Les dits du corbeau noir

De la marche sur la roue de l'année, sur la sente de lumière bran du Nov 2012

Les poètes et les sages nous l’ont enseigné, et la nature de même par toutes ses feuilles effeuillées, la vie terrestre n’est qu’un plus ou moins long voyage circulaire, qu’une grande pérégrination sur le Cercle de l’existence.

 

Quand ce cheminement se place sur le plan sensible de la conscience éveillée, cette marche, de profane devient sacrée car elle donne alors accès à la finalité de tout périple ici-bas ; c’est-à-dire à la découverte en nous-mêmes d’un germe d’immortalité et d’infinitude que nous pouvons alors consacrer au nom de l’ETRE… Celui-ci étant entendu et compris au sens de particule aimante, vibrante et agissante de l’expression, de la manifestation Incréée (terme approximatif de ce qui ne peut être nommé !) soit de l’Esprit universel, créateur et géniteur de toute chose…

(Soit un amour pluriel qui s’adresse à chacun selon son mode singulier…)

 

ETRE suppose, implique la VIE… Nous sommes cette Vie ; cette Présence vitale dont la substance spirituelle, l’Anima et l’Essence, ne se révèlent que dans la conscience que nous avons de leur silencieuse et discrète « nidification » en nos branches entrecroisées d‘homme et de femme… Nous sommes un arbre de chair, de songe et de sang en attente du Chant et des naissances qui le concélébreront quand circulera en lui la sève de l‘Esprit !…

 

La marche saisonnière que nous effectuons autour de la couronne zodiacale de la destinée humaine trouve là sa pleine et légitime justification. Pour celui ou celle qui ont été initiés, au sein de notre Mère-Nature, aux lois universelles d’équilibre et d’harmonie, ce cheminement sur la sphère du devenir devient lors un merveilleux voyage vers le Centre (Pivot, Pilier et Moyeu de la Roue…) Soit vers la réalisation plénière de la semence divine enclose dans l’emprise de la terrestre matière ou encore enfouie dans la prime argile des commencements…

 

Marcher, pas à pas, cœur ouvert et mains ouvertes, cœur contre cœur, sein sur le Sein de la Mère, sur l’orbe émouvant des saisons et étreindre le flux et les reflux de la ronde d’Amour, c’est vouloir lucidement et jubilatoirement délivrer le diamant de sa gangue de tourbes, de vases et de ténèbres ; c’est vouloir aspirer de tout son ardent et fervent désir à l’expression diamantine de son être…

 

Il faut bien du chemin à une source pour qu’elle puisse espérer, un jour, revêtir le manteau émeraude de l’océan et se couvrir de la danse herminée des marées aux fougueuses écumes…

Ainsi le cheminement vers le Centre obéit à d’identiques lois qui sont autant d’étapes et d’épreuves nécessaires pour fortifier, soutenir, éclairer et guider les pas encore chancelants des heureux élus aux banquets infinis de la Vie…

 

Nous sommes, en un instant fulgurant d’éternité, marqué d’un sceau luminescent, entrés dans le cercle de l’Entendement. Nous avons compris ; pris sur nous et en nous, par une écoute, une attention, un éveil profond, sensible, émotionnel, intelligent, les lois « universelles », élémentaires, essentielles, fondamentales et primordiales qui régentent le cœur de l’Univers…

 

Nous avons ressenti et découvert une vision de l’espace et du temps concentrée et expansive à la fois en prenant acte de nos contraintes et contingences matérielles et corporelles ainsi que des artifices et illusion qui cernent notre quotidien…

 

Nous avons été conviés aux noces de l’invisible Royaume offert à notre terrestre fin et nous avons eu soif et faim d’arpenter la Sente de Promesse afin de nous conjoindre à Cela qui Fût, Est et Sera…

 

Nous marchons lors sur le sentier de l’impérissable lumière, embrassé et embrasé de merveilles et d’enchantement… Nous nous acheminons vers le point de jonction et de correspondance qui nous mettra en présence de l’Essence première, de la Matrice de toute Evolution, du Principe, animateur et régulateur de la Grande Roue du Monde…

 

Marcher en ce Cercle d’entendements et de claires aspirations c’est lors se concentrer et condenser sa pensée et ses sens pour se rapprocher de ce Centre médian et médiateur en toute chose et participer des circulations et des mouvements, des irrigations fertiles, des flux régénérateurs, des ondes bienveillantes et bienfaisantes qui en émanent, qui rayonnent et irradient en la Source des sources, en la Matrice de toutes matrices…

 

La marche en ABRED (le Cercle de la nécessité) se dilue dans la splendeur du chemin pour celui et celle qui passent l’anneau d’or et de lumière au doigt de leur destin et se fiancent à la vie en toute convergence en sacralisant de corps, de cœur et d’esprit une lumineuse Alliance en l‘Esprit singulier et pluriel, unique et multiple, de l’Unité retrouvée



21/11/2012
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