Les dits du corbeau noir

DRU WUID Bran du

DRU-WID...        Bran Du      Veillée d'Imbolc 2008

Le dru-wid est le canal aimant du Verbe, du Souffle et de l'Awen...


Il est l'Arbre médiateur entre les flux du ciel et ceux de la terre...


En lui circule la sève de l'esprit et celle des saisons de l'homme...


En son coeur se régulent les fréquences des émissions célestes et telluriques...


Récepteur des ondes émanées du Un et du Trois, il est le grand redistributeur des forces bienfaisantes et bienveillantes...


En Cela et par Cela, il est Energie et Lumière...


Il devient lors l'Instrument conscient et accordé d'une symphonie
orchestrée par l'Incréé...


Sa parole, éclairée par le Verbe premier, devient un baume pour le corps et pour la pensée, une étoile qui guide l'être dans l'obscurité de ses doutes et de ses errances...


Traçant le cercle, il trace l'union séparant le profane du sacré,
consacrant l'espace, il offre celui-ci à la primauté du spirituel sur le temporel...


L'aire ainsi préparée (comme une mariée se prépare à ses noces)
devient un németon où le passé et le devenir se trouvent célébrés
en un présent éternel...


Fiancé avec les émanations du Verbe et du Souffle, inspiré par l'Awen, il est, dans les ambassades de l'Amour, la confiance personnifiée.
Point d'hésitation, point de tremblement sur ses lèvres d'où s'écoule et se répand l'eau claire et limpide de la Source principielle...


Ses gestes tissent la reliance, expriment la résonnance, exécutent une chorégraphie où se mêlent le langage des symboles et la formulation analogique...  


Il puise sous les cendres la braise des feux nouveaux...


Au foyer des consciences il plonge l'étincelle...


Gardien et veilleur aux fontaines de la vie, il épure les troubles
qui souillent la surface et les profondeurs de l'être...


Il est l'Arbre qui protège la forêt...


Il est, dans le long hiver d'une humanité enténébrée, le chant blanc des perce-neige, la rondeur vivifiante, la vivante clameur, des rameaux d'or...


Il est le portier qui veille au seuil des sacres, qui interpelle le coeur des impétrants, il est le passeur mais aussi le passage ;
mémoire et avenir se posent sur ses épaules...

 

 


Homme parmi les hommes, femme parmi les femmes, ils ou elles sont les polarités harmonisées à travers lesquelles officie l'Essence même de l'Amour sans cesse accueillant et sans cesse offert, sans cesse médiateur entre ce qui fût, ce qui est et ce qui sera.



30/12/2012
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