Les dits du corbeau noir

DOSSIER : REGARDS SUR L'ORIENT : TAOISME / BOUDDHISME / TANTRISME....CHINE ANCIENNE 01/NOVEMBRE 2015

 

Regards sur l'Orient : 9 documents proposés :

 

Du Tao               une autre figure du tao    :    Zhuang Zi 

 

intro Bran du

 

 

Du tao et des 5 éléments

 

 

Le Ciel Intérieur ( Zeno BIANU )  extraits  Plus    Pamella BAAL  L'Essence du Tao

 

 

Les anciennes routes de Kumano (Mont Omine) Japon  CHEMINS SACRES :

 

 

François CHEN ( Préface au livre sur le peintre ZAO WOU-KI) extrait

 

 

Sagesse Eternelle de la Chine (Marcel Hertsens) Chemin de Lumière ED centurion   -   extraits

 

 

Li Po  L’Exilé du Ciel  (Traduction du chinois par  Daniel Giraud - Edition le Serpent à Plumes.)   extraits

 

 

L’Amour magique         Serge Hutin        Albin Michel éditeur           Extraits (Révélation sur le Tantrisme)

 

 

« Sagesse et spiritualité orientale ».....

 

 

 

Du Tao :

 

 Un autre figure du Tao       Zhuang Zi      IVè siècle

 

 

 

Introduction Bran du  :

 

Tout cheminant au sein de la démarche druidique ne saurait faire l’économie des sagesses traditionnelles issues des penseurs de diverses cultures, philosophies et religions…

 

 

 

Tous profèrent et dispensent des enseignements fondamentaux et majeurs qui convergent vers un entendement universel qui s’étoffe et se renforce d'autant d’apports clairs et pertinents….

 

 

 

Comprendre sa « Tradition », c’est aussi comprendre et apprendre les bases d’autres Traditions qui comportent des angles et points de vue qui sont autant d’éléments de réflexion, de connaissance et de compréhension qui s’éclairent mutuellement…

 

 

 

C’est aussi donner à sa pensée des structures nouvelles d’appréhension du monde et des mondes, de la Matière et de l’Esprit… et lui procurer une souplesse et une flexibilité favorisant de nouvelles visions et de plus pertinents entendements…

 

 

 

Nous ne serons pas étonnés de retrouver en ces propos philosophiques et spirituels de nombreuses passerelles, correspondances, et concordances avec ce que nos Anciens et Anciennes enseignaient des grands mystères de la vie et de l’univers…

 

 

 

Autant de sagesses ayant même source et même océan et qui toutes donnent la préséance à l’Esprit sur toute Matière en remettant à sa juste place ce règne de l’humain qui tend malheureusement à vouloir dominer tous les autres règnes au détriment de lui-même et de toute la création…

 

 

 

Toute la pensée qui suit demande de faire preuve de réflexion et de maturation de celle-ci ; c’est riche nourriture et eau de bienfaisante fontaine que cela.. Lors nourrissez et abreuvez votre cœur et votre esprit avec gratitude pour ceux et celles qui les prodiguent tant de bienfaits.

 

 

 

BRAN DU

 

 

 

 

 

« Simplement, j’entre avec le flot et sors avec le reflux, je suis la vie de l’eau. »… 

 

 

 

Sommes-nous rêvant ou rêvés ?

 

 

 

Autrefois Zhuang Zhou rêva qu’il était papillon, un joyeux papillon, content de l’être et libre à sa guise. Il ne savait rien de Zhuang Zhou. Soudain s’éveilla clairement Zhuang Zhou, ne sachant plus s’il était Zhuang Zhou se rêvant papillon ou papillon se rêvant Zhuang Zhou…

 

(Est-ce que je rêve que je rêve ?)

 

 

 

Cet auteur à une existence historique plus probable que Lao Zi…

 

 

 

Métaphores, images, comparaisons, paraboles…

 

Ses ouvrages démontrent la faiblesse du langage.

 

Il aurait pour objectif de forcer le lecteur à changer ses habitudes de pensée…

 

Il exerce une forme de destruction préparant à une reconstruction…

 

Que tes actes soient un et les esprits viendront en ta demeure…

 

 

 

On ne saurait enseigner quoi que ce soit qui concerne l’essence de la vie.

 

Le sage se meut avec le monde sans trêve, où qu’il se trouve, il trouve plénitude sans défaut…

 

On ne trouve de joie profonde que dans un acte qui n’est pas fait pour autre chose que lui-même…

 

 

 

L’acte spontané de Zhuang Zi est celui qui part du Centre, qui procède d’un contact intime avec le Coeur des choses et de soi-même, ce moyeu mystérieux du monde, le Souffle dynamique, le « Façonneur ». l’Origine première…

 

 

 

Laisser agir en soi le processus de création continue qui est à l’œuvre dans la nature continûment (actualisation et manifestation qui aboutissent à l’homme véritable. )

 

Apprendre à désapprendre…

 

 

 

La mort n’existe que par l’idée ; une fois que vous avez l’idée, oubliez les mots…

 

 

 

« L’Ordre est naturel » c’est le désordre qui ne l’est pas…

 

 

 

C’est une recherche philosophique du devenir et du changement.

 

Il met en question les codes du langage et du savoir en montrant qu’ils sont inconscients et entachés d’arbitraire…

 

Pour ce philosophe la thèse ne diffère pas de l’antithèse… 

 

 

 

« Entre un ceci et un cela, il est un lieu où tous deux n’engendrent plus d’opposés. »…

 

 

 

 Il n’y a pas de différences foncières entre une affirmation et une négation. Il questionne sans donner de réponse et abolit le sens même de la question (Tout choix conduit à une exclusion.)

 

 

 

Le sage n’est jamais « normatif »

 

« Suis-je quelque chose ? » Il pose des questions qui n’attendent pas de réponse si ce n’est pour en faire apparaître le caractère aléatoire…

 

 

 

« On ne peut parler de l’océan à une grenouille de puits »…

 

 

 

Etre fluide et alerte.

 

 

 

Naviguer et s’ébattre hors du monde, chevaucher les nuées « au-delà des pôles »

 

Tel un gros oiseau, il s’envole avec le souffle cosmique, tourbillonne et s’éjouit dans la musique du monde…

 

 

 

La pensée traite de concepts et de valeurs qui ne révèlent rien sur le réel et n’accroissent en rien la connaissance profonde que nous pouvons avoir du réel.

 

 

 

Toutes les opinions ne sont qu’interprétation, ne sont que des programmes provisoires et sont sujettes à révision.

 

 

 

Le monde que nous nous représentons, que nous fabriquons n’est qu’un des mondes possibles. Il n’a pas plus de réalité et en a autant que les rêves.

 

 

 

« Le commencement et la fin se renversent. Le savoir et le non-savoir s’inversent. »…

 

 

 

« S’il y a une raison, il faut une raison à cette raison. »

 

 

 

« L’infini fait de tout être une éphémère fragilité. »

 

 

 

Le Tao est permanence et changement…

 

 

 

« Que ta volonté soit une, n’écoute pas par l’oreille mais par le mental, n’écoute pas par le mental, mais par le souffle. »…

 

 

 

« Le Un est source de Toute Lumière » «La claire Lumière qui naît des ténèbres obscures »

 

 

 

Le sage ploie comme l’herbe sous le vent, épousant tout comme les vagues.

 

Il est le « compagnon des hommes »…

 

 

 

L’identique, puisque dès qu’il y a parole (et donc pensée),

 

le double apparaît…

 

 

 

En une double démarche qui réconcilie l’un et le multiple dont il maintient en même temps l’écart.

 

C’est l’ Homme du royaume du milieu.

 

 

 

Mort et naissance ne sont guère loin l’un de l’autre…

 

 

 

Il vit entre ciel et terre.

 

Il plonge dans le monde divers des apparences sans quitter l’unité…

 

 

 

La question par excellence, c’est celle dont la marque est d’être plus grande et plus vaste que toute réponse et que toute interrogation…

 

 

 

« Les questions sont sans limite et ne peuvent pas ne pas avoir de limite.»…

 

 

 

Toute chose est exaltée en une seule existence qui signifie l’existence toute entière…

 

 

 

L’identité de toutes choses est affirmée par-delà et au sein même du divers fragmentaire…

 

« Dépasser l’humain et accéder à l’universel et au « céleste »…

 


Laisser agir en soi ce processus de création continue…

 

 

 

Etre celui qui agit véritablement et qui ne fait qu’un avec ses actes.

 

Qui vit sur le mode de l’être et non sur celui de l’avoir, du savoir faire ou de paraître…

 

 

 

« Au centre de l’anneau, en l’axe du tao, il n’est pas d’opposition, il n’est plus de contradictoire. »…

 

 

 

Pour Lao Zi : La parole aussi et source de vie. Existence et non existence s’engendre l’un ; l’autre. L’existence prend sa source dans l’inexistence, tout avers possède un revers…

 

 

 

« La quiétude est maîtresse du mouvement »…

 

 

 

« Sans nom est le commencement du Ciel et de la Terre. Ce qui a nom est la Mère du Ciel

 

Et de la Terre.»…

 

 

 

Constamment sans désir, on contemple les abords.

 

Tous deux ont même Origine et noms différents. Ensemble, on les dits le Mystère, Mystères sur Mystères. Porte de toutes les merveilles. »

 

 

 

(Dao = dire et voie, cheminer)

 

 

 

« Pour advenir, il faut émerger de l’inexistence. » (Lier les deux points de vue antagonistes en une vision binoculaire.)

 

 

 

« Connaître le Blanc et maintenir le noir. »)

 

 

 

« Et retourner au Bois brut. »  Lao Zi

 

 

 

Ce sont ici les fondements de la logique de l’ambivalence qui domine la pensée taoïste…

 

 

 

« Thèse et antithèse doivent être vues sous leur aspect d’opposition dynamique en même temps que de complémentarité inscrite dans une Totalité Une. »

 

(Voir l’arbre et les moutons de la mythologie celtique. N.D.R)

 

 

 

« Ce qui apparaît disjoint et fondamentalement joint. » (Tous deux ont même Origine.)

 

 

 

L’un équilibre et résout tous les contraires et maintient leur association et leur circularité…

 

 

 

C’est une réalité inhérente à l’existence même, et qui en fait le fond ce n’est pas une réalité caché derrière le voile de l’apparence comme l’Occident à souvent coutume de penser…

 

 

 

« Intégrer en toute chose sa source qui est souvent son contraire. »

 

 

 

La voie du Tao prône le « retour » ; retour à la quiétude et au silence (qui est un des aspects du Tao) mais s’orienter ensuite vers le mouvement, vers le monde…

 

 

 

« Le faible vainc le fort, le souple vainc le dur. »

 

Grande plénitude est comme vide,  mais elle s’exerce sans se tarir…

 

 

 

« 30 rayons se rejoignant à un unique moyeu, en ce vide se fonde l’usage du char. »

 

 

 

L’existence apporte un avantage, et la non existence (le vide) en est l’usage…

 

 

 

En raison de la dialectique des opposés, ce vide réceptacle attire le plein ; il est souplesse et force attractive dont la féminité est le symbole…

 

 

 

Le sage renonce pour obtenir, se fait faible pour être fort…

 

 

 

Le Tao contient tous les possibles. Il est la Racine de toutes les productions, le tronc commun inconcevable de toutes les forces antagonistes et complémentaires…

 

 

 

Le Tao est la réalité ultime concrète, naturelle, spontanée et à l’œuvre, non classifiée, ni codée.

 

Plus qu’une entité métaphysique, le Tao est une présence mythique…

 

 

 

Lao Zi rejette le savoir au nom d’une connaissance immédiate et d’une expérience intense et originelle qui ne peut s’expérimenter par le truchement de la connaissance mentale.

 

 

 

Vide, pensée unifiée, concentration, absence de désir, pureté de soie écrue, simplicité, caractérisent une disposition intérieure qui débouche sur l’expérience de cette présence continue.

 

 

 

Acquérir la sécurité et la clarté d’esprit ainsi que la réceptivité qui débouche, lorsqu’elles sont atteintes, sur le sentiment de présence intime d’un tout cosmique qui est le fondement de la pensée et du comportement de l’adepte de Lao Zi…

 

 

 

L’adepte jouit à travers le Tao d’une vision du monde transfigurée par la haute signification que lui donne cette présence lumineuse, seule vraie réalité sur laquelle doivent se fondre toute expérience et tout comportement…

 

 

 

Le « C’est ainsi » désigne à la fois l’état des choses telles qu’elles sont, indépendamment de tout jugement de valeur, et l’inépuisable force toujours présente en chaque moment, en toute chose, le renversement dynamique du retour vers la « Mère », vers une fécondité intarissable.

 

 

 

(Toute pensée est réversible. L’envers de chaque chose nous donne lecture et perception de l’endroit de celle-ci. La conscience discerne, conjoint et accouple pour qu’enfante la connaissance… NDR)

 

 

 

Le sage est comme le Tao : la Racine, le Modèle, le Centre autour duquel s’organise toute chose et vers qui concourent toutes les forces vives sans qu’il ait à s’imposer ni à imposer quelque loi ou quelque morale que ce soit…

 

 

 

Le temps de l’Unité première faite de paix et d’harmonie traduit en terme de société…

 

La victoire à remporter consiste non à dominer mais à pacifier et à faire régler un équilibre, à retrouver une totalité harmonieuse où la faiblesse et le renoncement jouent le rôle de contrepoids à la violence et au pouvoir dominateur…

 

 

 

« Bien que vide et parce que vide, il contient en lui des germes de vie. » Lao Zi

 

 

 

« Il concilie tous les contraires et fait toute chose »…

 

 

 

Tao : plus on cherche et moins on trouve l’insaisissable et le partout présent.

 

Il est l’essence de la vie.

 

Le Tao qui reste caché est le même que celui qui revêt toutes les formes.

 

C’est une voie, un chemin qui se fait en cheminant. On peut l’appeler « la Mère du Monde », le Principe premier de l’univers dont tout à découlé en une lente gestation…

 

 

 

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Du TAO et des CINQ ELEMENTS :

 

 

 

Le taoïsme c’est du rêve surtout

 

Le Tao si vous traduisez trop,

 

En réalité ce n’est plus Tao  ( Zao Wov-ki)

 

 

 

Au pieds de la montagne sacrée le rêve commence à monter, l’esprit à s’élever puis suivent les pieds (Hua Shan) Il s’agit de la montagne sacrée du taoïsme célébrée par les plus grands peintres depuis la dynastie des Tang (618/907)

 

 

 

L’homme parfait est sans règles, ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas de règles, ce qui constitue la règle suprême. 

 

(Shitao) “Vague de Pierre”

 

 

 

Photographier, pour un occidental, c’est écrire avec les lumières. pour un chinois c’est capturer les ombres, faire surgir l’éclat de la lumière, chercher la ressemblance. ( Yann Lagma )

 

 

 

DES ELEMENTS :

 

 

 

5 élément bois feu métal terre et eau

 

 

 

5 agents qui gouvernent l’univers afin que le chaos ne s’installent pas :

 

 

 

Est                  Bois                Vert               

 

Sud                 Feu                  Rouge

 

Ouest              Métal              Blanc             

 

Nord               Eau                 Noir

 

Centre            Terre               Jaune 

 

 

 

Ils produisent des souffles qui sont des condensés d’énergie et de matière qui peuvent donner formes et états aux matières minérales et végétales et aux êtres vivants. Le Qi (souffle charnel) est le conciliateur entre le Yin et le Yang

 

 

 

(Les “pierres à rêver” du jardin de Maître Yu = jardin de 4 éléments : Eau + pierre + plante + architecture)

 



 

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Le Ciel Intérieur ( Zeno BIANU  - Edition Fata Morgana)  extrait

 

Libre prélèvement de fragments d’émotions qui appartiennent à un tout ici arbitrairement parcellisé. N D A

 

 

 

...Un territoire du présent absolu - sur lequel joueraient,  sur un mode imprévisible - l’évidence et l’oubli. Quelque chose comme le bleu fauve.

 

(Un territoire... Pour découvrir inlassablement ce qui excède, et dont on ne peut se déprendre (.../...)

 

 

 

Bleu (en poudre d’infini)

 

(.../...) Dans l’ébranlement du coeur d’amour

 

Une fleur de sperme contient l’éternité...

 

 

 

                        Souffle ouvert

 

L’ombre est la mémoire de la nuit

 

Elle donne le tout pour le tout.

 

 

 

(.../...)

 

Ce qui n’a pas de visage

 

Veut enfin prendre coeur...

 

(.../...)

 

La sourde incandescence du désir...

 

(.../...)

 

Un seul flux d’intime beauté...

 

(.../...)

 

C’est la brûlure qui donne la couleur

 

Inscrit les corps dans la lumière...

 

(.../...)

 

La vie touche au plus juste

 

Par celui qui boit la naissance du ciel...    

 

extrait de “La Naissance du Ciel”

 

(.../...)

 

Horizon

 

(.../...) Chute des nerfs

 

0 fleur de monde pour inspirer ce qui prend vie...

 

Fièvre à porter

 

Au plus vrai, au plus haut, en attention simple...

 

Au couchant de la terre la proximité comble l’exacte blancheur...

 

(.../...)

 

Une Sphère de Pur Amour

 

...C’est l’instant par excellence        Chute du jour, tombée du monde

 

Où le regard devient une énergie      Le jour se noie dans la nuit pleine

 

L’instant du surgissement                  De la pure mise à nuit

 

Où l’on arpente la ferveur                 Du plus haut abandon

 

                                                         Le ciel intérieur.

 



 

 

 

 

 

 

 

Dans la rosée blanche               Ce couchant d’automne

 

Je m’exerce                                On dirait

 

Au paradis                                  Le pays des ombres

 

               Kobayashi Issa                            Matsuo Bashô

 

 

 

Sur la tablette des âmes                   Les montagnes au loin

 

Brûlent aussi                                     Reflet dans les prunelles

 

Les larmes et la rosée                      D’une libellule

 

                Hattori Ransetu                              Yosa Buson

 

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Pamella Ball « L’Essence du Tao»  (extraits)

 

 

 

 

Il s’agit à l’aide de cet « outil philosophique et spirituel » de « découvrir si une action est nécessaire ou si le non-agir est plus approprié»…

 

3 « trésors » du Tao : Sagesse – Savoir – Compréhension…

 

Prendre conscience de la façon dont nous employons nos énergies et faire les ajustements nécessaires… Faire circuler les énergies en soi…

 

Il y a forcément une « force motivante » en mouvement derrière toute chose…

 

Entrer en amitié avec soi-même… (Se lier d’amitié avec soi-même et sourire à la vie…)

 

Rechercher notre nature véritable…

 

Le Tao n’est pas une « dualité », Il œuvre au-delà et par-delà…

 

Le principe de gouvernement de soi, c’est le principe de conservation du « ching » soit l’Essence vitale fondamentale afin d’engendrer le « chi » l’Energie vitale…

 



 


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Les anciennes routes de Kumano (Mont Omine) Japon  CHEMINS SACRES :

 

                        « La voie de Dieu, c’est le chemin des Kamis… »

 

 

 

Au VIIIè siècle, No Gyiota fonda au Japon, dans la péninsule de Kii, le shugendô que l’on traduit de la façon suivante : La voie (dô) des pouvoirs (gen) obtenus par l’ascèse (shu)…

 

 

 

Il s’agit de pratiques incluant des rituels qui tendent par une ascension initiatique à permettre  « l’ouverture du cœur », la régénération des êtres humains ; régénération qui s’accompagne d’un retour dans la matrice originelle de la nature…

 

 

 

Ce trajet  appelé aussi « la Voie de Bouddha » et un périple et un pélérinage de nature spirituelle s’effectuant au sein d’un tracé entre monts et de forêts ; tracé parcouru d’ermitages, de sanctuaires et de passages difficiles éprouvant l’adepte en profondeur…

 

 

 

L’acquisition de pouvoir vise des compétences dans le domaine de la vision, de la divination, de l’art oraculaire et de l’art de guérir…

 

 

 

Il s’agit d’éprouver son corps pour se délivrer de la souffrance de l’âme, de rechercher l’union avec l’univers, les divinités, de se fondre en elles et dans le Bouddha…

 

 

 

On intitule également ce sentier « le chemin de la formation et de l’essai » confortant l’idée d’atteindre en ce parcours le développement de pouvoirs spirituels par la pratique vertueuse de l’ascèse en montagne…

 

Ces monts sont la résidence privilégiée des kamis (Esprits)…

 

 

 

Au sommet du Mont Omine se tenaient jadis un feu perpétuel symbolisé aujourd’hui par 12 torches que l’on allume lors d’une fête en juillet…

 

 

 

Les pèlerins ou postulants sont vêtus de blanc avec des cordons et ceintures jaunes et sont munis d’une conque dont le son protège des mauvais esprits, ponctue et encourage la marche…

 

Ils remontent de la source sacrée située au bas du mont jusqu’au sommet où s’élèvent les feux…

 

Avant le départ des futurs initiés, ceux-ci se purifient dans le fleuve (o-harai soit le seuil de l’eau qui purifie) qui coule dans la vallée… (Protection contre la malédiction des esprits mauvais appelé tatari)…

 

On les appelle les yamabushi soit ceux qui couchent dans la montagne…

 

 

 

Il y a , dans une année, quatre périodes «d’entrée» dans la montagne…

 

Les disciples vont avec leur sandales en paille de riz d’ermitage en ermitage , de sanctuaire en sanctuaire, et affrontent des épreuves comme celle d’être suspendu dans le vide par les autres marcheurs (rite appelé l’aperçu de l’Est, puis l’aperçu de l’Ouest), ou de franchir des corridors ou couloirs étroits et difficiles (le passage de la Matrice ou le perthuis des fourmis) ou encore de longer un étroit passage creusé à flanc de roche avec un précipice en dessous.

 

C’est une marche d’environ 180 km qui passe de 800 m à 1900 m d’altitudes…

 

 

 

Le mot Kii ou Kuni à pour signification le pays des arbres…

 

Il s’agit en parcourant des parois parfois vertigineuses et en cheminant avec difficultés dans des sentiers parcourus de racines, de prendre conscience, entre vie et mort, de sa dimension spirituelle et ce dans un décor flamboyant et une végétation foisonnante de chênes, de cyprès (sugis), de châtaigniers, de criptomères, de camphriers, de palmiers, de pins, de camélias, de rhododendrons, de magnolias, de fusains, de thuyas, d’érables enflammés et de bambous nains nains…

 

 

 

Des cordes en paille de riz entourent les sanctuaires délimitant ainsi le territoires d’un Kami qui est censé avoir prit possession de son enveloppe de bois et d’écorce…

 

 Des bandelettes en papier plié en zigzag appelées gohei sont suspendues aux branches symbolisant la présence des kamis…

 

D’autres billets de papier sont également nouées aux branchages et contiennent des prières(des o-mikuji)…

 

Le parcours est ponctué de toris (pilier ou porche en bois) signalant l’entrée dans le sanctuaire, de lanternes en pierre et de stèles sacrées.

 

Des tablettes calligraphiées sont déposées en divers endroits du parcours…

 

 

 

L’empereur Jinmu en 660 découvrit en ces lieux une cascade conduit vers elle par une étrange lueur… Les Kamis de Kumano lui envoyèrent, dit-on, un guide sous la forme d’un corbeau à trois pattes représentant le ciel, la terre et l’humanité… » in Terre Sauvage (extraits)

 

 

 

 

 

(Chemins perchés  - Le cœur au sommet – Ouvre ses ailes !)

 

Bran du

 

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François CHEN ( Préface au livre sur le peintre ZAO WOU-KI) extrait

 

Par delà l’Est et l’Ouest

 

 

 

(“J’ai trouvé mon lieu et mon milieu”.)

 

V. Segalen à son arrivée en Chine

 

 

 

... Pour les chinois : “ Au commencement était le signe.” ...

 

Par les gestes au rythme primordial, par les signes qu’ils tracent, les souffles vitaux (Ch’i) animent l’univers créé ainsi que les lignes internes ( li) inhérentes à toutes choses.”  “L’art est conçu ici comme la mise en pratique d’une philosophie de vie...”

 

 

Un rêve de communion totale avec tout l’univers.”

 

Inépuisable dialogue avec le visible et surtout l’invisible, empreint de

 

 sérénité mais aussi d’une note pathétique car effleurant une irrépressible nostalgie de l’Origine.”

 

 

La beauté est ce qui advient comme beauté.”

 

Nous transporter par métamorphoses successives vers le pur jaillissement de notre propre mystère.”

 

Le dialogue du visible et de l’invisible c’est l’avancée de la voie qui fait surgir l’infini au sein de la finitude.”

 

Un univers empli d’appels et d’échos.

 

Tout y est éveils et velléités, réminiscence et imminente mutation.

 

 

Mille touches variées, notes chantantes, y agissent comme des charmes.”

 

Toute forme est douée de sens et toute couleur ( y compris le “sans-couleur”) est chargé de signification spirituelle.”

 

(Avec ce point “gris” de Klee, ce point “insipide” où se rencontrent toutes les couleurs et d’où rejaillissent des mouvances nouvelles insoupçonnées.)

 

 

 

Henri MICHAUX : “Le vide, qui pour l’harmonie du monde, ne doit jamais faire défaut, n’importe où.”

 

A propos du peintre Wang Weil (vers l’an mille)

 

Il avait trouvé le moyen de peindre le souffle des nuages.”

 

Le maître pose l’encre légèrement ici, lourdement là.”

 

C’est le sans matière qui ressuscite la matière, la matière en mouvement.”

 

 

 

Roger CAILLOIS : “Le maître est lui-même une parcelle de l’univers. Son imagination prolonge les sèves, il dispense la lumière en feux, les feux en reflets, les reflets en transparence qui sont noces de lueurs. L’image, le songe, le poème, l’idée, désormais demeurent.” (Stèle pour un peintre)

 

 

 

Bernard NOEL : “Etre là, simplement là, devant, dans un espace qui devient un territoire réceptif.”

 

Ce vide là n’est rien...

 

Ce vide là est un territoire qui appelle et, qui, appelant, exige ce qu’il va recevoir...

 

Ce vide est le lieu de la réception la plus intense... (L’encre de Chine est faite avec de la fumée de bois de pin et du khôl... )

 

La main unit l’encre et l’eau...

 

Le pinceau unit au papier cette union, et dans le vide du papier, il fait se lever des fumées...

 

Regarder une encre, c’est se préparer à son apparition.

 

Se préparer c’est aller vers l’acte originel non vers l’artiste.

 

C’est accompagner l’acte dans l’élan du geste pénétrant l’espace, comme le papier pénétré d’encre garde ce mouvement...C’est la pénétration du nombre vers l’unité... Au commencement est le vide et dans le vide projeté, le bras tend son cou courbé (le dosage est très important dans le geste même.) La nouvelle nature est d’encre au milieu du vide... La simplicité d’abord, la simplicité à la fin, entre les deux le comment, le pourquoi... L’encre est un levain d’espace, une pure présence construisant le vide en soufflant. Terreau d’encre où germe la lumière.”

 

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Sagesse Eternelle de la Chine (Marcel Hertsens) Chemin de Lumière ED centurion   -   extraits

 

 

 

 

...La peinture chinoise manifeste un goût prononcé de l’harmonie, elle vit au diapason de la poésie et de la métaphysique...

 

Saisir, au-delà des apparences, l’harmonie mystérieuse qui unit l’homme à l’univers tout entier...

 

Secret désir de l’âme chinoise de vivre en harmonie avec les hommes et avec la Nature...

 

(L’homme de Chine se tait pour entendre le chant des choses.)

 

 

La Chine a ignoré la logique de la contradiction en raisonnant avec une logique de complémentarité.

 

(Les êtres et les éléments de la Nature étant liés par ces mystérieuses solidarités de l’harmonie.)

 

Il y a une unité de fond qui traverse le multiple du vivant...

 

 

Toute cette philosophie, qui n’a cessé de voir cette unité de fond traversant le multiple des êtres, est dominée par le yin et le yang, ce couple de principes dont l’opposition et l’alternance, l’interdépendance et la mutation, en harmonie avec l’ordre immuable du Tao, expliquent la succession des événements de la Nature et assurent le bonheur et la paix...

 

 

La Chine a chercher à “nouer” à la fois l’immanence et la transcendance et saisit le monde comme un “tout” réunissant les deux moitiés, les deux termes; l’un extérieur, l’autre plus caché, l’un visible, l’autre invisible, comme les deux éléments complémentaires d’un couple.

 

 

Le yang est la force d’élan, le viril, le masculin,”ce qui donne”,

 

le chaud, le rigide, la lumière, le feu, le soleil, ce qui est en expansion, le ciel...

 

Le yin, la force d’accueil, l’eau et la lune, le souple, le froid, l’ombre, la pluie, le Nord, “ce qui reçoit”, le féminin, la docilité, la terre, le matériel, ce qui se rétracte...

 

Confucius et Lao-Tseu au VIè siècle av J.C. posent les structures de la civilisation chinoise dont la source puise plus de 20 siècles avant notre ère.

 

 

La première dynastie chinoise est celle des Chang

 

La troisème naît en 1122 avant J.C et sera “renversée” en 225 av J.C. Ce sera la plus longue et la plus brillante.

 

SI 3 (TROIS) est le chiffre du 1 (UN)  exprimé par un trait plein horizontal (ou un morceau entier de bois d’achillée.)

 

C’est “Le Créatif” Le 2 (DEUX) exprime le multiple.

 

C’est ”Le réceptif”représenté par deux traits horizontaux (Soit le bâton partagé en deux morceaux équitables posés horizontalement et séparés l’un de l’autre par un espace.)

 

 

 

La production et la mutation des êtres exigent la coopération de ces deux forces agissantes en conformité avec le Tao qui préside à leurs naissances et à leurs changements...

 

 

                        Sagesse de la Chine (suite I)

 

 

Le Tao assure l’harmonie et la paix du monde mais, et le fait est capital, yin et yang ne peuvent assurer cette paix qu’en fonction du Tao ou troisième Elément.

 

Il faut Un yin et Un yang pour satisfaire au Tao.

 

 

Le rythme n’est donc plus simplement binaire, il devient ternaire. L’homme à la responsabilité de maintenir yin et yang dans leur équilibre d’alternance et de fréquence et d’assurer ainsi leur parfaite relation au troisième élément le Tao.

 

En d’autres termes, l’homme porte la responsabilité du lien entre le Cosmos et Tao...

 

Soit T’IEN TI JEN : CIEL-TERRE-HOMME...

 

 

Que ce soit l’homme confucéen, enserré dans une éthique rigoureuse allant jusqu’à la complète renonciation ou l’homme taoïste en quête d’union mystique avec l’absolu, “l’homme idéal” ou “homme vrai” (Tchen Jen) a toujours joué, en Chine, le rôle de médiateur entre ciel et terre...

 

Le chinois a toujours été un amant de la vie. Il devait confondre en lui son amour de la Vie et son respect pour elle...

 

 

Le rythme ternaire amena la Chine à poser une autre loi concernant tout aussi bien l’Homme que le Cosmos celle du “Retour” (Fan) ou renouveau permanent dans la puissance rénovatrice du Tao.

 

La vertu suprême de l’homme consiste à se renouveler tous les jours...

 

Au coeur du zénith comme au coeur du nadir s’accomplissent les Grands Echanges comme au coeur du silence de l’homme...

 

 

Yin et yang s’unissent dans un invisible échange.

 

Là ils réalisent le Tao, ils se plongent dans la “non manifestation”.

 

et s’y revivifient mutuellement...

 

L’homme devant faire de même.

 

 

Pour les chinois il n’y a pas deux mondes distincts (Esprit/Matière) mais un seul Tout axé sur deux pôles s’opposant et se complétant verticalement et horizontalement, tous deux pivotant pour ainsi dire autour et par une sorte de “point” hors du temps et de l’espace...

 

(Quand le froid cesse la chaleur vient. Quand le soleil arrive à son point culminant, il décline. Quand la lune devient pleine elle décroît...)

 

 

Pour comprendre la Chine on ne peut séparer Confucius de

 

Lao-Tseu. (Se rappeler qu’il s’agit d’un enseignement oral au départ)

 

1 : Confucius pour ce qui concerne la vie sociale et politique

 

2 : Lao Tseu pour ce qui est de la profondeur de la vie individuelle et intime...

 

Pour Confucius il s’agit d’acquérir la maîtrise de soi (générosité,

 

respect de la personne, d’autrui, amabilité, politesse du coeur...)

 

C’est le “Jen” “Aimer autrui”. Pas de “Jen” (pas d’Homme Vrai ou d’Homme Noble)(Kiun-Tseu)...

 

 

 

 

                        Sagesse de la Chine (Suite II)

 

 

Lao-Tseu ( Le “Vieux Maître”) Lao-Tseu et Tchouan-Tseu sont les deux fondateurs du taoïsme.

 

L’homme doit agir positivement en éloignant de lui tout désir de rivalité ou de violence.

 

Le sage embrase le l’Un (Le Tao).” “Il n’entre en lutte avec personne.” (Tao Tö King)

 

Sous la dynastie Han (206 av J.C. - 220 Après J.C) apparaît le bouddhisme religion étrangère importée de l’Inde et de l’Asie centrale.

 

 

La constatation de l’universalité de la souffrance, l’origine de la souffrance, l’anéantissement de la souffrance et la voie qui mène à la cessation de la souffrance sont les quatre vérités simples du Buddha Gautama (Sermon de Bénarès).

 

 

Le Buddha “le Tâthâgata” c’est (Celui qui a dit oui devant la réalité à laquelle il s’est réveillé.)

 

Il faut se libérer du Mal, de sa présence inéluctable qui résulte de l’impermanence de toute chose.

 

Souffrance aggravée par la croyance au “Samsâra” ( le passage à travers les existences successives déterminée par la loi inexorable du”Karman” qui conditionne la succession des réincarnations plus ou moins heureuses).

 

Il s’agit donc de rompre le lien infernal de la réincarnation pour échapper à la souffrance.

 

 

Le but : la délivrance totale du “Nirvâna” par un sentier ardu qui ne peut être franchi que par une sévère discipline morale impliquant une compassion pour tous les êtres et une pratique de méditation et d’extase.

 

 

Le Nirvâna bouddhiste n’est pas seulement un anéantissement complet du moi mais plutôt un état psychologique de libération qui comporte une expérience ineffable de paix et de béatitude qui transcende la souffrance, le changement, le temps et l’espace...

 

C’est le bouddhisme dit du “Petit véhicule” le Hînayana, qui fut introduit le premier en Chine (c’est la doctrine prêchée par le Buddha lui-même en Inde).

 

 

A partir du 3è siècle apparaît le bouddhisme dit du “Grand Véhicule” le Mahâyâna dont le principe fondamental réside en une bienveillance universelle à l’égard de tout ce qui existe.

 

Amida à pour signification “un illuminé », un “Bodhisattva”, (C’est celui qui refuse d’entrer au Nirvâna pour prêcher le salut aux autres hommes et les guider.)...

 

Kouan Yin c’est la Grande Miséricordieuse, la femme chinoise calme et sereine, salvatrice qui conduit avec Amida les hommes jusqu’à la “Terre des Bienheureux”.

 

 

Le Tch’an (ou Zen au Japon) est très taoïste en son essence.

 

Il est fondé sur la suprématie de l’intuition au regard des connaissances livresques.

 

Il apparaît sous la dynastie T’Ang (637-713) (Concentration de l’esprit pour atteindre l’illumination, devenir l’homme vrai qui noue parfaitement les deux extrêmes de sa condition.

 

(Dans le détachement de tout ce qui pourrait assombrir sa vision.)

 

 

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Li Po  L’Exilé du Ciel  (Traduction du chinois par  Daniel Giraud - Edition le Serpent à Plumes.)   extraits

 

 

 

 

Li Po (Prunier Blanc) 701-758 est un poète chinois buveur et voyageur” qui fit des milliers de kilomètres à pied à travers la Chine du VIIIè siècle...

 

C’est une sorte de poète routard à la Kerouac allant sans but ni raison (L’un des “Six oisifs de la maison de bambous.”) Avec d’autres sages, des ermites, des errants, il boit et visite le monde

 

de la splendeur et du plaisir, de la sagesse et de la philosophie...

 

 

Il rencontre Ma Tsou le célèbre Maître Tch’an (Zen au Japon) qui transmet l’Eveil par coup de pied au derrière.

 

Il étudie le taoïsme (Le Tao ou Dao signifiant la Voie, l’agir sans agir...)

 

Il rencontre aussi Yen Tseu ; le Maître de la falaise de l’Est (Avec lui il apprivoise et parle aux oiseaux) puis Fong Lieou (Affranchi des conventions) le “vagabond d’allure” ainsi que Tou-Fou le poète (712-770) dont il devient l’ami.

 

 

Il pratique l’art des transmutations avec des alchimistes et s’initie au Bouddhisme. Il tombe malade et confie son oeuvre (plus de mille poèmes) a un ami calligraphe.

 

Il se noie dans le “ Long Fleuve” le Yang Tsé Kiang (appelé Fleuve Bleu par les occidentaux) en état d’ébriété et en voulant cueillir la lune dans l’eau...

 

 

 

...Avec trois coupes on comprend le Tao

 

    Avec dix litres on ne fait qu’un avec la nature...”

 

...A la source nous retournerons...”

 

 

 

 

 

Trois chants de mélodie pure et paisible

 

 

 

Les nuages font penser à sa robe, les fleurs à son allure

 

La brise printanière époussette la balustrade, brillant éclat de rosée

 

Si vous ne la voyez pas sur les cimes de K’iun Yu Chan

 

Rencontrez-la vers Yao-T’ai au hasard sous la lune...

 

 

                                                                       Li Po

 

Li Po   poèmes :

 

                                                           (Tseu yeou tseu tsai soit :

 

                                                           Se conformer à soi-même ou

 

                                                           Etre présent à soi-même ou

 

                                                           “Etre en vie spontanément.”)

 

                                                                                                          Pensée chinoise

 

 

 

 

 

Sentiment de rancune :

 

 

 

La belle soulève le rideau de perles

 

s’assoit, cachée, fronçant ses sourcils de papillon

 

Se voit seulement la trace humide des larmes

 

On ne sait pour qui son coeur s’attriste

 

 

 

 

 

Chant de minuit

 

 

 

Dans la région de K’in, une jeune femme, Lo Fou

 

cueille des mûres au bord d’un vert cours d’eau

 

Mains d’un blanc soyeux sur les branches printanières

 

Vêtue de rouge, délicieuse en plein jour

 

Les vers à soie ont faim, votre humble servante espère partir

 

vos cinq chevaux ne se résolvent pas à s’en aller.”

 

 

 

 

 

Dialogue en montagne

 

 

 

On me demande pourquoi j’habite la montagne de jade

 

Je ris alors sans répondre, le coeur naturellement en paix

 

Les fleurs de pêchers* s’éloignent ainsi au fil de l’eau

 

Il est un autre ciel, une autre terre que parmi les gens....

 

 

 

(* référence à un conte où un pêcheur découvre une faille dans une falaise et un pays merveilleux où on connaît vraiment le bonheur. Il repart mais ne retrouvera plus la source à son retour.)

 

 

 

 

 

Li Po (III)  

 

                                  

 

 

 

Descendant le mont Tchong Nan,

 

En visite chez l’ermite Hou Sseu,

 

Passant la nuit à boire de l’alcool

 

 

 

A partir du coucher du soleil, descendant la montagne

 

bleu-vert

 

La lune des monts suit mon retour

 

Me retournant, considérant le chemin d’où l’on vient

 

Tout azuré subtil bleu-vert d’est en ouest

 

Main dans la main, parvenant à une maison de campagne

 

le petit enfant ouvre un portail dans les ronces

 

Des bambous verts s’étendent jusqu’à un sentier retiré

 

De la verte armoise frôle les vêtements du marcheur

 

Parlant avec joie, trouvant une place pour se reposer

 

Bavardant ensemble, s’agitant avec du bon vin

 

Chantant longuement, fredonnant Le Vent dans les Pins

 

Les chants s’achèvent, les étoiles du Fleuve* sont clairsemées

 

Je m’enivre, monsieur, du plaisir du retour

 

Ainsi joyeux, réunis, oublions le Système.

 

                                                                                                                      * La Voie Lactée

 

 

 

Cherchant l’Honorable Maître Yong vivant en Ermite

 

 

 

Multitude d’escarpements bleu-vert frôlant le ciel

 

Flânant au loin sans se souvenir des ans

 

Ecartant les nuages, cherchant la voie d’antan

 

M’appuyant aux arbres, écoutant les sources couler

 

 

 

Douceur des fleurs, buffles noirs allongés

 

Hauteur des pins, grues blanches dormant

 

La conversation apporte des couleurs crépusculaires

 

sur le fleuve

 

Tout seul, redescendant dans le froid et la brume

 

 

 

Li Po  (IV)

 

 

 

Buvant seul sous la lune

 

 

 

Au milieu des fleurs, un pichet de vin

 

Buvant seul sans l’aide d’amis

 

Levant ma coupe, invitant la lune brillante

 

Mon ombre fait face et nous sommes trois

 

La lune, finalement, ne sait pas boire

 

L’ombre suit en vain mon corps

 

Compagnes d’un instant la lune soutient l’ombre

 

S’amuser un moment, profitant du printemps

 

Je chante, la lune erre çà et là

 

Je danse, l’ombre s’élève au chant final

 

Un moment dégrisé, ensemble nous nous réjouissons

 

Après l’ivresse chacun se quitte et se disperse

 

Unis perpétuellement, faisant route sans amour

 

Convenons ensemble d’une retrouvaille, lointaine

 

                                                                                                              Voie Lactée

 



 


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L’Amour magique         Serge Hutin        Albin Michel éditeur           Extraits

 

 

 

(Révélation sur le Tantrisme)                        

 

(La quête de l’Eternel Féminin de Goethe)

 

 

 

Tantrisme : Tantra (en Sanskrit) à pour signification « trame » ou encore « le livre » le « système »…  Tantra : Sens « d’extension » - Immense famille des « Voies de l’Energie ». Art d’illumination pour l’orientation du dynamisme vital envisagé sous toutes ses formes jusqu’aux plus subtiles… (Patrick Lebail – la Découverte Intérieure)

 

 

 

Le Tantra , c’est la voie magique apte à guider l’homme dans le labyrinthe d énergies qui régissent aussi bien le corps que l’organisme humain…

 

 

 

Tantrisme : un ensemble de pratiques secrètes formant un système de haute magie dont l’ambition finale est de permettre à ses adeptes de dépasser la trame même des apparences ; autrement dit, de parvenir à passer à travers les mailles du filet de l’illusion (Mâyâ en Sanskrit)…

 

 

 

L’acte sexuel est appelé le Maithuna (rituel d’union magique et sacré.)…

 

 

 

Réussir à réunir en nous-mêmes les deux forces ( polarités) contraires, la dualité qui nous compose…

 

(Opérer alors la grande « Réintégration magique »)…

 

La recherche d’un retour à l’unité se retrouve toujours au cœur de l’alchimie et du Tantrisme… Il s’agit donc de remonter de la dualité vers l’unité…

 

 

 

Quelle est pour cela la force puissante à mettre en jeu ?

 

C’est l’énergie sexuelle mais « refluer » en sens inverse afin d’éveiller successivement les centres subtiles de l’être humain… Et ce à partir de la « base », là où se tient le « Feu-Serpent » appelé l’éveil et la montée de la « Koundalini »…

 

Soit l’Eveil des 7 Chakras (cercles en sanskrit)…

 

(Dans les formes hindoues et bouddhistes du Tantrisme la Kundalini est la Grande Force de Vie…

 

 

 

C’est un feu qui vivifie, engendre et développe la vie…

 

Il peut détruire aussi mais sa destruction prélude à la possibilité cosmique des renaissances.)…

 

(La Kundalini gît, inemployée et assoupie, à la base de la colonne vertébrale en attendant que soit réveiller « la puissance du Serpent ».)…

 

(C’est la montée brusque ou lente de quelque chose de brûlant le long de la grande dorsale…)

 

(Des pouvoirs magiques particuliers se trouvent alors suscités au fur et à mesure de cet éveil des cercles successifs ; des pouvoirs de plus en plus puissants…)

 

 

 

Il s’agit de dépasser les limites de la « sexualité animale »…

 

(Parvenir à l’orgasme sans que la semence ne soit émise est le sommet de la magie sexuelle…)

 

( La sexualité devenant un rituel illuminateur et thaumaturgique.)…

 

 

Le but de l’acte sexuel (tremplin magique) dépasse la recherche de l’intense jouissance sexuelle.

 

Il ne s’agit plus de s’abandonner dans la « petite mort » mais bien de se réveiller avec une lucidité accrue derrière le « rideau du sensible».

 

Lors, le couple aux deux consciences conjointes, a la vision commune de « l’arc-en-ciel » en opérant son « voyage vertical »….

 

 

 

Qu’est ce que la béatitude suprême ? Il s’agit en développant l’énergie dont la sexualité courante n’est que le support, de parvenir à une maîtrise de toutes les forces, de toutes les énergies, qui se manifestent dans la Nature.  (La Shakti pour les Hindous)…

 

(C’est l’heureuse combinaison des forces et énergies de la Nature)…

 

 

 

La recherche véritable d’une profonde, intense et « très haute » complémentarité amoureuse…

 

(Le moyen privilégié d’entrer en contact avec des réalités « autres »… C’est un instrument « d’illumination »…)

 

L’union tantrique reproduit, analogiquement, les « noces divines » de la conjonction des deux polarités…

 

 

La conjonction du Dieu et de la Déesse s’opère dans l’apothéose de l’union par le regard alors échangé produisant la béatitude suprême (la Mahâsukha)…

 

Chacun plonge dans le regard de l’autre en formant un seul océan…

 

 

 

Alors apparaît la vision colossale et enveloppante de la Grande Déesse…

 

Aux Indes, l’Energie divine est représentée comme l’Epouse du Dieu. Si c’est Vishnou sa « Shakti » sera Shrî (la Prospérité).

 

Si c’est Shiva (le Bienfaisant), ce qui est le plus souvent le cas dans le tantrisme hindou, sa Déesse sera Devî…

 

 

 

Vouloir « démystifier » l’amour de l’homme et de la femme revient à tenter de le vider de toute sa fascination…

 

 

 

Quoi de plus beau, de plus normal, qu’une communion totale de deux êtres parvenus à l’union, à la compréhension absolument parfaite sur tous les plans…

 

(Etre tout inondé d’une force nouvelle, de joie irradiante, d’une énergie qui dynamise au lieu d’épuiser…)

 

 

Il s’agit de prendre joie sans nul remords en ses étreintes car il est tout naturel de se trouver heureux ensemble charnellement…

 

Dans l’extase érotique, il n’y a pas de limite tranchée entre ce qui est purement physique et psychique…

 

Il s’agit ici de réaliser la « fusion de deux natures »…

 

Et ce, dans une résonance poétique intense…

 

Le vrai tantrisme, c’est la joie à deux…

 

Vivre « l’instant dans l’intensité et la densité »…

 

 

 

Par cette « voie » l’acte sexuel peut devenir un acte cosmique et divin…

 

Le corps humain lui-même serait, pour parler alchimiquement, le creuset où doit s’opérer la grande mutation. Il reproduit en petit la structure hiérarchisée du cosmos.

 

(Le cosmique n’est pas ici un lieu mais un état.)…

 

Il s’agit d’opérer  la « reconstitution magique intégrale de l’androgynat céleste »…

 

 

 

Le Tantrisme apparaîtrait comme une voie qui accélère, multiplie tous nos rythmes de vie…

 

Il permet à la conscience ordinairement limitée d’accéder à des niveaux de réalité, d’existence, de sensibilité, de manifestation qu’elle ne pensait nullement pouvoir atteindre…

 

(C’est en cela et par cela se mouvoir dans le rêve et voyager dans toutes les dimensions.)…

 

 

C’est donc se libérer des limites qui enclosent la condition humaine…

 

(C’est répondre à la question : Comment l’initié peut-il s’échapper du labyrinthe des apparences sensibles ?)…

 

(Quel est le véritable « existant » ? L’homme apparent ou l’homme réel ?…)

 

 

 

Le Tantrisme ne confère-t-il pas le moyen d’accéder ( par sa voie dite de « gauche ») à la connaissance par le moyen de l’amour ?…

 

Il s’agit de franchir à deux la « trame » même des apparences sensibles pour aborder ce que l’on appelle « l’Autre rive »…

 

 

C’est ce que l’on appelle le « grand voyage libérateur ».

 

Atteindre cette Autre rive ; celle où l’apparence et la contradiction cesseraient d’être perçus comme incompatibles. « Monter au ciel sans passer par la mort », c’est la grande ascension pour atteindre le sommet de la Montagne…

 

 

 

Le tantrisme s’appuie sur une ascèse spéciale ; la totale maîtrise de l’énergie sexuelle…

 

Il peut être considéré comme une forme très particulière de yoga…

 

 

 

On pourrait valablement définir le tantrisme comme une ascèse magique visant à vaincre la mort…

 

 

 

La voie tantrique est active, éminemment pratique et non spéculative…

 

Voie opérative donc mais aussi rituélique qui affirme l’indissoluble complémentarité au sein de l’océan de l’union

 

C’est une voie qui allie l’alchimie à la magie…

 

Pour rappel l’alchimie est une science secrète traditionnelle (constituant aussi un art pratique) de la régénération totale de l’homme, spirituellement et matériellement…

 

C’est une connaissance transcendante…

 

Le but ici : réveiller la « Belle endormie », la Belle au bois dormant…

 

 

 

C’est le mariage, l’union des deux principes : le souffre (masculin), le mercure (féminin) dans la cornue ou le creuset pour donner naissance au sel en des noces alchimiques…

 

C’est porter la matière métallique à son état parfait, irradiant et réintégré…

 

S’unir à sa propre complémentarité psychique, spirituelle, tel est le but des noces alchimiques…

 

 

 

L’imagination est la grande magicienne en cette affaire.

 

C’est dans un entraînement spécial de l’imagination qu’il faudrait sans doute voir le cœur même de l’ésotérisme tantrique et alchimique.

 

Cette imagination dépasse de beaucoup le domaine sexuel et c’est bien la grande magicienne par excellence…

 

La magie épurée serait donc la psychologie de nos énergies et facultés encore inconnues…

 

 

 

Par le couple ainsi formé et étreint ce sont des dieux qui s’étreignent en l’infinitisation de deux consciences accouplées en une formidable conjonction d’énergies…

 

Les « passions » vaincues, l’identité de jouissance qui survient est appelée Samarasa…

 

Transfiguration, Epuration, Sublimation résultent de l’embrasement du feu sexuel au sein du cercle ardent…

 

 

 

Toute l’ascèse tantrique est là : allumer le « Feu-Serpent », et se trouver régénérer par son énergie et ce au sein de l’union de deux êtres prédestinés…

 

 

 

L’Energie féminine s’identifie au « Dieu » dans la béatitude…

 

 

 

Une telle « opération » implique la mutuelle reconnaissance de deux partenaires prédestinés…

 

Chacun établit en lui-même le contact avec les deux extrêmes et met en rapports immédiats le plus profond et le plus élevé de sa nature…

 

 

 

Le Tantrisme est une voie magique d’intériorisation, d’involution, de retrait de toutes les fonctions humaines, mentales et psychophysiologique, essentielles…

 

Il repose sur le ritualisme sacré de la « transgression » ceci afin d’aborder et d’animer la grande Libération…

 

(Dans la tradition hindoue, c’est la violation consciente, maîtrisée, nécessaire,de cinq interdits « religieux » : le vin, la viande, le poisson, les gestes érotiques et l’union sexuelle)…

 

 

 

Le but final à atteindre sur ce « sentier magique », c’est la Paix profonde ( le seul état vraiment libérateur) (l’acte étant finalement vécu comme joie et plénitude)…

 

 

 

L’union se réalise au sein d’un cercle sacré apparenté à un « mandala »… (Cercle mystique)...

 

(En ce Cercle, il s’agit de passer de la circonférence au centre…)

 

 

 

Le sexe employé de façon appropriée et d’une certaine manière dans l’acte d’amour peut augmenter les vibrations d’un individu.

 

Il peut faire s’ouvrir ce que les orientaux appellent « la Fleur de lotus ».

 

Il peut permettre d’embrasser le monde de l’esprit…

 

La véritable extase de l’étreinte ouvre la capacité de voyager jusqu’aux étoiles…

 

Une force « qui fait mouvoir le ciel et les autres étoiles connues » disait Dante…

 

 

Le Sahasrâra est situé dans la partie supérieure du cerveau, c’est le «Lotus aux milles pétales »

 

Lorsque le tantrika (adepte du tantrisme) éveille cette partie supérieure s’opèrent en lui les « noces divines », spirituelles, intérieures, du Dieu et de la Déesse, des composantes masculines et féminines – respectivement – de l’âme humaine.)…

 

 

Nul homme, aussi viril qu’il soit, n’est intégralement masculin.

 

Il en est de même, inversement, complémentairement, pour la femme. Tout spécialement, l’âme possède, nous dit l’enseignement ésotérique traditionnel,  une partie masculine et une partie féminine.

 

Tel serait la reconstitution intérieure de l’androgynat spirituel, le « double parfait », l’accomplissement intense des noces chimiques et divines intérieures…

 

 

Cette relation-union en toute « cosmunion », essentielle, fondamentale, participe des interactions complémentaires des principes actifs et passifs de l’univers…

 

Rassembler tout ce qui est épars… Passer de la durée à l’éternité…

 

Le « Dieu » est uni à sa parèdre, sa Shakti, (Energie),  qui incarne son dynamisme créateur…

 

 

 

Franchir les Ténèbres pour aboutir à la Lumière grâce à l’Eternel Féminin…

 

 

 

Une telle « opération, magique, alchimique, spirituelle et transcendée » implique des « outils » d’accompagnement…

 

 

Et des « préliminaires » :

 

Un jeune préalable est recommandé (total ou partiel)…

 

En amont à l’acte : Se laver, se purifier, se parer, se parfumer…

 

Méditer : (Les yantras sont des schémas de méditation sur les forces, sur les archétypes du monde surnaturel accessible par la voie de l’Eveil » du « Feu-Serpent »…)

 

Un travail est réalisé sur la respiration…

 

L’interruption de la « semence », du flux des idées et du rythme respiratoire vont de pair…

 

Des gestes spéciaux sont pratiqués ; les Moudras ( avec les bras, les mains et les doigts)…

 

Il y a des « formules chantées » pour ce mariage de la lune et du soleil…

 

L’étreinte « réservée » sans éjaculation permet d’atteindre, en couple unifié, le « corps de foudre » ou « corps de diamant »…

 

(Vraja en Sanscrit signifie à la fois foudre et phallus.)…

 

 

 

L’amante est considérée comme une « courtisane sacrée »…

 

Elle est à l’image de la Féminité divine, de la Sophia, de la « Dame élue », de la Reine du Pays d’au-delà les mers, de la Mère divine…

 

Des positions préconisées : la femme assise sur les genoux de l’homme…

 

L’immobilité de l’homme et l’activité de la femme (et inversement)…

 

 

 

Il s’agit bien d’une entraide « fervente », « mutuelle » et « ardente » afin de procéder au « lent, immense et raisonné dérèglement de tous les sens » comme le préconisait Rimbaud…

 

L’étreinte « réservée » permet d’inscrire l’acte dans la durée…

 



 

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« Sagesse et spiritualité orientale »

 

 

 

 

L’objectif principal de la Bagavad Gità est la libération spirituelle caractérisée par l’arrêt total de la transmigration et de sa cause qu’est l’ignorance…

 

Cela vient de la connaissance du Soi impliquant une absence totale d’identification aux actes et à leurs effets…

 

 

Selon le commentateur l’Acharia Shankara c’est l’abandon de la fausse notion d’être l’agent et le patient….

Ce n’est plus être limité à agir et subir. C’est donc ne plus faire quoi que ce soit dans l’attente d’un résultat… (Mais cette pensée même implique un but, une mise en œuvre et se place ainsi en contradiction avec l’énoncé N D R)…

 

Purifier le mental de tout désir et de tout attachement futile, offrir ses action d’abord au divin et ce, avec dévotion…

 

 

Le seul moyen de mettre fin à la souffrance et à l’illusion est la connaissance du Soi précédé du détachement…

 

« Les sages ne se lamentent ni pour les morts ni pour les vivants…» Gità II

 

Pourquoi ne pas se lamenter ? Parce que les êtres sont éternels… »

 

 



03/11/2015
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