Les dits du corbeau noir

DU DEVENIR DE LA TRADITION REFLEXION BRAN DU 2018 23 10 OCTOBRE

 

 

Quel devenir pour la Tradition ?

Bran du        18 10 2018

 

 

Son devenir est fonction :

 

De la connaissance plus étendue et plus approfondie de son passé et surtout des concepts initiaux constitutifs de ses fondements et de ses évolutions.

(Passage progressif d’une religion dite « cosmique » à une religion structurant le politique et le social et ce, dans le cadre des sociétés trifonctionnelles héritées du modèle Indo-Européen .)

 

 

Il sera sans doute impossible de reconstituer avec exactitude et précision la théologie celtique ni les rites et rituels pratiqués alors et ce,  du fait des pressions, des éradications, des censures, historiques et idéologiques, exercées sur la pensée du monde Celte et l’acharnement incessant et redondant de siècle en siècle de l’Eglise Chrétienne pour faire totalement disparaître  des pratiques liées à l’ancien paganisme…

 

 

Quelque soient les efforts , les études, les recherches et les découvertes que nous serons amenés à connaître, des pans importants  de la civilisation celtique nous demeureront inconnus…

 

 

Nous ne disposerons donc que d’approches plus ou moins étayées et dûment  argumentées, de projections, de supputations et d’interprétations dans le domaine de la « spiritualité » et des pratiques qui découlaient de celle-ci…

Même si des études très poussées (à partir notamment, du comparatif indo-européen) nous permettent de soulever un peu plus les voiles qui recouvrent ces domaines…

 

 

Nous devons concentrer nos investissements sur le Fond, le Principe, L’Anima et l’Essence même du Monde Celte lequel a toujours donné préséance à Ceux-ci et Celle-ci-ci sur toutes les formes et manifestations induites, inspirées, instruites et conduites par eux…

 

 

Les nouvelles « lectures » et approches de l’Art Celte et de son langage « d’initiés », les nouvelles disciplines archéologiques nées de ces nouvelles formes d’exploration et d’entendement devront nous aider également dans le « lever des voiles » de recouvrement…

 

Le fait que la société celtique soit fondamentalement anhistorique est donc basée et axée sur la dimension mythique et archétypale qui transcende l’espace et le temps devrait aussi nous apporter un précieux concours quand à l’actualisation, l’adaptation de données anciennes  transposables en chaque siècle et en chaque génération humaine……

 

 

Tout ceci ne constitue et ne sautait constituer une quête nostalgique du passé ni susciter l’illusion idéologique autant qu’absurde de refonder une société celtique contemporaine…

 

 

Il s’agit de puiser, avec sens et intelligence, lucidité et discernement, ce qui au sein de cette pensée celtique est, ou peut être, de nature, en terme d’éthique, de spiritualité, de sagesse donc, de modèles sociaux (faisant cohésion par leur cohérence même), et de spiritualité, à nous guider, nous éclairer, nous instruire, nous aiguiller, individuellement voir collectivement par la suite, vers un avenir mieux assumé et plus assuré de notre communauté de destin planétaire en co-participant lors avec d’autres traditions et cultures à un véritable et efficient changement de paradigme sociétal et ce au bénéfice de tout le vivant présent et en devenir…

 

 Le « passé » n’est ni dépassé, ni trépassé, il est, par ses contenus et « expériences », un outil, une méthode, des éléments structurants, lesquels ouvrent et permettent le passage d’une rive à l’autre du fleuve du temps et le saut évolutif  indispensable à toute fin et renouvellement de cycles…

 

 

Cette quête de « con-naissance », que certains et certaines d’entre nous ainsi que de nombreux chercheuses et chercheurs avéré/e/s investissent avec talent et compétence, rigueur et intuition, est aussi un vecteur de  « naissance » et de « renaissance » tant pour l’individu  qui s’y adonne avec passion et méthodologie ; (lequel lors se remet perpétuellement au monde à des niveaux et plans de conscience différents de ceux qu’ils avaient avant de s’investir), mais participe également à un impact collectif à travers les ouvrages et œuvres scientifiques, littéraires, poétiques, artistiques qui résultent de ces recherches et de leur diffusion sous une forme ou une autre…

 

 

Georges Dumézil spécialiste à son époque des études portant sur le monde indo-européen et sur la trifonctionnalité des sociétés qui s’y rapportent nous disait que la Tradition et ses enseignements renaissaient en chaque nouvelle génération pour autant qu’au sein de celle-ci quelques individus la « portaient » (avec connaissance, respect, ferveur, conscience et claire volonté) dans leur ventre (ou pour dire autrement  et plus « densément », « dans leurs tripes »)…

 

 

Il ne s’agit pas d’accumuler un « savoir » sur des kilomètres d’étagères ni de collecter et d’engranger des données considérables  dans un ordinateur, mais de faire de cet océan d’informations un substrat, une terre labourée en attente de semences et de germinations, afin de transformer ce dit « savoir » en réelle et maîtrisée « connaissance »…

 

 

Cette « connaissance » là ; issue du passé, anime le présent et constitue un vecteur et facteur essentiel, élémentaire, fondamentale, originel de notre devenir individuel et communautaire…

 

Ayant une meilleure connaissance  des premières périodes  constitutives de notre humanité , sachant lors « d’où nous venons », il nous sera plus aisé de vivre l’instant présent et offert et de diriger nos pas vers les meilleures et les plus efficientes perspectives de notre devenir !...

 

C’est en cela et par cela que nous ne saurions nous passer de ce « rattachement », de ces sources, souches et racines de l’Arbre de toute Vie !...

 

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Quel devenir pour la Tradition (2)

Bran du              18 10 2018

 

 

La signification même du terme fait référence à la nécessité de « transmettre » et les textes et récits de nos Grands Anciens et Anciennes  abondent en ce sens dans l’invitation à le faire en tant que fonction essentielle et fondamentale pour tout druide ou tout  barde digne de ce nom qui, à l’exemple des « hommes primordiaux de la Tradition », n’ont sens et « Essence » que dans la ferme et vive volonté d’assurer et d’effectuer, dans les meilleurs conditions possibles et de préférence « de poitrine à poitrine et d’oreille à oreille », la fidèle transmission de tout ce qui constitue les fondements et l’anima traditionnel celto-druidique…

 

 

« Transmettre » donc, assurer le relais et le passage d’une génération à l’autre, aider à passer cœurs et esprits sur l’autre rive du temps et de l’espace, jeter des ponts et des passerelles d’entendements au-delà et par-delà les précipices de l’Histoire, les fleuves de l’oubli et les pertes de mémoire ; par delà et au-delà le factice et l’illusoire d’une société qui entend se passer de son passé considérant que l’Arbre de Vie, l’Arbre existentiel, n’a pas besoin de souches et de racines, d’humus et de terreau, de sèves principielles autant « divines » que « sacrées », pour assurer sa propre « croissance » !!!

 

 

Mais « Transmettre » quoi et incarner quoi de cette Tradition quand nous avons pleine et lucide conscience de tout le précieux de cet « héritage » fabuleux et merveilleux  et ce, pour autant, bien entendu, que  nous nous en considérions librement et en toute responsabilité, les dignes et légitimes «héritiers» ?...

 

 

Comment, de quelles efficientes et sapientales  façons, avec quelle formation, quel maitrise, quels « outils », quelle méthodes, quels supports, en adoptant  quelles attitudes et quels comportements, qui ne soient pas en contradiction ou « incompatibles » avec la spiritualité, la philosophie, la culture enseignée et transmise ?

 

 

Ce qui suit propose des réflexions, des propositions, des pistes, des axes d’investissements non exhaustifs, mais qui me semblent relever d’une importance et d‘une priorité supérieures à d’autres investigations et propagations…

C’est donc un choix personnel, mais assez ouvert me semble-t-il…

 

 

Le devenir traditionnel implique des acteurs et des actrices, des artisans « imprégnés » des bases et fondement de l’Esprit et de l’Anima de la Tradition et pleinement impliqués dans le « Service du Vivant », de la Mémoire Vivante Traditionnelle, au sein de leurs communautés d’appartenance proches ou lointaines, corporelles, culturelles, sociales, écologiques,  philosophiques et ou spirituelles…

 

 

Ce devenir est fonction de la nature des oeuvres et des manifestations  réalisés au nom de la Tradition ou s’inspirant de celle-ci à partir d’hommes et de femmes qui en incarnent dans le quotidien de leur vie les « Valeurs », les « Forces, Energies et Lumières » soit l’Anima émané du Principe et de l’Essence même  de la Tradition…

 

Il est donc fonction de la capacité, du désir et de la volonté des servantes et des serviteurs de la dite Tradition de «réinitialiser", de réinjecter, de revivifier, de revitaliser, de redynamiser et de réinvestir»  Celle-ci au quotidien de leur existence…

 

 

Tout cheminant ou toute cheminante,  incarnant authentiquement la Tradition, est un passeur ou une passeuse par l’intermédiaire duquel se transmet l’héritage reçu augmenté des fruits « maturés » de ses propres apports et expériences…

 

 

Le tout étant laissé dans la corbeille d’offrandes et remis à la disposition de ceux et de celles qui auront l’audace,  la ferme et libre volonté, d’y puiser pour se « construire et s’accomplir » existentiellement… Et transmettre à leur tour de quoi « enrichir » la corbeille des dons…

 

 

Apporter, mettre à disposition,  enseigner, apprendre et transmettre, avec une pédagogie adaptée et efficace, les connaissances indispensables permettant de connaître, de maîtriser puis de pratiquer voir d’expérimenter et d’innover le cursus et les concepts traditionnels fondamentaux…

 

 

Apprendre et enseigner de même le « discernement » lucide et conscient (au-delà des notions abstraites de bien et de mal) autorisant et favorisant un «juste » et résonant (et non discordant) entendement permettant de faire choix et de prendre décision de la meilleur et la plus efficace façon qui soit…

 

 

Par l’expression de son courage exemplaire, de sa capacité à « oser » le vrai, le juste, le beau, le profond et l’élever, faire reculer la « peur » et ses cohortes destructrices ainsi que l’ignorance qui fortifie ses dramatiques emprises…

 

 

S’efforcer, avec obstination et opiniâtreté,  d’amoindrir la portée et l’influence des forces sombres, ténébreuses, obscures, nocturnes et néfastes afin de faire accroître, de ce fait, le rayonnement et l’irradiation bienveillante et bienfaisante de la Lumière…

 

 

Rechercher, instaurer,  restaurer, cultiver, conforter, développer, mettre en œuvre tout ce qui peut concourir aux équilibres et aux harmonies en soi-même d’abord et ensuite entre les êtres, entre ceux-ci et les autres règnes, ceux-ci et la Nature, ceux-ci et le Cosmos et tout l’Univers en leurs fragments, parties et pleines manifestations (visibles ou non)……

 

 

Quel devenir pour la Tradition ?

Bran du            18 10 2018      partie 3

 

 

Faire usage d’un Verbe, de conjugaisons, d’un langage, d’une Parole « d’Eau et de Feu », d’une voix, d’un chant, de gestes, de musiques, de sons qui servent le « Vrai de l’homme et de la femme », le « Vrai de la Tradition » et ce qui inspire, dicte, illustre et manifeste cette « Vérité », en donne témoignage exemplaire et authentique…

Et en cela et par cela s’opposer au mensonge, refuser de le valider ou de le cautionner par crainte ou par silence complice…

 

Ne pas faire éclater ou se fendre ce « Chaudron ou cette coupe de Vérité ».

Que notre souveraineté aimante et notre royauté généreuse trouvent et prennent leur assise sur une pierre dont le cri même cautionne et certifie le « Vrai à la face du monde et des mondes » !...

 

 

Concevoir que l’âme est bien en effet « immortelle », mais laisser chacun et chacune « s’approprier » avec discernement et sagesse cette assertion, l’interpeller objectivement voir la remettre au besoin en cause (quelques « celtitudes nous conviennent » sans nécessité de certitudes porteuses et susceptibles d’intégrisme et d’arbitraire)…

 

 

Fort de la réflexion approfondie menée, développer et actionner cet entendement intime selon l’idée faite de cette âme et de son devenir post-mortem…

 

Favoriser la conciliation et la réconciliation, la mise en convergence, la médiation, la transcendance, la compréhension, la complémentarité, le diversifié, la création et la novation et tendre vers l’osmose et la symbiose afin de dépasser les affrontements perpétuels, stériles et conflictuels des dualités mises en présence de façon antagoniste…

 

 

Accorder aux mythes, aux archétypes, une valeur d’enseignement permanent, faire bon emploi et usage du symbolisme et des analogies afin de conforter ou de renforcer les entendements majeurs et transmettre cela de notre mieux…

 

Ne pas hésiter à transposer toute quête spirituelle et philosophique  authentique sur le modèle opératoire « alchimique » ; modèle analogiquement apte aux « transformations » des états, des plans et niveaux de conscience…

 

 Nous sommes aussi une « matière » corporelle, charnelle, au sein de laquelle il nous faut œuvrer méthodiquement et progressivement, avec patience, persévérance et ferveur,  afin de « spiritualiser » l’être que nous sommes et auquel nous aspirons le plus…

 

Nous sommes le Chaudron à fois d’équilibre et d’harmonie (de santé donc), mais aussi de « connaissances » lesquelles ouvrent vers une immortalité « spirituelle »  (Energies, Vibrations, Fréquences, Informations, Forces, Lumières.)…

 

 

La Nature est le « livre de tous les livres » ; il n’existe pas de plus grand, de plus extraordinaire et fabuleux autant que merveilleux enseignement lequel s’adresse à tous les âges et à tous les niveaux d’entendement avec une disponibilité de tous les instants….

 

 

La rencontre, l’échange, le partage, la découverte mutuelle, la pratique de la convivialité, de l’écoute, de l’accueil sont des cadeaux  précieux offerts généreusement par la Vie (parfois aussi par un « hasard » objectif !)

Soyons des artisans de celle-ci et organisons, animons ces mises en rapport et en relation afin que se vive et s’entretienne le meilleur des uns et des autres…

 

 

Investissons de notre esprit, de notre intelligence, de notre sensibilité (tous nos sens réunis), la science et la poésie ; tout le champ des disciplines et activités humaines avec l’éclairage spirituel , philosophique, social et culturel, écologique et artistique qui sont les nôtres…

 

 

Si l’instant est aussi d’éternité, offrons à celui-ci et à ceux qui le vivent avec nous toute l’intensité et la densité de rapports et de relations ainsi que toute la gaité, la fraîcheur, la joyeuseté qu’il mérite…

 

 

La Tradition et son devenir (partie 4)

 

Bran du                    20 10 2018

 

La Tradition nous invite à concélébrer la vie et le vivant et cela plus particulièrement à travers le cycle annuel des saisons, mais pas seulement.

Toute spiritualité à son volet « religieux » constitué de pratiques basées sur les concepts et croyances envers un « Esprit supérieur » englobant tout le créé (passé, présent et en devenir)…

 

 

Le sens général du terme « religion » est celui impliquant l’idée de « se relier à » (en profondeur) mais aussi  celle qui invite à « recueillir »…

 

La spiritualité qui fonde et anime la Tradition nous propose

(Elle n’impose en aucun cas), de nous relier avec recueillement et profondeur à un Anima divin et sacré dont le Principe épaulé par l’Essence se manifeste en tout le « Cosmos » visible et invisible ainsi qu’en tout  être et toute chose…

 

 

Les rites et cérémonies sont les outils, instruments et supports les plus adaptés et les plus appropriés pour mettre en œuvre efficacement la relation/connexion recherchée et son meilleur « déroulé » possible…

 

 

La « théologie » conçue par nos Anciens et Anciennes conduit à l’organisation des pratiques relationnelles adéquates incluant des prières et invocations, des dons et offrandes, des attitudes et des comportements fervent/e/s et respectueux/ses,  ceci au sein d’un espace « consacré » à cet effet et en un temps déterminé par un calendrier indiquant la période la plus favorable et la plus faste pour les célébrations…

 

 

Des hommes et des femmes « initiés/ées » se sont donnés  pour vocation et fonction le « Service de la Tradition », de ceux et celles qui la servent et de ceux et celles qui viennent à sa rencontre, et ce en tant que servants et servantes de Celle-ci.

 

Ils officient donc en ce sens et en cette Essence et concélèbrent le festiaire de la Roue de l’Année et administrent les « sacrements » liés à la naissance, au mariage, au départ pour Tir n’a Nog….

 

 

En tant que Druides et Druidesse (ou vates ou bardes coparticipant au « sacrifice » (actes qui rend sacré le temps, le lieu, les êtres et les choses…), détenteurs et détentrices des compétences indispensables et maîtrisée, ils exercent ensemble une fonction d’intermédiaire et de médiateur entre les mondes profanes et sacrées, entre l’humain et le divin…

Ils sont les vecteurs, facteurs et agents de la « relation » et assurent les liens et la communication nécessaire…

(Ils sont censés parler la « langue même des Dieux et des Déesses.)…

 

 

Ils sont aussi les passeurs, les pontonniers, les transmetteurs de la Tradition et assurent les « passages » sur divers niveaux et plans…

 

 

La Tradition n’a pas à se poser la question du devenir car elle est immanence et permanence ; c’est aux femmes et aux hommes de s’interroger à ce sujet soit sur le désir et la volonté qu’elles ont et qu’ils ont de l’incarner de nouveau ou non….

 

 

La Tradition est le Principe, l’Essence et l’Anima , sa Nature est donc d’être éternelle et immortelle…

 

C’est à nous autres humains qu’il appartient d’ouvrir notre cœur et nos pensées à ces dimensions divines et sacrés ou (non sans risques et périls) de les tenir dans l’indifférence, l’exclusion, la confusion ou la fermeture !...

 



La Tradition ; soit ce qui se « transmet » de ce qui Fût, Est et Sera d’essentiel, de primordial, de fondamental, d’élémentaire et d’originel pour mener et conduire au mieux, en toute liberté et responsabilité l’existence qui est la nôtre est « portée », véhiculée, insufflée, vibratoirement, énergiquement, spirituellement,  avec un dynamisme singulier et pluriel, spécifique et universel, par la Nature et l’Univers à travers leurs lois et leurs cycles et ce, de siècle en siècle, trouvant ici et là, en chaque génération, quelques cœurs et quelques capacités et volontés d’entendements et de connexions pour se manifester à nouveau dans une incarnation adaptée et adéquate au sein de notre « humanité »…

 



Si nous œuvrons en ce sens et en cette Essence même sans pour autant que cela constitue une volonté de prosélytisme (action étrangère à L'Esprit de notre Tradition qui n'invite pas à se « convertir »,  mais propose des libres choix dans sa vie et ce, en totale liberté et responsabilité et en parfait entendement avec soi-même), nous témoignerons alors, simplement, humblement et « naturellement », d'un ensemencement possible et bien vivant d'une Tradition dont les germes et de graines de mémoire confiés à la Terre ouverte et offerte de notre cœur seront aptes a aider chacun et chacune à se tenir « debout » sous les étoiles et à dresser sa confiance, son espérance et sa croyance vers les cimes comme la pierre érigée d'une ferme volonté et d'un vif désir...



Nous avons vis-à-vis de ce qui précède devoir d'exemplarité et obligation d'authenticité...



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Poussière d'étoiles



Nous sommes tous « originellement » des « poussières d'Etoiles.»

Etant cela nous sommes censés détenir en nous la souvenance de la prime lumière de tout être et de toute chose...

Cohabite avec nous sous des plans « mémoriels » hautement subtiles un « homme » ou une « femme » qui relève de la notion de « primordialité » et qui fut témoin de la succession d'événements extraordinaires dont nous sommes un phase de développement en attente d'autres phases évolutives devant amenées à des novations et à des perfectionnements cette « humanité » à laquelle nous appartenons et qui présente bien des failles et des contradictions flagrantes et inquiétantes...

 



Il n'a semble-t-il pas d'autres alternatives pour notre règne que de se reconstruire sur d'autres bases et fondements philosophiques, éthiques et spirituels ou de poursuivre cette volonté suicidaire de s'auto-détruire !...



Pour ce qui nous concerne traditionnellement, nous affirmons clairement que notre combat est pour la vie et non contre celle-ci...



L'Etre est encore en devenir, il n'a pas les connaissances, la maturité ni la maîtrise nécessaire, ni la pleine conscience qui lui permettront de tendre vers son épanouissement et son accomplissement et de se réaliser totalement....



Notre Tradition comme bien d'autres d'ailleurs détient une part de l'héritage sapientiale qui se propose de transformer un corps « matériel », corporel et charnel en un athanor pourvoyeur de vertus et de valeurs à partir duquel les Forces, Energies et Lumières d'Amour peuvent opérer l'alchimique métamorphose permettant de faire de cette « matière noire et première » que nous sommes une sorte d’alambique d'où jaillira l'Elixir de Haute Vie sustenté et fortifié par une Essence manifestant, par un corps humain et terrestre interposé, lucide, volontaire et consentant à cela, l'Anima suprême et transcendant amenant progressivement, étape après étape, initiation après initiation, l'Etre vers son « Corps de Lumière » !...



C'est là un fabuleux projet existentiel et c'est celui que propose notre Tradition pour autant que l'humain n'en dévoie ou n'en défigure pas l'Anima et l'Essence...



Notre Tradition est bien détentrice en terme de potentialité de profondes mutations et transformations de l'individu qui entend co-participer de ces phases évolutives en les accompagnant et en y apportant son sage et maîtrisé concours...



Notre « présence au(x) monde(s) » se fait lors « présent » offert à ce monde, aux instants de ce monde afin que celui-ci s'inscrive davantage dans un devenir plus équilibré et plus harmonieux...



Cette Tradition se présente d'un modernité et d'une actualité évidentes car étant en réelle et stimulante capacité, en des temps forts troublés et incertains, d'inspirer, d'instruire et de conduire chacun et chacune « objectivement » (avec la dimension utopique nécessaire) dans un processus évolutif bienveillant et bienfaisant et ce au bénéficie même de toute la Création mise sensiblement et intelligemment à l’œuvre...

De la qualité et de l'authenticité des frères et des soeurs formés et initiés au sein des Cercles traditionnels (selon Le Principe, l'Essence, l'Anima qui se doit de présider à leur destinée et évolution) ; de leurs valeurs et compétences, de leurs connaissances et de la maîtrise de celles-ci, dépend grandement la qualité évolutive des Cercles du futur !

Et ceci est un enjeu considérable !...



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23/10/2018
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