Les dits du corbeau noir

ETUDE SUR UNE ROUELLE "RAMANTE" 2018 BRAN DU 26 11 NOVEMBRE PLUS AJOUT 28 11

Réflexions diverses et variées Bran du Nov 2018

 

 

 

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Copie et illustration dessinée :  Bran du

 

 

 

En voyant cette pièce de l'art celtique (un élément d'harnachement permettant de maintenir les courroies qui lient les chevaux entre eux), nous voyons un objet circulaire sur le pourtour duquel se tiennent vingt visages masculins a priori lesquels ont la bouche fermée.

 

Au centre est gravé en ronde bosse le triscèle lui même enceint d'un autre cercle et ce dernier lui-même entouré d'une autre cercle. Avec la circonférence cela fait trois cercles dans cette sorte de « médaillon »...

 

Les trois cercles peuvent évoquer les "Trois Mondes" qui se retrouvent aussi dans la croix dite « druidique » en relation également avec la nuit (nocturne), les crépuscules intermédiaires et point de passage obligé (dont les aurores) et le jour (diurne)...

 

 

Ils semble bien que les figures humaines qui sont placés en bordure de la circonférence soient des êtres « ressuscités », comme s'ils étaient sortis du chaudron de « renaissance », mais devenus « muets »...

 

Ils sortent alors de la grande nuit pour revenir au jour, mais sans avoir usage de la parole...

C'est l'une des interprétations de la scène du chaudron de Gundestrup globalement acceptée par les chercheurs...

 

Certains d'entre eux évoquent un rituel d'initiation, mais la mort n'est-elle pas l'initiation suprême ? (Effectuée au sein de la société la plus secrète qui soit au monde, comme disait André Breton !)

 

 

Le triskèle (ou triskell ou triskel ou encore triscèle) est au centre de cette représentation comme le moyeu au centre de la roue et donc évoque bien la roue de l'année et l'ordonnancement cohérent, équilibre, harmonisé de l'oeuvre d'un artisan hautement initié...

 

 

On ne se lasse pas de contempler une telle œuvre d'art, sa puissance d'évocation ; non du fait de ce qui relève et révèle de la visibilité seulement des représentations, mais aussi pour la part d'invisible et d'indicible, pourrait-on dire, qui en émane...

 

C'est, cette pièce, et à elle seule un formidable « mandala » et une « cosmogénèse » à n'en pas douter...

 

Ici la fin se confronte au commencement et au origines et tout cela circule d'un « monde à l'autre » comme un sang revitalisant circulant dans les artères de tout l'Univers...

 

Elle porte grandement à réflexion et à méditation...

 

Le mobile côtoie l'immobile, le met même en mouvement, comme si vie et mort se donnaient les bras en une commune danse...

 

A contempler le centre le cœur lui-même se met à tourner et rien ne peut ne pas être touché par cette ronde...

 

 

Il n'est sans doute pas « innocent » que ces pièces soient associées par leur usage à des chevaux, lesquels sont considérés comme des conducteurs certes, mais y compris des « âmes » en tant que symboles « psychopompes », eux-mêmes lié au soleil et à sa course !....

 

 

Si ce sont bien des êtres « renés » après la mort, le fait qu'ils soient privés de paroles démontrent que leur état « post mortem » se différencie de la phase antérieure et qu'ils sont bien passés « éthériquement », vibratoirement, dans l'Autre monde où ils n'ont point besoin de paroles car leur parole jadis individualisée est devenue celle de tout l'Univers ! 'Elle est devenue ou redevenues Force, Energie et Lumière  et elle s'exprime dans tous les «  langages » de toute la création et dans tous les règnes, les êtres et les choses !...

 

 

Il n'y a au sein de la fixation visuelle que nous faisons de cette petite pièce artistique celtique aucune inertie, aucune stagnation, mais la vie incroyablement manifestée dans son mouvement perpétuel, cyclique et circulaire...

 

Avec pour stabilité, ordonnancement dynamique, cohérence, équilibre et harmonie, le soutien central et ancestral du Trois, qui, transcendant toute dualité nous aide à faire sans cesse retour à l'Unité  !

 

 

Et nous sommes Cela, rien que Cela, mais tout Cela !

 

Additif  28 11 2018  Bran du

 

Pourquoi "revenir" en étant "privé" de paroles ?

 

Peut-être parce leur parole, leur langage, n'est plus le singulier et le spécifique de leurs expressions et formulations antérieures (dont ils n'ont plus besoin d'ailleurs dans les "formes" ou "substances" qui furent les leurs antérieurement à leur trépas) ; ces paroles et ce langage sont, maintenant, l'expression une, originelle et première, la Vibration Incréée soit aussi le Verbe de tous les verbes, de tous les mots, de toutes les conjugaisons présentes, passées et en germe de devenir...

 

Leur paroles est devenue "Univers", elle est l'eau, le feu, la terre, l'air et sa farine la plus subtile et la plus transparente qui soit...

 

Ils sont la Poésie dans tous ses états, dans toutes ses potentialités expressives disponibles en permanence pour ceux et toutes celles qui savent vraiment, voir, observer, déduire et entendre dans le visible comme dans l'invisible...

 

Nous ne sommes plus dans la corporéité, dans la dimension "charnelle" des corps" mais bien passés dans le monde "spirituel", dans celui de la Flaith (la toute Puissance dans les récits Celtiques), dans celle tout autant de l'Awen, la Source inspirante...

 

Ils sont eux aussi partie constitutive du Chaudron de Vie sur lequel ils veillent d'ailleurs entourés de "cent musiques"...

 

 

 

 

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26/11/2018
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