Les dits du corbeau noir

L'AME CELTE APPROCHES ET EBAUCHES REFEXION BRAB DU 03 07 JUILLET

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 PHOTOS  BRAN DU 

 

 

 

L'Ame dans le monde Celte

(Approche) Bran du Juillet 2019

 

 

Pour parler de ce sujet "délicat" et "complexe", je ferais miennes les recommandations à la prudence préconisées par Philippe Jouet dans son dictionnaire de mythologie et de religion celtique...

(Ce qui suit sera en ce qui me concerne une ébauche de postulat et d'interprétations qui n'engage que moi-même)...

 

 

Le chercheur rappelle les textes de divers observateurs de l'époque :

 

 

"Ce dont (les druides) cherchent à persuader c'est que les âmes ne périssent pas, mais passent après la mort d'un corps dans un autre." (César)

 

"Les âmes des morts sont immortelles et revivent pour un certain nombre d'années dans un autre corps." Diodore

(Conception proche de celle des pythagoriciens.)...

 

 

De la réincarnation :

 

Croyance en une nouvelle naissance de l'individu après la mort dans un nouveau corps ( animal ou végétal ou humain)...

 

C'est là une réinterprétation des conceptions et des expériences relatives aux conditions de l'existence et à la constitution de l'être individuel...Les textes védiques et classiques ne témoignent pas d'une survie d'une âme individuelle assortie d'une purgation (épuration)(libération) mais de la persistance des Souffles qu'identifie le vocabulaire de l'âme...

 

 

"Ces druides et d'autres comme eux professent que les âmes sont impérissables, le monde aussi, mais qu'un jour pourtant régneront seuls le feu et l'eau." (Strabon)

 

 

Il faut comprendre que tout ce qui existe est soumis au renouvellement et à la dislocation mais que Souffles et matière n'ont ni fin ni début...

 

 

L'Âme chez les Celtes : (aurait pour synonyme l'Esprit)...

C'est une "convention" à utiliser avec prudence dans l'utilisation des données antiques relatives à l'immortalité...

 

(Le nom celtique dérive d'une désignation du Souffle.)

 

C'est donc une Âme-Souffle...

 

Il est aussi question de l'Âme de Feu (Principe vital qui quitte le corps à l'instant de la mort)

Cuchulainn est bien mort à partir du moment où "la Lumière du héros ne sort plus de son front"...

 

 

"D'après vous le même esprit gouverne un corps dans un autre-monde...." Lucain

 

 

En ce qui concerne les conceptions celtiques des fins dernières, il y a, selon l'auteur une diversification celtique des voies de l'outre-tombe (comme dans d'autre traditions indo-européennes.)

 

(D'où la prudence préconisée.)...

 

...///...

 

 

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Retenons le point le plus conséquent et important

L'Âme-Souffle-Esprit est impérissable et donc immortelle...

 

Si nous avons la « celtitude" que l'Âme est bien conçue comme immortelle , les Anciens ne nous ont pas laissé de précisions sur ce qu'ils appellent l'Âme si ce n'est une notion apparentées au Souffle...

 

 

La problématique vient aussi du fait que l'on parle soit de l'Âme individuelle attachée à une corporéité et à une personnification, à un être spécifique « unique », soit d'une âme « communautaire » (la tribu, le clan) soit encore d'une Âme cosmique, universelle » qui englobe infiniment et absolument tous les êtres et toutes les choses...

 

On ne peut donc qu'avancer avec précaution un « postulat » les dits Anciens ayant pris soin de ne pas « définir » le concept dans son identité et sa globalité.

ET ceci je pense volontairement avec spiritualité et philosophie en laissant chacune et chacun faire sa propre exploration, ses propres études et analyses, écouter sa propre inspiration, comparer au besoin avec d'autres pistes et orientations possibles... d'où d'ailleurs un éventail laissé disponible pour un entendement, une compréhension singulière et ou plurielle...

 

Que l'Âme soit conçue comme relevant d'un Souffle me convient parfaitement ; le Souffle étant aussi un élément du Verbe, de la Parole, de la Vibration, il se rapporte aussi à la notion de Genèse, de Création, d'Origine...

 

L'Ame-Souffle relèverait donc aussi de la notion d'Origine et rejoindrait celle des mythes et archétypes primordiaux et fondamentaux...

 

Etant des « commencements », elle demeure en tant qu'Âmes-Souffles en chaque génération sans être contrainte en aucun cas par le temps et l'espace...

 

Elle accompagne les cycles de fin et de renouvellement et les rythmes essentiels...

 

Son appartenance au registre des ondes, des flux, des circulations vibratoires lui confère une dimension éthérique et transcendante...

 

 

Certes, « rendre son dernier souffle » signifie bien que le corps vivant qui par lui était jusqu'alors habité et animé n'est plus en état de l'être...

 

Mais cela ne veut pas signifier pour autant que le dit Souffle meurt lui avec le corps qui s'est éteint, mais que le Souffle « expiré » se conjoint lors à d'autres Souffle avant que trouver une autre demeure vivante à animer... (Ce n'est qu'un postulat parmi d'autres, mais il me plaît assez !)

 

 

Si chaque Souffle est l'émanation du Souffle « Originel », Eternel et Immortel, il ne peut en effet que suivre les « lois » inhérentes à Celui-ci...(Indépendamment de tout corps, à lui, provisoirement confié.)...

 

.............

 

 

 

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Pour le dictionnaire le Petit Robert, l'Âme c'est :

 

Le principe spirituel de l'homme conçue comme séparable du corps et jugé par Dieu...

L'un des deux principes composant l'homme (principe de sensibilité et de la pensée)

Une conscience morale

L'ensemble des fonctions psychiques et des états de conscience.
L'ensemble des états de conscience communs aux membres d'un même groupe.

 

...............

 

 

Le Monde Celte originel ignore d'une part la notion de « péché » et, d'autre part, pense « au-delà le bien et le mal ». La notion de jugement par "Dieu" ne relève donc pas de ses concepts spirituels...

(La christianisation du Barddas Gallois (le Livre des Bardes gallois) introduira, tardivement donc, des notions relatives à la faute et à des sanctions ou conséquences influencées par la doctrine chrétienne.)...

 

 

L'homme et la femme Celte jouissent d'une liberté certaine à partir du moment où ils assument pleinement les responsabilités, devoirs et obligations inhérentes à celle-ci...

 

 

« Définir » n'est pas un exercice pratiqué par les Sages de Celtie lesquels ne saurait figer, fixer quoi que ce soit car trop bien au fait des mouvements et des évolutions de toute pensée...

 

Pour la compréhension, des êtres, des faits, des situations et des choses, le recours aux « images », aux symboles, aux métaphores, aux analogies, aux mythes et archétypes, aux récits bardiques, s'applique....

 

Ainsi pour donner des indications au sujet de l'Âme, le « Souffle », le Feu, la Lumière, sont des éléments qui permettent une approche de l'entendement recherché...

 

Ces « éléments » étaient présents lors du commencement du monde, lors des premières manifestations de la Vie, ils seront de même présents lors de la fin de tout « cycle » et lors de tout renouvellement ou renaissance d'un cycle... Ils sont immortels...
Ils sont présents dans le corps de tout individu et ce sous diverses formes (physiques, psychiques, métaphysiques, analogiques...)

 

Le fait que chaque nouveau né s'en vient au monde animé par un Souffle vital et étant détenteur d'un Feu et d'une Lumière intérieure qui lui sont « propres », spécifiques, peut faire accroître que l'Ame-Souffle se réincarne à travers lui et sur ce plan cette croyance peut se justifier, mais cela ne valide en aucun cas la notion de « réincarnation » telle qu'on la conçoit habituellement et très souvent de façon erronée car ce qui est incarné n'est pas une personnification, une identité spécifique d'un individu revenant à la vie après son décès, mais le Principe, l'Essence, l'Anima de l'Âme-Souffle originelle (Expression de l’Innommable, de l'Inconnaissable, de « l'Incréé ») manifestée en tout être et en toute chose !...

 

 

Que l'expression du « Grand Tout », de la Conscience de toute conscience, de la Matrice de toute matrice, de la Source et de la Racine de toute source et racine, relève de l'immortalité ne me paraît pas aberrant, mais raisonnablement acceptable, logique et compréhensif...

 

 

La dotation « individuelle » et native serait alors une partie, un fragment, un parcellaire de l'Emanation Une, qui pour un temps et une durée donnée, fera l'expérience corporelle d'une existence qui « conscientisée » amènera peu à peu un homme ou une femme à co-participer de la dite expérience en tant qu'expérience spirituelle porteuse de données précieuses et d'informations novatrices enrichissant la Loi dite d'Evoltion (individuelle, communautaire, cosmique et universelle.) et dotant la Vie de nouvelles perspectives, de nouvelles potentialités et possibilités, de nouvelles « propositions »...

 

(Ceci, toujours dans le cadre d'un « postulat » développé ici et ce au niveau de mes facultés et compétences, de leurs visions, de leurs perceptions et faiblesses) tout en se voulant en résonance et correspondance avec ce que la Tradition (et ce que j'en conçoit et « interprète ») m'enseigne et m'inspire.)

 

 

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Quand je respire, quand j'ai « souffle », tout mon être respire avec moi... Quand la vie m'inspire tout ce qui me constitue est « inspiré » de même et quand j'expire également, mais, à la dernière inspiration, tout « s'éteint » et l'Âme-Souffle s'en va rejoindre l'Onde-Mère, le Flux-Principe, de tous les Souffles, en étant « chargée » de son « expérience » unique....

 

Ce Souffle (qui est aussi ondes et flux) accompagne le Verbe en ses conjugaisons sensibles et intelligentes... Il anime la Parole, ventile et aère la Conscience, allume et avive les Feux de la Tendresse, de la Générosité et de l'Amour et chasse les sombres nuages accumulés dans la pensée afin que rayonnent de nouveau les sources claires, chaleureuses et lumineuses (celles du Soleil, de la Lune et des Etoiles)...

 

C'est encore le Souffle qui gonfle les voiles de notre dernier voyage « terrestre » afin d'atteindre les Îles merveilleuses des bienheureux ; c'est-à-dire de ceux et de celles qui ont opéré en eux les mutations et transformations menant de la corporéité « matérielle », à la spiritualisation ultime...

 

Ces îles, qu'elles soient appelées la Plaine des Plaisirs, la Terre des Femmes ou des Jeunes, la Grande Plaine ou la Terre du Vivant, ne relèvent plus de de ce qui était jadis l'habitacle, l'enveloppe, de l'Âme-Souffle et d'un corps individualisé et personnifié...

 

L'Âme-Souffle qui y réside ne connaît plus les contingences et les contraintes d'un corps, elle est totalement libérée de son support antérieur et ne connaît aucune altération, aucune contingence, aucune atteinte (les notions de maladie, de vieillesse, de mort même disparaissent à jamais...)

 

C'est l'affranchissement total de toute souffrance, de toute peine, de toute douleur car nulle Âme-Souffle ne saurait être soumise à cela...

 

On y entend le « chœur des femmes », celui des oiseaux et plus de cent musiques dans la nuit !

 

C'est-dire si tout cela se tient dans l'éthérique et l'aérien, dans des champs vibratoires qui n'ont plus de limites à leur jaillissement, à leur ruissellement...

 

C'est une « Pensée dans le vent » qui danse, chante, s'élève en spirale, tourbillonne, enlace et épouse toutes les sphères de Vie, de la fleur épanouies aux rondes des planètes...

 

L'Erreur fréquente si ce n'est constante (selon mon humble et à la fois audacieux avis) consiste à accompagner cette idée « flottante » et « fluctuante » d'un désir de retrouver en ce lieu féerique et magique, l'enveloppe corporelle qui fut la nôtre avant le « Grand Passage » en considérant que la transposition d'un monde à l'autre s'effectuerait avec une corporéité passée revenue comme telle dans la félicité insulaire d'un Autre-Monde ou Outre-Monde !....

 

 

 

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Cet attachement assez récurrent au corps et à ce qui le personnifie est une source de confusion et d'illusion que les Druides anciens se sont bien gardés d'entretenir et de faire accroire...

 

 

Ils n'ont jamais confondu matérialité, corporéité et spiritualité, le monde physique et le monde « métaphysique » et ce, tout en respectant l'un et l'autre, mais accordant à chacun des sphères, des buts, des fonctions plus spécifiques appelées à conciliation, à entendement, à cohérence, à collaboration, à équilibre et à harmonie...

 

Il y a peu de Traditions spirituelles et philosophiques (qui ont été le berceau natif de ce qui deviendra par exemple l'Europe d'aujourd'hui) qui sont de nature à offrir, à proposer, à enseigner, de telles dispositions « libertaires » étayées, instruites et conduites par un sens aigu de la responsabilité et impliquant des exigences éthiques mises au service de valeurs morales constitutives d'une réelle et véritable « dignité » humaine...

 

 

Chacun, chacune, dans le cheminement, l'acheminement spirituel, philosophique, culturel celto-druidique, est donc libre, invité à faire efficient usage, à faire discernement et choix, (à partir de son libre arbitre et de sa libre critique), de ce que son esprit, ses pensées, ses sens convoqués, sa conscience, ses facultés « connaissantes » , expérimentées et maîtrisées, perceptibles, intuitives, inspirées et visionnaires, lui apportent d'éléments objectifs pour se faire peu à peu une « conception » personnelle sur les Grands Mystères de l'Existence et de l'Au-delà de celle-ci...

 

 

Dans cet esprit et dans cette « optique », il appartient à tous et à chacun de revisiter ses idées et notions fondamentales, d'interpeller, d'interroger, les Grands sujets de ce monde, d'en dégager les lignes de force et les axes majeurs afin de construire, d'élaborer une « espérance-confiance et croyance » qui résonne juste en lui-même... et à partir de la quelle il deviendra son propre « alchimiste, forgeron, poète, soignant et magicien »....

 

 

La notion « d'Âme » attend donc votre propre réflexion et « investissement » !...

 

 

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03/07/2019
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