Les dits du corbeau noir

De la Licorne

De la Licorne, Ilse Delschläger, le Mystérieux désir de la dame à la Licorne (extraits)

 

«  La pureté originelle peut être retrouvée en s’engageant, de tout son être, sur un chemin de développement. Grâce à lui, la licorne en soi peut retrouver ses forces et agir à nouveau dans le monde…


On ne peut ignorer que la pensée purement matérialiste d’aujourd’hui conduit la vie de la nature et la cohérence sociale vers la destruction, mais qu’un renouveau est possible si des êtres humains décident individuellement de prendre leur destin en main comme cela est décrit dans la Dame à la Licorne ( laquelle est une pure « allégorie » chargée d’enseignements)…


La Licorne, tuée par la pensée purement matérialiste, pourra alors reprendre vie et seconder les hommes dans leur efforts vers un renouveau de la terre…


A mon seul désir, c’est la devise d’un libre arbitre. Le Désir de la Dame, c’est accomplir un chemin d’éducation de soi. C’est le chemin d’un développement intérieur, d’une libre pensée… Pour Ann Buckingham cette œuvre d’art évoque « une âme déchirée entre le corps et l’esprit » qui relève « d’une recherche humaniste d’harmonie entre le corps, l’âme et l’esprit. »


La Licorne ne peut accompagner que des personnes qui ont pu se purifier et éveiller en elles de nouvelles facultés « spirituelles »…

Perdre la faculté de se souvenir, c’est aussi prendre son orientation dans le monde…


La lune est le réceptacle dans lequel sont recueillis les actions émanant de l’ensemble du ciel étoilé. On devient ainsi conscient que la lune prend part à l’action des forces créatrices qui ont engendré notre monde des apparences…Apprendre à observer les choses en toute objectivité et éviter de fonder son jugement sur la sympathie et l’antipathie…

Les sens (odorat, goût, ouïe, vue, toucher) sont nos moyens de percevoir le monde et de perfectionner son propre être. Les sens fournissent la base qui nous permet de vivre et de nous développer dans le sens humain…


« D’une vierge il s’approcha, tout blanc,

Et fut dans le miroir d’argent et fut en elle… »

Rainer Maria Rilke (la Dame à la Licorne)

 

 

 

                     Du désir (réflexion, Bran du, 29 10 201)

 

 

Une femme sans désir serait-elle comme un printemps sans floraison ? Mais, comment un printemps pourrait-il être sans fleur ni bourgeon alors qu’il est le fleurissement même, la renaissance dans toute ses splendeurs ?


Le désir est en toute chose, toute chose est le fruit de l’arbre du désir, son expression, sa manifestation, est le fait d’une volonté consciente laquelle obéit à la loi commune…


Il existe certes des exceptions qui réfutent désir et volonté mais le non désir comme la non volonté sont un désir en eux-mêmes !…


L’instinct naturel est élan, pulsion, aimantation, attirance, répercussion, jaillissement spontané, mise en mouvement d’un « désir » par une « volonté » porteuse qui l’accompagne dans sa réalisation… Le mental à certes pouvoir de s’opposer à l’instinct, aux pulsions naturelles, à cela qui précipite la vie vers la vie, la rencontre vers la rencontre, l’échange vers l’échange…


Le corps ne ment pas mais il ne peut qu’obéir au diktat ou à la complicité de celui ou de celle qui l’anime, le muselle ou le « détruise »…

On peut donc inviter le désir à se taire, le forcer à l’inhibition, le soumettre au renoncement de ses élancements mais, en le plongeant dans la souffrance générée par l’incompréhension et la frustration…

N’est-ce pas aller alors à l’encontre des lois dites « d’attraction » (L’aimant comme l’aimante contienne cette notion d’attirance quasi « magnétique. » Comment peut-on sevrer l’espérance et l’attente, le « beau désir » qui veut qu’un « corps » soit attiré par un autre dans une réciprocité et une complicité heureuse de dons et d’offrandes ? Perpétuer la vie n’est-ce pas se laisser « pénétrer » par elle et ce qui « pénètre » n’est-ce pas cette « énergie, force et lumière » qui fait partager, échanger, circuler cette  « paix » en laquelle deux corps renaissent au printemps d’une nouveau fragment de vie ?… N’avons-nous pas profondément en nous le désir de naître et de renaître en « paix » avec soi-même, l’autre et le monde ?


Le non désir ne fait-il pas obstacle à la loi même d’évolution qui régit toute créature et toute création ?… Le non désir n’est-il pas cet extincteur qui projette son refus sur le foyer naissant des « possibles » ? Combien de « regrets », combien de temps à se « morfondre », à se torturer le corps et l’esprit, sont la résultante d’un « non désir » ?

Et cette « culpabilité » qui vous colle à la peau comme de la glue sur la branche du sorbier là où s’en vient lors mourir le chant mélodieux de la grive de la vie…


Pourquoi ce renoncement si ce n’est les conséquences de tout un environnement socio éducatif qui peu à peu à formaté et conditionné un libre arbitre et un libre désir afin d’enfermer cela (considéré comme source d’agitation dangereuse) dans une société encadrée par des idéologies liées au politique ou au religieux qui tendent à faire de tous et de chacun des esclaves enchaînés à des servitudes que l‘on dit par ailleurs librement consenties ! … Tout dogme crée, instaure et entretient, de façon fort savante et éprouvée et avec une grande rigueur des liens de dépendance, d’ascendance, de subordination pour se maintenir au « pouvoir ». La peur et l’ignorance en sont les armes majeures. la « connaissance » se doit d’être conservée dans l’autorité de tutelle et réservée à celle-ci…


Pourquoi renoncer aux expériences, aux apprentissages vitaux, qui sont les bases constitutives et évolutives de l’être ?… l’Etre ne se forme au fond que dans la façon dont il se remodèle en son argile intérieure et cela en se laissant pétrir par les paumes de la vie…


Les rites et initiations des sagesses traditionnelles sont des passages qui permettent de s’insérer en connaissance amour et conscience dans les processus de toute évolution qui passe par la spiritualisation progressive et attentive de la « Matière »…


Il y a en cela un moteur appelé désir et ce désir est celui de renaître à chaque fois « nouveau », doté d’une nouvelle perception, d’un nouvel entendement, d’un nouveau degré de « présence au monde »…


Entretenir en soi les peurs, les craintes, les angoisses, l’ignorance, le mensonge, la faiblesse de caractère, la tiédeur, une certaine forme d’hypocrisie, c’est tisser soi-même un filet qui enserre l’être et qui finira par l’étouffer…. Mais combien oseront pour leur délivrance forger la clef ouvrant les serrures de leur propre cachot ?…


Oser le désir, c’est revenir plein d’élan sur la piste de danse de la vie !…

Il est grand temps d’inventorier en nous nos aspirations les plus légitimes, nos attentes les plus essentielles, primordiales et fondamentales et de leur donner droit de manifestations, d’expressions, de créations et de vie…


Sans désir le monde n’existerait pas et je ne serais pas là pour débattre de quoi que ce soit… Sans désir nous ne pourrons connaître « l’Etre » que nous sommes ; un Etre qui n’attend que d’éclore «  à vif » dans le nid de chair et de songe où il repose sous la bienveillante couvaison de l’Esprit…


Sans le moteur du désir nul mouvement, nul courroie de transmission, nul rapport, nulle relation, nul correspondance ni résonnance, l’Arbre de vie devient du bois mort…


Ce moteur à pour Essence la spiritualité ; une spiritualité qui s’incarne dans la volupté du désir de bien jouir et de faire jouir la vie en la chambre d’existence…


L’énergie ainsi produite s’appelle...l’Amour !



10/12/2011
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