Les dits du corbeau noir

DOSSIER "NATURE" Bran du

liste des articles :

 

La Dame Blanche (Fontainebleau au temps d'Imbolc)  Bran du

 

Pourquoi est-il salutaire pour l'homme de retourner en forêt ?  Bran du Réflexion

 

Deux portraits d'écologistes : Yann Artus Bertrand / Nicolas Hulot... (In Télérama)

 

Une démarche élémentaire... La prime Essence... Bran du

 

Inventaire Géo-poétique en baie de St Brieuc...    Bran du

 

Du lien instauré ou restauré avec la nature...   Bran du

 

Une écologie de l'Esprit ?  Bran du

 

Extraits de lecture : Jean Marie Pelt   "Nature et Spiritualité"

 

(Une écologie spiritualiste / Une méta écologie...)

 

Les îles et tout ce qui nous sépare d'elles...   Bran du

 

Pays Celtes : Hauts lieux et chemins secrets... Claudine GLot   Extraits de lecture

 

Du Sentiment de naturalité...   En compagnie de Bernard Boisson

 

Du lieu et de la formule...  Bran du Réflexion

 

Etre "naturellement"...  Réflexion Bran du

 

Mutations !     Réflexion Bran du

 

De la nature : Citations et lectures

 

Ecologie et visions d'avenir...  Chris Turner  lecture

 

Michel Onfray : le recours aux forêts (extraits)

 

Citations extraites de l'ouvrage de K White "D'affinités extrêmes"...

 

Manifeste pour la Terre  Pierre Rabhi (Extraits)

 

Extraits de la conférence de P Rabhi à Ploermel      Bran du

 

La Part du Colibri Pierre Rhabi (Extraits)

 

Al Pages  Bran du

 

Puisse le silence apposer son sceau...  Géopoésie  Bran du

 

Les Arpenteurs des grèves   Géopoésie  Bran du....

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La «Dame Blanche» 05/06 Janvier 2009 Bléau - Secteur de Belle Croix

et Réserve Biologique -



Entrer en «décantation»…

Laisser reposer…

Ecrémer légèrement…

Puis, ouvrir sa porte à cet «étranger» qui cohabite en nous !..



On ne revient pas du «Pays Blanc» sans que celui-ci ne cesse d’habiter les sous-bois de notre être, sans que cette immersion dans la beauté et le silence ne cesse de poursuivre son œuvre au sein de notre habitat de chair et de sang, encore frémissant et reconnaissant pour tout ce qui a été, si généreusement, si gratuitement, si abondamment, «offert»…

Comment revenir de «là-bas», de cette plaine virginale, de ce continent perdu et retrouvé, de ce chaos des «commencements», sans être contaminé durablement par des «sentiments premiers» resurgis de leur enfouissement le plus profond ?…



Comment accepter de rejoindre un monde de fureur et de laideur, d’acier et de verre, d’indifférence et d’exclusion ; un monde qui demeure, qu’on le veuille ou non, notre humaine communauté d’appartenance…



Avec plus d’acuité, plus d’ébranlement encore, dans un renforcement o combien accru, nous voici conduits à éveiller ou à réveiller notre conscience, en constatant, une fois de plus, une fois de trop, que nous acceptons, malgré Cela, de vivre, de survivre plus exactement, dans un éloignement (qui tient lieu de gouffre) entre ce à quoi nous aspirons le plus au monde et ces concessions faites aux artifices existentiels que surdéveloppent notre société «moderne»…



Que faire, en cet éternel retour vers la matérialité outrancière et avilissante qui ne cesse d’élargir son royaume et ses conquêtes, de ce dépôt «d’âmes» pures et rayonnantes ?…



Il me suffit de fermer les yeux et tout s’ouvre à nouveau comme une aube, comme une aurore

baignant mon corps de lumière et de blancheur…





Rien que d’y songer, j’ai flux vital sous ma peau, j’ai sève d’élévation, j’ai sève de profondeur…



J’ai haute sympathie pour l’arbre que je suis…

J’ai branches de paix et de silence…

J’ai le cœur d’un rouge-gorge qui n’a pas peur de ma présence d’homme !…

J’ai les bras entrelacés comme des herbes folles… Je brasse et j’embrasse l’invisible mouvement d’où naîtront, un beau jour, des chants et des danses…



La nuit, le temps, le vent, les pluies, effaceront mes traces et mes empreintes, mais, je serais encore dans ce terreau, dans cet humus, dans ces bruyères, parmi les molinies et les sapinières, bienheureusement dilué en l’indicible d’un lieu où se régénère le souffle de l’Esprit…



Sensation toujours étrange de revenir de loin en n’ayant jamais été si proche !…



J’ai été de ces glaces supendues à la roche, un instant, un instant seulement, mais un instant «d’éternité». Oui, j’ai été ces glaçons évasés, épointés, jusqu’à disparaître dans la percée de l’espace et du temps…



Ici, j’ai su, j’ai souhaité, ne plus avoir de nom mais être en tout cela, totalement, identifié…



Mes frères et sœurs des peuples amérindiens appartiennent à la rouge terre où ils sont nés, laquelle sera, pour leur corps, leur ultime demeure…

En ces lieux d’offrande et d’accueil, je me sens en étroite, en vibrante, correspondance, avec eux…

Je conçois, j’accepte, je veux être de ces heureuses conjonctions, de ces aimantes conjugaisons, entre «Esprit et Matière», car j’en sais les enfantements, je sais ce qu’ils mettent au monde de véritablement vivant…

Je sais que mémoire et devenir se fécondent «ici et maintenant» !…



La «Mère-Forêt», en ce jour d’un ciel tout en nuance, est comme un immense miroir où rien de ce que je parais ne se reflète, où tout s’efface des traits qui ne sont pas les miens…

Mon chemin est de traverse qui pénètre ce miroir !…



Chaque pas que je fais dans le méandre des branches et des roches me rapproche un peu plus des braises ravivées au foyer de mon cœur…



Ici, il n’est point d’interrogation ; les quelques questions qui s’entêtent à perdurer, le redoux les fera fondre !…



Il sera toujours tant de ressortir le cerveau du sac à dos !…



Comment ne pas réaliser, dans l’allégement d’un temps qui ne compte plus ses heures, combien pèsent, en chaque avancée, nos «encombrements» de toutes sortes ?…



On ne pénètre (tout comme on est pénétré) que dans un état de «nudité» propice à tous les recouvrements !…



Pourquoi chercher encore des complications, des complexités, quand il suffit de «pervibrer» à l’unisson de ce qui est, fût et sera ?…

Plus que comprendre les lois d’évolution (les lois que nos anciens qualifiaient de «nature») ne faudrait-il pas les vivre en les prenant, tout simplement, avec soi, en soi, dans un même entendement, dans une identique compréhension ?…



«Si la pensée accroche, l’esprit décroche !»…

En arpentant la sente forestière, Bernard et moi, nous avons fait, en même temps et conjointement, cet évident constat…



L’être que nous sommes se laisse voluptueusement glissé dans cette enveloppe appelée sous-bois !…



Nous nous sommes efforcés de laisser «la page blanche»…

Nous savons des virginités que nous ne saurions déflorer…

Il ne nous appartient pas de faire tomber à nos pieds la robe de la mariée !… Nous savons des fiançailles et des noces que nos cœurs ont parrainées…



A chacun, en chacune, sa Dame Blanche!…

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La neige nous enveloppe dans une mort la plus douce qui soit…



Nos pensées sont des grues qui ne peuvent se poser que dans des lieux d’élection…

Comme toutes bêtes dites sauvages, elles sont besoin d’espace, de champs de vision les plus larges possible, de «configurations» qui leur permettent des «lignes de fuite», des «échappées», face aux prédateurs de toutes sortes…



L’obstination fragile de ces jeunes pins accrochant leur vie à une micro faille de la roche m’interpelle en profondeur…

Combien serions-nous à engager, dans de telles conditions, un tel pari sur notre devenir ?…



Nous savons, fort pertinemment, que nous marchons dans un chaos semblable à un commencement du monde et que, ce faisant, nous retournons au primordial, aux origines, à la genèse du vivant…

Ce «voyage à rebours» est une chance inouïe qui nous est donnée

de «renaître en nous-mêmes, à nous-mêmes»…

Nous sommes l’Initiation, nous en sommes les initiés!…



Tout ce qui porte ciel porte neige avec la même légèreté…



Nous avons pour nous accompagner, le son feutré, ouaté, de nos pas et de nos enjambées…



Ici, sur le tronc qui barre le sentier, un «garenne» est passé laissant lire dans la neige effleurée, l’empreinte du doux pelage de son ventre…



Dans l’antichambre de la mort hivernale, l’ombre s’est comme détachée de la lumière, les «gris» se sont faits passeurs…



Un très vieux châtaignier, la gueule béante, crache un silence venu du plus profond que ses racines…



Tout, absolument tout, entre la terre et le ciel, le ciel et la terre, est «écriture» et «langage» mais ceux-ci échappent à nos formations et à notre éducation…

En ce début d’année, la neige insiste cependant et surligne le «caractère» de chaque lieu…



Il m’est, un instant, venu à l’idée qu’il fallait que je donne à toute cette étendue de blancheur une goutte de mon sang !…



Dans ce cimetière des éléphants, ce ne sont que carcasses, que vertèbres ou bassins rongés jusqu’au vide…

La neige s’y dépose en «vraie soyeuse»!…



Les polypores au balcon se font des cheveux blancs !…



La certitude en ce revêtement que rien de ce qui revêt ne ment !…



Et toujours un corbeau pour engueuler son monde !…



Nous sommes des trappeurs piégés par nos propres sens !…



De temps à autre, des merles apeurées font une trouée sonore…



Battre, en cet instant, du même cœur que celui de l’hermine…

La plénitude : c’est, de toute évidence, être évidé !…



Pour celui ou celle qui savent voir "au-delà" et «par-delà», la neige découvre plus qu’elle ne recouvre!…



Tout ce qui meurt est une dernière offrande faite à la vie…



Ici, en cet instant, il nous est donné de voir combien nous sommes aveugles !…



Est-ce parce que nous sommes si mal éduqué que la nature ne cesse de nous enseigner ?…



L’Esprit à son repaire là où nous sommes sans repères !…



Qui, sinon la neige, nous aurait dit que ces jeunes lianes sont des chapelets égrainés par le temps ?…



Etre dans le blanc jusqu’aux yeux ce n’est pas avoir du blanc jusqu’aux yeux !…



Ce blanc, tout ce blanc, pour dire nos obscurités…



Tant de courroies de transmissions me laissent supposer une «dynamique», un «entraînement», un «moteur» !…



Aller par la «grâce des neiges» et revenir «en l’état» !…



C’est au sein de ce fracas de roches, dans les éboulis du temps, que le blanc trace ses sentes pour nous mener à nous-mêmes, puis à lui-même… Je sais, depuis longtemps, qu’existe un «Monde blanc», celui que les anciens Celtes appelaient «Gwenved»……

C’est avec la même reconnaissance qu’exprima l’ami Kenneth * que je foule ce «senchu», ce vieux sentier des Anciens, sachant que là est mon éternel chemin de paix et de lumière…



Les fragons, les houx et les lierres sont autant de corbeilles d’argent… Le soleil y dépose sa pièce d’or !…



La neige, aux feuilles, fait un linceul, sous les rayons, étincelant…



En cette marée du ciel ; c’est nous qui nous retirons dans le baissant du jour…

Le «torii»* est fait de chênes vivants par où passe l’Esprit du lieu…



La forêt «fragmentée» retrouve une unité, cet espace où, désespérée, déambule la mort !…

Nous ne sommes même pas étonné que notre mariée ait si longue traîne !



* Kenneth White * Portique sacré édifié au Japon à l’entrée des temples shintoïstes

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Réflexions «Aller en Forêt…» 09 01 2009 Bran du



Les textes les plus anciens et les plus sacrés de l’Inde enjoignent, à l’homme arrivé aux derniers temps de sa vie familiale et sociale de retourner à la «Forêt»…



Cette «cinquième étape» de l’âge d’homme correspond au temps accordé à sa réalisation à son accomplissement en vue du «Grand Voyage».

C’est le temps de la «quintessence», le temps de l’ouverture de la spirale infinie, le temps des conjonctions et conjugaisons ultimes, profondes et intimes, le temps du passage et de la traversée vers «L’ILE DE LUMIÈRE»…



Cette invitation pluri-millénaire demeure d’une criante actualité…



(Il n’est pas nécessaire pour autant d’attendre les derniers instants ou décennies de sa vie pour

répondre joyeusement à cette invitation.)…



Que peut-on attendre ou espérer du «collectif» en ce temps d’hyper matérialisation et d’hyper exploitation de l’homme par son semblable ? Rien ! Nada!…



C’est de l’individuel qu’il nous faut repartir et ce, en une lente mais lucide et déterminée volonté de «ré-évolution» interne, seule amorce de réponses face aux sociétés «suicidaires» de notre temps…

Voulons-nous ou non continuer à valider et à cautionner ce qui participe de notre propre destruction, ce qui ampute notre planète de son devenir ?…



De tout temps, seule une poignée d’individus, seul un individu isolé le plus souvent, ont généré et impulsé des «avancées» suivies par les «masses laborieuses et méritantes» et ce pour le pire ou pour le meilleur d’une humanité sans cesse à rebâtir, à repenser, à restaurer…



La seule et véritable démocratie implique que chacun et chacune assurent et assume sa fonction de régulateur et de médiateur dans le champ immense de nos contradictions et de nos paradoxes humains, que le «soi» cesse de s’effacer devant le despotisme du «moi», que l’avoir ne cesse d’asservir et de desservir l’être…



L’extrême lucidité d’un regard véritablement porté sur le monde nous menace d’impuissance et d’inhibition si nous l’analysons dans ses terribles profondeurs…

Ce n’est pas cela qui nous donnera alors les forces pour résister, lutter et agir contre nos«empaillements» socio-éducatifs et consuméristes…



Redevenons «maîtres» de notre propre gouvernail existentiel et assurons notre propre navigation, d’île en île, d’îlots humains en îlots humains, jusqu’à trouver l’insularité de notre «Eternelle jeunesse» et, avec elle, celle de l’humanité tout entière !…



(Les Celtes anciens et leurs sages appelaient aussi cette île «La Plaine des Vivants» !)



Si les Védas en leur sagesse conclusive proposaient à l’homme ayant réalisé au mieux les premières étapes de sa vie, de se retirer au sein de la nature et de ses «forêts», c’est, d’une part, qu’ils considéraient que l’homme des origines avait, pour berceau natif, pour provenance, l’univers forestier (lieu où l’arbre humain avait souche et racines) et, d’autre part,

que la «boucle ne saurait être bouclée» sans ce retour au point d’origine…



(Mais que restera-t-il bientôt à l’homme, de forêts dignes de ce nom, aptes à ce «recyclage» dans le primordial et l’essentiel ?)…

J’ai déjà insisté sur le fait qu’en dans son étymologie, le mot «homme» à pour signification «humus»… Cela est déjà bien «signifiant» n’est-il pas ?…



Pourquoi serait-il «salutaire» à l’homme de retourner en forêt?…



Si je serais heureux de connaître vos réponses personnelles, je m’autorise ici à vous proposer l’exploration de quelques "pistes" de mon cru…



Pour toutes les raisons qui découlent d’une sage folie !…

Pour toutes les évidences qui, comme telles, passent inaperçues !…

Parce que la forêt apporte des réponses pertinentes qui font remonter à des questions que l’homme ne se poserait pas sans un contact «épidermique et sensoriel» avec elle !…



Le végétal a précédé l’homme et a «autorisé» sa venue au monde…

Sans lui, l’homme ne serait pas. C’est aussi simple et évident que cela !…



Cela induit qu’une véritable et authentique volonté humaine de «renaissance» ne saurait faire l’économie préalable d’un sentiment de «reconnaissance» envers le monde végétal puis le règne animal qui a suivi ; sentiment qui devrait être à la source de toute résonance écologique…



Jamais, l’homme n’a autant scié, les branches sur lesquelles, l’évolution avait fondé ses assises !…



J’ai, à plusieurs reprises, insisté sur le concept qui suppose qu’un rapport sain avec la mort entraîne de même une relation harmonieuse avec la vie et donc sa préservation dans tous les domaines… Le respect du «vivant» résulte d’une authentique et aimante considération de la «mort»…



La forêt, par ses cycles mêmes, nous enseigne un autre regard sur la mort et donc sur la vie que celui véhiculé par des institutions humaines plus préoccupées d’orgueil, de temporalité et de matérialité, de puissance et de pouvoir, de domination et d’appropriation…



Cet enseignement, (cette «initiation naturelle»), ne repose pas sur des peurs, des craintes ou des angoisses, elle ne « culpabilise, ni ne terrorise», elle ouvre, libère, élargit le champ de la conscience et de l’entendement… Elle donne à lire un ouvrage, une « Oeuvre » dont la reliure n’est faite que de saisons circulaires et dont les feuilles s’envolent dans le tourbillon des rêves et des songes…



C’est de paix, de simple joie et de sérénité qu’il s’agit !…



Comment naître, renaître, redevenir «acteur», créateur, agent fécondant de la vie, vecteur d’équilibre et d’harmonie au service du «vivant», sans que ce fondement ne repose sur ce triptyque de sagesse, sur cette triade universelle qui se veut aimer, con/naître et co-participer des «mises ou remises» au monde ?…



Aller dans la forêt n’a de sens que si nous en revenons en tant «qu’homme véritable» fort des discernements et des valeurs précitées…



La nudité et le silence, le sentiment de pénétrer et d’être pénétré par un «esprit du lieu», par des «ambiances» favorisant l’éveil, la perception, la méditation, la macération et la compréhension, sont des agents qui nous conduisent (dans notre abandon, dans notre volontaire et heureuse acceptation) vers des «points lumineux» propices à nous éclairer

dans les profondeurs, plus ou moins sondables, où nous sommes entraînés…



Nous pouvons comprendre que certains «poètes» et/ou «philosophes», et non des moindres, revenus de ces contrées insoupçonnées, forts de leur «expérience», aient pu alors nous entretenir, nous faire confidence, d’une «révélation» !…



Cette «révélation» pourrait simplement relater ou suggérer le surgissement d’une forme de Lumière au sein de la Ténèbres humaine…

L’existence, au plus profond de tout individu d’une sorte de «phare» ou d’étoile, pouvant le conduire au seuil d’un homme enfin «révélé» à lui-même !…



Le «non-retour» à la forêt aurait pour redoutable conséquence le fait de priver l’homme de cette «révélation» et de le laisser errer perpétuellement dans les sombres ruines de ses artifices et de ses illusions…



Si nous acceptons une lecture analogique de cette «entrée» et de ce «retour» dans les sous-bois de l’être nous pouvons comprendre les symboliques qui s’offrent à nos perceptions et entendements…

Le recours à une lecture, à un regard, à une vision, à un décryptage, à un langage «autre» que ceux qui résultent des formatages de tout ordre, sont autant de «déconditionnements» indispensables à nos «recouvrements» essentiels…



Si par forêt nous pouvons entendre «creuset alchimique» «chaudron et matrice» nous pouvons dès lors transposer nos modes d’appréhension et déboucher vers une clarté novatrice nous redonnant une fraîche et savoureuse lecture du monde et des mondes, de nous-mêmes et des autres, des liens et relations, des lois, des cycles, des rythmes, qui régissent l’univers…



Du taillis touffu et embroussaillé, que constitue notre quotidienneté, nous surgissons de plein cœur dans le mitan de la clairière afin de nous conjoindre au Cercle et au Point, puis, éveillés, enseignés, instruits, initiés, au Chant de la Spirale infinie !…



Parce que ce qui nous est ainsi offert repose sur la générosité et la gratuité «absolues»,

nous pouvons renouer avec toutes les dimensions du «don» et réinjecter celles-ci dans nos rapports tant profanes que sacrés…



Dépouillés du «superflu» de l’ego, nous renouons avec les flux les plus «supers», les plus enchanteurs, les plus porteurs de dynamiques nouvelles et d’engendrements à venir…



Se retirer dans la forêt ce n’est pas se couper du monde, ni entrer égoïstement dans l’ermitage de la solitude, c’est retrouver cette respiration qui redonne souffle à notre vie, qui insuffle la vie là où le souffle se fait rare… Ce que la forêt «inspire» nous le «respirons» avant de devoir «expirer» au terme qui nous sera fixé…

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RELATION A LA NATURE en compagnie de Bernard BOISSON

 

(Extrais de lectures et commentaires Bran du)

 



 

Bernard expose deux positions de «relation» avec la nature :

 



 

Celle de Denecourt avec la forêt de Fontainebleau et l’ouverture de «sentiers aménagés» pour la découverte et celle de Théodore Rousseau peintre en cette forêt.

 

Bernard met en exergue deux démarches opposées de retour à la nature :

 

L’une où la nature est mise à la portée de l’homme, l’autre où l’homme se met à la portée de la nature…

 

La première induit à la consommation de lieux. La seconde induit à la contemplation des lieux…

 

Pour Denecourt, la nature est un espace de divertissement et de compensation…

 

(Ce qui entraîne une certaine «urbanisation» de la nature.)

 

Pour Rousseau, la nature est un lieu de ressourcement, de méditation et de maturation…

 

(Ce qui conduit à avoir le souci de garder la nature intacte.)

 

L’effet de vague conduisant à fréquenter les espaces naturels, effet appuyé par les médias et les élus, induit que la nature oubliée devient une nouvelle ressource économique à exploiter…

 

Qui alors pour s’inquiéter des effets néfastes de surfréquentation ?…

 

Bernard fait également état des photographes de nature (qui possède la fibre contemplative) qui sont confrontés par magazines interposés, à une demande d’images purement et commercialement esthétiques axée sur un désir de consommation touristique…

 

Ce «détournement» interpelle ces photographes qui se sentent «trahis» en quelque sorte par l’exploitation d’une démarche coupée de son éthique et de ses sensibilités…

 

Ils souhaiteraient que leur œuvre débouche sur une plus grande maturation sensorielle et à beaucoup moins de consommation sensitive…

 

Ces magazines mensuels ne font que de l’anecdotique complètement vidé de toute relation à l’essentiel…

 

«Une image qui donne la contemplation d’un lieu ne devrait pas être accompagnée d’informations anecdotiques, mais plutôt de propos méditatifs qui reconnectent notre esprit dans notre mise en résonance avec le paysage.»…

 

Fort de ses expériences en ce domaine, Bernard témoigne du «formatage du regard par les médias» (Uniformité du regard des touristes.)

 



 

Pour étayer et illustrer son propos Bernard fait état de la Forêt de Brocéliande qui resta longtemps ignorée et qui fait l’objet depuis une vingtaine d’année d’un fort engouement…

 

Le risque majeur c’est qu’un tourisme de masse devient, du fait de sa «consommation», un tourisme «prédateur»…

 

La tendance étant de canaliser le flot des touristes vers les «hauts lieux», les dits hauts lieux subissent une dégradation en «profondeur». Les conséquences de cela font que la découverte est tout le contraire de la quête que l’on compte mener dans le monde des légendes celtiques… (Adieu le flirt entre l’instinct et la grâce !)…

 

Quand un lieu est dévoyé à la consommation touristique, comment revenir en arrière ?

 

L’aboutissement de ce constat et de ces situations: un sincère besoin de réenchantement chez tant d’êtres humains qui ne pourra se réaliser autant par infirmité à se libérer de leur conditionnement consumériste que par une verdure devenue au final dépoétisée et dénaturée…

 



 

Bernard donnera un autre exemple situé dans la forêt de Païolive (L’éducation pédagogique naturaliste ne saurait suppléer à l’éveil direct dans la nature.)

 

Limiter les aménagements et un entretien «minimum» pour gagner en densité d’intériorité…

 

(Le risque étant de faire de la muséographie en plein air qui urbanise le paysage. Soit de canaliser et de conditionner le regard sans développer l’imaginaire.)

 



 

La contemplation ne peut que s’appuyer sur du laisser-voir, du laisser-imaginer…

 

Organiser des découvertes contemplatives reste aussi difficile que de vouloir éveiller autrui…

 

Dans 90 % des cas on abouti au mieux qu’à du conditionnement à l’éveil. L’éveil procède d’une libre démarche, et nous ne pouvons jamais nous suppléer à l’inclinaison authentique de l’autre pour qu’il en vienne à apprécier la force d’un vécu.

 

On a vite fait de se tromper et de tromper.

 

Nous risquons la théâtralisation de la quête aussitôt que nous voulons mettre quelqu’un sur la voie d’une expérience sensible dans la nature. (Les moments de grâce ne se commandent pas comme un jambon-beurre !)

 



 

Deux visiteurs peuvent être rentrés dans le bois, le premier a vu un paysage pittoresque, l’autre a vibré à une certaine dimension de l’indicible….

 

Ce que la contemplation donne à vivre est inconstant.

 

Cela dépend de variables propres au lieu, au temps, à notre état mental…

 

L’indicible dans un fond de nature est sans doute plus difficile à percevoir qu’un cerf.

 

Il se dissout dans la moindre ambiance que nous importons par notre présence dans le lieu.

 

C’est une vibration du paysage qui n’existe qu’à la lisière de notre effacement à nous-mêmes.

 

C’est généralement une expérience à haute solitude.

 

Bernard préconise en amont d’une pénétration forestière des seuils de sensibilisation, d’éducation et d’imprégnations. (Des paliers culturels d’approches.)

 

Et par exemple des expositions artistiques ou pédagogiques témoignant de réelles démarches d’intériorisation des paysages dans la sensibilité.

 

(Des paliers de remise en cause des visiteurs des «lieux-vestiaires» où ces visiteurs laissent à l’entrée leurs conditionnements psychologiques.)

 

Si des visites guidées sont prévues sur site, il serait intéressant que ce ne soit plus avec un guide mais avec un passeur qui apprenne notamment aux nouveaux venus à être «seuls à plusieurs» dans la nature.

 

Son rôle serait aussi d’amener à comprendre que contempler, est encore bien autre chose que consommer la contemplation!

 

Il initierait davantage à un art de vivre dans la manière de découvrir la nature plutôt que délivrer uniquement un commentaire anecdotique sur les lieux…

 



 

Pourquoi tant de gens veulent plus de nature qu’avant ?

 

(Démarche réactionnelle à l’urbanisation outrancière ?)

 

(Du fait d’une angoisse ou réveil d’intérêt à l’égard d’une nature que l’on dit menacée ?)

 



 

Notre besoin de nature peut être aussi fort que nous nous sentons dévitalisés…

 

Nous dénaturons plus vite la nature en la fréquentant que nous nous régénérons en elle…

 

Un «anti-guide» ne guiderait pas les gens à «Comment aller vers la nature ?» mais à «Comment revenir vers la société?

 

«Comment repenser nos vies professionnelles, quotidiennes ?»…

 

Revenir vers la nature non pas en compensation de nos déséquilibres existentiels mais dans une découverte enfin libérée et plus authentique d’un monde désormais apprécié dans son «altérité» ou son «ailleurs», conjointement à l’enrichissement de notre vie intérieure…

 

«Consommer par notre passage, la gratuité d’un lieu sans attention plus intime, c’est déflorer la nature. Contempler la gratuité de ce lieu, dans ce qu’il a apparemment d’inutile pour nous, c’est honorer la nature. Dans la contemplation, commence l’amour, l’art de vivre, et dans cet égard, le lieu peut même gagner en subtilité d’ambiance.»

 

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Deux portraits «écologique» (Télérama)

 



 

Yann Artus Bertrand…

 



 

«Son travail suscite une émotion, c’est un vecteur indispensable pour le discours écologique.» D Cohn Bendit

 



 

Le photographe a pris dernièrement position contre le nucléaire…

 

Sa position est nette par rapport à son entreprise : "Je ne me vois pas faire de l’argent avec un discours humaniste"…

 



 

Pour beaucoup de ses confrères ce n’est pas de l’art ni du journalisme, mais c’est un bonne technique et surtout un génie de la communication

 

(et non de la photo ou de l’écologie)…

 



 

Il a créé une Fondation : Le Good Planet à Boulogne (92)

 



 

Son documentaire «Home» est une ode à la beauté de la terre accompagné d’un discours sensible et culpabilisant… (Il s’est fait tatoué une tête de cerf sur le bras.)

 



 

Il se dit d’abord artiste, il se rend sur place, collecte des témoignages, lit les publications scientifiques et s’entoure de nombreux scientifiques…

 

Yan est un optimiste car il est trop tard pour être pessimiste !

 



 

Nicolas Hulot :

 



 

Avec son dernier documentaire «Le syndrome du Titanic», il énonce la règle comportementale à tenir : Réduire, Partager, Renoncer…

 

C’est une condamnation vibrante et sombre de notre société de surconsommation qui mène l’homme à sa perte…

 

Ce n’est pas un film sur l’environnement mais un film qui aborde le carrefour des crises actuelles : énergétiques, alimentaires, économiques, financières, démocratiques…

 

Antérieurement, il a fait signer son «pacte écologique» aux plus grands responsables politiques. L’écologie a atteint avec lui, par sa réflexion et ses démarches, un vrai degré d’influence sur la scène politique…

 

Nicolas Hulot est alors passé d’une écologie de constat à une écologie de propositions…

 



 

«Nicolas Hulot a fait peur. Et pour exister en politique il faut faire peur.» Dominique Bourges (Philosophe) «Le débat écologique est mûr, la société est prête.»

 

Nathalie Kosciusko-Morizet

 

Du Grenelle de l’Environnement à découlé le Grenelle de la mer, la Commission Stiglitz, la Commission du grand emprunt national, la taxe carbone…

 



 

«Je ne suis pas né écologiste, je le suis devenu.» N Hulot

 



 

Au fil des ans sa vision est devenue globale, sa réflexion plus sociétale, son discours plus social…

 

Il habite à St Lunaire et a crée une fondation dont le siège est à Boulogne… (Parmi les mécènes : L’Oréal EDF TF1)…

 

Son discours s’est "gauchisé et tiers-mondisé", mais reste malaisé face à la radicalité des Verts et de José Bové par exemple…

 

Nicolas Hulot pense que sa crédibilité repose sur sa liberté. Il se voit comme un «passeur» qui «ouvre les portes», crée de la convergence»…

 



 

Il déteste le combat. Il a peur de ce que l’on dit de lui. Il n’aime pas dire du mal des autres…

 



 

Son travail sur TF1 lui permet de rester en contact avec la nature. (Et les gens gardent ainsi une dimension affective avec la planète.)

 



 

Pour une critique de cinéma son dernier film fait le choix exclusif de la noirceur.

 

Les images sont oppressantes et spectaculaires.

 

C’est un film qui évoque une crise globale, humaine et sociale autant qu’environnementale.

 



 

«On ne consomme plus, on consume !» N Hulot

 

 

Nicolas HULOT

 



 

«J’entre en résistance contre la résignation» (Entretien à propos du film «le Syndrome du Titanic»)

 



 

«…Une véritable civilisation n’est pas une société qui multiplie les besoins, mais qui les limite….»

 



 

«Moi aussi j’ai cru qu’il fallait posséder pour exister»…

 

(C’est la grande névrose de l’homme moderne)

 



 

«J’essaye moi aussi d’accéder à une «sobriété heureuse»

 

(selon le terme de Pierre Rabhi et l’ouvrage à paraître du même nom)

 



 

«Seuls les excès sont toxiques»…

 



 

«Le progrès laisse de côté deux milliards d’exclus»…

 



 

«Le corps devient une marchandise, notamment le corps des femmes…»

 



 

«On perd de plus en plus le sens du réel»…

 



 

«L’ombre du désir, c’est la frustration ; l’ombre du plaisir, c’est la douleur.

 

Le manque c’est un mélange des deux.»…

 



 

«C’est à chacun de trouver où il place son curseur, son point d’équilibre…»

 



 

«Bien souvent l’humiliation s’ajoute à l’exclusion»… (d’où l’engendrement de la haine et de la violence)

 



 

«Il faut trouver des instruments pour partager nos richesses.»

 



 

«Le mot «sacré» évoque pour moi le vivant. Je considère le saccage de notre patrimoine naturel comme une profanation.

 

Quand on prive les générations futures de leur avenir, quand on réduit la diversité biologique, quand on efface la diversité culturelle, on touche à une dimension quasi sacrée…»

 



 

«Aujourd’hui, nos priorités sont de protéger la planète et de partager nos richesses. C’est là dessus que l’on doit concentrer le génie humain.»

 



 

«Je rêve d’une société qui ne soit plus fondée sur la compétition mais sur le partage, non plus sur la prédation mais sur la préservation ; où l’on substitue à la notion de libre-échange celle de juste échange…»

 

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Prime Essence Une démarche élémentaire Bran du 31 10 2009

 



 

(A Gilbert, Bernard et autres explorateurs de l’essentiel…)

 



 

Nous sommes à la recherche de cartes et de signes, de mondes insoupçonnés, de géographies étranges et mystérieuses que les anfractuosités des roches entrouvrent lorsque nous affouillons, de tous nos sens, les archives minérales de la terre…

 



 

Ici, sur les couches et strates géologiques les plus anciennes de l’Europe, nous parcourons les criques et les grèves, nous traquons les ambassades d’univers inconnus, les multiples et secrètes expressions de la mémoire la plus profonde qui soit…

 



 

Une partie de nous-mêmes réside en ces enfouissements…

 

Explorant méticuleusement la côte armoricaine nous sommes en recherche d’une recouvrance fondamentale…

 

Nous nous rapprochons des origines et donc de la nôtre…

 



 

Nul doute que derrière l’écran de notre quotidien se cache des fractures picturales, des portulans uniques, des lignes infinies, des écritures indéchiffrées…

 



 

Et cela aura pouvoir de transformer notre propre langage, de raviver en nous les germes, les racines et les souches d’une autre présence aux mondes…

 



 

Nous avons tant à découvrir et à apprendre !

 



 

Nous serons, ici, orphelin de mots, mais notre vision s’élargira au-delà des étoiles…

 



 

Le microcosme nous donnera lecture du macrocosme…

 



 

Chaque fragment nous conduira vers le Grand Tout !

 



 

Nous laissons derrière nous le conventionnel et le conditionnel, nous aspirons à d’autres conjugaisons mêlant la pérennité et la novation…

 



 

Il nous faut restaurer nos sens élémentaires, nos instincts, nos perceptions et nos capacités, enfouies mais ravivées, d’enchantement et d’émerveillement…

 



 

La terre parle mille langues diverses, ses écrits parsèment les sables, les écorces et les roches…

 



 

Il nous faut mettre l’œil au plus près des surfaces, au plus près des profondeurs…

 

C’est par le regard que nous entrerons dans l’inconnu, que nous franchirons les obstacles, que nous glisserons dans les failles du temps et de l’espace…

 



 

Nous allons réapprendre à lire, toutes nos facultés en éveil…

 



 

Nous mettrons le doigt sur le trait qui serpente sur les pierres, nous oserons pénétrer des labyrinthes faits de reliefs et de creux, nous suivrons les architectures infinies, les géométries de l’eau, du vent et du feu…

 



 

Revenus de ces voyages à la rencontre des splendeurs de la Création, nous témoignerons, chacun à notre façon, des mondes découverts…

 



 

Quoi qu’il en soit des parcours et cheminement à venir, nous demeurerons, par cela et pour cela, d’obstinés voyageurs…

 



 

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Inventaire «géo-poétique» en Baie de St Brieuc

 

(Réflexion Bran du 26 11 2009)

 

 

De quoi s’agit-il ?

 



 

De favoriser, de mettre en place, une approche artistique, une «éducation», un éveil, une sensibilisation, du regard et de la perception alliant émotion, sens et intelligence…et créativité…

 



 

Gaston Bachelard nous rappelait qu’à un paysage intérieur correspond un paysage extérieur qui se superpose parfois au premier et en épouse les correspondances et résonances…

 



 

La mise en rapport, en relation, tant ludique qu’artistique, s’articule autour de ces «mises en résonances» afin de comprendre ce qui nous lie et relie et l’importance de ces liens pour la survie même de notre planète et de toutes les espèces qui la peuplent…

 



 

Nos amis amérindiens nous feraient rappel également que nous appartenons à la terre mais que celle-ci ne nous appartient pas…

 

Cette appartenance induit un sens de la responsabilité, de la protection, de la sauvegarde, envers toute la nature et tout le vivant…

 



 

Cette découverte des «portulans de l’imaginaire» est aussi celle des oeuvres de la nature qui nous portent vers le réenchantement et l’émerveillement là où d’autres images quotidiennes et médiatiques nous dépeignent l’emprise de la laideur et de la monstruosité…

 



 

La beauté est une réalité qui bénéficie trop peu de notre attention ou qui est trop vite submergée par le défilé médiatisé des sombres et dramatiques cortèges des manquements de l’homme envers lui-même et tout ce qui l’entoure…

 



 

Une vie se construit dans la conscience de toute chose et de son contraire avec la capacité à harmoniser les contraires, à entamer des dialogues entre les oppositions afin de sortir de la destruction, de l’agression ou de la stérilité des cœurs et des esprits…

 



 

Il est tout aussi urgent et prioritaire que se redéveloppe le «sens poétique» qui au-delà de la vision, de la perception, de la visualisation, des langages, formes et colorations intimes et profondes, éveille, active et sustente, notre conscience et interpelle la nature et la qualité de notre «présence au monde»…

 



 

Sans anticiper des moissons du futur ayons souci des germes et semences confiés à notre terreau intérieur «ici et maintenant»…

 



 

Que de «beautés» avons-nous, dans tous nos «éloignements», perdues de vue ?

 



 

La Nature et tous ses composants sont le premier livre d’enseignement à notre disposition ; et quel livre !

 

Une gratuité porteuse de «richesses» qui n’ont pas de prix ; une gratuité accessible, disponible, offerte, enchanteresse…

 



 

Une poétique du regard consiste à réveiller tous les sens et à établir ou restaurer des connexions «nutritives» pour le cœur et l’esprit, pour les sens et l’intelligence…

 



 

Le minéral, le végétal, l’animal, nous invite à une démarche «élémentaire», essentielle, fondamentale (forgeant et fondant notre «mental») et nous aident à trouver notre plus juste place au sein de la création et des créatures non plus en tant que suprême prédateur du tout mais serviteur et artisan de ce qui participe de la vie et de sa pérennisation…

 



 

L’enjeu est véritablement de cette importance : aider chacun à devenir, selon son rythme, son évolution propre, un artisan et serviteur de la vie, un co-créateur au sein des lois d’évolutions..

 

 

 

Approches :

 



 

Le littoral, les baies et les grèves, les estrans et les cryptes, de la Baie de St Brieuc constituent autant d’ouvrages de la nature qui se donnent à lire et à parcourir du bout des doigts et du cœur….

 



 

Il y a là des milliers d’alphabets, d’écritures fixes autant qu’éphémères, de langages premiers, de matériaux composites et composés, que nous ne manquons pas de supports pour la découverte, l’émerveillement, la curiosité, l’éveil, la sensibilisation, l’imagination, le jeu, l’enseignement pédagogique et la créativité…

 

Cette approche regroupe plusieurs disciplines (scientifiques, artistiques…)

 

Et crée des passerelles entre elles…

 



 

Dans quel paysage vivons-nous ?

 

De quoi est-il constitué ?

 

Quand s’est-il formé ?

 

De quelles «mémoires» est-il façonné et habité ?

 

De quoi me parle-t-il et m’entretient-t-il ?

 

A partir de quoi et de qui s’exprime-t-il ?

 

Quelle se doit d’être ma «juste place» au sein de ces «territoires» du passé, du présent et du devenir…

 

Quelles découvertes me propose-t-il ?

 

A quelles rencontres m’invite-t-il ?…

 

Comment puis-je «jouer, dialoguer» avec lui ?…

 



 

Des énergies, des vibrations, des rythmes et des cycles, circulent en ces lieux qui se donnent à lire et invitent à retrouver les souffles, respirations et inspirations qui nous autorisent à «entrer dans la danse», à nous conjoindre aux grands mouvements de la vie et de la terre…

 



 

Un simple caillou s’identifie par ses «caractères» à telle «définition» scientifique, mais dans la main ouverte d’un poète, il devient toute autre chose!…

 



 

L’ignorance est sans doute l’un des fléaux les plus conséquents qui soient.

 

Seule, la connaissance peut porter remède aux drames qu’elle engendre…

 

Connaître c’est «naître avec» soit en même temps que s’ouvre l’entendement et la compréhension, élargir notre niveau de conscience en portant sur toute chose un regard neuf qui ne sera plus celui d’avant…

 



 

C’est ce «processus» qu’il nous faut amorcer et mettre en route en tenant compte de son adéquation envers ceux et celles a qui on le destine et en respectant leurs facultés de progression et d’évolution…

 



 

Une marée est un cœur qui bat, qui possède des rythmes, des cycles, des respirations, des amplitudes, des pauses…

 

Tout cela est porteur d’un langage qui peut être poétique, symbolique, analogique, scientifique…

 

Apprenons à lire, à traduire ces langages….

 

Car ces «respirations» qui nous entourent nous contiennent en quelque sorte…

 

Ne faut-il pas mieux les connaître que les ignorer ?

 



 

Dans apprentissage, il y a tissage puis sage…

 

N’est-il pas sage d’apprendre, fil par fil, ce dont nous sommes «tissus» ?

 

Humain vient d’une racine qui signifie «Humus», n’y a-t-il pas en cela source et souche d’éveil, de compréhension, de «luminosité» éclairante ?…

 



 

Suivons le poète, le naturaliste, le minéralogiste, le pêcheur, l’artiste, l’amoureux, sur les grèves, accompagnons-le dans son enthousiasme et sa joie de découvrir et de partager…

 



 

Donner à voir….. Méthodes

 



 

(Exposition et «inventaire» des parcours et découvertes.)…

 

Illustrer et accompagner ce qui «est donné à voir»…

 

(Lectures, poésies, récits, contes, peintures, projections commentées, etc…)…

 



 

Aller sur le terrain…

 

(Découvrir, explorer, inventorier, réaliser, créer, assembler, installer, relier…)

 

Garder mémoire et témoignage

 

(Vidéo, photographie, haïku, carnet d’exploration…)

 



 

Un «carré de sable» est comme une page blanche apte à recevoir diverses écritures, à rassembler divers matériaux et inventaires, à s’animer d’un imaginaire ou d’une poétique collective etc…

 



 

Voici une première «réflexion», une première «invitation», pour ceux et celles qui souhaitent poursuivre et développer «l’idée» ; laquelle ne demande qu’à être approfondie et relayée…

 



 

Ceci ne peut être un projet «individuel» mais un vecteur d’appropriations variées

 

impliquant divers acteurs séduits par ce qu’il suggère et propose en résonance et en écho

 

avec les aspirations qui sont les leurs…

 



 

Une «exposition»préalable est une introduction à suivre et poursuivre les pistes développées… (Elle s’adresse à toutes les populations et tranches d’âges…)

 

(Elle n’est qu’un tremplin pour les investissements qui souhaitent s’en inspirer…)

 



 

Un exemple :

 



 

Opération «JOUR DE GREVE» ! ou «TOUS EN GREVE» !

 



 



 

A marée basse :

 

Composer un «tableau», une «mosaïque» collective, à partir des matériaux récupérés sur une grève choisie (pierres, coquillages, bois flottés, algues, matériaux rejetés par la mer…)

 



 

Durée : sur un jour et sur quatre heures par exemple…

 

Surface de création délimitée : par exemple un carré de 10 mètres sur 10 (pour l’aspect quelque peu spectaculaire)…

 



 

(Un bonus peu être accordé tenant compte du «nettoyage» de la grève opéré au cours de cette «ré-création») (Aspect écologique de celle-ci)…

 



 

Ceci implique la constitution d’une équipe qui se répartit les phases de réalisation…

 



 

La conception du modèle à réaliser

 

Le traçage et le choix de la surface de réalisation

 

La collecte sur place des matériaux sélectionnés

 

(Des sacs pour conditionner les détritus divers ramassés seront utiles dans la phase de «nettoyage» associée)…

 

Un espace de proximité pour assembler les matériaux à trier…

 

Une équipe de mise en œuvre et d’assemblage...

 

Une équipe de reporter pour mettre en mémoire la réalisation

 



 

(Inventorier au préalable les "risques" éventuels ou potentiels afin d’assurer la meilleure sécurité de l’opération et des opérateurs…)

 



 

L’un des buts est de propager le «virus créatif» et de provoquer une «contagion» d’une école à l’autre, d’un établissement à l’autre…

 

(Susciter l’émulation, la motivation, l’engagement…)

 



 

Aux journaux de valider à leur niveau les œuvres réalisées…

 

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Du lien avec la nature et de la qualité de nos communications en sa faveur

Réflexion                         Bran du



«Une gestion toujours plus technologique de la nature et de la vie diminuera inévitablement cette intimité entre les gens et les choses qui constitua un des aspects les plus attachants de la vie.» René Dubos



Cette situation claire et limpide résume assez bien l’ensemble des propos que nous tenons…



Avant de communiquer prendre connaissance des réflexions, constats et propositions avancés ; lesquels demandent des capacités de discernement et de synthèse pour en dégager les véritables lignes de force et axes majeurs tels qu’ils seraient susceptibles d’être présentés devant un public non au fait des concepts et des terminologies employés…



En faire une présentation accessible et compréhensible tant dans les objectifs de sensibillisation recjercjés que dans les articulations et mécanismes de mise en oeuvre…



A l’image de ce que nous souhaitons mettre en pratique, notre langage doit être lui aussi le plus proche possible de l’essentiel, de l’élémentaire, du primordial et du fondamental et favoriser au maximum l’entendement et la compréhension…



Le public qui reçoit ces «messages», s’éveille à leurs contenus et en intègre la perception et la représentation doit être en mesure, à son tour, de «relayer» les messages reçus dans son propre environnement…



Notre propre langage, nos propres termes, ne sont-ils pas «paradoxalement» en contradiction avec notre volonté d’ouverture, de clarification, d’entendement, de visualisation, de perceptibilité ?

Il me semble que nous avons à faire bien du progrès en ce sens !

Veillons à servir le «message» sans le desservir au sein des formes empruntées pour le faire passer…



Nous souhaitons et proposons une relation, une connexion, une conjugaison qui fasse l’économie de ce qui s’interpose entre de justes et vitales aspirations…



Ne créons-nous pas au sein de notre propre langage de nouvelles distances, de nouveaux détournements et autres circonvolutions qui nous éloignent du «sens premier» et de son évocation et représentation ?…



Nous avons à réduire toutes les «distances» et «interférences» entre l’homme et tout ce qui le constitue «basiquement» (ses assises, ses fondements, ses origines, ses mémoires, ses souches et racines, ses sources et ramifications…)



Nous luttons contre cet «éloignement» qui hantait Nietzsche ; éloignement qui suscitait chez l’homme la perte de lui-même et le livrait sans résistance aux flots rageurs d’un courant sociétal le charriant vers sa propre submersion, sa propre «noyade»…



Ne sommes-nous pas, à notre insu parfois et le plus souvent, des artisans d’écrans supplémentaires générateurs de distances, de distorsions, entre ce que nous voyons et voulons donner à voir ?…



Ce premier point évoqué me paraît essentiel afin de mieux atteindre et représenter le «postulat» que nous exposons à la sensibilité et à l’intelligence de nos contemporains…



Notre force de persuasion, notre capacité à l’éveil, à la compréhension, impliquent une qualité de langage qui bénéficie de la plus grande «clarification» expressive…



Notre langage «artistique» photographique, audio-visuel, essaye de cerner au plus près les réalités que nous nous efforçons de donner non seulement à voir mais à comprendre…



L’image n’est pas soumise ici à déformation, mais offre le reflet exact de ce que notre regard a visualisé ; image restituée donc fidèlement dans sa «présence au monde»…



Le «land’art» ou de préférence "l'Art'Nature" que nous aimons souligne ou surligne tout au plus, épouse ou se superpose en transparence en faisant en sorte de ne pas altérer, ou empreindre de notre «propre marque expressive», le «poème initial et originel» de la nature…



Il s’agit donc d’appliquer à nous-mêmes l’attention que requièrent nos travaux et réflexions en terme de «transmission» audible, visible, compréhensible, si nous voulons atteindre les buts et objectifs recherchés auprès d’un public convié à entrer dans le champ perceptif de nos «visions» et à faire sien, une semblable approche, un regard similaire, avec sa sensibilité et son expression propres, dans le relais souhaité de celles-ci…

 

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UNE ECOLOGIE de l'ESPRIT Bran du Réflexion

 

«Ou comment SORTIR L’ECOLOGIE DE L’ESPRIT UNIQUE»…

 



 

J’appelais il y a déjà longtemps à une «Ecologie de l’Esprit» en réaction à des formes multiples évocatrices d’une écologie diversifiée orpheline d’une «ossature» harmonisant toutes les articulations…

 

Cela m’apparaissait alors comme autant «d’électrons libres» se fourvoyant dans des sphères cloisonnées et sillonnées d’impasses…

 



 

Je ne peux concevoir qu’un Esprit, qu’un Anima, qu’une Essence, auxquels j’accorde le titre de «Maître d’œuvre ou d’ouvrage» sans pour autant étiqueter davantage ce terme…

 



 

Cet «Esprit» est certes Unique, mais multiple en ses formes auxquelles il confère les cohérences nécessaires à ses diverses expressions…

 



 

Pour moi, le fonds sera toujours ordonnateur sous-jacent de la forme et non l’inverse…

 



 

L’Esprit ne peut être qu’Un en ses multiples ambassades.

 

Il contient l’ensemble des Fragments qui le compose lesquels proviennent de ce Tout et se rattachent à Lui…

 



 

Sortir l’écologie d’une conception étriquée, d’une pensée trop limitative, trop orientée, trop analytique, trop schématisée, trop triturée, trop contingentée, trop aseptisée et banalisée…

 

(Cela me conviendrait davantage).

 

Lui donner souche et source permettant les ramifications et écoulements aptes à exprimer fidèlement les déploiements issus de ces origines premières…

 



 

Sans racines comment concevoir une arborescence qui se tienne ?

 

On doit pouvoir remonter plus facilement à la source si l’on suit fidèlement le cours qui s’en épanche…

 



 

Si j’insiste ici sur l’intitulé même du colloque proposé, c’est sans doute parce que je fais une différence, qui n’engage que moi, entre une pensée unique et un esprit unique…

 



 

Je subordonne la pensée à l’inspiration ou à la conduite de celle-ci par l’esprit et non l’inverse… La pensée me semble servir l’esprit dont elle émane…

 



 

Cela semble, il est vrai, titiller la nuance, mais n’est pas, à mes yeux, sans importance…

 



 

Pour rappel : Esprit vient de spiritus, principe immatériel, âme (sens premier)…

 

Pensée : faculté de comparer, de combiner les idées…

 

Nous avons donc là d’un côté un principe et de l’autre une faculté …

 

Ne confondons-nous pas parfois le navire et son gouvernail ?….

 

Le navire a besoin d’un gouvernail lequel «guide» le navire et lui donne la route à suivre…

 

Sans gouvernail, le navire est livré à lui-même et comment concevoir un navire non doté d’un gouvernail ?…

 



 

La démonstration vaut ce qu’elle vaut, mais n’est peut-être pas inutile ?…

 



 

Exprimer dans un langage premier, au plus près de ses fondements étymologiques, c’est revenir au sens originel et faire l’économie des dérivations sources d’éloignement et d’incompréhension…

 



 

Dans tes notes, je relève la difficulté d’engager des actions ; des actions «reliantes» au sein d’une diversité qui ne soit pas une «multiplicité»…

 

Le divers n’est pas le multiple. Victor Segalen a fait l’éloge du divers.

 

Le divers démultiplie les expressions afin d’élargir au plus large, au plus profond, l’éventail des représentations et concepts élaborés.

 

Il œuvre dans la «densité» des propos les plus appropriés à «intensifier le champ de la vie»…

 



 

Le divers se «démarque», apporte une nouvelle respiration et ricoche à la surface de notre intelligence et de notre imaginaire…

 

Le divers, vecteur de densité et d’intensité, selon Segalen renouvelle et enrichit nos représentations du monde et des mondes…

 

C’est donc une piste à défricher !…

 

(Afin de redevenir «actuor» soit acteur de notre vie et de notre pensée au sens plein du terme et de ses développements.)…

 



 

Une orientation comme celle qui consiste à aller vers une «Ecocitoyenneté de l’Art de Vivre» propose un ensemble «reliant» qui articule la vie, l’art et des attitudes et comportements conscients, éclairés et responsables…

 



 

Cet " Art de Vivre" se doit d’être effectivement multi et pluridisciplinaire et englobe des volets dynamisants et stimulants comme la créativité puisée dans l’imaginaire, l’intuitivité, et au sein de milieux et rapports «inspirants»…

 



 

Cet «Etat» (façon d’être au monde et d’animer celui-ci) relève d’une démarche «aimante» qui implique attention, respect et considération, le sens du don, de l’offrande et du «service»…

 



 

Le relais médiatique de cela supposerait en effet une presse non orientée sur ses seuls intérêts et sur ses seules opinions mais se voulant au service d’un collectif qu’elle informe dans le respect déontologique de son métier afin d’apporter les informations "brutes" et «réfléchis» confiées au traitement sensible et intelligent de nos contemporains…

 



 

Tant que l’on voudra faire des lecteurs des clients «captifs» et non «captivés» par la qualité de traitement des informations relayées la crise de «confiance» envers les médias ne cessera de croître….

 



 

Les vertus de l’interdisciplinarité ont fait largement leurs preuves…

 

On a mesuré les heureux effets d’étroites collaborations entre diverses disciplines…

 

Il ne s’agit surtout pas de revenir vers des clivages et cloisonnement préjudiciables aux «avancées» de la science sur le chemin du mieux-être et du mieux-faire collectif et individuel…

 



 

Les risques économiques, financiers, idéologiques et politiques demeurent cependant qui tendent vers des récupérations et des accaparements au profit d’un seul profit se désolidarisant du bénéfice mutuel…

 



 

Quant à repenser l’Education… Vaste programme !

 

Lequel commence dès la maternelle…

 

(En échappant aux «moules» éducatifs et aux visés étatiques qui le mettent en place !)…

 



 

Apprendre à apprendre devrait être à la base de tout enseignement dans le respect des rythmes et étapes individuels d’apprentissages…

 

Développer les sens alliés à l’intelligence et à la conscience de ce que l’on sait et de ce que l’on fait…

 

Une école de la libre créativité, de la libre-pensée, du libre-arbitre, de la libre critique au service de l’homme et de son épanouissement personnel, épanouissement réinvestit au service de ses collectivités d’appartenance et du vivant tant en particulier qu’en général…

 



 

Faire de l’individu, un acteur, un artisan, de sa propre vie et du vivant est le seul programme que je puisse concevoir en ces directions…

 



 

Une véritable «tradition» des savoirs, des connaissances, des pratiques s’inséreraient naturellement dans une «vocation à transmettre»…

 



 

On ne fera jamais assez pour susciter, motiver, stimuler, induire, éveillé, dans le domaine de l’imagination et de la novation qui constitue autant de leviers pour ouvrir à de nouveaux espaces, à de nouveaux continents, du cœur et de son intelligence…

 



 

Il en est de même pour le sens de l’Equité dont la solidarité est partie prenante, aimante et agissante….

 



 

Se ré-enraciner suppose une «terre élective» dont le terreau est approprié aux inters relations et aux échanges qui s’opéreront alors…

 



 

La Solidarité s’élargit ici vers le symbiotique…

 



 

C’est un acte «conscient» au plus haut point qui nécessite des lectures, des expériences et des entendements, qui empruntent, au-delà d’une lecture directe et «incarnée», au langage symbolique et surtout analogique lesquels sont les meilleurs vecteurs des entendements, articulations et coopérations recherchés….

 



 

«Vivre la synergie de nos déploiements dans la communion et la maturation de nos réenracinements» «Régénérer l’humain en l’homme»…

 



 

Puisse une nature préservée, protégée, accompagnée, comprise, être de nature à restituer à l’homme sa nature véritable !…

 



 

Les cultures et «spiritualités» anciennes, longuement expérimentées dans diverses régions du monde, sont porteuses de nombreux et sages enseignements à ce sujet…( Sans doute parce qu’il n’y a pas cette «séparation» justement entre culture et spiritualité mais une complémentaire circulation entre l’une et l’autre…)

 



 

Il est d’ailleurs étrange que la «spiritualité» mise en avant par tous les peuples premiers vers lesquels on se tourne aujourd’hui pour retrouver sens et essences à nos pensées et à nos actes

 

se trouve évacuée le plus souvent de ce que l’on veut bien en retenir !

 



 

L’écologie ne serait-elle que «laïque» et sans dimension «spirituelle» (reliante) ?

 



 

«La société se doit de créer des dons à partir de ses propres infirmités»…

 



 

L’avenir est bien dans ce «renversement» des «valeurs» détournées de leur vocation originelle…

 



 

La question de «l’Etre» n’a jamais été aussi urgente et fondamentale face aux emprises de l’Avoir lequel entretient, et pour cause, la nappe brumeuse de l’ignorance et de l’artificialité…

 



 

Au titre des «grandes alliances à venir», la première consiste à sceller la destinée de l’homme et celle de l’humanité !…

 

Faire de l’homme un «allié» pour lui-même et pour les siens et non un «ennemi» est sans doute l’entreprise première…

 



 

L’alliance rassemble l’individu et un autre ou des autres pour fonder une communauté de vie…

(Ce devrait être une synergie d’énergies)…

 



 

Au sein de l’individu lui-même, c’est faire cesser cet écartèlement, ces oppositions, cette dualité et dichotomie entre actes et pensées, entre aspiration et réalité, entre tous les éléments qui le constituent…

 

(Corps, âme, cœur, pensée, esprit…) (L’Esprit étant la sève qui abreuve périodiquement l’ensemble de «l’arborescence»vitale)…

 



 

«L’Art» consiste à se doter des pensées et des outils les mieux appropriés à ses expressions… (Pour un «vital inspiré», une «conscience habitée».)…

 



 

Le «retour à la nature» suppose et implique un «art de vivre» instaurant des rapports et des relations réharmonisés, rééquilibrés, concordants…

 



 

Ce «retour» se propose de «réduire l’éloignement» et de procéder aux «reconnexions»…

 

De «réactiver» le génome culturel (et spirituel)…

 

De replacer l’homme à sa juste place au sein des créatures et de toute la «création» (ou de la biosphère, ou de l’univers, c’est selon…)

 

C’est donc bien de la juste place de l’homme dans son milieu qu’il s’agit d’évoquer ici et de la plus juste «nature» de cette «occupation», de ce «positionnement»…

 



 

Nous n’allons pas dans la forêt comme dans un hyper marché. Nous y allons pour faire de nouveau «commerce» avec nous-mêmes, avec les parts encore inconnues qui nous constituent et l’environnement dans lequel nous nous insérons amoureusement et respectueusement…

 



 

Nous voulons y célébrer l’échange, toutes les circulations de la vie au sein des souffles, des rythmes, des cycles, des vibrations, des forces et énergies qui émanent de ce chaudron propice à nos transformations et évolutions salutaires…

 



 

Le «vocabulaire» récapitule les axes et lignes parcourus :

 

Conscience – Inspiration – Habitat – Principes vitaux – Réenracinement – Lignes de force – Visibilité – Relation unitaire  homme/nature et humanité/biosphère – Pluridisciplinarité – Liaisons transdisciplinaires - Ecologie de l’Esprit – Quelle idée nous faisons nous de la nature et d’un retour vers elle - Génome culturel – Véritable démarche reliante – La diversité et non la multiplicité – Plus de «cloisonnements» - Le lieu et la formule «promotionnels» - Des actes décisifs – Un CONCERT des CONSCIENCES – Ni dilution ni enjeux de pouvoir – Un esprit intuitif et inspiré - Changement civilisateur – Passer de l’informulé au formulé - Dégager des actions – Des dons et non des infirmités – Sortir l’homme et la terre de la crise ambiante – Un temps de «grandes alliances « - Un art de la nature pourvoyeur d’éveil – Une écologie profonde (écopsychologie) - Revisitation et réorientation des usages – Un véritable art de vivre – Une déontologie des métiers de la presse, entreprise au service l’homme et de son devenir - Régénération de l’humain – Universalisation diversifiée – Recentrement de toutes les cultures…

 



 

Ajustement des actes par rapport à la conscience que nous avons d’un réenracinement à partir duquel un nouvel art de vivre trouvera à se déployer de façon décisive…

 

(Nous ne serons jamais aussi près de la nature que lorsque celle-ci sera intégrée et incarnée en nous-mêmes.)…

 

L’urgence d’un changement civilisateur s’impose faisant appel à la diversité, à l’imaginaire, à la novation, à l’inspiration, à l’intuitivité, à la pluridisciplinarité, à l’universalisation, à la force expressive et évocatrice, à l’éveil, à une écologie profonde…

 



 

Pratiquer une démarche reliante régénérante restaurant la «grande alliance» entre l’art, la nature, l’humain et tout le vivant… Tout cela a l’abri des enjeux de pouvoir, mais axé sur les principes vitaux qui actionnent la création et les créatures afin de pérenniser l’Oeuvre de la Vie…

 



 

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Jean Marie Pelt «Nature et spiritualité» Extraits

 



 

Trois crises nous menacent : Ecologique, géopolitique (le choc des cultures ou des «valeurs» selon Samuel Huntington), sociétale…

 



 

Ces crises sont l’occasion ou jamais d’un retour aux sources qui suppose une double attitude :

 

D’abord, retrouver notre place dans la nature, contracter une nouvelle alliance avec elle, reconstruire en son sein – car nous en faisons partie par notre corps d’abord – un équilibre non pas entre nous et elle, comme si nous lui étions étrangers, mais entre nous tous, les vivants, qui en sommes, et nous en particulier, les humains, qui en émergeons par la conscience et donc la responsabilité…

 



 

L’Evolution du vivant, déjà longue de près de quatre milliards d’années, pourrait ainsi dessiner ou plutôt englober l’éclosion d’une société conviviale, altruiste, solidaire, sur une planète amoureusement jardinée…

 



 

Et si une telle émergence était la flèche de l’Evolution ?

 

Une société où un nouvel humanisme, étranger à la domination de l’argent, choisirait aussi l’indispensable sobriété pour privilégier les valeurs de l’esprit ?

 



 

Ecologie et spiritualité deviendraient ainsi les deux piliers de la sagesse, mais aussi les deux piliers du futur… «Choisir d’être humain» disait René Dubos…

 



 

Les Indiens se perçoivent comme des «gardiens du monde». Ils font parties des «peuples racines» humiliés, méprisés, exploités, "génocidés" et ils ont tant à nous apprendre…

 



 

«Nos coutumes et nos croyances sont comme une lumière qui éclaire le monde. Si cette lumière venait à s’éteindre, le monde basculerait dans l’obscurité et la mort…»

 

(Eric Julien «Les Indiens Kogis»)

 



 

(Hors de leur territoire, les Kogis deviennent des êtres flottants, sans racines, sans repères et sans identités, des êtres morts…)

 

Les Kogis représentent une des dernières sociétés précolombiennes à avoir su préserver sa culture laquelle est «un savoir-vivre en harmonie.»

 



 

Leurs sages, les Mamus, formés à travers un long et ascétique parcours initiatique, de canaliser les énergies et les échanges dans une direction créatrice non-conflictuelle.

 

Le manu incarne ce qu’il enseigne…

 



 

Les nations indiennes ont un rapport fusionnel avec la nature. On trouve chez toutes les nations indiennes une nature enchantée par une multitude de forces spirituelles que chaque nation a apprivoisé à sa manière, reconnaissant cependant toujours la primauté du Grand Esprit à l’origine de toute chose…

 



 

Pour l’Indien, le territoire est sacré (c’est une sorte de grand corps vivant dont l’homme n’est qu’une partie «fort momentanée dans un cycle cosmologique aux méandres infinis».)

 



 

La nature n’est pas pour l’Indien un «cadre de vie» ; elle est la vie, sa vie…

 



 

Pour les vieux Lakotas, le cœur des hommes devient dur lorsqu’il s’éloigne de la nature…

 



 

Thoreau nous rappelait que «Aimer la nature, c’est évidemment aimer la vie.»…

 



 

«Le Grand Esprit nous a fourni la possibilité, à vous et à moi, d’étudier à l’université de la nature les forêts, les rivières, les montagnes et les animaux dont nous faisons partie.»

 

Tatanga Mani

 



 

L’Indien est libre parce qu’il est en paix avec lui-même et avec sa représentation du monde…

 



 

«Saviez-vous que les arbres parlent ? Ils le font pourtant.Ils se parlent entre eux et ils vous parleront si vous écoutez. L’ennui, avec les Blancs, c’est qu’ils n’écoutent pas ; ils n’ont jamais écouté les Indiens, aussi je suppose qu’ils n’écouteront pas les autres voix de la nature. Pourtant les arbres nous ont beaucoup appris, tantôt sur le temps, tantôt sur les animaux, tantôt sur le Grand Esprit.» Tatanga Mani

 



 

«Frères, tout ce qui a été sain, honnête, vous a été enlevé. Les peuples autochtones viennent vous rappeler à votre humanité» Aigle Bleu

 



 

Une écologie spiritualiste ?

 



 

Beaucoup de nos contemporains refusent que la religion prétende gérer leur conscience et leur vie psychoaffective…

 



 

On assiste chez nous à une déchristianisation rapide et profonde…

 



 

Mais le «cadavre de Dieu bouge encore.» Le besoin de spiritualité propre à l’âme humaine continue à se manifester.

 

Il s’investit aujourd’hui dans de nouvelles directions et sur d’autres thèmes, en marge des religions traditionnelles, surtout dans le monde de l’écologie.

 



 

Yves Michel fait apparaître dans une enquête sociologique cinq courants socioculturels.

 

Cette étude permet de définir les «créatifs culturels» selon plusieurs critères : ils sont préoccupés par les problèmes écologiques, favorables au principe du développement durable.

 



 

« Ils prônent un rôle plus large des femmes dans la société et une meilleure condition de la femme. Ils sont davantage dans l’être que dans l’avoir et le paraître.

 

Ils sont sensibles à la spiritualité et à l’ouverture aux autres.

 

Ils sont porteurs d’une conscience différente en matière d’éducation.

 

Ils pensent qu’un changement personnel peut contribuer aux changements de notre société.

 

Ils sont défenseurs de valeurs multiculturelles..»

 

(J P Worms -Les créatifs culturels en France)

 

Ce qui caractérise les créatifs culturels, c’est l’individualisation de la quête spirituelle…

 



 

Ils sont plus attirés par les religions de l’Orient…

 

Pour eux, les valeurs éthiques fondamentales sont plus importantes que les croyances religieuses.

 

C’est au sein de ce courant que s’affirment les nouvelles tendances spirituelles liées à l’écologie…

 



 

Ils expriment un fort désir d’évasion par rapport aux champs bien trop balisés des religions traditionnelles, mai aussi énergie, vibrations, méditation…

 



 

C’est de l’éveil collectif des consciences que naîtra tout naturellement une société de paix et d’amour.

 



 

« L’homme et la femme du Nouvel Age se veulent créateurs de l’avenir du monde, (…) Proposent une nouvelle alliance avec la nature, (…) Respectent la terre comme un être vivant,(…) Se savent participant de la conscience cosmique

 

(Bernard Bastian «Le New Age, l’hypothèse Gaïa…»)

 



 

«Incarne toi-même le changement que tu voudrais voir dans le monde.» Mahatma Gandhi

 

(Lequel centre son enseignement sur cette conviction que la société ne changera que si, dans la conscience personnelle de chacun, se produit une véritable mutation.)…

 

Lequel disait aussi :

 

«Les riches doivent vivre plus simplement pour que les pauvres puissent simplement vivre.»

 



 

«Qui que tu sois et quoi que tu fasses, lorsque tu veux vraiment quelque chose, c’est que ce désir est né dans l’âme de l’univers.»

 

Paolo Coelho (L’alchimiste)

 



 

«Nous faisons partied’une vie plus vaste, d’un corps vivant d’un autre ordre de grandeur, d’une globalité à laquelle nous devons rendre des comptes

 

D. Spangler Emergence du Verseau

 



 

«Le monde est un vrai cosmos pourvu d’une intégrité propre et d’un équilibre dynamique. Cet ordre doit être respecté, l’humanité est appelée à l’explorer, à le découvrir avec une grande prudence, et à faire ensuite usage en sauvegardant son intégrité.»

 

Jean Paul II

 



 

Chaque tradition doit valoriser son propre patrimoine et s’enraciner dans ses propres valeurs…

 

L’unité ne postule pas l’uniformité. Invitons les Eglises à méditer cette leçon d’écologie : la nature, la vie sont à la fois une et diverses… L’humanité est à un tournant de sa carrière…

 



 

«Le bonheur est dans le peu.» Yves Paccalet (Sortie de Secours)

 



 

L’écologie est le seul concept susceptible de produire, face aux désastres qui s’annoncent, cette véritable «insurrection des consciences» qu’appelle de son vœu Pierre Rabhi…

 



 

«Il n’est de plus grande misère que de ne savoir se suffire, il n’est de pire calamité que le désir de posséder ; celui qui sait se contenter de peu est toujours satisfait.» Lao-Tseu

 



 

L’émergence d’une nouvelle civilisation présuppose une véritable révolution culturelle…

 



 

Développer une économie relocalisée au service d’hommes réenracinés, en équilibre avec leur terre et leurs terroirs…

 

Une invitation à la modération, une exigence de justice et de partage…

 



 

L’écologie peut et doit faire consensus… Penser globalement – Agir localement : le maître-mot de l’écologie…

 

La «Terre-Patrie» d’Edgar Morin…

 

Ce qu’il nous faut, c’est une nouvelle civilisation. Oserons-nous l’appeler

 

«civilisation de l’amour» ?…

 



 

Une Métaécologie…

 



 

Oublier que l’homme est doué de potentialités spirituelles pour le réduire à ses dimensions naturelles, économiques et sociales serait une erreur absolue…

 



 

Une nouvelle éthique s’impose, celle de cette écologie spiritualiste, de cette «métaécologie», seule voie ouverte vers le futur, qui intègre aux acquis des grands courants spirituels ceux, plus récents et universel, de l’écologie…

 



 

Nous devons viser à l’équilibre, à l’harmonie et non à l’exploitation sauvage, fébrile et sans limite… (L’hubris, la démesure, le délire, chez les grecs)

 

Revisitons les sources de nos sagesses millénaires…

 



 

Il est temps de rentrer joyeusement dans la civilisation de l’amour…

 



 

«Alors je vois une terre nouvelle, avec un ciel nouveau…»

 

L’Apocalypse de St Jean

 



 

«Ce sont les plus bas instincts qui stimulent les hommes du Kali-yuga. Ils choisissent de préférence les idées fausses. Ils n’hésitent pas à persécuter les sages (…) Les livres sacrés ne sont plus respectés. Les hommes sont sans morale, irritables et sectaires. Dans l’âge de Kali se répandent de fausses doctrines et des écrits trompeurs…» Lingä Purânä

 



 

«Tout ce qui monte converge» Theilhard de Chardin

 



 

Le WWWF, la plus grande association écologique mondiale, à organisé plusieurs colloques pour inviter les grandes traditions spirituelles à revisiter leur propre patrimoine pour mettre en valeur leurs textes sacrés et leurs pratiques rituelles ayant trait à la nature et à sensibiliser et mobiliser leurs fidèles en faveur de l’écologie…

 

Les grandes tradition spirituelles ont été invitées à faire «des cadeaux à la Terre»…

 

«26 cadeaux sacrés pour une planète vivante» furent remis au cours d’une cérémonie à Katmandou en novembre 2000…

 



 

Jean Paul II (à propos d’un hommage à St François d’Assise) a déclaré : «Ce frère universel «démontre avec force que les créatures et les éléments ne seront protégés de toute violence injuste et nuisible que dans la mesure où on les considérera comme des êtres à l’égard desquels l’homme est lié par des devoirs.» (Assise 27 10 86)

 



 

«A sa racine, la colère que nourrit la sensibilité écologique ne peut être confondue avec une simple nostalgie pastorale bucolique. C’est le cri de l’ensemble des créatures victimes de la démesure prédatrice de l’homme…» Hélène et jean Bastaire

 

(Le Cantique Féminin de la Création)

 



 

«J’étais réellement conscient des radiations de lumière et d’amour qui passaient à travers moi lorsque je travaillais. …/… Ce travail avait transformé ce lieu et créé un impalpable mur de lumière, comme un champ de force…» Dorothy McLean Les Jardins de Findhorn

 



 

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Réflexion partielle Bran Du Du Monde Agricole 09 11 2009





Le monde agricole s’adapte et prend conscience de l’impact de sa production sur l’environnement…

Cela sera long encore pour «nettoyer les terres», mais le mouvement est enclenché…



Les impératifs de productivité imposés par des gouvernements successifs pour «nourrir les populations» ont poussé les agriculteurs d’une part, à se sur endetter et, d’autre part, à des remembrements pour augmenter la rentabilité des surfaces et à l’usage de pesticides dont on ne peut que déplorer aujourd’hui les graves nuisances sur l’eau et les terres…



La culture biologique, d’une année à l’autre, gagne du terrain et plus sensiblement en Bretagne…

La vente en direct aux «comsomm’acteurs» s’installe et se répand à travers des pratiques qui rapprochent producteurs et acheteurs tout en renouant des liens sociaux et culturels non négligeables pour conforter le tissu communautaire des territoires ruraux…



Bien entendu certains gros céréaliers ou producteurs de batteries de porcs, pour ne citer que ces deux secteurs, font de la résistance reportant toutes les responsabilités des situations dramatiques sur le fait exclusif de l’Etat mais, c’est là un combat d’arrière-garde dans l’encadrement législatif et juridique qui se met en place pour les contraindre à appliquer une agriculture «raisonnée»…



Les Hommes et les Femmes de la Terre retrouvent peu à peu leur dignité de «paysans» et se dépouillent de cet oripeau appelé «exploitants agricoles»…



L’exploitation de quoi que ce soit par qui que ce soit n’est plus la règle imposée ou induite et, c’est là, un véritable tournant dans la ligne droite qui menait le monde vers un immense butoir, vers un immense précipice…



Ce tableau est loin cependant d’être encourageant lorsque l’on s’écarte de nos territoires et que l’on porte regard sur les autres pays et continents…

Ailleurs on déforeste à tour de tronçonneuses afin de dégager des terres «exploitables» et des rentabilités qui enrichissent une poignée d’individus peu scrupuleux qui ne se posent aucune question d’éthique sur la gravité de leurs actes…

Les populations qui essayent de survivre sont tout autant exploitées que les terres sur lesquelles elles tentent de préserver leur devenir…

Les perspectives d’utiliser des carburants «verts» en substitution au pétrole dont les réserves s’épuisent amènent des multinationales à faire des coupes rases tout en augmentant de façon considérable les bourses de quelques actionnaires opportunistes…

(Faut-il rappeler ici la disparition en moins d’un siècle de cent tribus amazoniennes par le fait volontaire d’hommes pratiquant un génocide déguisé afin d’accroître leur seul profit !)



Cet «or vert» supposé se propage au détriment des bases alimentaires vitales.

Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas lieu de développer d’autres sources d’énergie pour le mieux être de la planète, mais que cela ne doit pas se faire dans un sens contraire à l’intérêt de tous et de chacun…



Nous sommes tous et tous des «pagans», des "paysans" qui ont hérité d’une terre nourricière et généreuse qu’il nous appartient de préserver et de transmettre, embelli et saine, aux générations futures, héritières de l’Esprit de cette transmission même…



La Terre est notre Mère, cela devrait suffire à tout discours et à nourrir tout amour !…

 

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Les îles… Et tout ce qui nous sépare d’elles

 

Bran du Janvier 2009

 



 

«Une ponctuation mystérieuse et sacrée.»

 

«Le voyage vers les îles obéit à une liturgie.»

 

Philippe Le Guilloux

 



 

Du rivage, les choses paraissent ainsi...

 

(Selon les formes que la pensée projette)…

 

Mais quand l’île s’incarne là, sous nos pieds,

 

Qu’elle donne aux muscles et au sang de cette pensée

 

Ses articulations et son squelette minéral,

 

Alors tout change, tout s’anime…

 

Les flots battent nos flancs !…

 



 

L’insularité est un état qui nous coupe d’un entourage encombrant pour nous restituer

 

à la vacuité et à la viduité, à un état de nudité et de dépouillement propice à tous les recouvrements…

 



 

L’ombre des roches dans le miroitement moiré des eaux…

 

Le silence repose dans la vasque de la nuit…

 

Noirceurs et contours des traits qui célèbrent l’union renouvelée de la terre et du ciel…

 



 

Un ciel tout à son bain où mousse la lumière…

 



 

Des algues à la surface, des algues posées sur l’onde comme un baiser sur le front de l’enfant nouveau-né…

 



 

Ce monde insulaire me délivre des emprises de l’homme, me restitue à moi-même. Je le sens en mes écorces, en mes écailles originelles…

 



 

Au jardin sauvage des galets baillent des choux de mer…

 



 

Quand tout se confond dans la marée du crépuscule, subsistent des mares de lumière où mes yeux se lavent des éblouissements et aveuglements du jour…

 



 

L’écume est une rage qui ne fait grève sous les vents…

 



 

Dans le chemin sableux qui s’enfonce entre genêts et ajoncs, je songe que la vie est une marche. Lors, ce faisant, je marche vers la vie…

 



 

Flux et reflux sont une seule respiration plus ou moins longue et alternée.

 



 

Une main qui s’ouvre, se referme puis s’ouvre de nouveau laissant couler entre ses doigts le sang d’un soleil fraîchement écorché, les filets d’argent d’une lune impudiquement dévoilée…

 



 

Le port, son phare, ses balises, ses cormorans, ses mouettes et ses goélands, son môle, sa jetée, ses chaluts et ses plates, ses casiers et ses filets, ses cales, son vivier, son café et ses volets bleus, ses cinéraires et ses hortensias, ses grues, sa pesée, sa chapelle et ses croix, ses murets de pierres sèches….

 



 

Le port avec ses hommes et ses femmes, leurs rêves calfeutrés

 

sous les toits gris du monde…

 



 

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Pays Celtes Hauts lieux et chemins secrets (extraits) ED Ouest-France Claudine GLOT Lecture Bran du

 

Préface de Philippe le Guilloux :

 



 

«…Nous sommes de ce royaume battu par les vents, ouvert aux flots de l’ailleurs…

 

Nous sommes les fils et les sujets de ce grand territoire, de sa réalité élémentaire et tangible,

 

De son imaginaire aussi et cette appartenance est avant tout la conscience et la fierté d’une tradition, d’une fidélité qui vient d’un amont, d’un au-delà de nous…

 



 

Mer et forêt sont les pôles primordiaux de l’univers celtique…

 



 

C’est l’émotion d’une force inentamée qui nous saisit…

 



 

Cela a-t-il partie liée avec le lieu où l’on est né ?

 

Sans doute mais l’appartenance au grand royaume des terres et des eaux celtiques dépasse cet aspect strictement biographique…

 



 

C’est un «espace» dont la richesse réside dans le faisceau de résonances qu’il éveille au cœur de l’imaginaire…

 

Ces lambeaux de légendes, de secrets, de dits informulés, nous le portons en nous…

 



 

Il y a des points aimantés sur une cartographie fabuleuse…

 

Des lieux qui électrisent la rêverie, des lieux qui sont comme des fragments de notre être…

 



 

Les noms que nous disons alors proviennent d’une mémoire qui se confond avec l’esprit des lieux et l’on rencontre, toujours l’inattendu, le secret qui s’embusque derrière les claires-voies du monde…

 

Quelque chose ici va advenir. Une translation, une "procession."...

 

P le Guilloux

 



 

«…Une espèce d’au-delà qui agit comme une invincible aspiration à laquelle un jour, d’aucuns s’abandonnent à la recherche d’une façon plus profonde ou plus vraie de vivre ou simplement de s’enchanter…

 



 

Ce Grand Royaume, s’il relève parfois de l’histoire des peuples, appartient surtout au domaine du mythe et de la parfaite réalité des songes.»

 



 

Pour cela «devenir poreux à d’autres formes de perception.»…

 



 

«Fouillez donc les profondeurs du temps, et ce serait bien le diable, si vous n’y trouviez pas de quoi enchanter le monde des vivants.»

 



 

Je marcherai vers l’Ouest avançant dans la lumière pour prolonger le jour et rejoindre le chemin des âmes vers le paradis des Celtes dans ces horizons mouvants où tout parle de passage jusqu’aux points extrêmes d’une géographie réelle qui s’efface derrière le grand rêve.»...Claudine Glot

 

 

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Bran Du : Réflexions : Du Sentiment de Naturalité- Approches pédagogiques Oct 2009



Apprendre à voir, à regarder, à visualiser, à écouter, à entendre, à comprendre, à sentir, à humer, à toucher, à palper, à percevoir, à discerner, à déduire, à méditer, à contempler…



Œuvrer à partir de tout ce qui permet d’établir un lien une relation «symbiotique» entre toutes les formes de vie, «l’intelligence» qui les anime et notre propre intelligence…



Il s’agit d’accompagner avec les outils adaptés et l’esprit adéquate la découverte, la rencontre, le partage, l’échange, la compréhension, l’exploration, l’étude, l’analyse, l’émerveillement et le réenchantement… De favoriser à partir de cela l’expression et la créativité…



Démarches : de préférence :

Aller du tout vers le fragment, de l’ensemble vers le détail, du visible vers l’invisible (soupçonner l’anima)

Aller vers le connu et le «reconnu»

De l’indifférence vers la considération

Du «caché» vers le «révélé»

Du soupçonné vers le confirmé

De l’approché vers l’intimité

De la surface vers la profondeur

De l’imaginé vers le vécu

Du pressenti vers l’incarné

De l’opposition vers la complémentarité

De la peur, de la crainte vers la confiance

Du refusé vers l’accepté

De la prédation vers la sauvegarde

De l’inconscient vers le conscient

Du déséquilibre vers l’harmonie

Du singulier vers le pluriel (et inversement)

Du semblable vers le diversifié

De la divergence vers la convergence

Du multiple vers l’unité et inversement

De la division vers le symbiotique



Inventorier les éléments constitutifs d’un lieu, d’un paysage (monde minéral, végétal, animal, humain…) Son «architexture», ses lignes de force et axes majeurs, les «articulations», l’ossature, la colonne vertébrale… Le«tissu»…



Non pas des «définitions» intangibles mais une «respiration poétique»…

Entretenir une «imagination sauvage»

Laisser vagabonder les sensations et émotions, les plus heureuses dispositions…

Mettre en résonances intelligibles et sensibles…

Penser en terme «d’énergies», de «dynamiques», de «vibrations»…

Laisser «souffler le Souffle»…

Cultiver et amplifier toutes les «intelligences à l’œuvre.»…



A partir de ces pistes et contenus élaborer de façon pédagogique un «projet global»

axé sur le rapport et la relation et fondé sur un sentiment de solidarité et de considération…

Il s’agit de penser, de repenser, la plus juste place de l’homme dans l’univers et les interactions entre «les mondes», les règnes et la pensée humaine…

Une Nature Vive…



Vive en ses formes et foisonnements, en ses innombrables mystères, en ses innovations et créativités, en ses dynamiques incessantes naturellement tramées de vies et de morts, vigoureuse, tenace et fragile à la fois…

Vive mais se mourant des excès inconscients ou cyniques des hommes…



Citations



« Nous humains, nés de la nature, nous vivons d’elle ; partageant l’espace, l’eau, l’air, les chaînes alimentaires, avec les autres vivants. Nous vivons d’elle aussi, parce qu’elle nous façonne ai travers des émotions qu’elle provoque. Etonnement, émerveillement, peur, dégoût, attendrissement…

La nature nous effraie, nous surprend ; proche reflet de nous-mêmes, elle nous émeut. Rencontrée, elle suscite notre curiosité, nourrit nos légendes, nos mythes, se révèle au fil du cheminement de la connaissance, et ce que l’on en apprend, à son tour, nous étonne, nous émerveille, nous invite à cheminer plus loin…

Nous humains, nés de la nature, n’avons cessé de nous en extraire et de tenter encore de nous en servir… Chacun peut-il accepter l’assassinat possible de la nature alors qu’il en fait partie ?

Peut-on laisser s’éteindre cette source d’émotion qui sont saveurs essentielle de la vie humaine ?             Ne faut-il pas, au contraire, changer nos regards, nos actions, pour que longtemps, avec l’homme,  nature vive ?»

Patrick Blandin (Science et Nature 2000/2001)



«Nous partageons la planète avec des millions d’autres espèces et nous sommes interdépendants. Nous fonctionnons de la même façon, nous avons besoin de la même eau, nous avons en commun les ressources alimentaires. Nous appartenons à la même histoire évolutive : l’histoire des hommes s’inscrit dans l’histoire de la nature.

Etres de nature, ne devons-nous pas nous interroger sur la façon dont nous voulons vivre avec la nature, dans la nature ? N’avons-nous pas besoin d’une nouvelle éthique qui change notre regard sur la nature ? La nature n’est pas un ensemble de biens à notre disposition.

Toute forme de vie ne mérite-t-elle pas le respect



Patrick Blandin (Ecologue) et Catherine Larrère (Exposition Nature Vive)

 

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Réflexions: Du lieu et de la Formule Bran Du 09 10 2009

 



 

Expérimenter, explorer, mettre en pratique d’autres façons d’êtres présents au monde, de le «penser», de l’incarner, de le rêver, de s’y conjoindre, demande un lieu, un espace, approprié à ces novations comportementales guidées par la «sagesse de l’esprit» et la recherche d’équilibre et d’harmonie…

 



 

Ce sont des lieux de «résonances» qu’il faut pour nos entendements et notre compréhension, pour nos mises en symbiose, pour notre «adéquation» à l’essentiel et à l’élémentaire, pour co-animer cette juste place que la création nous assigne…

 



 

La culture de l’essentiel, de l’élémentaire, requiert un espace à la fois porteur de mémoire et engendreur de devenir ; un espace qui autorise et favorise les liens à restaurer et à entretenir entre l’Etre humain et son environnement «naturel»…

 



 

Ce lieu d’élection qui nous rendra éligible à l’amour, à la paix, à la concorde doit être une sorte de chaudron magique, d’athanor des transformations en profondeur, de trépied pour les voyances fondamentales…

 

Il doit être capable d’agir sur notre conscience, sur nos facultés sensitives, créatives et intelligentes tant au niveau individuel que collectif…

 



 

En ce lieu, en cet espace, nous aurons à apprendre, à réapprendre, à instaurer ou restaurer, à inventer, à concevoir, le sens du lien, de la relation, du rapport et ce sur tous les plans…

 



 

Le lieu choisi est d’importance pour la suite des «opérations» qui tendent vers la recouvrance de l’être dans ses bases, ses sources et ses souches originelles…

 



 

Il ne s’agit que de reprendre cœur, de retrouver un centre, un moyeu, un noyau de vie, d’approfondir et d’élargir cela sans se donner de limite dans la convergence, le rayonnement, la concentration, l’émanation, la circulation et l’expression…

 



 

Il s’agit de désencombrement maximal, de revêtir cette nudité première afin d’être de nouveau apte à épouser la vie et d’en jouir individuellement et communautairement en portant le simple, l’humble, mais joyeux témoignage d’un être à l’oeuvre dans la vie pour la vie…

 



 

Il s’agit de reconnections, d’être de nouveau en «prise» avec le vivant, avec le visible et l’invisible, avec toutes les dimensions du sacré et de l’amour…

 



 

Il nous faut comme Rimbaud retrouver le «lieu et la formule» où concilier ce que nous sommes avec ce que nous aspirons fondamentalement, essentiellement, à être en nous dotant des «outils» nécessaires à cela…

 



 

Un espace, un lieu pour des réflexions majeures, pour des méditations lumineuses et éclairantes, pour une conscientisation accrue de notre rôle, de nos fonctions, au sein de l’univers en évolution constante…

 



 

Un lieu, un espace, pour témoigner et vivre en «osmose», pour accompagner l’éveil, la rencontre, l’échange, le partage, et ce, en toute exigence, responsabilité et authenticité,en inculquant le respect et la considération pour tout le vivant…

 



 

En ce lieu, en cet espace, accroître le sentiment de plénitude de l’être animé d’une Essence qui donne sens à toute chose, oriente la pensée et les actes vers le meilleur, vers le bienfaisant et le bienveillant, enfoui en chacune et chacun…

 

 

 

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Simple exercice !… Etre «naturellement» ! Réflexion Bran Du

 

Décembre 2009

 



 

Se retirer, en un lieu de nature, en un lieu apaisant, en un espace aux lignes simples…

 

S’extraire de l’écoulement du jour, du quotidien, de l’habitude, s’autoriser l’entière disponibilité à soi-même, à ses sens, à son corps, à sa respiration…

 

Se retirer dans le dépouillement matériel, s’y poser sans «revêtement» autre que l’air, la lumière. (Ni montre, ni bracelet, ni collier, mais que son épiderme naturellement, confortablement, exposé aux clartés et aux souffles…)

 



 

La nudité est une condition indispensable pour pouvoir se «revêtir» de plans plus subtils, de dimensions plus essentielles…

 

Le «désencombrement» prime… Absolument…

 



 

La posture est d’importance, elle doit être agréable et ne pas «déranger» le corps et la pensée qui l’habite et l’anime…

 



 

Nous sommes dans une recherche d’un «mieux être», d’un «bien être»…

 



 

L’être est donc au centre, au cœur, de la quête instaurée, de la relation désirée, de l’instant consacré.

 

Tout ce qui relève de «l’avoir» est prié de demeurer au seuil ou à la porte !…

 



 

Il n’est point besoin d’ajouter de la musique au concert de la nature, seul le battement de notre cœur peut faire harmonieusement écho aux rythmes et aux chants qui émanent du milieu naturel…

 

La température doit être si possible ni trop chaude ni trop froide…

 

Les mois printaniers ou estivaux sont recommandés…

 



 

Enracinés, "verticalisés", puisse la sève nouvelle circuler en nos songes et en nos veines, puisse le fruit succéder à la fleur et la fleur au bourgeon, puisse l’esprit nous visiter comme un insecte ou la rosée…

 

Je me pose en cette pause… Je lâche prise et emprise…

 



 

Je suis un bouquet, les fleurs dans le bouquet, le bouquet de fleurs dans le vase, le vase sur la table, la nappe sur la table, les broderies enluminées de la nappe, le bois de la table, la table ouvragée, les mains de cet ouvrage, l’esprit qui à œuvrer…

 



 

Je ne suis qu’accueil, don, sérénité, ouverture et offrande…

 



 

Pour l’instant, le silence est la portée de mon chant intérieur…

 



 

Je coule ma forme dans l’informe, je moule mon corps à l’invisible…

 



 

Rien ne me heurte et rien par moi n’est heurté.

 



 

Je suis à ma simple place, conscient d’occuper un espace généreusement et provisoirement concédé afin de me recevoir avec cette même bienfaisance et cette même bienveillance qui animent autant mes actes, que mon désir, que ma volonté…

 



 

Aujourd’hui je me suis muni d’un œuf et d’un galet arrondi par les marées…

 



 

Je les pose devant moi. Je prends l’un dans le creux de ma main…

 



 

Je ferme les yeux et je pèse son poids, l’espace qu’il occupe, la forme qui est la sienne…

 



 

Je l’enceins de mes sens, de ma pensée, mais c’est lui en fait qui en ce moment me contient !…

 

Je suis, tour à tour, cet œuf, cet œuf que j’entoure…

 

Je suis cette pierre roulée dans les vagues comme j’ai été moi-même transport et façonné dans les rouleaux de la vie…

 

A travers l’œuf et la pierre, je vois les symboles, les représentations, les images, j’en fais une lecture analogique…

 



 

Qu’est-ce que cela évoque en moi ?

 

Quel écho, quelle résonance, quelle correspondance…

 

Qui contient qui ?

 

Qui contient quoi ?

 

Si j’étais aussi cela ?

 

Quelle distance ?

 

Quelle séparation ?

 

Sentir, ressentir, percevoir…

 



 

Moi aussi fragment d’un tout exprimé par ses fragments…

 

Sens et Essence…

 



 

Créature et création… Fixité et mouvement… Forme et informe… Contenu et viduité…

 



 

Vagabonder en l’instant comme une plume au vent, comme une feuille sur l’onde…

 



 

Demeurer là, assis, dans le courant des mondes et flotter, voler, voguer, par la pensée…

 



 

Ouvrir les yeux… Puisse lors le miroir de notre âme refléter le visage de notre cœur, l’esprit de nos pensées…

 



 

Des espèces animales ont disparu ou disparaissent ou sont en voie de disparition…

 



 

Certaines ont disparu sans que l’homme ne soit impliqué dans ce processus…

 



 

D’autres disparitions résultent de l’activité et de la volonté de l’homme…

 



 

Si les espèces concernées sont le fait d’une volonté créatrice ordonnée que pense le «créateur» de ces disparitions ?…

 

Etaient-elles envisagées ?

 

Qu’apportaient-elles au sein de la Création indispensable à Celle-ci ?

 



 

D’autres espèces inconnues sont-elles nées indépendamment des manipulations génétiques de     l’homme ?

 



 

Le «Créateur» supposé s’est-il désintéressé complètement de son oeuvre ?

 

Quel était la finalité de celle-ci ?

 



 

Croire : cela devrait être une remise en cause périodique d’origines réexaminées à partir du constat de leurs effets…

 

Croire : cela ne sera jamais une certitude (le bloc monolithique d’une conception figée à jamais)

 



 

Anticiper une destination ultime, c’est peut-être libérer le chemin pour y arriver ?

 



 

Nous sommes intérieurement «dévitalisés»…

 

Nous avançons vers une destinée singulière et cependant commune à travers les projections d’une pensée amputée de ses fondements essentiels…

 



 

Nous avons une véritable inaptitude aux changements, à l’improvisation, à la novation, au défi, à pénétrer l’inconnu et cela à l’encontre de la loi d‘évolution…

 



 

Que nous n’ayons pas la capacité d’imaginer l’inimaginable est une chose, mais que nous soyons incompétents à habiter et à animer la réalité en est une autre…

 



 

En quoi "croire" peut-il nous aider dans ce qui nous éprouve ?

 

Dans le fait qu’une bonne question ébranle les énergies et intelligences nécessaires à sa réponse…

 



 

En terme de «divin» on peut interroger (et s’interroger) sur les rapports, les relations instaurées ou à instaurer mais non nécessairement sur le Principe ou l’Essence…

 



 

Je souhaite privilégier une philosophie élémentaire, primaire, mais non simpliste pour autant ; une philosophie instinctive, naturelle, jouissive, qui baigne dans l’harmonie, l’équilibre et la sagesse…

 



 

Il y a sur l’autre berge de notre vie un être qui nous fait signe, qui souhaite nous rejoindre mais que sépare un fleuve de conventions et de conditionnements…

 



 

S’efforcer de trouver, en nous, le passeur, le pontonnier, qui nous réuniront…

 



 

Cultiver pour nourrir le corps, se cultiver pour nourrir autant le cœur que l’esprit…

 



 

Quoi qu’il en soit de notre emploi en ce monde, s’efforcer d’y demeurer acteur, artisan, animateur, créateur et concepteur, tout en demeurant servant de la hauteur, de l’élévation et de la profondeur, de ce qui nous maintient debout dans le renversement des espérances et des valeurs…

 



 

Mes conceptions se veulent élémentaires au sens qu’elles se formulent et s’expriment en se faisant claires et limpides comme l’eau fertiles et fécondes comme la terre, chaleureuse et transformante comme le feu, élevées et circulantes comme l’air, inspirées et transcendantes comme la farine de l’air…

 



 

L’intellect, le mental, sont loin d’être toute l’Intelligence à l’œuvre….

 

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Réflexions Mutations ! Bran Du 18 12 2009 au Val

 



 

Si j’avais la faculté, la faculté d’optimiser toutes les ressources de mes facultés, je poserais mon oreille tout contre le tronc d’un arbre ravivé par la montée des sèves printanières, lors, je suis persuadé que j’entendrai, à travers l’aubier et l’écorce, battre le cœur de l’arbre lui-même et en écho à ce cœur, les résonances identiquement rythmées du mien !….

 

Il est, je le sais, des oreilles d’homme capables de cette captation sonore qui conjoint le règne végétal et le règne animal en un même battement accordé à ceux de l’univers…

 

Rien n’est figé dans la nature, tout est source de mutation, de variation, d’évolution et la mort même participe des transmutations futures….

 



 

Il est de fait que les animaux confrontés à la modification redoutable de leur environnement ; confrontation résultant de l’orgueilleux ouvrage humain, identifient les «agents» qui les agressent, les «décodent» en quelque sorte et élaborent des modifications au sein de leur organisme qui leur permettent non seulement de lutter contre ce qui tend à leur disparition

 

mais de passer outre l’agression dans un champ nouveau de développement de leur espèce mieux adapté à la poursuite de leur génération…

 



 

Nous sommes nous aussi impliqués sans en avoir la moindre conscience semble-t-il dans le «jeu des mutations» en cours…

 

Nous avons par exemple en moins d’un siècle émis quelques milliers de molécules chimiques disséminées au sein de centaines d’applications dont nous ignorons pour plus de 90 % les effets «périphériques» à court, moyen et surtout long terme, à travers les interactions plus ou moins «agressives» qui ne manquent pas de se produire à notre insu…

 



 

Des animaux, des plantes et même des virus s’adaptent à des modifications profondes de leur environnement et finissent par se libérer des emprises élaborées par l’homme au demeurant…

 

En quoi l’homme échapperait-il à ces processus d’adaptation et de mutation ?…

 



 

Nous ne pouvons scientifiquement nier cela qui ne fait que s’inscrire dans la loi pérenne d’évolution des espèces au sein du processus de sélection naturelle quelque peu accéléré et accru par le genre humain transformé en apprenti sorcier…

 



 

Si la génétique est, avec la biologie, l’une des sciences sans doute plus particulièrement affectée par les constats précités, et sans ignorer les nombreuses interférences entre toutes les disciplines concernées, ne faut-il pas se préoccuper plus spécifiquement d’une mutation majeure : celle de l’esprit !…

 

En quoi l’esprit serait-il exonéré de toutes mutations et celles-ci ne nous sont-elles pas plus visibles, appréhendables, identifiables, que ce qui se passe dans les profondeurs plus ou moins insondables des sciences humaines ?

 



 

Ma pensée est sujette aux champs des mutations et il me semble urgent d’accompagner autant que faire ce peut cette aventure «spirituelle» et «intellectuelle» par une conjonction alliant conscience, intuition, expérience, observation et connaissance…

 

Ne puis-je pas tenir seul le gouvernail de mes pensées et orienter leur direction et exploration selon les nouvelles cartes qui se présentent à elle ?…

 

Ces cartes se tracent dans l’avancée même de mes progressions au sein de l’océan d’entendement et de compréhension…

 

Tracer sa route dans les courants impétueux du monde!…

 

Il est temps de redevenir d’obstinés voyageurs, des hauturiers du temps et de l’espace, des arpenteurs d’estrans paisibles autant que vertigineux !…

 

La «géopoésie» est cette île vers laquelle nous allons toute voile hissée, toute voile cousue dans la toile même du «génie» poétique….

 

 

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DOSSIER NATURE Lecture, citations….

 



 

« - Et puis vous savez, la vraie vie, elle ne laisse pas de trace.

 

- Parce que ce serait la vie réelle ?

 

- Oui, c’est cela, la vie sans commencement ni fin…»

 



 

«Le grand dehors guérit…» Stevenson

 



 

«…Le «diable», c’est souvent un forgeron à l’écart (un lieu de transformation)…

 

Le côtoyer c’est se changer.

 

La force du dragon y est permanente…

 



 

Comment cet accord harmonique s’obtient-il ?

 



 

C’est clairement pour ceux qui ont subi la pénétration par la présence de la nature…

 



 

Les mots veulent dire plus que leur sens bêtement verbal.

 

Le mot va plus loin que lui-même.

 

Il délivre un message derrière le message…

 



 

La sémantique est la science de ces signes.

 



 

C’est-à-dire la science de tout ce qui est là pour représenter autre chose.

 

Cela peut donc être pour compenser l’étude de ce que contiennent les mots ainsi que le «non-verbal»…

 

Tous les paysages signifient pour celui qui regarde.

 

Il les ressent, il les interprète, il les rêve même selon le sens qu’il donne à ce qu’il regarde…

 



 

Signes et messages sont partout…

 

Soyez spontanés, c’est une double contrainte impossible à réaliser. Un ordre auquel on ne peut ni obéir, ni désobéir….

 



 

Cette vieille idée universelle d’une unité des émotions avec les puissances cosmiques des espaces sauvages conduit tout droit au statut des musiciens.

 

L’ouverture des portes de l’inconscient est confiée à ceux qui en ont l’expérience sur eux-mêmes…

 

Retour à la nature nue…A un élan de vie sans contrainte… Faisons partie de la nature…

 



 

Le fou fait peur parce qu’il replonge en elle…

 

Dans le sac où la nature se débat avant d’être jeté aux ordures, gigotent aussi une pléiade d’artistes, pas mal de fous et tous les enfants qui n’ont pu renoncer aux charmes insolites de leur spontanée nature.

 



 

«La femme en cela est un être de poésie, de sensation… Diablement féminin

 

François TERRASSON

 



 

Face à la rigidité, offrez-vous la souplesse…

 

Au sein du sédentarisme, offrez-vous les errances nomades…

 

Dans les propos tranchés apportez la nuance… Bran du

 



 

«L’émerveillement est un antidote à l’ennui, ce cancer des âmes.»

 

Sylvain Tesson

 



 

«…Pour qui n’a pas appris à voir, peu de choses sont visibles…»

 



 

«Les émotions relèvent notre nature, elles expriment des réactions nécessaires à notre existence dans un milieu vivant…

 



 

La peur aurait-elle conduit au besoin de dominer, de maîtriser d’autres êtres vivants ?

 

Dans la pensée occidentale, les hommes définissent leur humanité en se coupant de la nature. Ils opposent nature et culture… Science et Nature «Nature vive 2000/2001»

 



 

«La capacité de se laisser émerveiller par le monde a sauvé bien des hommes en peine.

 

L’émerveillement ne peut pas être un état qu’on ressent par intermittence.

 



 

C’est une nature. Chercher la transparence…

 

L’essence de ce que l’on voit…

 

En d’autres termes essayer de faire sauter le vernis de la réalité, trouver dans l’expression du vivant une manifestation du divin…»

 



 

«L’indifférence est l’antichambre de la mort.»

 



 

«Pour repenser le progrès, il faut l’articuler autour du concept de co-évolution, c’est-à-dire l’interaction constante entre les espèces et leur environnement.» Pascal PICQ

 

(Débat à l’université de la terre. Unesco 2005)

 



 

«Nous vivons aujourd’hui un paradoxe : la science est en train de redécouvrir les connaissances traditionnelles…

 



 

L’avenir réside dans l’homme symbiotique, celui qui arrivera à vivre en symbiose avec le monde écologique (l’écosphère) et toutes ces «prothèses» technologiques qui l’aident à vivre (l’infosphère)…»

 



 

«Plutôt que de prédire» le futur, il faut l’inventer, le construire. Il faut peut-être moins d’information et plus de sagesse.»

 

Joël de Rosnay (Canopé N° 4 )

 

NATURE (suite)

 



 

«L’homme a assez de raisons objectives pour s’attacher à la sauvegarde du monde sauvage. Mais la nature ne sera en définitive sauvée que par notre cœur.

 

Elle ne sera préservée que ci l’homme lui manifeste un peu d’amour, simplement parce qu’elle est belle et parce que nous avons besoin de beauté, quelle que soit la forme à laquelle nous sommes sensibles du fait de notre culture et de notre formation intellectuelle.

 

Car cela aussi fait partie intégrante de l’âme humaine.»

 

Jean Dorst (Avant que nature meure 1965)

 



 

«L’idée de faire naître l’homme du bois est commune au patrimoine européen.»

 

J Brosse Mythologie des arbres

 



 

«L’arbre s’enracine dans la terre comme l’homme dans son propre corps.»

 

J M Pelt (Le manteau de la terre)

 



 

«Désertifier la terre, dénuder la planète, c’est, à terme, la rendre inhabitable pour l’homme lui-même…

 

L’homme du XXIè siècle sera-t-il assez sage pour reverdir la terre et pour la jardiner avec amour ?

 

Reliant les forets et la terre, les forets du monde entretiennent un lien étroit avec la religion…

L’arbre a toujours fait l’objet d’un culte.

 

Il n’a cessé d’être vénéré en tant que symbole de pérennité et de force cosmique.

 



 

La foret est aussi un univers mystérieux qui nourrit notre imaginaire…

 

Toutes les civilisations ont un arbre sacré , source de vie, intermédiaire entre les hommes et les dieux, dotés de pouvoirs magiques…

 

Les arbres sont au cœur des religions et des mythologies…

 



 

Selon Freud, si l’arbre nous hante, c’est parce qu’il cache la foret obscure de notre inconscient.

 

Charlotte Vinsonneau

 



 

L’écologie a échouée, politiquement échouée, non pas du fait de ses penseurs et défricheurs, mais du fait de ses compromissions avec des systèmes et appareils qui corrompent les mentalités, une sorte d’acide qui s’attaque à tout ce qui pense autrement, a tout ce qui veut faire autrement. Ici, la matière est reine, le pouvoir sous toutes ses formes inféode l’esprit libre et le formate pour qu’il rentre dans les enjeux de rivalité, d’affrontement, de compétition, de désir de domination, de possession, d’appropriation…

 



 

Il gangrène à partir de mécanismes rodés par des siècles de pratiques d’asservissement toute résistance déontologique ou morale, tout comportement qui ne rentrerait pas dans les rangs du politiquement correcte et dans le cadre des conventions établies, des compromissions réalisées…

 

Pour entrer en lice au sein de cette foire d’empoigne on a oublié l’essentiel qui consiste à se revêtir de cette armure que l’on appelle l’esprit, la vaillance, le courage…

 



 

Autant de vertus ou de valeurs aptes à se protéger des coups-bas et des forfaitudes…

 



 

L’écologie, selon mes conceptions, ne peut se cantonner au registre de la matérialité…

 



 

Elle n’a d’avenir que dans la mesure où le spirituel en est l’anima, le fer de lance , le seul à pouvoir percer les côtes de maille de la bêtise, de l’inconscience, de la peur et de l’ignorance, du despotismes sous toutes ses formes…

 



 

C’est donc à une véritable, à une authentique écologie de l’esprit qu’il faut penser si l’on veut, si l’on souhaite sensibiliser, informer, témoigner, instruire, initier, tous et chacun aux valeurs fondamentales sur lesquelles l’humanité peut espérer construire de nouveau une cathédrale pour le vivant, un temple naturel pour y célébrer la renaissance de l’être sur les terres "gastes" ravagées par la séduction du paraître et de l’avoir…

 

 

Bran du

 

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Ecologie et Visions d’avenir (Extrait du Courrier Internationnal N° 1000)

Chris Turner (Une ère anthropocène signifie une ère façonnée par l’homme)



«…Le mouvement écologique s’est donné pour objectif de trouver un endroit instaurant l’éternelle harmonie avec la Nature – idéalement assez vierge pour être digne de la majuscule que les romantiques donnaient au mot – La terre a prospéré dans un magnifique équilibre et les esprits éclairés ont cherché à définir la place de l’homme en son sein.

Or, si cet équilibre est définitivement modifié et se métamorphose comme jamais auparavant, quel sens pourrons-nous encore donner au mot «harmonie» ?



Comment pourrait-on sous estimer la disparition probable des écosystèmes les plus féconds et l’aube possible d’une nouvelle ère écologique ?



Quel sens peut-il avoir lorsque, de plus, nous savons que ce nouvel ordre a été en grande partie façonné par l’homme ?

Que peut raisonnablement être un effort de conservation à l’ère anthropocène ?

Qu’est-ce qu’un humain dans un ordre écologique créé par l’homme ?



Nous avons besoin d’un nouveau type d’histoire, d’un nouveau modèle pour notre philosophie écologique – un modèle qui reconnaisse aussi bien ce que nous avons perdu que les limites émergentes de ce qui peut être sauvé (en évitant les pleurnicheries et les lamentations.)…



Nous avons besoin d’un nouveau type de la frontière.

Nous allons vers l’inconnu, un endroit certainement dangereux…

Après plus d’un siècle de militantisme, les merveilles naturelles de la terre n’oint jamais été aussi près de disparaître…

Le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui ressemble davantage à un roman de Jules Verne qu’à la forêt primaire à la Thoreau…

Notre avenir sera nécessairement très, très différent du présent et d’un passé pastoral idéalisé, certainement beaucoup plus artificiel et pourtant lumineux dans les constellations de possibles qu’il aura à offrir…



Nécessité de promouvoir la «durabilité» soit ce qui réussit à naviguer dans l’espace et le temps…

Etre et se régénérer pour voir le monde avec des yeux nouveaux…



Depuis 150 ans un objectif fondamental de l’environnementalisme de l’ère industrielle a été de transmettre une notion d’émerveillement et de respect pour le monde naturel à ceux qui l’aurait perdue ou ne l’aurait pas encore trouvée et ce, pour élever la conscience collective, modifier et enfin inverser définitivement notre conception de la place de l’homme dans la hiérarchie naturelle en ne cherchant plus la domination, mais au contraire la réhabilitation, la préservation, l’harmonie…



De la Géo-inginerie… Manipulation délibérée et à grande échelle du climat de la planète, la géo-inginerie est, à n’en pas douter, une école de pensée extraordinairement arrogante.



Elle se fonde sur la logique pernicieuse qui veut que pour réagir aux éléments permettant d’affirmer que l’activité humaine à irrévocablement bouleversé la biosphère, il conviendrait d’accentuer ces bouleversements selon des méthodes beaucoup plus délibérées et à plus grande échelle…



Selon certains cette option «géo-inginerie» serait de nature à être un dernier recours contre un réchauffement indésiré…

( C’est par exemple l’idée de créer un écran solaire à l’échelle planétaire)( Par contre on manque d’idée pour lutter contre l’acidification des

océans)…»



«L’écologie ascétique se contente de modifier la polarité de la culture dominante, sans la remettre véritablement en question.

Elle ne fait rien ni ne dit rien de fondamentalement nouveau.

De plus, elle n’est pas pratique et ne représente pas une alternative viable pour une vie meilleure.»

Bruce Sterling



«Pour avoir une chance de survivre l’humanité devra revoir de fond en comble son mode de vie.»

Revue New-Scientist



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Nature – Ecologie – Environnement….



Ils ont dit "…Mais la nature est là qui t’invite et qui t’aime ; plonge-toi dans son sein qu’elle t’ouvre toujours…"

A Lamartine (le Vallon-Rêêveries poétiques)



Ayons la sagesse (Jacques Perrin) extraits (Terre sauvage)



«Nous puisons nos rêves dans la nature indomptée et rebelle.

Elle éveille notre curiosité d’enfant et nous ressource en affichant une infinie diversité.

La nature sauvage nous plonge vers nos racines, notre être profond, sans artifice, simple, instinctif et vrai.

Elle nous rappelle que nous nous inscrivons dans le cycle du vivant que notre société efface peu à peu.

Pourtant, ce monde sauvage s’étiole inexorablement. Acceptons-nous l’idée de laisser à nos enfants, une terre entièrement aménagée ?

Sans jardin secrets peuplés d’herbes folles ?



Le vivant est «relations» et non collection de formes…

Il n’y a donc d’autre choix que de conserver l’ensemble de l’écosystème et, pour ce faire, de créer des réserves naturelles…

 Sachons faire une place chez nous, à ces mondes qui échappent à nos règles et ne répondent pas à nos critères esthétiques…

Nous en avons les moyens, nous devons en avoir la sagesse…

Chaque fois que nous avons pu offrir à la nature un espace de liberté, elle s’est de nouveau épanouie dans toute son exubérance et sa diversité.

La nature sé débrouille très bien seule, elle n’a nul besoin que nous l’entretenions…

Chaque territoire sauvage est une fenêtre ouverte sur nos rêves.»



«Un forestier qui ne voit que les arbres n’est pas un bon forestier…

La marche, c’est la rencontre, celle des hommes, des bêtes et des plantes…

C’est retrouvé le cheminement de celui qui m’a précédé, de celui qui a imprimé sa trace avant moi…

Il faut savoir admirer le détail…

Le jour où nous saurons tout regarder, il n’y aura plus de problème de protection de la nature.»

Jean Pierre Feuvrier



"L’homme du XXIè siècle sera-t-il assez sage pour reverdir la terre et la jardiner avec amour ?"

Jean Marie Pelt



«Notre époque se caractérise par la profusion de moyens et la confusion des intentions…

Pour créer du désir, de la disponibilité, de la motivation, il faut deux choses : d’abord expliquer en quoi une mutation est providentielle et nécessaire, et ensuite faire jaillir, simultanément des solutions qui viendront des uns et des autres…

Le désespoir n’est pas mobilisateur !…

 Nous ne sommes plus reliés à rien, nous sommes dans un grand désarroi et nous nous rendons compte, d’un coup, de la brièveté et j’allais dire de l’indigence de notre existence



Nous ne savons plus d’où nous venons, où nous allons, nous sommes perdus dans deux néants.

On a perdu une transcendance…

Oui, on n’est plus relié à rien.

 

Dans le passé , les gens avaient une forme de spiritualité, de croyance religieuse qui les reliait. Nous devons aujourd’hui réapprendre à créer du lien

 

Passer d’une société fondée sur la possession des biens à une société fondée sur l’invention des liens…»

Nicolas Hulot (Terre Sauvage)

 

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Michel ONFRAY (Philosophe - écrivain) Le Recours aux Forêts Ed Galilée (extraits)

 

"Plutôt vivre parmi les glaces qu’au milieu des vertus modernes. "Nietzsche (l’Antéchrist)

 



 

Permanence de l’apocalypse : … (Le monde avec la mécanique des passions tristes – envie – jalousie – haine – ressentiment…)

 



 

C’est l’heure du recours aux forêts...

 



 

Aux deux tiers de sa vie, si l’on ne sait pas ce que contient le dernier tiers,

 

c’est qu’on n’a rien appris…

 

Trop d’énergie perdue,

 

Trop d’énergie gâchée…

 

J’ai vu des philosophes

 

De loin

 

Sans jamais partager leur table…

 

La plupart donnent des leçons

 

Se voulant maîtres des autres

 

Sans être maîtres d’eux-mêmes…

 



 

Traité de consolation : …

 



 

Posé en terre, je retournerai à la terre

 

Atomes libérés d’une forme qui avait mon nom

 

Particules réparties vers d’autres aventures…

 

La Sérénité triomphera... (Dans l’odeur de glèbe génésique)

 



 

Dans ce lieu, l’écologie véritable devient sagesse universelle ; non pas l’écologie mondaine, urbaine, l’écologie morale, l’écologie devenue religion d’après les religions, mais la philosophie d’un rapport virgilien à la nature, d’une relation postchrétienne parce que préchrétienne, en vertu de laquelle l’homme n’est pas, n’est plus, sommet et couronnement

 

de la nature, maître et possesseur d’icelle, mais partie infime, moment imperceptible d’un immense mouvement, fragment d’un grand tout.

 



 

Ce qui le réinstalle à sa juste et véritable place – autrement dit : celle d’un épiphénomène…

 



 

Célébrons donc cette sagesse païenne, virgilienne, tellurique, naturelle, écologique, écosophique…

 



 

En remède aux misères du monde : que faire ?

 

Début de solution, ébauche de résolution : le Nord, le tutoiement du cercle polaire, les contrées hyperboréennes…

 



 

Pindare parlait du «peuple mystique qui habitait cette géographie mystérieuse par-delà Borée, dans une région perpétuellement éclairée par le soleil.

 

Les hyperboréens vivent dans la paix et la félicité.

 

Leur protecteur, Apollon, se retire en leur compagnie pour passer l’hiver.»

 



 

Démocrite fut dans la Grèce antique un philosophe matérialiste fêté, qui parcourut le monde. Lors de son périple jusqu’en Inde, il a constaté la vilenie des hommes, à la suite de quoi il fit construire une petite cabane au fond de son jardin pour y finir en sage le restant de ses jours.

 



 

Le repli sur son âme consiste à retrouver le sens de la terre, autrement dit, à se réconcilier avec l’essentiel : le mouvement des astres, la logique de la course des planètes, la coïncidence avec les éléments, le rythme des saisons qui apprennent à bien mourir, l’inscription de son destin dans la nécessité de la nature…

 



 

Il y a une tradition du recours aux forêts… (Le 5è âge de la vie dans les traditions hindouistes – La vie de Merlin et les quêtes aventureuses (et amoureuses) au sein des forêts pour la «Matière de Bretagne» -

H Thoreau avec Walden ou la vie dans les bois…)

 



 

Postface en forme de préface :

 



 

Retrouver les sources du monde dans la perspective d’un nouveau monde…

 



 

J’aime l’utopie quand elle est projet non encore réalisé mais projet exigeant et réalisable…

 

/… Il me semble qu’il faut aller à la source de l’utopie qui est radicalement «possibilité d’un monde.

 



 

(L’Islande ; la terre où la nature compte plus que les hommes…)

 



 

Il n’y a rien de nouveau en effet sous le soleil et sous les artifices exaltés de notre société de même, mais, qu’un philosophe et non des moindres, s’en vient à cheminer sur le Senchus : le«Vieux Sentier des Anciens Irlandais» est appréciable en ce temps de course effrénée sur les autoroutes de la consommation outrancière et des idées jetables… (NDR)

 



 

Extraits des Affinités Extrêmes de Kenneth White (Albin Michel Editeur)

 



 

«Considérée dans son ensemble, l’humanité n’est point, relativement à la terre, émergée de sa barbarie primitive.» Elisée Reclus

 



 

Cioran envisageait, lui, l’isolé, le séparé de «s’accorder au monde» à travers «la recherche du primordial»

 



 

Segalen quant à lui avait trois grandes préoccupations :

 

La peur de la perte de la parole (de la parole qui lie puissamment)

 

La recherche d’un centre, d’un lieu de concentration (l’être)

 

La pérégrination des voyageurs de l’esprit, des pèlerins du vide…

 



 

«Nos revendications furent extrêmes, à la frontière de l’humain.»

 

Saint John Perse (Vents)

 



 

(Non pas la recherche d’un ailleurs mais d’une aire d’existence plus dense et plus alerte.) K White

 



 

«Il n’y a qu’une terre pour tous, et un seul pays, l’univers.» Epicure

 



 

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Manifeste pour la terre et l’humanisme Pierre RHABI extraits (Créateur du concept «Oasis en tous lieux)

 



 

«C’est à l’insurrection et à la fédération des consciences que je fais aujourd’hui appel, pour mutualiser ce que l’humanité à de meilleur et éviter le pire…

 



 

«Cette coalition me paraît plus que jamais indispensable compte tenu de l’ampleur des menaces qui pèsent sur notre destinée commune, pour l’essentiel dues à nos grandes transgressions.

 

Par «conscience», j’entends ce lieu intime où chaque être humain peut en toute liberté prendre la mesure de sa responsabilité à l’égard de la vie et définir les engagements actifs qui lui inspire une véritable éthique de vie pour lui-même, pour ses semblables, pour la nature et pour les générations à venir.»

P Rabhi

 



 

«Pour que les arbres et les plantes s’épanouissent, pour que les animaux s’en nourrissent et prospèrent, pour que les hommes vivent, il faut que la terre soit honorée.» Pierre Rabhi

 



 

«Une puissance créatrice mystérieuse, la laideur destructrice et la beauté constructive cohabitent en chacun de nous.

 

Le meilleur et le pire sont à l’évidence déterminés par notre façon d’être au monde que nous avons construit, et le monde peut être sauvé par ce que nous recelons de plus beau :

 

la compassion, le partage, la modération, l’équité, la générosité, le respect de la vie sous toutes ses formes.

 

Cette beauté-là est la seule capable de sauver le monde.

 

Car elle se nourrit de ce fluide mystérieux d’une puissance constructive que rien ne peut égaler, et que nous appelons l’amour.» P Rhabi

 



 

«L’avenir dépend des utopies dont on aura l’audace.» P Rhabi

 



 

«Que c’est beau ! Que c’est beau ! Et nous voilà délivrés des tourments incessants par l’admiration et la gratitude, enfin au cœur de notre vocation, à savoir aimer et prendre soin de nous-mêmes, de nos semblables, des créatures compagnes et de notre planète mère qui ne nous appartient pas mais à laquelle nous appartenons indubitablement…

 

Nous passons, elle demeure…»

 



 

«En dépit de toutes nos capacités et nos moyens, l’ordre que nous avons instauré sur terre est donc en réalité un immense désordre…»

 



 

(Aller à la source de l’insécurité qui est en chacune et chacun de nous…)

 



 

«Avoir conscience ne serait-ce pas avant tout aimer, prendre soin, s’émerveiller ?

Et être dans l’inconscience, détruire et profaner tout ce qui est à portée de main et à distance de nos cœurs ? » Nous sommes passés de la noble mission de nourrir les hommes à une logique destructrice de la terre nourricière…

 



 

«Prendre conscience de l’inconscience…»

 



 

Favoriser une mutation hors des pièges de la volonté de puissance et des pulsions de domination…

 

Cela passe, cette mutation, par une transformation intérieure des individus…

 



 

L’obstacle majeur : L’être humain est son propre obstacle sur le chemin de la libération…

 



 

Cela implique : Le respect de la terre comme planète. L’avènement d’une humanité planétaire.»… P Rhabi

 



 

«Changer pour ne pas disparaître…» «La vie sur la terre est un cadeau inespéré…»

 



 

«Tirer sa force et ses valeurs de cet humus fondamental »…

 



 

«Entretenir un rapport apaisé avec le monde qui nous entoure, en percevoir chaque jour la beauté, l’harmonie, l’enchantement de la vie de la nature ;

 

la vie comme un éblouissement spontanément attaché à tout ce qui vibre, palpite ou se transforme…

 



 

Une révolte puissante et pacifique qui accompagne chacun dans ses actes de vie…» N Hulot

 



 

«Quelle planète laisserons-nous à nos enfants ?

 

Le mythe de la croissance illimitée, les pleins pouvoirs de l’argent, le désastre de l’agriculture chimique, l’humanitaire à défaut d’humanisme, la déconnexion entre l’humain et la nature ?…

 

Vivre et prendre soin de la vie, c’est incarner l’utopie, la terre et l’humanisme, la logique du vivant, le féminin au cœur du changement, l’agroécologie, la relocalisation de l’économie, une autre éducation…»

 

P Rhabi

 



 

«Le besoin n’est donc plus d’inventer de nouvelles initiatives (même si la recherche reste primordiale dans un certain nombre de domaines) que de les relier entre elles, de créer des synergies puissantes et de les communiquer à toutes celles et à tous ceux qui cherchent les moyens de mettre en cohérence leurs aspirations et leurs modes de vie…»

 



 

«Pourquoi une foule qui cherche ne rencontre-t-elle pas une foule qui propose ?»

 



 

«L’intuition des peuples pour qui la création et les créatures sont sacrées m’interpellent.»

 

N Hulot

 



 

«Le nouvel art de vivre ensemble sera fondé sur la frugalité et le partage…» Nicolas Hulot

 

Titanic 2 Ed Calman Levy

 



 

«Détruire, tuer, exploiter, ne valent plus. Cela revient à terme, en définitive, à nous détruire.»

 

Michel Serres «le Temps des Cerises – Ed Le Pommier»

 



 

«Si tu veux construire la paix, protège la Création – Les devoirs envers l’environnement découlent de ceux envers la personne – Si l’homme se dégrade, l’environnement dans lequel il vit se dégrade, si la culture tend au nihilisme, la Nature ne pourra pas ne pas en payer les conséquences.»

 

 

 

 

Bran du Notes sur la conférence de Pierre Rabhi à Ploermel 10 mars 2010 :

 



 



 

«La vie se donne à la vie pour la perpétuité de la vie…

 



 

La beauté intérieure peut changer le monde…

 



 

Je suis une œuvre de la vie… J’appartiens à la vie…

 



 

Une conscience pour admirer et respecter…

 



 

Une planète fragmentée par nos peurs…

 



 

Il semble qu’en nous habite un sentiment d’insécurité perpétuel…

 



 

Que signifie notre espèce ?…

 



 

Sommes-nous un "miraculeux accident"… Je veux bien le croire….

 



 

Nous vivons à crédit pour le gaspillage, le pillage et la prédation…

 



 

Nous produisons nous-mêmes notre souffrance…. Nous en fabriquons !…

 



 

Trouver notre simple place en cette vie…

 



 

La vie veut vivre à travers nous…

 



 

Travailler pour vivre ou vivre pour travailler ?…

 



 

Que savons-nous de l’énergie de l’amour ?…

 



 

Créer les bases de nouveaux liens avec les autres…

 



 

Nous ne sommes pas assez dans le présent…

 



 

Ce qui n’a pas de prix semble ne pas avoir de valeur !…

 



 

Etre ce n’est pas exister…

 



 

Il nous faut passer par un déconditionnement…

 



 

Ne pas subir la vie qu’on nous impose…

 



 

Vivre dans un autre mode de vie, d’existence…

 



 

Nous gérons à partir de la pénurie et du manque…

 



 

Emerger en notre propre regard…

 



 

Vivre ce n’est pas reproduire un modèle ni valider nos aliénations…

 

Créer une dynamique du vivre autrement…»

 

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Pierre Rabhi La Part du Colibri (extraits)

 



 

Des songes heureux pour ensemencer les siècles…

 



 

Sachez que la Création ne nous

 

appartient pas

 

mais que nous sommes ses enfants.

 



 

Gardez-vous de toute arrogance car

 

les arbres et toutes les créatures

 

sont également enfants de la Création.

 



 

Vivez avec légèreté sans jamais outrager

 

l’eau, le souffle ou la lumière.

 



 

Et si vous prélevez de la vie pour votre

 

vie, ayez de la gratitude.

 



 

Lorsque vous immolez un animal

 

sachez que c’est la vie qui se donne à la vie

 

et que rien ne soit dilapidé de ce don.

 



 

Sachez établir la mesure de toute chose.

 

Ne faites point de bruit inutile,

 

ne tuez pas sans nécessité ou par

 

divertissement.

 



 

Sachez que les arbres et le vent se

 

délectent de la mélodie qu’ensemble

 

ils enfantent,

 

et l’oiseau, porté par le souffle, est un

 

messager

 

du ciel autant que de la terre.

 



 

Soyez très éveillés lorsque le soleil

 

illumine vos sentiers et lorsque la nuit

 

vous rassemble, ayez confiance en

 

elle, car si vous n’avez ni haine ni

 

ennemi, elle vous conduira sans

 

dommage, sur des pirogues de silence,

 

jusqu’aux rives de l’aurore.

 



 

Que le temps et l’âge ne vous accablent

 

Pas, car ils vous préparent à d’autres

 

Naissances, et dans vos jours

 

Amoindris, si votre vie fut juste,

 

Il naîtra de nouveaux songes heureux,

 

Pour ensemencer les siècles...

 

Pierre Rabhi Extrait du «Recours à la Terre»

 



 

Terre du Ciel 1995

 

 

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Al Pages! Bran du Au Val 19 03 2010

 



 

J’ai rassemblé les mots, les noirs, les blancs, les brebis, les béliers, les agneaux

 

Pour les mener dans les hauteurs !

 



 

Cultiver l’éloquence est un ouvrage permanent ;

 

C’est un véritable entraînement qui commence par une relation soutenue avec le grand silence… Il s’agit d’arriver à ce que le silence vous écoute, tende l’oreille, retienne son souffle…

 

S’il hoche de la tête c’est bon signe !….

 

(Ce sont des images, mais la réalité pourrait prendre figure de la sorte…)

 



 

Si le silence daigne vous écouter alors votre ru à quelque chance de rejoindre l’océan d’entendement, vos battements d’ailes peuvent envisager les grands courants ascensionnels…

 

(La danse n’est plus loin qui vous appelle dans les grands tourbillons du ciel !)

 



 

Si le silence porte attention à votre voix, perçoit la beauté de votre chant, vous saurez, par son acquiescement, que lui aussi aime contempler un lâcher de colombes…

 

Au verger du dire, les mots tomberont comme des pêches bien mûres, juteuses et pulpeuses à souhaits…

 



 

La récompense du fruit, c’est aussi la venue de l’abeille…

 

De celle qui prélève votre suc pour le porter en sa ruche…

 

De celle qui tisse son alvéole de consonnes et de voyelles…

 



 

Mais combien savourerons le miel de la langue ?…

 



 

Le poète fait son marché à l’étal du jour, dans les criées de la nuit…

 



 

Il se soucie des articulations, des ramifications, des agencements, des connections et des conjugaisons… En tout il suppute l’arborescence…

 



 

Il sait combien de mots, usés, abusés, banalisés, aspirent au renouveau…

 



 

C’est pour cela qu’il œuvre dans l’humus et le terreau…

 

C’est en cela qu’il participe des germinations, qu’il parraine des naissances…

 



 

Pour le poète en mal d’amour, le bleu est un prénom dans un ciel sans visage…

 



 

Il s’entretient savez-vous avec d’étranges ondes de formes…

 



 

Il fomente des marées au plus bas des mortes-eaux…

 



 

Il est de ces divagations qui ourlent les rivages…

 



 

Il brode l’écume des dentelles sur la robe des sables…

 



 

Il construit des passerelles entre le regard et l’écriture…

 



 

L’écheveau du temps file entre ses doigts, sa pensée est un fuseau où s’enroulent les saisons…

Il tisse plus qu’il n’écrit… La vie est une trame qu’il traverse de ses pas…

 

Il sait le fil prêt à se rompre !…

 



 

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Les Arpenteurs de grèves… Bran du (A Mireille le Liboux) 16 03 2010



Si celui-ci ou celle-là revient d’une marche sur les grèves un cailloux à la main, une pierre dans la poche, soit assuré qu’un mot nouveau aussi s’y tient, comme un œuf à éclore…



C’est un frère, c’est une sœur, que cet arpenteur des terres, que cette arpenteuse des lisières et des confins à la besace gonflée de vents et de senteurs…



Leur pensée glane le merveilleux ordinaire du jour…



Ils tressent ces brins d’osier blanc qui serpentent entre les arceaux de la vie…



De ce panier d’audaces, ils ne retiennent que le souffle et l’inspir…



Tout les traverse, il est vrai, mais, ils sont le filtre de l’essentiel, du primordial, de l’élémentaire…



Ils dialoguent avec les lichens et les parmélies, ils s’entretiennent en silence des formes et des couleurs offertes par ce hasard objectif qui dessine les contours de ce qui les moule et les épouse…



L’aigrette, qui fuit à leur approche, leur enseigne la présence, la vision,

la fraîcheur de « l’instance », l’offrande, la distance puis l’éloignement…

La beauté fugitive, la splendeur éphémère, ne retiennent pas la pureté et la blancheur de ce vol, mais son essor demeure dans l’eau claire et transparente de leur regard…



Ils savent que la roche n’est que surface témoignant des profondeurs, que l’arbre est immense, mais immenses aussi ses racines !…



Ils font lecture, du bout des doigts, d’une matière, d’un agencement secret et subtil, d’une alchimie génialement élaborée, qui au contact, sensible, émotionnel, révèle des trames insoupçonnées, des lignes de force méconnues qui relèvent de l’architecture des origines ; une architecture qui par la grâce d’un toucher intelligent et intelligible devient «architexture» compréhensible…



Ils accompagnent cette remontée de l’indicible vers le dicible…



Ils restituent l’enchevêtrement, la gestation, les grandes lois de l’échange, le jaillissement, l’éruption vers la lumière…



Leur pas, jouissif, imprègne la vase, s’empreint sur le tableau gris et noir des marées…

Tout s’efface disent-ils, les traces sont ailleurs !…

Eux ne retiennent que le passage, l’instant sur l’estran, le rêve sur la lisière…



L’idée qu’ils se font ?

Peut-être, est-ce, dans ces coquillages roulés, fracassés, abandonnés par les flots…

Une merveille de constructions façonnée par l’océan lui-même ; lequel, puisant autant dans sa «chair» que dans son imaginaire, à donné forme et réalité à ces entrelacs, à ces spirales, qui hantent nos propres songes…



Ils sont à jamais de ces territoires, de ces virginités, de ces déflorations, de ces recommencements, de cette écriture, de ces encres mystérieuses qui n’apparaissent que recouvertes de cette substance qui les révèle dans leur nudité prodigieuse et dans leurs nervures de pure force…

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Puisse le silence apposer son sceauBran Du Au Val 25 03 2010



L’herbe, la pierre et le bois : Une trilogie de l’essentiel au sein de la déambulation aimante et poétique, libre et ludique, jouissive et savoureuse, sereine et apaisée, en «milieu fortement naturel»…



S’immerger dans la convocation heureuse de tous nos sens et dans la plus profonde conscience qui soit de participer aux danses de la vie ; c’est cela «être au-dedans de, dans la plénitude de»…



L’homme, extérieur à lui-même, à ses véritables fondements et assises, l’homme, sevré de racines et de sèves, aveuglé par ses artifices et son paraître, exploite et asservi toutes les prodigieuses ambassades du vivant…

C’est cela «être extérieur à soi-même et à sa propre humanité»…



Fouler les sentes de la "primordialité", les rives originelles, les lisières entre les mondes…

Côtoyer la roche nue, le brassage permanent des marées, l’écoulement des rus, l’aire de repos des troupeaux et des hardes, les empreintes de la vie dans sa mouvance quotidienne…

S’immerger dans le cri des mouettes, dans les enveloppées des vents, dans les senteurs après l’averse…

Poser son pied nu sur la mousse humide, pénétrer les courants et les ondes, ourler de ses pas les robes d’écume et d’embrun…

C’est, en cela, en tout cela, retrouver une sorte d’état premier de l’être, un état faisant l’économie des frayeurs, des terreurs et des peurs qui habitaient la pensée de nos lointains ancêtres…

C’est recouvrer une «peau d’essentialité» poreuse à souhait dans ses émotions et perceptions sensibles…

C’est rejoindre et conjoindre à la fois, et de façon élémentaire et fondamentale, ce que nous sommes et ce qui est…

Et ce, dans l’étroite correspondance, dans une tacite résonance et à partir d’une palette colorée d’affinités joyeuses…



Pour espérer renouer avec cet «état d’être, de naître et de renaître» au monde, il est souhaitable de laisser sa «pensée» en lisière, de franchir le «seuil» des territoires sauvages en étant «désencombré» afin d’offrir sa «virginité» à toutes la gamme des pénétrations possibles…



Le regard attentionné, offert et ouvert à l’émerveillement, à l’enchantement, ravive et active les champs de la conscience aptes à valider l’étendue des sensations instaurées, découvertes, reconnues…



Nous sentons puis nous entendons puis nous comprenons que nous sommes «en cela et par tout cela» une racine de l’Arbre immense…



De couche saisonnière en couche saisonnière, la mort décompose les partitions que la vie recompose sans cesse…

De ce terreau, de cet humus accumulé, jaillissent les grandes verticales du vivre…



Chaque arbre, chaque plante, investit l’espace dont le végétal dispose…

Ce ne sont que ramifications, visibles et invisibles, aux souffles, aux ondes, aux feux, aux forces, aux énergies…

Tout cela résumé en fait dans une quête perpétuelle de la Prime Lumière…



Les mousses, les lichens, les fougères nous font rappel des temps premiers, du cheminement, des expériences, des luttes de la vie à travers les millénaires…



Nous avons lors le sentiment d’une «pensée-source» dans l’ouvrage phénoménal du monde…



Les pluies font chanter les pierres, colportent l’ondine lumière dans la traversée des breuils…

Non seulement je vois cela, mais cela percute et aiguise mes sens au point d’être «aussi cela»…

Je suis cette eau bondissante ou lascive, je suis cet or liquide qui serpente entre les rives…

Rien, absolument rien, en cet instant, ne me sépare, ne s’interpose, ne masque…

J’ai visage de tout ce que cela figure !…



Il ne s’agit plus simplement «d’affect» mais bien d’une émouvante érotisation du lien et de la relation…



Me voici coloré de verts ; du plus tendre, du plus clair, du plus noir, du plus profond…



Se laisser guider par ses attirances, par ses aspirations comme par son inspiration…



Il n’est rien en cet «ensauvagement» qui ne soit pas parure pour la mort, coffret, encens, robe de noce pour la vie…



Même «privés» de vie, les genévriers continuent de danser !…



Et toutes ces formes qui affouillent le sol, qui s’agrippent au ciel…



Ici, des populages au bord d’un ruisseau… (Contempler leur magnifique éclat solaire.)…



Là, des ancolies dans la clairière… (Vieux rose et violet soutenu ;

une sorte de romantisme floral)…



Par endroits, la terre conserve les traces des flots de jonquilles, de jacinthes, d’anémones qui se sont retirés après les marées printanières…

Des impatiences méditent dans la pierraille d’un fossé…



Il ne s’agit pas seulement d’aimer, de respecter, de protéger, d’être saisi par tant de pureté et de beauté, par tant de «félicité» et de «pétulance», d’être bouleversé dans ses profondeurs, enceint d’entendement intime et de douce compréhension…

Non il ne suffit pas de comprendre l’essentialité de ce qui nous anime et nous épouse, de s’apparenter aux expressions du primordial…

Il nous faut «célébrer» cela, «concélébrer l’union»…

Chacun à sa façon, chacune à sa façon…

Selon son propre langage, de tout son corps, de tous ses sens, de toute son intelligence et par pure aimantation…



Nous sommes, nous «baignons» lors dans une dimension spirituelle, la seule qui puisse «consacrer» l’instant, si intensément vécu, dans sa «blanche» éternité…



La vie lors n’est que rencontre, du vivant avec le vivant…



Tout est dit dans cette «célébration»…



C’est alors que le silence appose son sceau sur les chemins de nos lèvres repues…



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03/08/2015
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