Les dits du corbeau noir

Avis aux "questeurs sur la sente de lumière"

REFLEXIONS  BRAN DU                   Décembre 2012

Avis aux « questeurs » en druidité  :

OUI,C’EST VRAI… Avéré, véritable et constatable….

Ce monde, cet univers traditionnel, initiatique, philosophique et spirituelle que vous découvrez, interpellez, observez, en quête, sincère, lucide,  aimante, consciente et exigeante d’une forme de « vérité » (au sens d’authenticité, d’adéquation entre pensée, parole et acte, de juste accords et résonnances…) est sur nombre de points déroutant et parfois de nature à faire que des postulants au cheminement quittent, en toute légitimité positive et réactionnelle, cette Sente de Lumière (Une parmi d’autres) après de rudes, de pénibles et parfois aussi consternantes confrontations avec des « représentants » de l’héritage celtique en totale contradiction avec les enseignements majeurs d’une Sagesse ancestrale en cours d’adaptation et d’actualisation, de "reconnaissance" au sein de notre société contemporaine…

Face à tant d’opacité, de brouillard, d’illusion, d’artifice, d’égo, de volonté de pouvoir et de puissance, de charlatanisme, de confusions de toutes sortes et de toutes natures, il est bien difficile de na pas être « dérouté » dans l’effarement des faits, situations, attitudes et comportements auxquels vous avez pu et du  assister « de visu »…

On peu concevoir qu’il soit nécessaire de se perdre et de s’égarer pour se « retrouver" enfin en son intime et profonde constitution et les potentialités qu’elle ouvre alors, mais trop s’en faut !

Nous savons bien  que toute épreuve comporte une part salutaire d’enseignements, mais faut-il encore que le chemin emprunté ne soit pas une suite d’obstacles rédhibitoires à la compréhension et d’embûches redondantes à l’entendement !…

Certes tout ces barrages à l’écoulement limpide claire et transparent de « ce qui fut est et sera » ont sens pour autant que ces sens ne sont pas coupés  d’une Essence qui seule apportera le « discernement » et avec celui-ci les outils et connaissances, pratiques et expériences, constituant l’indispensable libre arbitre et la libre critique objective sans lesquels nulle avancée et progression sensible et intelligente ne peut être pensée et actionnée…

C’est en cela et par cela un redoutable apprentissage qui peu à peu permettra de comprendre que les faits et situations observés qui desservent l’idée que l’on se fait d’une sagesse spirituelle reposent en fait sur des critères purement formels, matériels, corporels et donc aussi humains…

En quoi le « spirituel » est-il dans le champ des observations et des analyses réalisé (à travers le « passage » au sein des acteurs et actrices de la druidité et plus souvent de ce qui s'en revendique), l’auteur des conséquences dommageables pratiquées aveuglement et avec un fort préjudice envers lui-même ?

On constatera à chaque fois, en un retour au chaos et au désordre, que la matière livrée à elle-même, que l’égo s’auto-entretenant, ne peuvent produire autre chose qu’une confusion à vocation d’antagonismes, de défigurations et de destructions…

C’est ici l’une des clefs autorisant le discernement indispensable pour valider et accréditer, de corps, de cœur, de conscience et d’esprit, un itinéraire de la croyance et de la foi…

Quel Anima réel, « authentique », sonnant juste, se donne à percevoir, à entendre et comprendre,  à voir, à ressentir positivement, auprès des tenants de la dite Tradition et au sein de leurs structures d’accueil et d’accompagnement ?


Ce sont là des questionnements essentiels qui, s’il ne trouvent pas une réponse argumentée et recevable, fondamentalement et essentiellement incarnée, doivent alerter tout cheminant et cheminante auxquels il appartiendra d’en tirer de salutaires conclusions tout en ne remettant pas en cause cependant et pour autant ce qui appartient à l’Esprit par rapport aux formes qui s’en détournent ou le défigurent…

L’humilité est un accent de vérité dont la vibration émise ne dissone pas… L’adéquation entre une pensée exprimée et ce qu’elle met en oeuvre en concordance avec elle, de même…
La qualité même de la reliance, si elle ne trahit pas la confiance relationnelle indispensable, sont d’autres clefs d’acceptation d’une présence alliée à une Essence véridiquement impliquée en son ouvrage…

D’autres questions se doivent d’être bien posées :

Tout excès est source de déséquilibre et de disharmonie directement observable pour tout observateur qui ne s’aveugle pas lui-même… Quand cela s’observe en une personne et en ce qu’elle anime, il y a contradiction flagrante et inacceptable avec une enseignement majeur qui prône la recherche d’une maîtrise qui soit justement l’alliance d’équilibres et d’harmonies….

Est-ce là une œuvre qui tend à la concorde ou à la discorde, à la juste mesure ou la démesure ?…
Il ya-t-il intentions volontaires ou maladresses ou méconnaissances involontaires dans les actes observés portant à réprobation en égard des lois d’évolutions précitées ?…

Gardons-nous de tout « jugement car cela relève d’autres plans que les nôtres mais que l’analyse soit pertinente et éclairée avec les justes remises en cause de nos propres capacités et compétence en matière d’analyse « équitable » des faits et des situations portant à interpellation déontologique ou relevant de l’éthique…

Notre cheminement est essentiellement solitaire, solidaire, compagnonnique, conscientisé, responsable et libertaire… Il se doit à une exigence d’authenticité d’abord envers soi-même et à partir ce cela ouvert en proposition de validation ou non validation aux autres…

Cet aspect libertaire est aussi un  rempart contre toute forme de dogmatisation et de prosélytisme…

Il est souhaitable cependant de ne pas omettre qu’il se situe dans une marche sociétale de l’humanité et dans tous les rapports et activités impliqués en cette marche inaugurée depuis la nuit des temps, mais que l’homme « matière » n’est pas sans disposer, en la nuit de son être et dans la traversée crépusculaire et nocturnale de son siècle, d’une LUMIERE de Nature, d’Essence, d’Origine Spirituelle qui à vocation, avec le libre et volontaire consentement du marcheur ou de la marcheuse, de le guider, de le conseiller, de le soutenir en son cheminement vers sa « destinée » ; une destinée qu’il lui appartient d’incarner et de diriger (et non plus de subir) avec amour, conscience, connaissance, créativité et novation…

Le chemin est véritablement constitués, animés, d’enchantements et de réenchantements successifs tant qu’il ne s’inféode pas à une matière demeurée matière et qu’il n’assouvit pas la meute des égos en quête eux de possession et d’appropriation portant préjudice au vivant sous toutes ses formes…

Qu’heureuse, nutritive, pacifiée, éclairée et sereine, soit en vous la Sente de Lumière…



04/12/2012
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