Les dits du corbeau noir

Fin du monde ou faim d'un autre monde ?

Réflexion            La fin du monde !   21 12 2012   Bran du

Bon c’est de mode, une mode à répétition… Mais hélas le sens essentiel de la « farce médiatiquement redondante » échappe au commun des mortels…Nous sommes bien fondamentalement dans une période de décadence, de déchéance, de désacralisation, d’hyper matérialité, de decrescendo spirituel et il nous faut en effet mener certaines choses à leurs fins ne serais-ce que pour accompagner la « Loi des Cycles » et celle de « l’Evolution » qui sont celles de la vie sous toutes ses formes et manifestations (visibles ou non)…

La période que nous traversons nous fait rappel de la nécessité d’une décroissance permettant le retour printanier… L’Etre humain, l’Homme, ne peut espérer se perpétuer en sa noblesse de cœur, de pensée, d’âme et d’esprit qu’en acceptant ce retour à l’humus qui le constitue originellement…

C’est en ce retour au terreau initial, dans la décomposition lucide, consciente, attentive, volontaire et désirée des éléments qu’il a élevé à un rang d’orgueil jamais atteint qu’il peut espérer une régénérescence épurée des maux et fléaux jadis engendrés par lui-même pour son propre malheur et celui de la création toute entière !…

Nous sommes réellement et socialement au bout du développement extrême d’un règne matérialiste et égocentrique construit sur des valeurs qui desservent l‘humanité et le vivant ; un règne où une catégorie de possédants dépossèdent leurs semblables d’une essentialité humaine comme la dignité, l’équité; la solidarité…(si ce n’est pas plus « éradiquement », de leur vie      même !)…

Que certain signes se donnent à percevoir et à comprendre comme étant annonciateurs d’un changement à venir dans les attitudes et comportements des hommes et des femmes sur notre planète afin de préserver davantage celle-ci et ce qu’elle porte à sa surface, en son ciel et dans son sol, cela constitue une espérance et ce n’est pas la moindre !…

Mais faut-il attendre l’achèvement ultime du « cycle » pour commencer de réamorcer un redéploiement faisant l’économie des modèles destructeurs et innover dans des rapports et relations « évolutionnaires » au sens positif du terme ?…

Toute fin comporte en germe un renouvellement, toute mort « symbolique » une revitalisation dans le réel de nos désirs et volontés… sauf à s’autodétruire une fois pour toutes !

Accepter de reconnaître ses erreurs, ses égarements, ses distorsions, ses défigurations , ses propres nuisances, ses asservissements, sa soif de posséder et de dominer, c’est faire preuve d’intelligence en agissant avec efficience sur ces détournements majeurs et forts préjudiciables du sens même de la vie…  Nous pouvons inverser une tendance mutilante, castratrice et finalement auto-suicidaire et renverser des attirances malsaines et « dévitalisantes »; nous le pouvons si nous en avons conscience, si nous en avons le désir et la volonté et si nous optons dès « ici et maintenant » pour un changement profond et déterminant de paradigme entre le service de l’avoir et celui de l’être !…

Notre Tradition ne nous invite pas devenir des êtres de pouvoir mais nous incite à pouvoir être, et de la meilleure façon possible, en « bon état de vie » ; un état d’Etre donc qui autorise enfin le sens d’une responsabilité accrue envers tout le vivant en élargissant ce « bien être » à tous les règnes de la Création passée, actuelle et à venir…

Nos « Dieux et Déesses », qui sont des « forces, lumières et énergies » archétypales véhiculés par des mythes qui n’appartiennent pas au temps et à l’espace « historique », mais qui transcendent ceux-ci en s’actualisant de génération en génération dans les cœurs humains qui les reçoivent, les accueillent, les comprennent et les incarnent, nous ont invités à nous associer à leur dimension divine, céleste et cosmique (Nous sommes en tant qu’héritier d’un singulier et pluriel monde indo-européen des «enfants des dieux et déesses du ciel » et sommes à ce titre appelés à une Co-gérance, un Co-gardiennage de l’Univers.)  

Le combat des Dieux et Déesses s’inscrit en totalité contre tout ce qui participe des forces dites d’involution ; des forces qui gagnent du terrain dès que l’homme inverse les valeurs qui fondent sa propre humanité…. Nous pouvons tous et toutes êtres des « héros » ou « héroïnes » de ce gigantesque combat et participer humblement, modestement, amoureusement et efficacement à préserver toute la création car elle dépend en effet de tous et de chacun pour se pérenniser…

Ces dieux et déesses de la très ancienne « Europe »  exècrent en l’homme son aptitude à la soumission,  au renoncement, à l‘esclavage… Ils  induisent au contraire une capacité au « dépassement de soi »…(Ce n’est pas à ses époques reculées une culture du « péché » qui domine et asservie, mais une culture qui repose sur le sens de l’honneur, de la légitime fierté, de la dignité à être… et qui n’est ni exempte d’amour, de bonté et de tendresse !) (Ce n’est pas une société « idéale », mais une société qui tend à maintenir ses équilibres et harmonies aidée en cela par une croyance fervente et ardente dans les forces, énergies et lumières « cosmiques » qui prédisposent à la concorde, à la saine mesure, aux bons « accords ».)…

Dieux et Déesses ne sont que pour autant que nous les portons en nous, que nous reconnaissons leur présence aimante en nous et que nous entretenons avec eux un rapport de respect, d’attention et d’écoute afin de mener notre vie, en toute liberté et responsabilité, sur un véritable et émouvant chemin de lumière…

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Fin du monde ou faim d’un monde autre, différent, plus conforme à nos légitimes aspirations ?


NON, ce monde, notre monde, n’en finira pas de faire et refaire la ronde, de la vie en ses saisons…
(L’univers est chemin de rondes pour nos âmes vagabondes)…

Ils aiment se faire peur les petits enfançons et compter leurs dernières secondes…
Ils savent leur société moribonde, ils imaginent leur dernière heure…

Ils se font des mises en scènes, des scénarios, des répétitions…
(Tremblements et terreurs !)…
Mais ce ne sont que des pâles figurants que ces soi-disant acteurs qui font, en la vie, figuration !…

Cependant, et c’est certain, ils sont bien cet Arbre de vie qu’ils émondent de cent façons ;
Ils ont le geste tronçonneur, à la hache ils sont prompt !…

Ils tournent, tournent, font quelques tours en la Rotonde,
Mais sans cesse confondent « posséder » et « amour » !…

Bien trop rare chez eux le cœur qui débonde, qui déverse son don ;
Les fruits offerts à profusion, les fruits d’un cœur qui surabonde….

Ils se posent des questions, des interrogations, sur leur vie moribonde
Sans comprendre qu’ils sont les fossoyeurs de leurs tombes !…

Leurs rêves sans cesse s’effondre mais point d’utopie pour mener la fronde…
La fatalité c’est leur destin et ils sont là à se morfondre sur leurs deux mains !..;

Les  jeunes et vieux « loups » se portent bien, y-a du mouton à tondre !
Toutefois, à bâtir sur du sable les édifices s’effondrent !…

Comment s’étonner que la vie se meurt, que la guerre sans cesse éclate et gronde
Quand bien profonde est déjà la haine, la tendance suicidaire, en nos chaires demeures ?…

Nulle Epée de Lumière en nos profondeurs pour maîtriser nos dragons ;
L’esprit s’en veut forger une consentante matière qui se veut, elle, inféconde !…

Il arrive parfois qu’une conscience les sonde, qu’une clarté inonde leur noir intérieur ;
Il arrive que leur cœur au cœur du monde corresponde et brille d’une même lueur…

Alors leurs peurs, leurs doutes, leurs craintes se dévergondent et s’abandonnent
Aux rires, aux joies, à ces bonheurs qui se partagent de rondes en rondes, qui s’offrent et, sans compter, se donnent…

Alors seulement et pour quelques instants leurs doigts courent sur la mappemonde
Cherchent l’endroit où souffrent et espèrent des frères et des sœurs…

Et les voici soudain,  préoccupés et soucieux de soulager, de leurs semblables, les misères ;
Ils ont soucis de la Terre et souhaitent qu’elle aille mieux… Ils se font généreux…

Ils oublient leur personne, leur égo, ils font écho et doublement résonnent
Avec cette onde d’amour qui, en eux, fait son tour, en eux fait sa ronde…

 

Ils ont faim pour le monde !

Bran du  24 12 2012



24/12/2012
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