Les dits du corbeau noir

DE LA JOIE ET DE LA REJOUISSANCE (MARC ALPOZZO) EXTRAITS ET NOTES BRAN DU 2016 28 09 SEPT

Marc ALPOZZO : L'émergence de la joie. Une éthique de la réjouissance... extraits

"La quête du bonheur n'est ni une mendicité ni une course éperdue et illusoire vers un contentement permanent et éternel , c'est écouter la requête du bonheur lui-même qui, ici et maintenant, veut jouir de l'instant entre densité et intensité, conscience et abandon."...

Marc ALPOZZO Ici ou ailleurs : combattre nos illusions extraits Philo poche août septembre 2013



 

« ...Une époque paradoxale opposant désir et réalité et parfois les conjuguant.
Nous jonglons au grès des moments entre principe de plaisir et principe de réalité...

 

« Le souci du plaisir doit l'emporter sur l'embrigadement social. »...

 

Il nous faut nous construire en permanence et je me construits en ayant toujours en tête le souci du plaisir...



Le plaisir, pour Epicure, c'est, pour le corps, de ne pas souffrir et pour l'âme de ne pas être troublée ( le plaisir est donc absence de douleur et absence de trouble.)...

 

On nous invite aujourd'hui à jouir d'une surabondance... mais l'abus est hors nature...

 

Si l'on veut bien vivre, on ne saurait être en contradiction avec notre nature...

 

Une pensée basée sur l'harmonie du cosmos, sur la modération, est une heureuse tempérance...

 

Le bonheur n'est pas possible sans une discipline et des exercices quotidiens..

 

Une philosophie éthique se refusant à fixer la moindre limite ou à trouver un seuil, sans mésestimer le point à ne pas franchir pour instaurer désordre ou douleur...



Se tenir à des limites acceptables et réalisables (et éviter une recherche éperdue de ce que nous ne pouvons pas atteindre.) en nous conduisant à une errance éternelle et à une course effrénée à la satisfaction de tous nos désirs...



La philosophie de ce qui est a été remplacée par une philosophie de la promesse en nous conduisant à une errance éternelle et à une course effrénée à la satisfaction de tous nos désirs...

 

Cette conception épicurienne du plaisir ne repose plus sur le manque mais sur l'absence de manque...

 

Examinons donc d'abord chaque désir avant que d'y céder...

 

Mettons notre pensée au service de notre bonheur...

 

Sans douleur ni trouble, c'est la réjouissance de ce qui est...

 

L'ataraxie : c'est la tranquillité de l'âme exempte de troubles...

 

Se contenter de ce qui est pour se réjouir, satisfaire ses plaisirs avec modération... c'est une question de volonté.



La seule réjouissance possible est celle qui correspond à ne pas s'identifier à quoi que ce soit ni à chercher à obtenir quoi que ce soit mais de comprendre que nous sommes lors en adéquation avec l'univers, la joie étant alors ce qui émerge naturellement de cette compréhension...

Et je pense qu'elle dessinera une vraie voie pour soi et l'humanité entière... »

 

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De La Jouissance et du Plaisir...



Evocation : Bran du Sept 2016


Réjouissons-nous ; la joie est bonne, soignante, heureuse, contagieuse ; bienveillante et bienfaisante... Elle propage ses douces flammes et fait ruisseler ses eaux les plus pures...



Autorisons-nous la joie quand l'interdit la maintient en ses rets...



La joie est élan et jaillissement irrépressible...

Elle dit l'essentiel d'un contenu qu'enveloppe un contenant lequel ne saurait avoir d'autre fonction que celle de délivrer la joie de ses carcans...



La joie se partage comme un pain sorti du four de l'amour...

La joie s'offre comme le jour à la nuit, comme les ténèbres aux visitations de la lumière...



La joie est une fleur sur sa tige, un bourgeon sur sa branche, un oiseau sur son nid, un enfant sur le sein de sa mère, un baiser qui scelle la tendresse des époux...



Offrons à nos yeux cette « Montjoie » , ce promontoire des merveilles ; ce jalon de splendeur sur la route de nos ans...



Faisons de nos cœurs ce jardin de joie où Merlin enlace par la taille le rire frais de Viviane...



La nature est le berceau de nos joies, les fées en sont les marraines, les forêts en sont la chambre tapissée de saisons...



Autorisons-nous la joie, la simple joie, la ruisselante joie, la dansante joie de nos lèvres, de nos mains, de nos regards, de nos sens, de notre corps tout entier convié à cette danse qui est intense tant elle concentre ce qui danse déjà, depuis toujours, en notre sein...



La vraie joie se mesure à l'aune de nos plus justes soifs et de nos plus justes faims...



Elle est aujourd'hui ce qu'elle sera demain ; une braise sous nos cendres, et, sous les terres gelées et enneigées de décembre, la promesse du regain...



La joie est immense qui, en si peu, se tient !



La joie est un printemps, frémissant, en l 'hiver de nos quotidiens...



C'est l'endroit où l'envers se donne à rire, ou le contraire se surprend à faire alliance avec ce qui d'ordinaire, au loin, le maintient...



La joie est une alliance qui sacre le présent aux noces d'hier et de demain...

La joie est graine, semis, emblave et semence, récolte et moisson, pour le sillon qui, pour elle, se creuse au plus profond de ce que le rêve détient en ses aspirations...



La joie est... lors avec elle, nous sommes !



29/09/2016
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