Les dits du corbeau noir

MAMA VERDE BRAN DU 2019 AUX PEUPLES D'AMAZONIE ET D'AMERIQUE DU SUD

 

 

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Mama Verde

Bran du      le 23 08 2019

 

Aux Peuples d'Amérique du Sud...

A Patricia et à Javier... 

 

 

 

Préliminaire :

 

A l'heure où l'on met volontairement le feu au poumon de la planète ; c'est-à-dire à l'Amazonie (A 60 % brésilienne) (plus de 75 000 feux provoqués depuis le début 2019 soit 84% de plus qu'en 2018 et ce pour une déforestation massive qui vise majoritairement à la production de soja ; un soja destiné à nourrir en Europe un bétail qui pourrait être largement alimenté bien autrement !)

 

En très peu d'années, nous avons détruit 60 % des espèces animales... L'homme n'a jamais été aussi prédateur du vivant y compris de lui-même et de ses descendants...

 

...///....

 

 

 

Extraits de la série « Frontera Verde » (De Diego Ramirez Schrempp, Mauricio Leiva Cock et Jenny Ceballos.)

 

 

Les réalisateurs et l'équipe de tournage ont vécu une bien étrange aventure à laquelle la Jungle elle-même a prit part !

Pour eux cette Jungle recèle une « éternité spirituelle » et celle-ci est « l'éternité de la conscience »...

« Ici, le Temps, l'Espace, l'Energie ne font qu'un. Ici, notre Energie est la même que celle des galaxies et des atomes... Tout repose sur le contrôle et le maintien des équilibres.»... On ne saurait en dire mieux et davantage...

 

 

 

Les Arupanis ; ce sont les gardiens du « palmier-marcheur ». On dit aussi que certains d'entre eux sont immortels, mais ils ont disparu ou ont été tués. Ils ont cessé d'exister....

( N.D.R.) A la fin du 20è siècle,nous avons totalement exterminé (au cours de cette période) plus de cent peuples en Amérique du Sud!)...

 

 

« ...Quand l'Anaconda descendit de la voie lactée, il forma les fleuves et laissa l'homme sur les rivages... Après plusieurs années, il se transforma en arbre. Avant son départ il laissa derrière lui son élève, Cet élève devînt un professeur... »

 

« Le premier Marcheur est sorti de la tête du Serpent. »...

 

 

« Tout ce qui n'appartient pas à la jungle la détruit....

 

...Le monde est en danger. Au cœur de la jungle se cache son secret et son équilibre...

 

...Si tu connais le cœur, tu maîtrise le corps...

 

Il faut avoir un cœur qui ne fait qu'un avec la jungle...


… Cachicamo... C'est Elle la Vie...

 

La Jungle est éternelle ; pour te joindre à elle, la Mère te guidera...

 

  • Que vois-tu ? - Qu'entends-tu ? - J'entends le cœur de la terre qui bat.... - Je me dois de protéger « l'éternité » de l'emprise des choses néfastes...

 

...Les visions montrent le chemin...

 

...Quand un arbre est malade, les autres l'aident et le nourrissent...

...Les racines portent la vie...

 

...Les racines se touchent et prennent soin les unes des autres...

 

...Nous sommes, nous, les Marcheurs, les gardiens des « Eternels.» (les Palmiers-Marcheurs)...

 

 

La Vie vaut tout...
Nous sommes connectés à la jungle...

C'est par cette connexion et la connaissance que nous en avons que nous sommes en lien avec le sacré...

 

Le sang ne doit plus tacher la jungle...

La soif démesurée et jamais assouvie de l'argent nous traque et nous extermine...

Elle tue de plus en plus et nous ne pouvons qu'implorer la Jungle-Mère, lui demander sa protection....

 

 

(Dans mes visions j'ai vu mon peuple mourir.)...

 

 

La vraie force, c'est apprendre à se maîtriser...

 

 

La paix ne peut-être totale si demeure la peur....

 

 

Avec la boisson au mélange sacré : le "Naanu " (Mananuc), "toujours" n'existe pas ; c'est différent à chaque fois...

Ton corps lors change et tout changement est dangereux... N'aie pas peur...

Ecoute tout !...

(Mal faire le mélange, ce serait comme insulter la Jungle et son esprit s'éteindrait à jamais !)...

 

 

L'Arbre monte au ciel mais ses racines restent ancrées au sol...

N'oublie jamais ton corps !...

 

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Mama Verde

Texte Bran du

 

 

J'ai tracé les trois Cercles de farine blanche...

Je les ai peint sur la poitrine de la Mère...

Trois Cercles pour chacun des mondes...

Celui des Hommes, celui des Esprits et Celui que l'on ne nomme pas...

Trois Cercles peints sur la poitrine de la Mère...

Trois Cercles sur le cœur qui bat...

Le voyage se fait du plus grand vers le plus petit et le plus petit, c'est lui qui anime tous les Cercles... C'est lui qui donne souffle, sang et sève à la Vie...

 

 

Celui qui pourrait sauver cette Vie, c'est aussi celui qui l'a détruit...

Blanche est sa peau mais noires ses pensées... En lui se combattent sans fin le jour et la nuit... Il fait tomber les arbres, les enveloppent de ses incendies, il coupe, il tronçonne, il arrache, il n'a pour la forêt et ses peuples que mépris...

 

 

Que le fleuve emporte sa chair et ses os, loin, très loin là où ne battent plus les innombrables cœurs de la terre !...

 

 

Celui-là ne porte pas de collier de plumes, d'ivoire ou de pierre à son cou... Il erre comme un fou, comme un papillon qui a perdu ses ailes !.... Il n'appartient plus à la terre, il n'a plus d'attaches comme nous !... Il n'est plus que ravages et fureur... Il sème la peur parmi les enfants doux !... Ses paroles et ses actes obscurcissent le soleil...

 

 

La sève connaît le sang, une même Vie les gouverne !...

Autant que le ciel, l'Arbre nous parle par ses racines....

Sa haute voûte nous protège de l'ardeur du soleil, mais laisse passer la lumière qui illumine les cœurs...

 

 

L'homme blanc n'a pas besoin de masques, il porte la terreur sur son visage...

J'entends gronder le tonnerre des hommes et celui de leurs machines aux dents d'acier.... Ils font couler le sang rouge de la terre, ils ouvrent les veines du vivant... En eux se sont éteintes toutes les lumières !...

 

 

 

Chiricsanango (la Brunfelsia grandiflora) (C'est la fleur qui porte en elle l'âme des défunts.)

Elle germe dans le terreau des morts ; pousse dans le cadavre même de la Vie !... Si tu la cueilles, il ne sera plus de fleur sur la tige d'espérance... … Elle ne fleurit pas les tombes, mais la Mémoire, la Mémoire seulement....Elle s'ouvre au vivant et se ferme sur la mort !.... Bois des yeux à son calice, mais ne la cueille pas !...

Si tu la cueilles que ce soit pour rendre hommage aux défunts afin que s'élève leur âme vers la pleine Lumière... Afin de préserver l'Arbre de la sève de l'oubli !...

 

 

Tu portes la calebasse à tes lèvres...

Liane et plante, nous les avons mariées... La noce est dans ton corps qui célèbre leurs accords...

La boisson est comme un fleuve qui serpente dans la jungle de ton être...

Tout y circule du présent et du passé...

Un oiseau bariolé t'offre ses plumes afin que tes songes puissent s'envoler et se poser sur l'épaule de la Mère......

Ecoute-là, conjoint les battements de ton cœur à ce Coeur là, il te dira ce que tu dois savoir des rythmes et des cycles de tout l'Univers !... Lors, Tu sauras pourquoi l'Equilibre et pourquoi l'Harmonie !...

 

 

  • L'Arbre évidé qu'est une pirogue descend le Grand Fleuve serpentaire mais, ta mémoire ne sait plus en remonter le cours !...

 

  • Ton rêve se balance dans un hamac suspendu à chaque bout à une étoile... Soit vigilant, les étoiles se font parfois filantes !...

 

  • Retourne à la Racine, retourne à l'Essence du Sacré ; c'est à cela qu'invite la Mère...

    Le rameau ne peut oublier la souche !...

 

  • Ne laisse plus ton cœur errer en dehors de ta poitrine !...

 

L'herbe-médecine ne peut guérir tous les maux ; surtout ceux-là qui brûlent la tête et que la flamme-serpent enroule en ses nœuds...

 

 

« Le vert intense

Le chant de l'animal

Le cours de l'eau plein de vie

Jungle-Mère tu es ma maison

Peu importe où je fuis, même si les hommes refusent de voir...

Tu es la maison du monde

Jungle-Mère, tu es l'origine de tout, la spirale, la graine, le crâne...
L'éternité est tienne...

 

Jungle-Mère un démon a pénétré tes entrailles ; il n'a pas sa place ici dans ta nature....

 

J'ai été auprès de la lune, du soleil, des jaguars et des marcheurs.

Leur sagesse m'accompagne depuis deux cents ans...

 

Même si je t'ai abandonnée, je te délivrerai du démon blanc qui pourrit tes entrailles.»

 

« C'est la graine de tout ce qui existe dans la Jungle. De ces ténèbres intemporelles vient la Force. C 'est le cœur qui fait pousser les racines. C'est la Force qui fait s'élever la branche...

 

Dans cette graine réside la Force qui unit ce qui est au-dessus et en dessous de nous. C'est la Force qui fait respirer les animaux et marcher les humains...

La Mère nous dit le lieu, enseigne la formule...

Ce lieu où seuls, nous, les Eternels, rentrons...

 

Beaucoup voudrons venir. Ils viendront de loin nous chercher car nous avons la clef et protégeons l'entrée...

Ils veulent son pouvoir pour tout contrôler, pour créer des armées et détruire....

Ils ignorent que la fin est différente, qu'il faut atteindre et préserver le savoir sacré de la terre...

 

Ils ne comprennent pas que nos cœurs battent grâce à Elle et c'est ce battement qui nous unit...

C'est la conscience de l'Univers...

 

Ils viendront et ils voudront entrer. Nous ne devons pas le permettre...

Ceux qui avancent dans le noir avec une bougie perdent la Lumière et les Ténèbres.»

 

Un chef Arupanis

 

....////....

 

 

 

La boisson enivrante fait danser les Esprits, d'eux jaillissent des éclairs et des étincelles qui mettent des étoiles et des nuages dans les yeux !...

 

 

Le ciel, la terre et les mondes d'en dessous, je les ai tracés par trois lignes ondulantes superposées...

Les trois mondes, je les porte au-dessus de mes lèvres, au dessus de mon souffle, au-dessus de mon chant... Et mon cœur les animent qu'anime un Cœur immense qui a la Jungle pour poitrine...

 

 

« Du suc et du jus de l'Arbre-Marcheur, fais une bienveillante et bienfaisante potion. »

 

L'eau sacrée, le breuvage inspiré, va d'une coupe à l'autre (moitié lune et moitié soleil)...

Lent transvasement entre ce qui fût et ce qui sera...

 

Bois, bois lentement ; j'ai chanté, j'ai incanté, j'ai soufflé sur chacune des coupes que voilà...

 

Porte à tes lèvres la coupe que je te tends, porte tes pensées aux rivages du fleuve, accroche tes songes aux nuages qui passent...

Voyage, voyage... Voyage...

 

J'ai chanté, j'ai incanté, j'ai soufflé sur cela qui fût et sur cela qui sera... J'ai chanté la complainte de la nuit et la mélodie du jour, j'ai chanté pour l'aube et pour le crépuscule et j'ai dansé prenant l'aurore à la taille, l'enserrant et la moulant de tout mon corps...

 

 

Les Esprits se fiancent et se mélangent, reconstruisent en toi la Prime Unité...

Les Cercles se superposent et ne forment plus qu'un grand cerceau d'écorce et de plume...

Dans ta longue nuit, les étoiles s'allument et dans ton cœur elles aussi veulent danser...

 

 

Bois, bois lentement, enfant de la sombre forêt ; fils du grand Serpent des Origines, bois à la source, bois à l'océan...

Nage, vole, glisse, rampe, épouse, ruisselle, étreins, déploie tes ailes de soleil...

 

 

J'ai chanté, j'ai murmuré, j'ai dit les mots de glaise et d'argile, j'ai fais sonner la pierre et le bois et fais tambour de mes doigts...

J'ai averse dans mes mains et tonnerre dans ma voix...

Bois, bois, bois, bois lentement, bois le sang de la Mère qui dans tes veines se répand en flots de lumière...

 

 

J'ai chantonné pour les eaux du ciel et pour celles de la terre et la rosée s'est posée sur ton front quand à jaillit de l'éclair l'arc-en-ciel de beauté...

 

 

J'ai chantonné un chant de flots et de feuilles et le Serpent rouge et noir est venu danser dans ton rêve...

Tu as branche de tes bras et fruit de tes pensées...

 

 

Le vent aussi a chanté avec moi. Il a chanté pour l'Arbre toujours vert... Il a chanté la chanson des quatre horizons, celle des temps anciens et celle du devenir, celle du jaguar, celle du pécari et celle de la loutre, celle du perroquet et celle des singes-rieurs...

Il a chanté la chanson fleurie qui ravie les âmes ; la fleur qui monte au ciel par l'échelle de l'Arbre ; la fleur qui marie la Mort et la Vie...

 

 

Les forts piliers de l'Arbre, ses mains larges, robustes et multiples ; ce sont elles qui supportent l'immense voûte du ciel...
Ils offrent par leur feuillage touffu à la Jungle, à la Mère, un immense et splendide vitrail dans lequel se baigne le Vivant et se lave et s'épure la vêture des morts...

 

 

 

« Les Esprits forts peuvent voir leur passé. Ce sont les seuls qui se connaissent.

Tu es l'un de ces Esprits...

Vois au-delà de toi-même...

Regarde la peur en face...

N'aie pas peur, je suis avec toi...
Ecoute toi, Cachicaro...

Trouve-toi, Cachicaro...

Tu es la Porte et tu es la Clef...

Sois vigilante, des hommes de colère veulent entrer, ils veulent planter leur couteau dans l'Ecorce de la Mère et verser son lait blanc sur la terre dévastée...

Ecoute toi, Cachicaro...

Trouve-toi, Cachicaro...

Le Maracù n'est pas encore là !»...

 

 

J'irai, je retournerai, sous l'Arbre-Araignée...
J'irai sous les hauts piliers de l'Arbre-Cathédrale...

J'irai parmi les mondes enchevêtrés...

J'irai me baigner dans le vitrail de ses feuilles, j'irai déposer mes pensées sur le palmier de ses paumes...

J'irai, oui, j'irai m'allonger entre ses bras-racines et la douce Lumière reviendra éclairer mes profondes Ténèbres...

 

 

 

« La Chuchuwosa ; c'est la boisson des dieux ; le breuvage d'apaisement, la liqueur d’accalmie...

C'est le deuxième verre qui guérit !»...

 

 

 

Mes doigts autour de la coupe...
La coupe là dans l'arrondi de mes doigts.
Tous les mondes là contre la pulpe de ma chair

avec les eaux du Ciel, avec les eaux de la Terre, avec les eaux de la Femme.... Toutes les eaux et leur pouvoir de flammes...

 

 

Bois, bois, bois comme l'enfant boit aux seins de sa Mère...
L'Esprit t'allaitera, l'Esprit t'allaitera !...

 

 

Sois prudent, sois vigilant... Il ne trouve son chemin celui-là qui a, pour compagne de marche, la peur !..

 

 

La flèche de l'orgueil transperce le temps et l'espace, se fiche dans le cœur froid des hommes. Elle porte un poison sur son dos ; un poison caché, dissimulé sous un duvet de plumes !...

 

 

Toi qui aspire à croître comme un véritable « Arbre de Vie » fais attention aux lianes arrogantes qui se veulent enserrer ton tronc, car elles peuvent, peu à peu, te cacher la Lumière, étouffer ta chanson et faire la pleine nuit en ton humaine demeure !...

 

 

Tu sinues entre hier et demain, les anneaux de ton corps s'enroulent sur le tronc de l'instant qui illumine et éclaire !...

 

 

Une fleur couleur d'aurore pousse et sort de l'humus de tes rêves. Le soleil la prend en ses bras et la lune dépose sur ses pétales des gouttelettes de pur argent...

 

 

Bois lentement, longuement, laisse la flèche de l'eau te transpercer, laisse le soleil s'obscurcir, laisse les condors te dévorer...

N'écoute pas ta peur sinon elle te fera souffrir... Laisse la lune te sourire et le soleil t'embrasser...

 

 

Bois, bois car ta soif est justifiée... Pousse la Porte dont tu es la Clef...

Ne sois pas étonné si des écailles te poussent sur les mains...

Celui qui prétend avoir pouvoir de feu ne saurait craindre ses brûlures !...

Un sifflement aigu sort de ta bouche, lui seul te guérira du venin que distille les hommes, lui seul te guérira de la mortelle morsure des Ténèbres...

 

 

« La Mort, c'est le culte des Hommes...

La Vie, c'est le culte des Femmes...

Dans la Jungle, nous célébrons la Mère qui donne la Vie...

Les Femmes héritent des dons de la Jungle. »..

 

 

« Filles de la Jungle, de la vie...

Corps fertile, corps de la Vie...

Mère de Tout, enlace-nous...

Nous sommes une même Lumière, une même Force.»...

 

 

« La jungle est la conscience du cœur, elle n'accomplit pas de « miracles ». Chaque racine est une veine qui nourrit les autres et connecte la Mère à Tout, y compris nous. »...

 

 

 

La peinture, la teinture, les marques, les signes sur nos joues, sur nos fronts, les bandes noires et rayées qui parcourent tout notre corps, c'est pour dire notre entendement, pour dire notre profond accord...
C'est pour se relier, pour se connecter au Tout, à la Sève même du Vivant...

C'est pour faire peur à la peur, pour défier l'outrage des ans et du temps, pour nous sentir plus courageux et plus forts, pour plonger nos ennemis dans la frayeur ; c'est pour faire rire le triste visage de la Mort et parfois aussi, pour rire comme des enfants...

 

 

 

« To no bo no bo

Mana Mana hé to po

To no bo no bo

Mana Mana hé to po...

Hé bo yé hé ta

Hé bo yé hé ta

 

Mana mama Mana mama

Muchi camo cachi cachi

Cachicamo Mango Mango

Arupanis Arupanis

Mama Mama »

 

 

Gardienne de l'Arbre de la vie, tu ne saurais vieillir, tu ne saurais mourir... Coule en toi le sang de l'éternité, la sève millénaire, le flot et le fleuve infini...

Tu es comme la Grande Spirale sans commencement ni fin. Tu tiens dans ta main les enfants d'hier et ceux de demain...

 

 

 

«Etre de Lumière et Ténèbres, avec toi, le lien entre le sang et la Spirale est né.»

 

 

« Louée soit la Déesse, louée soit la Jungle...

Mère, je te rends ta fille...

Son cœur, enveloppe-le dans ta sagesse. »

 

 

Ton cœur est bien petit qui frappe dans ta poitrine, mais avec lui tambourine le cœur de l'Univers !...

 

 

Celui ou celle qui imposent leur main sur cela qui a rompu l'un des fils de la vie répare la chaîne et la trame, recoud la lune et le soleil...

Cinq rivières coulent de ses doigts, chacune dispense le bienfait et le soin...

Celui-ci ou celle-là  tisse pour l'âme une couverture de lin, de coton et de laine...

 

 

La Jungle n'est pas le jardin de l'Eden... l'Eden ici n'a pas de jardin, pas de jardinier esclave de ses peines, pas d'outils pour creuser le chagrin...

 

 

Des hommes venus de loin saccagent monts et plaines, ensemencent la terre de leur mépris et de leur haine et font pourrir en leur cœur les promesses du bon grain...

 

 

Lourde est la charge que l'on porte dans le dos. La lanière de l'effort s'enfonce dans la chair, mais plus lourde encore est la force noire qui pèse sur le cœur et altère en chacun la ronde des saisons...

 

 

Mama Verde, préserve l'homme de ses fureurs !...

 

 

....................................

 

 

 

 

Pour la Pétition voir :

 

Sauvons la forêt <info@sauvonslaforet.org>

AMAZONIE EN FEU : soutenez l’appel des Indiens à l’ONU

 

Chers amis de la forêt tropicale,

Les peuples indigènes d'Amazonie sont toujours plus menacés par les projets miniers, l’agriculture industrielle et ses monocultures de palmiers à huile ou de soja, les forages pétroliers, l’exploitation forestière illégale, les élevages intensifs ou les projets d’infrastructures. Ils sont également victimes de nombreuses violences.

Réunis au sein de la grande alliance COICA, ils ont lancé un appel à l'ONU et aux gouvernements des pays amazoniens car il sera un jour trop tard : « Nous vous écrivons car un quart de l’Amazonie, ce trésor global de biodiversité, a déjà été détruit. Si la déforestation ne cesse pas, nous parviendrons d'ici quelques années à un point de non retour avec l'effondrement de son écosystème. »

L’élection de Jair Bolsonaro à la tête du Brésil a rendu la situation des Indiens plus difficile que jamais. Les objectifs proclamés du nouveau président brésilien en matière environnementale et sociale sont on ne peut plus clairs : « Pas un centimètre de plus pour les Indiens » mais au contraire l’ouverture de larges zones de forêt amazonienne à l’exploitation minière et à l’agrobusiness.

Et les résultats ne se font pas attendre : la déforestation en juillet 2019 a été quasiment quatre fois supérieure au même mois il y a un an. Pire, la forêt amazonienne est actuellement ravagée par une vague d'incendies sans précédent.

Les Indiens d'Amazonie ont besoin du soutien de la communauté internationale pour stopper la destruction de leurs forêts et du plus grand écosystème de la planète. Vous pouvez les soutenir avec votre signature et en diffusant leur appel autour de vous...



24/08/2019
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