Les dits du corbeau noir

DU TOUT et du FRAGMENT 20 01 2013 bran du

Du tout et du fragment…  Réflexion bran du       20 janvier 2013


Nous sommes un parcellaire complexe, méconnu, contradictoire dans les territoires du temps et de l’espace eux-mêmes contingentés au sein d’un univers en constante évolution dont on se sait encore s’il ne comporte pas  d’autres mondes parallèles (existence supposée mais non probante ni prouvée  d’un multivers !)


Nous avons le désir de pénétrer plus avant des domaines inconnus, mais chaque seuil franchit, chaque porte ouverte, nous fait déboucher sur de nouveaux seuils, sur de nouvelles portes !…
Nous avons la volonté, tout en  cherchant les « comment », de découvrir les « pourquoi » et cela est des plus ardus et téméraires…


Nous sommes « infiniment » des poussières d’étoiles selon le mot ajusté d’Hubert Reeves et donc dépositaires de ces corps chimiques à l’origine de la propulsion de la vie vers des formes sans cesse en évolution…

 

Nous sommes en quelque sorte une cosmogenèse (ou cosmogonie, ou cosmologie) sur deux pattes avec un cerveau sous-employé et pour la partie consacrée à l’intelligence en grande partie indignes de cette faculté qui nous a fait devenir le pire de tous les prédateurs de la « création » !


Nous sommes nous aussi une planète de chair, d’os, de muscles, de cellules, de sang, de sperme, de rêves et de songes, tout autant méconnue avec une conscience faiblement émergée d’un océan d’inconscience qui conserve, en son abîme et ses abysses, un précieux dépôt originel vecteur de devenir…et peut-être d’immortalité !…


Nous ne pouvons approcher ce continent « noir », cette « profondeur » de notre être et de son « étant » que dans notre rapport intime, émotionnel et sensible, poétique même » avec le « dehors »; avec une figure du dehors qui nous aide à reprendre image et visage de notre essentialité, du « fondamental » de notre présence au monde « ici et maintenant »…


Nous sommes autant « miroir et reflets »  A nous de rompre les glaces et de suivre Cocteau dans sa « traversée des miroirs » !…


L’existence oscille entre des forces, des énergies, de vies et de morts !...


Avant que l’homme ne soit douloureusement séparé de la nature, de son berceau natif, avant que le cordon ombilical avec le lien matriciel primordial ne soit tranché par des idéologies « religieuses » et castratrices, l’Etre s’inscrivait harmonieusement dans le cosmos ; son infiniment « petit », se connectait, se conjoignait, à l’infiniment « grand »  … 

L’alchimie de la relation opérait !…


La science  d’aujourd’hui, par ses éminents, ses illustres et très médiatiques représentants, n’hésite plus à opérer une convergence fructueuse et complémentaire avec la vision « traditionnelle » qui explore elle aussi, à sa façon, et depuis toujours,  les mystères de l’homme et de l’univers…


Elle explore à partir de la théorie du chaos ( qui n’est jamais que du désordre organisé ! ) et de la nouvelle physique quantique, les domaines pointus de la recherche comme ceux sur les origines de la vie et celui du  fonctionnement de notre cerveau et de sa « conscience » par exemple…
La mise en commun de toutes les disciplines d’investigations ne peuvent qu’apporter des éclairages mutuelles fort profitables aux avancées des uns et des autres…


Quand des scientifiques, et non des moindres, fassent références dans leurs ouvrages à des citations issues de tenants de la « Tradition » ou sympathisants de Celle-ci on ne peut que se féliciter de cette ouverture de cœur et d’esprit…


Ainsi trouve-t-on  en bonne place et parfois préface un fameux quatrain de William BLAKE qui nous révèle très poétiquement , très exactement et très analogiquement, le fait pour tout être humain de « pouvoir  tenir dans la paume de sa main un grain d’univers » ou encore de citer Victor Hugo pour qui « la senteur des aubépines n’était pas indifférente aux constellations ! »


(Pour la petite histoire qui sait que William Blake fut pendant plus de 30 ans le « chef druide » de l’Ordre des Druides en Angleterre ?)


Nous sommes donc sans le savoir la « mémoire du monde », nous avons en nous, dans la cale de notre navigation existentielle soumise à bien des égarements, des perditions et des écueils, une cargaison des plus précieuses et des plus ignorées qui détient, entre autres trésors, une boussole apte à nous réorienter et à prendre cap sur notre « bonne Etoile » ! (Ceci afin de répondre à l’une des questions philosophiques par excellence qui porte sur notre origine et donc sur notre devenir !)


Tout cela nous amène à concevoir sciemment ,de façon autant osée, qu’intuitive, déductive et raisonnée, que nous sommes « la partie d’un tout et que ce tout s’exprime, se manifeste en cette partie »…


Ainsi tout être vivant (visible ou non), tout ensemble de cellules, d’atomes, de bactéries, de vibrations, d’ondes, d’énergies, de forces, de lumières reflète fragmentairement une ambassade d’une globalité interconnectée selon les lois physiques de l’éternelle Evolution…


Notre champ d’observations agit, interagit avec nous-mêmes et la qualité de notre regard, de notre perception, de notre visualisation, de notre « clairvoyance »… Il y a un double effet ou une réciprocité d’entendement et d’influence , d’attirance, d’aimantation entre observateur et « chose » observée…


La pratique poétique et la sapience traditionnelle illustrent plus particulièrement cela et rendent cela plus compréhensif, plus efficient aussi car ils mettent en œuvre ce rapport et cette relation entre le dedans et le dehors, l’intériorité et l’extériorité et conçoivent que "ce qui es en haut et comme ce qui est en bas ! »


Nous serions donc fragment et en cela partie d’un tout qui  se manifeste en lui pour autant que l’on conçoive  cette « interaction » et qu’on la cultive en considérant que cela ouvre et alimente notre besoin de concilier matière et esprit, humain et divin, sacré et profane,  sens et intelligence, féminin et masculin, ordre et désordre…


La compréhension du Tout demeure alors affaire de « reliance », de concordance, de résonance, d’ajustement, de mise en vibration harmonieuse, de réceptivité sur la fréquence symbiotiquement souhaitable et souhaitée…

 

Le monde de la Lumière est un monde qui vibre à l’UNISSON, l’énergie et la force de ce qu’e l’on appelle , à défaut, « l’amour » de même…


Le Fragment invite à franchir le seuil qui mène au Tout , un  Tout qui ne saurait fermer (et pour la cause qui suit) la porte à un Fragment dont tout le territoire est régenté par ce Tout…


« La porte est à l’intérieur »,   c’est-ce qu’avait fait graver un brave abbé mit à la porte de son institution et de son église dans le petit village de Tréhorenteuc au cœur de Brocéliande…


Comme le cœur cette porte est à « double battant » Ce qui en sort pénètre et ce qui pénètre en sort !


Au-delà… il n’est plus besoin de portes et de seuil !


Par la "conscience éveillée, ajustée et active, nous sortons bénéfiquement du "dialogue" pour entrer enfin dans le "trilogue" !

 

Bien fraternellement



20/01/2013
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