Les dits du corbeau noir

DU FEMININ DANS LA SOCIETE ET LA RELIGION CELTIQUE SUITE I 2018 BRAN DU 01 10 OCTOBRE

 

 

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Photo Bran du

 

 

 

Du Féminin dans la société celtique et dans la religion druidique...

Bran du : Septembre/Octobre 2018

Suite

 

 

Amorce et approche du futur colloque sur ce thème (Le 11 novembre 2018 à Paris)...

 

 

Nombreuses et variées sont les figures féminines qui animent principalement ou secondairement le corpus des récits mythologiques et légendaires celtiques...

 

 

Ce sont ces Femmes, des Déesses, des Divinités, des Entités, des Personnifications de l'Aurore et de la Belle Saison de l'année, des Filles du Soleil, des Mères (y compris des Dieux), des Reines et Souveraines, des Princesses, des Filles ou Sœur ou Amante de Roi, de Héros, des Héroïnes, des Fées, des Devineresses et Prophétesses, des « Druidesses », des « Patronnes » de métiers et de techniques (poètes, forgerons, médecins...), des Guerrières, des Guérisseuses, des Initiatrices, des Messagères de l'Autre Monde, des Gardiennes de fontaine sacrée, voire, par la suite, des « sorcières »... etc...

C'est dire si leur présence est forte et attestée et leurs rôles, fonctions et attributs conséquents...

 

 

Ceci sur des angles et points de vue différents allant de valeurs positives et fastes à des comportements négatifs et néfastes...

Tout une gamme et un éventail donc d'attitudes et de représentations... (Avec des dimensions symboliques, analogiques, cosmologiques, mythologiques, attribuées et représentées.)...

 

 

Les bardes ou « filid » ou autres « maîtres en science ou art poétique » ne tarissent pas d'éloges ni de qualificatifs pour décrire la beauté du Féminin et ce, à partir de comparatifs puisant parmi les merveilles de la Nature...

La gamme des couleurs attribuées aux diverses parties du corps Féminin relève soit de celles attribuées aux Femmes de l'Autre Monde ( le rouge, le blanc et le noir ) soit à celles des éléments (eau et feu), soit aux saisons ou encore à d'autres règnes (végétal, minéral, animal.)...

 

 

La nudité Féminine est une arme puissante pour éteindre ou apaiser l'ardeur du guerrier, c'est le cas pour Cuchulainn ainsi calmé dans sa fureur, mais aussi pour les Ulates affaiblis à cette vue...

Les femmes gauloises s'avancent poitrine nue devant la légion romaine pour sauver leur cité, mais les romains les massacreront...

 

 

Il est dangereux pour un humain, un « mortel », de voir une Fée se baigner nue...

La « nudité » est un état « naturel » dans le monde Celte qui oscille ici entre une légère pudeur et une discrète volupté...

 

 

Une grande part des récits irlandais ou gallois doivent beaucoup aux femmes sans lesquelles le corpus narratif puis littéraire serait réduit à des affaires entre hommes, aux exploits et aventures d'un héros issu d'une classe guerrière non initié par le Féminin, non appelé par une Messagère de l'Autre-Monde, non appelé à délivrer de l'emprise obscure ce dit Féminin, non amené à combattre jusqu'à la mort des ennemis du fait même d'un Féminin conflictuel etc......

 

 

Que serait le cycle d'Arthur sans Guenièvre, Morgane, Viviane pour ne citer que ces hautes figures féminines ?

Que serait Tristan sans Yseult, Kulhwch sans Olven , Merlin sans Niniane, Noisiu sans Derdriu, Diarmaid sans Grainne ?

 

..................

 

 

Si de tels récits ont traversé les siècles et les générations ; c'est que ces drames amoureux parlent encore et font toujours écho et résonance au cœur de chacun et de tous par la force des sentiments qui lient, au-delà de la mort même, un Féminin et un Masculin exemplaires dans leur Amour et, en quelque sorte, foudroyés par Lui !...

 

 

Les « Femmes entre elles » connaissent la jalousie et les sorts ou geis jetés contre la ou les rivales ne manquent pas et se traduisent souvent par des métamorphoses de ces dernières et ce sous forme animale, quand ce n'est pas par une mise à mort !...

Les actes dits de magie ne sont pas absents loin de là en de tels conflits...

 

 

Les incestes ou adultères, fréquents, (y compris parmi les dieux et déesses), ne relèvent d'aucun sens moral, mais se justifient dans le cadre mythologique qui les relate et les impose en quelque sorte car il en va de la maintenance du bon ordre des êtres et des choses et pour tout dire de tout l'Univers lui-même...

 

Et parmi cette nécessité de bon agencement et de bonne régence, celle qui impose le retour impérieux et vital des Aurores et de la Belle Saison de l'Année représentées par un Féminin radieux et lumineux captif des forces sombres et obscures...

 

 

La majorité des amours du Féminin sont socialement «contrariés » ; ceux-ci dérogent à certaines règles et sont répréhensibles à ce titre car ils peuvent amener des troubles de diverses natures au sein du pays et des communautés humaines qui y vivent, mais ils sont aussi l'illustration d'un Féminin qui n'entend pas se soumettre au diktat du Masculin et qui se veut jouir de ses libres choix et élections en terme de relation amoureuse et ce quel qu’en soit le lourd prix à payer...

Les fins « heureuses » sont d'une grande rareté !

 

 

L'intensité et la « densité » narrative ou littéraire de ces récits illustrant une véritable tragédie humaine explique l'attrait que l'on a pour de tels Amours « impossibles », mais cependant réalisés au sein d'une transcendance sur laquelle la mort même n'a pas, n'a plus de prise !...

 

 

A SUIVRE...

 

 


Mona  Champ divers oct 2013 et divers 018pm.jpg



01/10/2018
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