Les dits du corbeau noir

QUESTIONS ET REPONSES D'UNE FEMME A ELLE-MEME 2019 BRAN DU 03 12 DECEMBRE

 

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Photos Bran du

 

 

 

 

Des questions que se pose une Femme a elle-même...

Et les réponses qu'elle peut y apporter...

 

Bran du 03 12 2019

 

 

Questions  de la Femme à elle-même:

 

Que pourrais-je apporter à celui que je pourrais aimer et qui m'aimera en retour d'Amour qu'il n'ait pas par lui-même et qu'il ne saurait recevoir de toutes autres personnes si ce n'est de ma présence à ses côtés ?...

 

En quoi, comment, de quelles aimantes et attentionnées façons pourrais-je contenter ses attentes et ses aspirations et en faire découvrir de nouvelles, inédites et donc méconnues de lui ?...

 

Oui, qu'est-ce que ma nature de Femme, les aspects uniques de la Femme que je suis, peuvent-ils générer et dispenser auprès de lui qui soient en capacité et faculté de susciter l'émerveillement et de répandre l'enchantement qu'un cœur simple ; mais enjoué et aimant ; est en mesure, en désir et en volonté, de prodiguer généreusement par le fait d'être naturellement, spontanément, chaleureusement « aimanté d'Amour » ?

 

 

 

 

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Réponse de la femme à elle-même :

 

Je peux être pour lui la source qui ruisselle vers ses berges creusées d'attentes... Je peux être l'aurore qui se lève sur le front de ses nuits... Je peux être la fleur blanche jaillit de son drapé de neige et qui offre à l'étonnement heureux de son regard l'éclosion future du printemps... Je peux être le verger fleuri de ce printemps et ce nid de tendresse bercé de doux chants avant que n'y prennent envol les ailes de nos yeux...

 

Je peux être ce poème de chair, de sang, de songe et de désir qui naît sous les liés et déliés de ses mains, parmi les arabesques de ses doigts... Je peux être le blanc manuscrit sur lequel danseront les riches enluminures de ses lèvres...

 

Je peux être l'eau qui étanche la soif, le feu qui réchauffe le corps, le souffle qui donne voile et mât au désir, la terre d'argile qui se moule à son corps et y prend empreinte de joie en courbes et conjonctions d'enlacements infinis...

 

Je peux être ce rire qui fait soleil de midi ; je peux être la tige ployée sous le vent des caresses, l'estuaire qui s'ouvre devant l'océan, la vague qui se rue au rivage, le galet qui s’arrondit dans la paume des flots, la marée qui submerge la grève dans l'amplitude de ses rouleaux de sel et d'écume...

 

Je peux être la rose qui entrouvre ses pétales, la gousse de genêt qui éclate dans la poussière lumineuse de l'été ; la figue qui se fend sous les baisers solaires, l'autel et la corbeille de toute offrande, le pain qui se tend quand ardente est la faim, la paume qui s'ouvre là où les portes se ferment...

 

 

 

 

 

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Je peux être ce silence qui déchiffre l'alphabet d'Amour en suivant le cours et les sillons serpentaires de nos étreintes, je peux être cette mue qui t'offrira écorce, écaille et ramure nouvelle, l'athanor et le creuset de magie au sein duquel et par lequel s'épanchera l'Elixir de Vie...

 

Je peux être cette alchimie par laquelle le rêve se fait réalité, par laquelle le songe s'en vient au monde, par laquelle hier et demain concluent un pacte avec l'éternité de l'instant...

 

Je peux être la Femme/Flamme, l'étincelle qui donne feu au foyer de nos bras ; la braise qui jaillit de sa gangue de cendre, le brandon qui illumine les cavernes du cœur, le charbon ou l'os qui dessine, qui appose, qui grave le sexe des origines sur la paroi embuée de ta poitrine...

Je peux être le mot, le nom, le prénom que tu cherches depuis toujours, celui par lequel tu fais enfin appel pour ta soif et pour tes faims...

 

Je peux être l'enclume, le marteau, la cuve, le bronze ou le fer, soit la forge toute entière où brasillera l'épée étincelante de nos cris...

 

Je peux être duvet de cygne, plume de geai, rémige d'albatros, ou encore bec de merle, chant de l'alouette, danse nuptiale de grèbes, patience de héron, vigilance d'aigrette, fidélité de corbeau, pugnacité de goéland, discrétion de roitelet, amour de tourterelle, cantate nocturne d'un rossignol, charmante compagnie d'un rouge-gorge...

Je peux offrir à nos corps des ailes et faire, de nos extases, des mélodies d'oiseaux...

 

Je peux être, pour le berger, sa chaude cape de laine et dans le drapé de la nuit, l'étoile qui se fait fleur...

 

Je peux être ce lac où se mire le ciel, où se posent les plumes blanches du sommeil...

 

 

 

 

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Je peux être la grange où s'enfournent les meules de l'été et ce rucher dont tu feras ton miel, la farine dont tu feras ton pain, le cuir dont tu feras tes sandales de rêves, le velours ou le satin dans lequel tu enfouiras ton visage...

 

Je peux être le cep, la vigne, la treille, la grappe, le raisin et le grain, la vendange et le pressoir, le jus et le vin et mêler tout cela dans les veines de ton sang...

 

Je peux être cette louve où s'allaite la meute de nos vifs et joyeux ébats, le saumon qui surmonte tout barrage pour frayer dans la fontaine de joie, le bourgeon sur la branche charnelle de l'extase enveloppé et vernissé par les sèves rousses et blanches du désir...

Je peux être ces berges consentantes aux flux de tes débordements, la jument montée à crue et faisant crinière et libres cavales de nos clameurs sauvages, la folle avoine qui tangue sur le talus des tempêtes, l'aubépine et l'églantine qui sont pour les abeilles ce que le soleil est au ciel......

 

Tout cela je le peux et je le veux si un même désir, si une même volonté, scellent nos vœux et y apposent le sceau rouge de cire et de sang qui bat sous le flamboyant de nos tempes et dans cet écrin de nacre et de velours où s'enlacent les lianes et le chèvrefeuille de nos cœurs......

 

 

 

 

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Question de la Femme à elle-même :

 

Qui suis-je, méconnue, mésestimée par moi-même, pour avoir en moi tant d'apports, tant de richesses, tant de possibilités ?...

 

Qui suis-je donc qui soit plus que moi-même, plus que la connaissance ou la perception de mes limites, pour être l'être qui inspire, enfante et féconde … Celle qui révèle, celle qui dévoile, celle qui initie ?...

 

Qui suis-je vraiment dans l'insoupçonné de mes talents et de mes facultés pour qu'il fasse de mon être et de mon prénom ses danses et ses musiques, ses poèmes et ses chansons ?....

 

Je ne suis que femme, humble et modeste et parfois bien timide, bien réservée, bien « effacée », lente pour prendre feu, lente pour enflammer toute passion...

 

Que me trouve-t-il qu'il ne puisse trouver ailleurs en d'immédiates enflammées, en de fulgurantes éclosions ?...

 

 

 

 

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Réponse de la femme à elle-même....

 

Peut-être est-ce mon « ordinaire » qui fait effet et qui a pouvoir de révélation, d'inspiration ?...

 

Il est bien des pierres précieuses si tant enchâssées d'un tel ordinaire que l'on ne saurait soupçonner l'immense valeur gisant, enclose, au cœur du cœur humblement et potentiellement caché...

 

La simplicité devrait être la destination extraordinaire et finalisée de tout ce qui s'est extrêmement compliqué au point de ne plus satisfaire qu'un esprit asséché par les poussières et l'aridité de son intelligence, un esprit qui n'a pour souffle que celui brûlant du désert...

En tout désert, un puits est dissimulé quelque part ; en son calme miroir la sérénité se donne à voir et son visage y prend figure...

 

N'est pas « simple » (entendre « épuré » ou encore rendu à son essentialité première) qui veut !...

 

Bien de nos enveloppes, de nos apparats et apparences extérieures sont « falsifiées », ce sont vitrines par néons illuminées, mais lors, où se trouve la vraie, la plus splendide des lumières ?...

Le factice, l'illusion et l'artifice ne sont que masques imposés à la naturelle et sauvage beauté...

 

Quand je suis nue de corps et de pensée, je suis comme un coquillage nacré porté à l'oreille de l'Univers... Je suis lumière dans la lumière que rien ni personne ne saurait occulter ni altérer...

 

Je suis goutte de rosée, claire et transparente, lentement évaporée comme s'évapore le corps d'amande des amants par leur propre soleil immensément brûlés...

 

Pas de fausse modestie, unique je suis, et mon grain de sable est aussi grain de diamant ou grain de rubis et l'orfèvre que j'attends saura le sertir sur l'or de mes jours, sur l'argent de mes nuits...

 

Sur la côte sauvage, innombrable sont les galets entassés les uns sur les autres, des millénaires les ont arrondis...     Si peu les différencies ... Et c'est moi qu'il a choisi, moi et nul autre parmi ces millions de galets là !...

 

Comment ? Pourquoi ? Je ne sais, mais c'est réellement ainsi... Sans doute a-t-il vu au-delà et par-delà ce que, au dedans de moi, je suis et que moi-même ne sait voir et ne connaît pas (un noyau ardent de vie ?)(Sous la neige de l'hiver, une prairie endormie, toute enclose de semences et de graines ?)...

 

Tout ne s'explique pas, ainsi de l'Amour, de la Poésie et de la Vie... Et il est fort heureux qu'il en soit ainsi, ici !...

 

Ce que je sais, c'est qu'il m'a pressentie, qu'il a vu jaillir l'aube de mon « noyau de nuit » et un ciel d'azur derrière l'éclair qui luit...

 

Lui est prêt à offrir, à ouvrir tous les volets, toutes les fenêtres de la demeure de son cœur... En lui nulle pénombre, nul recoin sombre pour s'opposer à la pleine lumière et à ses vibrantes et émouvantes visitations...

Nulle réticence à vouloir, en connivence, pervibrer d'une même Essence et en louer toutes les manifestations...

Peut-être est-ce cela le « don du Don » ?...

 

Mais pourquoi ? Pourquoi, tout cela, l'immense, l'intense, chaque éclat, chaque parcelle, chaque fragment de cela fait-il peur ?   Oui, pourquoi ?

 

Même une simple et humble rose ose ouvrir l'épanoui de son cœur au mitan rigoureux de l'hiver !... Alors pourquoi pas moi ?...

 

Moi... Je ne le sais pas encore, mais mon corps lui, le sait, tout frissonnant, tout tremblotant fiévreusement d'attente et d'espérance.. Il sait, il veut la survenance de ce qui se doit d'être et de naître au berceau de la confiance, tressé de dons et d'attentions et de tendres prévenances...

 

Autant d'appels, de percutantes résonances qui en mon corps font symphoniquement écho, qui tambourinent sur ma peau l'invitant, m'invitant, à la danse...

Mais, oserais-je danser, oserais-je mettre ma joie en mouvances ?...

 

 

 

 

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Et la Femme en la femme de dire :

 

Je serais souche et je serais racine... j'aurai de ta sève dans l'aubier de mes offrandes... Je serais souche pour le déploiement et la croissance de tes branches et nous serons d'Amour sous le couvert de nos feuilles...

 

Parce que je serais nue dans mon enveloppe de brume et de brouillard, tes rais solaires me transperceront évaporant les nuées et les buées de nos attentes et lors, nous resplendiront comme l'aube qui éveille et réveille en nous l'Energie et la Lumière d'Amour...

Et lors tu m'ouvriras jusqu'à épouser la quintessence de mon étoile

 

Oui, Je serais la rouge pomme cueillit sur la haute branche de la nuit. Tu y porteras le velouté de tes lèvres, le gouffre enchanteur de ta bouche, la blancheur mordante de tes dents et tu porteras tout cela à l'assaut de ma chair, au pointu de mes seins, à l'échancré de mon sexe et lors tu m'ouvriras jusqu'à épouser la quintessence que je suis en l'illuminé rayonnant de nos êtres...

 

Je serais le parfum de la violette ou celui de la reine des prés, celui de la résine de pin, celui des foins fraîchement coupés ; senteurs d'Amour au jardin de nos rêves, au bassin de nos jouissances...

 

Je serais la goutte d'eau chutant au mitan de l'étang de ton être, faisant cercles de joie se répandant jusqu'aux contours de ton corps comme écume de tendresse se déversant et se répandant au rivage...

 

Je serais ta cinquième saison, celle qui pose de la neige sur la blondeur des blés, celle qui est fougère rousse sous les cerisiers en fleurs... Je serais de l'éphémère l'éternelle demeure...

 

Je serais, sans plus attendre, cette herbe douce et ce troublant triangle de mousse entrouvert parmi le cresson et les renoncules d'eau dans et virile les prairies du tendre...

 

Je serais « vue sur la mer » au promontoire de tous les « possibles »...

 

Le oui que je t'offrirais sera celui d'un coquelicot dépouillé peu à peu de ses rouges pétales et balançant le noir de son désir sur la ferme tenue de ta tige...

 

Je serais ce portail ouvert donnant sur une grande allée bordée de hêtres et de chênes ancestraux au bout de laquelle un magnifique château de verre t'accueillera pour un grand bal de lumière, celui à toi, par tous mes sens offerts et à toi seul donné...

 

 

 

 

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La Lune, cette grande Dame à la peau argenté, tu la verras ronde en son quartier, fendue comme une pêche délicieusement sucrée...

Elle se posera en tes plaines et vallées et en fera un territoire d'Amour ; d'Amour partagé, d'Amour constellé, d'Amour illuminé...

 

Tu viendras à moi allant parmi la lande aux cuisses de bruyère, bordée d'ajoncs et de genêts radieux...                  Tu trouveras la sente, la sente aurifère et remontera jusqu'au filon, jusqu'au sillon de lumière enfoui tout au fond, tout au bout de mes chemins creux...

 

Il suffit d'un geste, d'un silence éloquent, d'un regard tacite, d'une main complice, d'un mot, d'un seul, mais rouge comme braise, tendrement bleu comme une améthyste, fauve comme une fête de la St Jean, vert comme la danse émeraude des océans, rose comme la joue empourprée d'une jeune fille s'éveillant aux noces de la vie ; un mot, un seul, mais délicatement, légèrement violet comme la robe printanière d'une pervenche, jaune comme la Bretagne au mai de ses printemps....

J'aurai palette de très chaudes couleurs pour faire fondre la glace de toute peur, le gel tenace des réticences, le verglas des hésitations, les congères de l’atermoiement, soit la longue emprise hivernale de nos sens qui n'aspirent qu'au printemps...

 

Tout cela, je peux et je veux l'entendre, la Femme que je suis, la servante de la Vie que je suis, peut et veut l'incarner, le manifester, le formuler, l'enfanter et le mettre et remettre au monde...  Le monde ; je suis dépositaire de ses chants, je suis l'héritière de ses jeux et de ses danses...

 

Je suis cela, tout cela, tout le pluriel, tout le singulier de cela, sa singularité, sa spécificité , sa diversité, sa plénitude, sa complétude, son infinité, sa vastitude...

 

Rien ne saurait me réduire, me circonscrire, me cloisonner, me limiter... Si je suis « tout Amour », alors je suis de toute emprise libérée, maîtresse de ma destinée, maître d’œuvre de mon devenir, architecte de mon avenir et bâtisseur de fondations pour la cathédrale de l'espéré et se vitraux de magnificence....

 

 

 

 

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Mais, comment cela m'est-il, me sera-t-il rendu possible et avéré ?

 

Parce que tu est Fille de la Mère, Fille de la Matrice d'éternité, Fille enfantée dans le sein de la mer, dans l'océan des potentialités, Fille « souchée » en terres élémentaires, en l'humus des « primordialités »...  

Parce que tu Fus, Es et Sera tout Cela, toute la Force, toute L'Energie, toutes le Vibrations et Emanations de la Lumière de Cela....

 

Tu es Source et Racine de Cela....

Tu es Fille de l'Origine, mais tu n'imagines pas encore assez à quel point tu es Cela, tout Cela, rien de moins que Cela !

 

Tu es Fille de Gestation,

Gestation, Fille de Création,

Création, Fille de Mise au monde,

Mise au monde, Fille de Compréhension,

Compréhension, Fille de Réflexion,

Réflexion, fille de Conscientisation,

Conscientisation, fille d'Harmonisation,

Harmonisation, Fille de Cohésion,

Cohésion, Fille de l'Amour, de l'Offrande et du Don...


Amour, Offrande et Don ; fils et fille de la Déesse Dana …

 

Dana : Sein de tous les seins, Matrice de toutes les matrices, Sources de toutes les sources, Racines de toutes racines, Foyer de toutes flammes, Demeure de tous les Esprits, Essence de toute essence, Arbre de tous fruits, sillon de tout labour, Semence du devenir et graine d'espérance... Amour de tous Amours...

 

 

 

 

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03/12/2019
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