Les dits du corbeau noir

De quelques journées d’automne par ci, par là

De quelques journées d’automne par ci, par là…   

Novembre 2011

Bran du  

       
Un lundi : Jour des cynorhodons ( le fruit de l’églantier ou encore du rosier sauvage ) (C’est un fruit très riche en vitamine C qui a des vertus tonifiantes et stimulantes ; un protecteur de l’intestin et de la circulation veineuse)…
Il arbore des baies rouges et oranges qui deviennent marrons à maturité. C’est à ce moment là qu’on le récolte. Il est souhaitable qu’il ait subi la gelée, à défaut quelques jours au congélateur pourvoiront à cela… Il ne se laisse pas facilement t ramasser et l’on doit souvent payer de quelques gouttes de sang cet exercice délicat… Deux préparations traditionnelles : la confiture et la liqueur… Dans les deux cas il faut s’armer de beaucoup de patience ; fendre la baie et en extraire toutes les graines et les poils urticants…. Mettre de bonnes musiques à écouter le temps d’exécuter !…. (Où inviter les amis à cette veillée réjouissante…)
On peut aussi confectionner avec quelques branches porteuses de baies un bouquet auquel on associera des fleurs d’iris sauvage et des feuilles de houx…. Ainsi la couleur de la vie sera exaltée sur la table de l’hiver….
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C’est vendredi et c’est la marée (112 d’amplitude) les rochers vont être à découvert…
Se succéderont dans le panier tressé avec de la clématite sauvage, une quinzaine d’étrilles à la taille réglementaire, deux coquilles St Jacques échouées, deux kilos de belles coques à faire dégorger….
Et quelques bigorneaux en guise de ratons laveurs !….
Il est vrai que la pêche à pieds est toujours dangereuse et qu’il faut éviter d’être trop isolé. On glisse très facilement sur les algues et on peut s’entailler sérieusement sur les huitres sauvages…
(A noter que ces dernières ont un goût extraordinaire et sont à « consommer sur place » !….)
L’appareil photo fait partie de la virée car on est entouré de diverses compagnies de volatiles (mouettes, aigrettes, cormorans…) qui eux aussi comptent bien remplir leur panier… Leur approche alors est assez facile…. Et puis il y a les algues, les coquillages et des découvertes permanentes de formes et de beautés…
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Depuis une semaine le temps est au doux et le soleil de l’après-midi assez généreux… le sol a été détrempée la semaine d’avant… Lors ils sont arrivés les « rosés des près » ou Agaric champêtre ou encore « petits roses »…. Et effectivement ils sont charmants ces chapeaux blancs ourlés de perles délicates… C’est mardi aujourd’hui et j’arpente tôt matin, le territoire des chevaux et des vaches ; des territoires bien rasés par un broutage méthodique… Les conditions idéales quoi !…
 
Je les ai attendu tout l’été, mais nenni ! Pas le moindre dans les regains de juillet pas plus que de mousserons d’ailleurs… Et les voilà en abondance dans les champs de l’automne… Je fais le difficile et je ne ramasse que les plus jeunes ou ceux dont les lamelles sont parfaitement roses… Là où l’herbe est plus dense et plus vertes plus « azotée », ils se tiennent en ronde….
Il est recommandé de les faire tout de suite (en omelette ou pour accompagner une viande…)
En passant par le chemin du Becqueu, je suis tombé sur un talus sableux ( sans me faire mal) devant une colonie assez nombreuse de coulemelles ( lépiote élevée) ; une bonne quinzaine fraîchement éclose ou encore en « baguette de tambour »… Là aussi ne prendre que les sujets jeunes aux lamelles bien blanches et éviter de trop boire d’alcool avec cela renforcerait la toxicité….
La journée étant consacrée aux champignons Christian le voisin de Dahouët passe me prendre pour une embardée sur la Hunaudaye… L’après-midi sera aussi couronnée de succès car nous remplirons chacun notre panier de cèpes… (Ceux que les animaux dont les limaces forts voraces auront bien voulu nous laisser !)… Quelques rares pieds de moutons et quelques girolles en tube compléteront la récolte… Mais point de pieds bleus, ce tricholome que j’affectionne pour sa qualité gustative…
Entre deux balades, j’ai cueillit, à l’écart de toute pollution, quelques brins de ciboulettes sauvages ; l’omelette n’en sera que meilleur avec des pointes d’échalote…
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Samedi je suis allé aux « blos » (C’est le nom en parler gallo des prunelles sauvages )… Elles ont eu droit elles aussi à un séjour au congélateur pour les flétrir quelque peu et augmenter leur arôme…
Elles macèrent maintenant dans deux litres d’alcool blanc à 40 ° avec un peu de sucre pour pousser sur la fermentation… C’est pour une consommation personnelle bien entendu… Une tisane revitalisante quoi !
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20/01/2012
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