Les dits du corbeau noir

avoir été au coeur de l'hiver... fragments poétiques bran du

 

« Pour le retour des oies sauvages » bran du Janvier 2014

 

 

 

C'est l'hiver qu'il fait bon se souvenir de l'été !.... 24 fragments estivaux...

 

 

 

 

 

 

 

1 : Quand, ouvrir une fenêtre,

 

fait venir le monde en soi

 

où vous projette dans le matin du monde...

 

 

 

2 : J'aurai bien voulu savoir

 

ce que le ciel disait à la terre...

 

mais seule l'abeille l'a entendu....

 

 

 

3 : Exercice du vide,

 

plénitude de l'absence...

 

Seul, un rai de soleil...

 

 

 

4 : S'asseoir à la terrasse

 

c'est regarder

 

la vie qui nous regarde...

 

 

 

5 : Il suffit d'un grillon

 

dans l'interstice d'une prairie

 

pour que l'été porte enfin son nom...

 

 

 

6 : Espérant sa venue

 

Il avait laissé sa porte entrouverte...

 

Ce fut le soleil qui entra, seul, dans sa chambre...

 

 

 

7 : Quand le coq chanta

 

elle était là roulée dans un drap froissé ;

 

son rêve suspendu à la branche d'aube...

 

 

 

8 : Entr'ouvrir son chemisier ;

 

ce fut comme ouvrir

 

la prairie jusqu'au cœur...

 

 

 

9 : Chaque jour, à la même heure

 

contempler le manège strident

 

des hirondelles bouclant le jour...

 

 

 

10 : Le feu avait son âtre

 

et la nuit ses grillons...

 

J'étais comme le feu et la nuit ...

 

 

 

11 : Le bonheur :

 

Un concert de moineaux

 

à l'abri dans un épais buisson...

 

 

 

12 : Ses lèvres ne disaient mot

 

ses yeux parlaient davantage

 

et son silence plus en corps !...

 

 

 

13 : Tout ce qui fait l'été

 

était là dans mes bras

 

d'automne et d'hiver...

 

 

 

14 : L'été, avec ses bruissements d'insectes,

 

ses concerts d'élytres...

 

Et tes gémissements flammés...

 

 

 

15 : J'avais demandé à la marée

 

qu'elle me rapporte un trésor de ses profondeurs...

 

Et ce fut toi !...

 

 

 

16 : Elle hésitait ce matin

 

à savoir quel chemisier mettre...

 

C'est alors que le matin lui prêta le sien !...

 

 

 

17 : Chaque année

 

le printemps fleurit d'un aubépin

 

la vieille maison en ruine...

 

 

 

18 : Ce chemin herbeux, frangé de chants d'oiseaux

 

qu'importe où il mène

 

si je chante avec lui...

 

 

 

19 : L'été

 

est une robe à fleurs

 

semée de dix huit boutons !...

 

 

 

20 : A quoi bon

 

une maison de campagne

 

s'il n'est de compagne en la maison !...

 

 

 

21 : L'heure bleue

 

cette parenthèse de silence

 

dans le phrasé chantant du ciel...

 

 

 

22 : Chaque matin l'aube se lève

 

pour tout ce qui ne peut ou ne veut

 

se relever...

 

 

 

23 : Les pesticides

 

sont aussi les meurtriers

 

des bleuets et des coquelicots...

 

 

 

24 : L'ombre aimerait tant

 

voir la lumière

 

autrement que de face et de profil...

 

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04/01/2014
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