Les dits du corbeau noir

IMBOLC 2020 (SUITE 3) L'ESPRIT DU RITUEL BRAN DU 14 01 JANVIER

 

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 Eve dansant pour la "Mère", la Nature et le Printemps Photo Pierre Laborde

 

 

 

 

Imbolc 2020

Eléments de réflexion et de sensibilisation

Bran du le 14 01 2020

 

 

 

Chaque rituel nous invite à chaque fois à repenser, à revisiter, à reconsidérer éventuellement, notre rapport, nos relations, nos entendements, nos conceptions, nos résonances et nos correspondances avec l'Anima, le Principe et l'Essence de chaque cérémonie en termes de Forces, Energies , Vibrations et Lumières convoquées, incantées, émises, réceptionnées, échangées, offertes, et partagées à travers une Tradition ancienne basée sur des mythes, des archétypes, des symboles et des analogies et fondées sur une spiritualité, une philosophie et des données culturelles spécifiques et universelles...

 

Tout ceci constitue ce que j'appelle "l'Etat de Druidité" consacré à l'Etre et à son évolution et ses liens avec ses communautés d'appartenance au sein de ce que l'on nomme l'humanité ; un état relatif à la façon de se relier objectivement, consciemment avec lucidité et discernement et cohérence à soi-même et à ce qui nous entoure, visible ou non, au sein du "Vivant"...

 

C'est le rapport au « Féminin » en ses représentations majeures qui constitue plus particulièrement le rituel d'Imbolc qui se doit d'interpeller notre compréhension et notre recherche de mise en convergence ajustée et adéquate ; un Féminin qui est Essence et Quintessence et des vertus et valeurs étroitement et intimement associées à la Vie, à son renouveau, à sa protection, à sa perpétuation...

 

Un « Féminin » qui est autant source que souche en termes de mise et de remise au monde et au plus proche de la Vie elle-même, de sa croissance, de sa maturation, de sa « fructification », et de son ruissellement, et de son renouveau périodique également...

 

Qui, mieux que le « Féminin » lui-même serait en juste mesure de connaître, de comprendre, de concevoir un rituel dont les axes majeurs et les lignes de force reposent dans et sur le principe vital dans sa genèse (cosmogénèse même), dans ses fondements mythiques et archétypaux, dans sa spiritualité autant divine que sacrée et conçue comme une renaissance périodique salutaire et porteuse d'espérance...

 

Notre Tradition Celto-Druidique nous fournit des éléments permettant une conception spirituelle et traditionnelle et les mises en forme de celle-ci à partir des données, des enseignements, des expériences pratiquées et de « l'Awen » dont nous disposons...

 

Soit : une date, un temps élu et choisi, une période déterminée, une saison au sein d'un calendrier appelé la Roue de l'Année (Une roue à Huit rayons et ordonnancées et animés par son moyeu.)

Une année « architecturée » selon la règle de l'alternance avec 6 mois de période sombre et six mois de période claire patronnée chacune par des entités plus ou moins diurnes ou nocturnes et plus ou moins ambivalentes...

 

Des « pratiques » héritées et sujettes à évolution, des contenus et phases cérémonielles plus ou moins actualisées, des bases pérennes et des adaptations de celle-ci et des déroulés en adéquation avec L'Esprit des cérémonies, leur but et leur objectif...

 

L'Esprit se doit de l'emporter face à toutes formes censées le représenter dans sa manifestation « matérielle » avec tout ce qui est mis en œuvre et en présence à cet effet...

 

La prépondérance spirituelle s'impose « naturellement » car elle transcende le temps et l'espace et parle, se fait entendre et comprendre à chaque génération... La pensée qui induit aux actes émane de cet « Esprit » et en conformité avec celui-ci...

 

La « déité » majeure en ce temps d'Imbolc est Brigh, Brigid, Brigantia... la « Mère des Dieux ». la « Matrice de toute matrice »,

Le « Sein des seins », la Cuve ou Vasque d'abondance »  le « Lait des Etoiles »... L'Essence de tout être et de toute chose...

Comme bien des « Déesse-Mère », elle « met au monde », enfante la Vie, elle instruit son « peuple », l'enseigne, l'accompagne, elle lui transmet les fondements et anima essentiels de l'existence...

 

Elle en reçoit en retour, louange, offrande, remerciement, culte et gratitude...

 

Elle enseigne les arts et les métiers, inspire les médecins, les poètes, les forgerons, tous les artisans et soutien les femmes en couche... en temps que Femme parmi les plus sages...

Elle inspire toute œuvre de Vie et initie l'homme au sacré et au « Féminin » de lui-même...

 

Elle forme les servantes et servants de la Vie, les gardiens et gardiennes, de la Terre, des Sources, des Forêts, des Hauts-lieux de Mémoire et de tout ce splendide et merveilleux sanctuaire appelé la Nature.....

 

En tant qu « Onde-Mère », que « Forme-Mère » elle se tient au cœur de tout rituel, de toute célébration...

 

Elle nous reconnecte à l'Origine, à l’Élémentaire, au Primordial...

De ses lèvres jaillit le Souffle inspirant et vitalisant de l'Awen et se conjoignent en Celui-ci Les Forces, Énergies et Lumières de la Création et de son évolution …

 

A chaque printemps, elle ravive la sève en notre aubier, ramène le chant en nos poitrines, ravive les braises sous les cendres, accroît en notre cœur le rayonnement solaire, forge l'anneau d'or de nos noces et alliances, enfouie graines et semences en nos labours et prends par la main notre « Enfant-Lumière » pour le mener aux heureuses moissons du futur dans la bienfaisance et bienveillance de son Amour...

 

Les éléments constitutifs de la cérémonie d'Imbolc :

Tout ce qui exprime et manifeste le « printemps » à revenir...

Tout signe et toute évocation de cette renaissance promise et espérée...

Comment vivre, signifier, en soi, à travers soi et dans sa communauté de célébration ce « Renouveau » ?

 

L'eau et le Feu (nos « partenaires » en toute cérémonie) sont plus spécifiquement « exaltés » en tant qu'élément de « purification » lors du rituel D'imbolc.... (Les « Grandes Eaux » conjointe au « Feu solaire » renaissant.)...(Ablutions, fumigations, nettoyage des « scories » hivernales physiques et mentales)...

 

De préférence employer une eau de source exposée à la lune (déposé par exemple dans des cupules de pierres mégalithiques puis recueillies après exposition dans une carafe en verre...)

 

Plantations (semis et graines...) Trèfles, perce-neige...

 

Comme le gland du Chêne perce le terreau pour croître peu à peu vers l'Azur, nous sortirons nous aussi de cet humus hivernal ; fruit fécond et nourricier résultant du « pourrissement » des saisons passées... (Le mot « humus » à la même origine étymologique que le mot « homme » et « humilité »!)

 

Voici donc de quoi penser et repenser l'Essence même de ce rituel en nous en « appropriant l'Esprit » afin de lui donner de « s'incarner » en nous-même et de poursuivre son œuvre de « spiritualisation » de la Matière que nous sommes ; Matière corporelle, charnelle, offerte consciemment, lucidement et librement a cet effet...

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14/01/2020
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