L'AMOUR COMMANDE D'ETRE "VRAI" REFLEXION BRAN DU 2025 29 08 AOUT
Le 29 08 2025 BD
Je ne sais si c'est l'âge, le « vieillissement » comme on dit, mais l'émotion me saisit de plus en plus et mes yeux s'embuent quand je vois des images particulièrement sensibles et émouvantes, quand je suis en présence d'êtres vrais, beaux, justes et bons que l'Amour réunit de nouveau quand celui-ci à été délaissé dans le passé, trahi même, mais que l'humanité et ses plus profondes valeurs réconcilient avec le sentiment le plus essentiel qui soit en ce monde...
Oui, j'ai comme des larmes intérieures qui s'épanchent sur les rivages du cœur quand je suis en présence d'un humain ou de frères et sœurs en humanité qui incarnent véritablement, fondamentalement celle-ci et ce dans une nudité, sans masques ni artifices, qui recouvre dans son manteau d'azur, de soleil et de lumière les plus sombres laideurs qui sont aussi les nôtres...
Comme un homme, une femme, peuvent être beau et belle quand seul l'Amour commande, instruit, guide, accompagne, inspire, nourrit, abreuve, enflamme leur relation affective et aimante et comment, pourquoi s'en détachent-ils quelques temps après pour des motifs on ne peut plus injustifiables le plus souvent ?
Cela me demeure en effet totalement incompréhensible que l'on puisse déserter l'Amour à ce point car qu'est-ce qui peut être véritablement en mesure de lui être supérieur ?...
Nul sentiment, nulle attitude ou comportement, nulle espérance, nul désir, nulle volonté, nul besoin, nulle attente ne peuvent prétendre égaler l'Amour...
Non rien au-dessus de Lui et tout en dessous de Lui !
Le jour, peut-être illusoire en effet, où l'Amour sera considéré pour ce qu'il est, ce qu'il offre et donne de lui-même, et ce, sans compter, avec générosité et prodigalité, les êtres humains n'auront plus à porter son deuil, n'auront plus à s'entredéchirer, à se "dévaster" physiquement et psychiquement, ne seront plus la victime de leur propre lâcheté, de leur égoïsme exacerbé, de leur orgueil démesuré, de leur surdité et aveuglement à voir et à entendre une réalité plus magnifique qu'un lever ou coucher de soleil, qu'un printemps revenu, que le premier cri de l'enfant nouveau-né, que celui ou celle qui « perdu » se retrouve enfin digne de ce qu'il est et de ce à quoi il aspire avec sincérité, le plus intimement, honnêtement et profondément qui soit...
L'Amour est cet astre qui entre le soleil et la lune éclaire, illumine et réchauffe le cœur humain depuis que celui-ci à commencé à battre et Lui, ne s'éteint jamais !
Vous avez connu (me semble-t-il) l'Amour parce que Celui-ci s'est reconnu en vous, a eu confiance en vos potentialités, possibilités, désirs, volontés à le célébrer, mieux, à le concélébrer dans la maison de joie et d'allégresse... Souvenez-vous....
Souvenez-vous de ces instants devenus des fractions d'éternité...
Souvenez-vous d'être renés tant de fois en ses bras, en ses yeux, en ses rires et sourires, en ses regards plus profonds que la terre et le ciel réunis...
Souvenez- vous des premières étincelles, des douces enflammées, des flammèches de vos mains, de ses mains, de ce feu conjoint dansant en spirales jaunes, oranges et rouges pour se diluer comme le parfum même de la tendresse dans l'horizon flamboyant du bonheur...
Cela fût plus véritable qu'une pierre ou qu'un arbre, plus que l'épanouissement d'un bourgeon, plus qu'une naissance et quelque soit celle-ci, plus ruisselant qu'une rivière, plus enivrant que l'ivresse, plus qu'un anneau d'alliance ou qu'un cercle de prières, plus que l'envol d'un lâché de colombes, plus qu'un enfant arrivé au ciel de sa marelle, plus qu'un rire contenu trop longtemps et enfin délivré de sa gangue, plus qu'une robe de mariée au matin de ses noces...
Cela fût, inattendu, inespéré, mais pourtant survenu, provoquant chez vous un vif et enjoué débordement de gratitudes déposées sur l'autel sacré et mutuel du don et de l'offrande...
Comment peut-on oublier cela ?
Comment peut-on mettre cela au fond d'une poubelle, nier, rejeter, exiler, éjecter, trahir et salir les heures les plus vives, les plus vraies de toute notre existence ?
Hélas, oui, nous le pouvons et pourquoi ?
Rien ne saurait, au regard de l'Amour, justifier l'injustifiable que notre petitesse, que notre médiocrité, que notre lâcheté à vouloir demeurer « faux » face à notre existence...
Bien fraternellement
Bran du