Les dits du corbeau noir

CE A QUOI ASPIRE LA DRUIDITE . CE QU'ELLE NE SAURAIT ETRE...COMPLEMENT : SOINS ET MEDECINE... BRAN DU 2016 20 04 AVRIL

Réflexions en vue de la conférence du samedi 23 Avril 2016 à la Roche Derrien :

Bran du        20 04 2016

 

1 / Présenter la Tradition, ce qu'elle s'efforce d'être et ce qu'elle ne saurait être....

2 / Monde Celte et Médecine... « Prendre soin »...

3/ Question/réponses des médias locales et du public présents

 

 

Préambule :

 

Remercier de la mise à disposition de la salle des fêtes par le Maire et les Elus...

(Ceci à titre de droit de « réponse » et « d'information » par rapport à une Tradition à qui le respect n'a pas été accordé à la mesure de ce qu'elle est et représente véritablement et qui s'est trouvée employée dans un canular à son détriment et au détriment de ses valeurs fondamentales.)...

 

(Nous ne sommes pas sans « amour » ni sans « humour », mais nous pouvons avoir quelques humeurs quand nous servons irrespectueusement de bouc émissaire à une supercherie médiatisée qui entretient à notre égard des projections déformantes et distordantes, des vieux poncifs d'images d'Epinal qui, certes, font ou peuvent faire, pour le moins, sourire, mais qui défigurent et dénaturent une Sagesse ancestrale qui est un « art de vivre », un art d'être pleinement humain, libre, conscient et responsable, un art de se relier au vrai, au beau, à l'équitable, au généreux, au solidaire et qui constitue de ce fait une philosophie à part entière inspirée et soutenue par une forte spiritualité.)..

 

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Les fléaux de tous les siècles, de toutes les époques, sont la peur et l'ignorance et ceux-ci n'ont jamais été, hélas, autant de triste et dramatique actualité en l'état actuel de notre planète...

 

L'orgueil, la cruauté et le mensonge règnent en maître et despotes apportant leur terrible appui à ce duo de l'angoisse et de la méconnaissance...

 

Notre Tradition nous enseigne, pour lutter contre ces fléaux, la recherche de la Connaissance, son expérimentation, sa mise à l'épreuve et sa mise en œuvre puis sa transmission avec les exigences éthiques et intellectuelles que cela implique en assumant une totale liberté qui est aussi une totale et pleine responsabilité, soit une responsabilité consciente, lucide, éclairée et cohérente vis-à vis de soi-même, de l'autre, des autres et de toute la Création...

 

Elle sa base sur des valeurs altruistes, compassionnelles, soit sur une éthique sociétale guidée, instruite et inspirée par une pensée philosophique et spirituelle forte...

 

Elle met sagement en garde tout individu, toute communauté d'appartenance, sur les risques majeurs encourus quand le monde profane entend s'exonérer des dimensions divines et sacrées qui permettent à notre humanité de se « transcender » et de demeurer digne des valeurs « laïques » « démocratiques » « philosophiques » et « spirituelles » qui la fondent et la constituent...

 

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Des druides « guérisseurs »....

 

Nous revendiquons le « gai rire » ;  car le rire participe à sa façon à des actes de guérison...

 

En tant que fidèles et enjoués Serviteurs et Servantes de la Tradition celto-druidique, nous avons à « prendre soin » comme notre Tradition nous y invite et nous l'enseigne...

 

Notre Tradition est une Tradition du « bon soin » apporté à la vie et à ce qui la constitue.

 

Guérir : cela va de « Soi » et ce, au bénéfice de l'individu lui-même, de l'autre et de la vie d'où le terme de Soin...

(Le « Moi » est amené ici à oeuvrer conjointement et complémentairement avec le « Soi » qui est son « agent extérieur » et avec lequel il a souvent bien du mal à composer ; la dictature égotique du « mental » n'arrangeant pas les choses à ce sujet  !)

 

Quand nous « incarnons » authentiquement et exemplairement, les valeurs de notre Tradition, quand nous témoignons en notre existence même de ses Principes, de son Anima et de son Essence, nous sommes, lors, cette Tradition Vivante qui est partie aimante, consciente, de la Loi dite d'Evolution basée sur des phénomènes symbiotiques concourant à de meilleurs équilibres et à une plus grande harmonie...

 

C'est la base de toute forme de « santé » tant physique que psychique, tant individuelle, communautaire que planétaire !...

 

Des Druides, des Femmes consacrées ont exercé et exercent encore le métier de médecin ou œuvre au sein de différents services ou exercent des professions qui concourent au rétablissement de cet équilibre et de cette harmonie, du corps et de ce qui l'anime, l'équilibre et l' harmonise qui peuvent aussi se traduire en terme de « bonne ou meilleure santé »...

 

Rappelons que le latin « médicus » comporte le thème « med » qui désigne la mesure et l'équilibre...

(Dans les textes irlandais il est question aussi de Airmed qui est la sœur de Miach ; médecin et chirurgien lui-même et fils du Dieu médecin Diancecht)...

(F le Roux et CH J Guyonvarc'h in les Druides)

 

Ils et elles ne font en cela que traduire dans leur actes et pensées un désir et une volonté de « porter soin » à la vie en toute ses formes passées, présentes et en devenir...

 

Notre Tradition comporte donc, dans les rangs divins de son panthéon, une figure qui incarne le « médecin » est celle-ci à pour nom et visage Diancecht ; celui-ci et un « Dieu-médecin » qui veille sur une Fontaine de santé laquelle brasse en ses tourbillons magiques tous les secrets efficients des plantes médicinales....

 

Le médecin, pour guérir, fait aussi appel à sa capacité de voir, de percevoir, de visualiser et de prévenir les risques, ce en quoi il est également qualifié dans le monde celtique de « devin »...

 

Une autre figure traditionnelle est celle de Fingen  (le médecin-devin, le médecin du roi Conchobar) :

 

«... Chacun venait lui montrer ses coups et ses cicatrices, ses blessures et ses souffrances ; il disait à chacun sa maladie et il lui donnait un remède. « C'est la force de la sagesse médicale, la guérison des blessures, l'éloignement de la mort, la fin de toute faiblesse que cet homme, dit Fergus. »

 

F le Roux et CH J Guyonvarc'h nous disent dans leur ouvrage les Druides publié aux éditions Ouest-France ceci :

« On comprend aisément que le druide médecin ait eu pour rôle de maintenir ou de rétablir le sain équilibre du corps (et de l'âme). »

 

L'ancien responsable de l'Assemblée Druidique de Bretagne armoricaine (Gorsedd) ; le vénérable Gwenc'hlan le Scouezec, était lui même médecin et a publié un ouvrage de référence sur la Médecine en Gaulle qui n'était pas dépourvue d'habiles médecins et chirurgiens qui disposaient d'habiles artisans concevant de outils et des objets performants et adéquats à cette époque pour leur faciliter leur fonction...

 

Faire appel à un médecin pour rétablir par de bons soins et une capacité à déterminer les origines d'un déséquilibre et d'une disharmonie un état de santé défaillant est donc une fonction pratiquée par les Druides dans l'Antiquité et de nos jours également....

 

On peut donc être, aujourd'hui, tout à fait et légitimement « druide » et « médecin » et honorer ainsi et de son mieux ces deux fonctions...

 

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De la Tradition :

 

Elle est un legs, un précieux héritage constitué de mythes et d'archétypes, de récits anciens transposés par les moines chrétiens et pour partie donc « christianisés » et « dédruidisés », d'oeuvres littéraires nombreuses, de grandes qualités et conséquentes, d'études, d'analyses, de travaux effectués par de nombreux chercheurs et archéologues, mais aussi d'un fond de contes et de légendes portant au merveilleux et à l'enchantement....

 

Elle se réactualise et s'adaptent en tout siècle et en toute génération à partir du moment où on lui ouvre son cœur, son esprit, son âme même...

 

Ses fondements sont des assises élémentaires, fondamentales, essentielles, originelles et primordiales nées de l'observation et de la compréhension intime et profonde des Lois dites de la Nature et de l'Univers (pour leurs parties visibles et ce qu'il est possible humainement d'appréhender de la partie invisible.)

 

Ce Livre de la Nature, de l'Univers, ouvert généreusement en permanence, demeure la Fontaine de connaissance et de science, physique et métaphysique, philosophique et spirituelle, où chacun et chacune peuvent puiser en abondance « l'Eau de Vie » de sa croissance et de ses renaissances périodiques...

 

Cette Tradition est de nature fondamentalement « libertaire », mais, rappelons le, cette liberté ne se comprend que dans un sens aigu de la responsabilité sans quoi, livrée à elle-même, elle peut aussi contribuer à des dysfonctionnements préjudiciables vis-à-vis d'autrui et de l'univers tout entier...

 

Cela signifie aussi que tout individu peut se revendiquer de cette Tradition sans pour autant en être digne et avoir fait preuve de ses capacités à incarner celle-ci ; capacités reconnues ou non, validées ou non, par des pairs au sein d'un collège ou d'une clairière druidique sacerdotale et initiatique digne elle aussi de ces appellations...

 

Elle n'a, pour les raisons exposées ci-dessus, aucune vocation, aucun désir, à être « prosélytique »...

Elle ne cherche pas à convertir qui que ce soit...

Elle dénonce toute forme de dogmatisme, d'autoritarisme, d'asservissement, de diktat, qui contraindrait un homme ou à une femme à devoir se soumettre à l'inacceptable...

 

Elle conçoit la nécessité de valider et de respecter des principes laïques garantissant la liberté de croyance et de culte et permettant d'éviter des conflits sociaux et culturels dans ce cadre....

 

 

Elle peut facilement être investie et dévoyée par des individus peu scrupuleux en mal de pouvoir sur autrui ou voulant en faire une source de profit ou de séduction sexuelle...

D'où un nombre hélas encore trop nombreux de « charlatans » qui se parent d'une saie pour défigurer ce qu'ils se disent servir alors qu'ils sont eux-même asservis à leur « égo » et à ses manifestations tout en abusant de l'ignorance, de la méconnaissance, de la naïveté et des angoisses de leurs « disciples » (plus ou moins « victimes » et consentantes, elles aussi.)...

 

Nous ne pouvons pas lutter contre ses usurpations, nous ne sommes pas une « police » ou des « gendarmes » pour éviter ou faire cesser ce genre de contrefaçon fonctionnelle qui porte malheureusement atteinte à notre identité philosophique traditionnelle et spirituelle...

 

C'est au « public », au « média », aux éducateurs... de faire aussi état de bons et de justes discernements ; d'exercer une libre critique et un libre arbitre objectifs ; de déterminer ce qui est dissonant, discordant et répréhensible dans les attitudes et comportements, propos, formulés, visualisés et entendus...

C'est prendre conscience des inadéquations entre des pensées et des actes, entre des intentions présentées, des références de sagesse utilisées et les contradictions actées....

 

Nous ne sommes pas et ne saurions être une société« parfaite » parfaite, loin de là... mais nous tendons à parfaire en nous, entre nous et autour de nous ce qu'il nous est possible et ce qu'il est souhaitable d'améliorer...

Parfaire ; c'est aussi faire notre modeste, humble, mais « juste » et consciente part dans ce qui est de nature à contribuer à un lent, progressif, mais salvateur changement de paradigme sociétal sans lequel l'outrecuidance et l'arrogance de la matière humaine égotique mèneront le monde et ce qui le peuple à un chaos grandissant inévitable...

 

Le druidicat impose, exige, l'honnêteté, l'exemplarité, l'authenticité, la sincérité, la mise en conformité des actes et de la pensée qui les induit, les motive, les inspire....

 

Le Druide, la Femme consacrée, ont suivi un long cursus d'apprentissages et d'expériences humaines à partir desquels ils ont retiré des enseignements qui, confrontés à la Sagesse traditionnelle et à ses valeurs, leur ont apporté peu à peu une somme de Sages Connaissances , une capacité de maîtrise et de pédagogie leur permettant de transmettre, à leur tour, le fruit philosophique et spirituel de leur « Arbre de Vie »....

 

A une éthique de vie s'ajoute cet enseignement traditionnel qui fait en sorte que l'homme et la femme engagés dans un cheminement initiatique, philosophique et spirituel, trouvent en cela les « Forces, Energies et Lumières » qui lui permettront d'incarner au mieux ses aspirations et ses espérances en ce monde et d'appréhender sereinement, et en confiance, au terme de sa vie terrestre, un autre monde à venir...

 

Le Don est au cœur de cet engagement avec les vertus liées à l'Amour, la générosité, la bonté, la compassion, la solidarité, la fraternité, le respect de toute forme vivante etc...

 

L'Offrande est la manifestation même de ce Don ainsi que les rituels qui en sont le sanctuaire et la corbeille...

 

Le Druide et la Femme consacrée sollicitent avec amour et ferveur les « Entités » bienveillantes et bienfaisantes émanées de l'Indicible, de l'Innommable.... appelé, à défaut de langage humain approprié : l'Incréé ; ceci afin d'être entendu et compris de ces « Forces, Energies et Lumières divines et sacrées » ; afin que celles-ci apportent leur aide, leur soutien, leur réconfort, leur bon soin, leur accomplissement légitime, aux vœux, sollicitations et souhaits formulés « religieusement », « rituellement », aimablement, dans la joie, le respect, l'offrande, le don, la gratitude et la ferveur auprès d'Elles....

 

Il nous appartient à tous et à toutes, Servants et Serviteurs authentiques, fidèles et sincères de cette Tradition d'incarner et de témoigner de cette Sève saisonnière qui circule dans l'espace et le temps pour irriguer et faire croître l'Arbre Humain que nous sommes et que nous aspirons à parfaire...

 

Aux question que chacun se pose, que chacun et chacune d'entre nous se sont posés, que toute société humaine devrait se poser mutuellement, nous apportons, de notre mieux, avec nos faiblesses et limites humaines, avec le concours d'autres sagesses, d'autres spiritualités, des éléments de possible réponse, des pistes de réflexion, de novation, d'expériences pionnières qui sont autant de propositions et d'invitations à « parfaire » ce qui ne saurait être humainement satisfaisant en terme même d'humanité et de destinée commune planétaire...

 

Il s'agit donc de poser les bonnes et recevables questions et d'en incarner la réponse ; une réponse qui soit une réelle résolution et cette « Part » se voulant servir un Tout qui la contient et lui donne, "de toute part », son existence même...

 

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20/04/2016
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