Les dits du corbeau noir

IRIS La perle bleue de l'Amour d'un Passeur de Lumière

Passeur d'espérance et de Lumières :    Notre frère druide IRIS

            AWM                                                                                                                                       Iris       29 01 2006
                                                  A Neuville sur Sarthe



Il est un lieu où le temps n’existe pas. Il est un temps où l’espace n’existe pas.           J’ai tant cherché ce lieu qu’à mille lieues j’ai perdu mon temps.

Tant de temps pour l’espace d’un lieu que l’espace d’un temps le vertige m’a pris.

Et si ce lieu sans temps, cet espace sans lieu, n’étaient qu’UN ?

Et si ce UN était partout plutôt que nulle part ?

Et si ce UN se trouvait là, juste derrière le voile de l’illusion ?

Et si ce UN se trouvait non pas comme on trouve quelque chose, mais comme on fait une rencontre ; une rencontre totale, tant imprévue, que même son lieu est improbable et son temps incertain ?

Une rencontre totale, comme une lumière qui illumine un soir d’été, lorsque l’orage gronde à l’horizon de nulle part, et que la lumière de l’éclair part pour zébrer le ciel lourd et le morceler en pans.
Comme si morceler ce ciel allait enfin le laisser s’effondrer sur lui-même.

Enfin, j’avais tant faim de cet instant où le temps se tend, où les lieux s’espacent, qu’à l’instant un spasme m’a convulsé.

Se pourrait-il… ?

Oserais-je penser que… ?

Pourrais-je imaginer une seule seconde que… ?

Au milieu du labyrinthe de miroirs, dans lequel mon esprit errait depuis si longtemps, je n’avais pas réalisé que l’image que je recevais, n’était en fait que ma propre lumière.

A tant vouloir contempler le reflet de la lumière, j’avais oublié que la lumière était en moi, et moi en elle.

A tant vouloir fuir cette lourde densité de la matière, j’avais oublié que c’est en elle que résidait cette porte de nulle part, que nul temps n’éclaire.

J’avais oublié que c’est la pleine conscience dans la lumière de la matière qu’un soir d’été a pu faire éclater le ciel au-dessus de ma tête, pour entreprendre enfin le plus grand, le plus merveilleux des voyages, celui de l’immobilité du centre du mouvement.

Racine de l’Etre, être dans la lumière, rire de cette prodigieuse ouverture, oser regarder la source de cette conscience multipliée par rien et qui change tout.

Laisser luire dans la pénombre d’une quiétude sereine ce bleu si caractéristique de la perle de mon cœur.

Est-ce l’Amour qui embarque ce voyageur de l’éphémère dans ce bond immobile ?

C’est par l’Amour que se restaure des pans entiers de la conscience, pour laisser enfin la lumière unie tout détruire et d’abord ce voile ; voile Miroir, voile Mouroir où tant de vies se sont éteintes que la mémoire elle-même n’y peut, mais….

Que d’espaces conquis pour oser enfin nous lâcher, le temps d’un éclair, un soir d’été, promesse d’un orage.

Oracle du soir, qu’adviendra-t-il demain ?

Demain n’existe pas, hier n’existe plus, ton présent, ancré dans la conscience est le plus vaste monde qu’on puisse imaginer, celui de la création, celui de l’inspire-expire divin.

Perle bleue de mon cœur, que l’Amour seule allume, qui n’existe que pour l’Amour et par l’Amour, tu contiens tous les lieus, tu es le lien de tous les temps.

Perle bleue de mon cœur, tu es le lien, au-delà de l’espace temps, là où la conscience enfin heureuse a trouvé la paix.

Perle bleue de mon cœur, je t’aime, puisque je suis toi, pour qu’à jamais, en moi, le Divin soit.



09/08/2012
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