute autorité institutionnelle se doit d'être la règle et c'est cela qui se doit d'être enseigné dès le plus jeune âge... Les fonctionnaires assignés à cette tâche se doivent de transmettre et d'enseigner voir d'imposer le respect et la considération que l'on doit aux détenteurs de toute loi et de tout règlement...

La peur est un terrible héritage, elle circule dans nos veines comme dans nos songes et nos pensées ; elle s'insinue en toute ébauche de rêves qui voudrait s'en affranchir et elle ne manque pas d'arguments pour amener peu à peu au renoncement ce qui tentait de faire surface et de se hisser au-delà de l'emprise « obscuritaire » et ténébreuse...



Comment pouvons-nous espérer dans un changement de paradigme sociétal ramenant à plus de justice et d'équité, à plus de répartition sociale, à plus de prise en compte des réalités écologiques et environnementales, à plus de lucidité et de clairvoyance, à plus d'exemplarité et d'authenticité entre un mandat démocratiquement confié et sa mise en œuvre conforme à la délégation provisoirement attribuée ; oui, comment pouvons-nous changer un monde qui détruit plus qu'il ne construit, qui grève le devenir même des futures générations, qui s'aveugle de ses propres éblouissements, qui pille et saccage les dons de la Terre et du Ciel ? Comment cela serait-il possible, réalisable, lorsqu' en chacun d'entre nous sévit la peur, le doute, la méfiance et la défiance, la suspicion et tout un cortège d'enterrement des élans les plus salutaires et les plus vitaux ? Comment ?... Dites-moi comment ?



Tout commence comme toujours en chaque individu, bien des guerres ont germé dans un terreau individuel avant de devenir un collectif fougueux d’acquiescement et de massive validation !...



Tout part de chacun et de chacune et de son consentement ou non à servir ou à desservir la Vie !...



En tout projet, censé, pesé, étudié très objectivement repose une part de risque et de défi portant sur la fiabilité et la faisabilité de celui-ci. La prévention n'est pas l'ennemie de ce qui fait moteur et courroie à une volonté et à un désir, d'être autre, de faire autrement, différemment, de ne pas reconduire ce qui inhibe et annihile notre état « insatisfaisant » d'être enfin au monde et d'y être acteur et créateur de notre propre façon d'y vivre...



Un risque s'étudie, se mesure, se détermine, s'identifie de la façon la plus honnête et réaliste qui soit et, de ce fait, permet de mettre en place, en amont, diverses préventions limitant et tempérant un tel risque...

Une réalité qui s'impose fera que l'on réalisera ou que l'on ne réalisera pas le projet et dans ce dernier cas l'absence d'études et d'analyses préalables préventives ou leur contenu trop superficiel co-participera du non aboutissement de celui-ci...



Beaucoup de « choses » sont « prévisibles » qui ne relèvent pas d’événements extérieurs à l'environnement direct du projet (catastrophe naturelle ou autre), en fait le facteur le moins « prévisible » demeure encore et toujours le facteur « humain » sujet à bien des revirements et principalement ceux générés par une peur latente, non identifiée dans l'enthousiasme préalable et qui prend de l'ampleur au fur et à mesure que le projet commence à prendre forme...



Ce n'est pas la un « jugement » de valeur sur ceux et celles qui renoncent, mais un simple et très répétitif constat sur la nature humaine, ses faiblesses et petitesses coutumières qui ne trouve en elle les forces, énergies, lumières, désirs et volontés, pour échapper à une condition faite de servitudes, de médiocrité, de « vivotages » et d'esclavages finalement consentis...

Il n'est pas non plus question de juger un « échec » qui a le très grand mérite d'avoir tenter d'incarner un rêve et ce rêve, même (provisoirement) « avorté », servira de tremplin et de promontoire expérimental pour un autre qui prendra appui et soutien sur lui...



Par ailleurs rien n'est plus terrible que le fait de n'avoir pas « tenté » car les regrets qui en résultent péseront de façon disproportionnée et récurrente tout au longs d'une vie restée sur le rivage de la concession perpétuelle face à un précipice creusé de plus en plus profondément par nos renoncements à le franchir !...



Le défi majeur en tout cela ; c'est justement d'aller vers une dimension un peu plus que limitativement « humaine », mais dynamisée symbiotiquement et essentiellement, divinement et « sacralement », magiquement, alchimiquement, spirituellement et harmonieusement, avec la Vie, pour la Vie, et son immense, fabuleux, extraordinaire et merveilleux « PROJET » lequel se fera, sous une forme ou une autre, « avec ou sans nous » !...



21/01/2019
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