Les dits du corbeau noir

LA ROUE DE L'ANNEE ETUDE BRAN DU EN VUE D'UNE PROCHAINE CONFERENCE 2021 12 08 AOUTArticle sans titre

 

 

 

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 Rouelle celtique

 

 

 

La Roue de l'Année (suite)



Philippe Jouet dictionnaire de mythologie et de religion celtique...  extraits

 

De la Roue de l'année :

 

Le formulaire indo-européen permet de retrouver dans l'année le modèle de la circularité associé à la régularité des saisons.



La fée Rotnian qui entretient annuellement le roi Fingen de son destin est par son nom une roue.

L'année védique est cakràm rtàsya : « Roue de vérité ».



Solstices et équinoxes déterminent le plan de la roue solaire à 4 rayons qui répond aussi au plan quadripartite de l'organisation spatiale autour du centre.

 

L'interprétation privilégiée de certains éléments est calendaire... (Ainsi le chant des séries encore dit les Vêpres des grenouilles « ar ranou » contenu dans le Barzaz Breizh.)

 

Les éléments qui vont dans ce sens sont :

La numérotation en douze ou treize séries.

La présence dans certaines séries de mentions plus ou moins explicites d'étoiles et de constellations. La mention régulière sept soleils et sept lunes placée à un pivot du chant... Un bestiaire à probable valeur calendaire... La référence quasi systématique aux divers travaux agricoles...

 

L'anneau de l'année est aussi implicitement objet protecteur et roue de médecine...

 

Le bris de la roue est un mauvais présage (ceci rapporté à un destin individuel.)

 

La roue de fortune et de guérison munie de carillons à subsisté dans quelques églises et chapelles de Bretagne (elle est nommée Tarabara).

 

Les roues dont se sert Mog Ruith servent à rendre des augures et représentent le cours du destin...

C'est la roue ramante (Roth Ràmhach) qui annonce l'eschatologie.

(Les fins dernières de l'homme et du monde.)

 

La Feige Finn irlandaise (la poutre faîtière de Finn) représente un cercle sur lequel on a disposé en croix les caractères de l'ogam de façon que leurs kennings (leur force, pouvoir ?) commentent la marche d'un cycle annuel.

 

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A propos des fêtes celtiques : Philippe Jouet nous instruit de leurs motifs et contenus :

 

Le continent qui a livré au moins un calendrier fournit peu de renseignements à ce sujet...

 

L'Irlande reste la principale source d'informations...

 

Il faut examiner les textes qui se réfèrent explicitement aux fêtes gaéliques et tirer des récits traditionnels tous les éléments chronologiques significatifs en relation avec les événements mythiques, les conceptions de l'année, voir les faits rituels qui permettent d'en envisager le contenu...

 

On a donc chance de saisir avant tout l'idéologie des fêtes bien plus que leur réalité matérielle et historique...

 

Les grandes fêtes du monde celtique conjuguaient cérémonies religieuses, assemblées politiques et activités économiques...

(D'après les récits, les filid exerçaient leur art de la Samain à la Beltaine, le reste de l'année ils étaient à la charge de l'habitant.

Cette charge étant lourde in essaya de les bannir mais sans succès.)



Au 1er mai s'ouvre la saison « guerrière »...



Les fêtes irlandaises issues du paganisme sont associées dans les récits anciens aux idées de fête, d'assemblée, de foire et de banquet...

 

Image sublimée des festivités traditionnelles, les fêtes mythiques de l'Irlande, du moins celles dont la trace s'est conservée, sont plus particulièrement associées aux 4 provinces constituant la dite Irlande et déjà chargées d'un fort symbolisme fonctionnel et spatial...

 

Dans le Munster se rassemblent les druides pour sacrifier aux druides à la Samain.

Dans le Connaught se célèbre la Beltaine.

Dans l'Ulster, c'est la Lugnasad

et dans le Leinster, c'est le festin de Tara tous les 3 ans...

 

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«...Ces fêtes étaient au tout premier plan de la vie et de la pensée des irlandais...

D'autre part tout ce qui est légende ou mythologie tourne autour des dates et des fêtes et une grande partie de ces mythes se résout en mythes de fête.

Ces fêtes étaient des foires et des fêtes, des assemblées politiques ou judiciaires, et aussi des occasions de divertissement et de jeux dont quelque uns, comme les courses étaient d'origine religieuse...

C'était surtout des assemblées religieuses. Elles se déroulaient dans une atmosphère de mythe et de légende. »

 

Henri Hubert Les Celtes et la civilisation celtique

 

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Véronique Guibert de la Vaisière

Les quatre fêtes d'ouverture de saison de l'Irlande ancienne

(Ed Armeline) extraits



Une vue et étude à travers les traditions populaires irlandaises ( le folklore irlandais ou encore la science de ce peuple.)



« … Certaines fêtes irlandaises sont parfois unies aux souvenirs pré-celtiques de la civilisation mégalithique.

Elles sont a-historiques...

 

Elles ne tiennent compte ni des solstices, ni des moissons, mais elles marquent l'ouverture de la saison de reproduction des animaux sauvages et domestiques, ce qui nous entraîne vers la civilisation des chasseurs. (La période d'économie pastorale et l'âge de Bronze.)

 

Quoi qu'il en soit, à l'époque celtique, l'année n'était pas liée à la vie agricole mais à celle du troupeau et donc à l'état des pâturages (herbe haute, herbe maigre)...



Ces fêtes furent parfois associées aux semailles et aux moissons mais de façon peu évidente...

 

Dans l'ancienne Irlande, gaélique et anglo-irlandaise, elles furent des occasions non seulement d'échanger du bétail, marchandises et nouvelles, mais aussi surtout de maintenir la tradition druidique et populaire...

 

L'atmosphère et le rythme de chacune de ces fêtes se modulent sur la saison qu'elle introduit...

 

Son caractère rural a toujours été le trait dominant de l'Irlande et persiste à l'être malgré les changements rapides des activités...

 

 

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A Hallowe'en, (Samain), l'activité a lieu en sens inverse : ceux qui se sont loués rentrent chez eux pour l'hiver ; tout gage dû doit être payé ainsi que les loyers ; les animaux redescendent vers la ferme ; c'est un temps d'abondance car toutes les récoltes sont entrées ; la communauté villageoise se retrouve. C'est un temps de joie, de jeux, de farces et de divinations au moment où l'on fête l'hiver...



St Brigid's Day, Imbolc, est la date de reprise des travaux de la ferme dans les champs, c'est-à-dire du labourage, et surtout la saison de l'agnelage.. On fête le printemps que personnifie sainte Brigid, dans les maisons paisiblement et en famille...



A May Day, (Beltene), des foires ont lieu un peu partout ; foire d'embauche et marché de bétail ; le droit de pâture commence, la location peut finir ou commencer ; c'est le moment des échéances en tous genres ainsi que la fin des provisions de l'hiver ; on attend avec angoisse l'abondance à venir, on appelle la prospérité sur ses biens, on défend son bétail contre les mauvais sorts et les forces invisibles. Néanmoins, on fête l'été à la porte des maisons.



Lugnasa, Lugnasad, marque le début des récoltes ; on célèbre ce commencement de l'automne avec de grands rassemblements au sommet des collines ou au bord des lacs, et par des pèlerinages. C'est une grande fête communautaire non plus à l'échelle de la famille ou du village mais de la région.

 

Les quatre fêtes, mais surtout Hallowe'en (Samain) et May Day (Beltene) étaient empreintes de la crainte des « fairies », peuple de l'Autre Monde, malicieux et rusé, qui suscitait chez les gens un comportement comminatoire et conjurateur.

 

Au total, chacune de ces fêtes se déroule rituellement dans un espace défini et un temps déterminé...



Puisque la Tradition se poursuit dans les coutumes populaires, c'est vers elles qu'il faut se tourner pour jauger de la force de cette Tradition et de la puissance de ces racines, pour comprendre à quel point elle est restée un élément moteur d'activité et un ferment de vie dans , le cycle de l'année pour les irlandais, et à quel point année après année, elle a ancré des modèles d'identification pour des générations...

 

 

 

 

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Création Artio et Connedos

 

 

 

Les Traditions du festiaire irlandais plongent leurs racines dans le monde de l'Au-Delà, domaine par essence irrationnel et global.

 

Irrationnel parce que transcendant le profane, il participe du sacré – l'un et l'autre étant d'ailleurs irréversiblement liés – et s'exprime à travers des symboles qui sont autant de messages-clés à déchiffrer en fonction du ou des groupes humains dont ils émanent, pour accéder à une compréhension primaire.

 

Global, parce que, retrouvant, unifiant et fondant dans un tout les valeurs spirituelles fondamentales...

 

Il est extrêmement difficile de proposer une interprétation des faits, il ne s'agit donc pas d'interpréter mais de décoder afin de comprendre l'articulation et la cohérence des différents éléments d'une fête entre eux et les quatre fêtes entre elles et de mettre en évidence le sens général qui s'en dégage...

 

La plupart des « superstitions » actuelles sont d'anciens ( parfois très anciens) rituels qui, dans des groupes humains en évolution constante ou soumis à des confrontations culturelles relativement longues, subissent un effritement, une perte de sens et un oubli de leur symbolisme et, par conséquent, nous apparaissent comme des croyances absurdes que nous qualifions de « superstitieuses »...

 

Tel est le cas de l'activité ludique. Bien des jeux ne sont rien d'autre que des rites désacralisés pour avoir perdu le lien qui les unissait aux mythes et à leurs racines, quels qu'ils soient...



Des puissances invisibles existent... En réalisant un sort exact du rite, cs puissances peuvent être contractées et forcées d'entrer au service de quelqu'un...

 

Une étude plus poussée nous fait apercevoir, sous une coloration chrétienne, les traces d'une autre origine et les traits appartenant à une autre mentalité largement pré-chrétienne...



Coutumes et croyances s'appuient sur des règles très précises et trouvent leur source dans la mémoire collective de la société humaine...

 

Le festiaire irlandais se présente comme une succession de contenus nouveaux se moulant dans des anciens contenants qui servent de liens aux différentes époques, à chaque strate...

Mon but : présenter ces fêtes comme un tout équilibré, homogène, en relation harmonieuse et complémentaire. »..

 

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Dessin Bran du

 



Etude, notes et réflexions Bran du (Suite)

 

Nous pourrions peut-être parler et évoquer 4 fêtes majeures et quatre mineures lesquelles sont des intermédiaires, des passages, pauses, récapitulatifs et préparations d'une fête sacerdotale à l'autre...

 

Chaque barreau participe à sa façon à l'avancée, à la progression de la roue et ne saurait en être exclu...

 

Sources et racines de ces fêtes relèvent d'une dimension mythique, d'un contenu mythologique et archétypal auquel s'ajoute la dimension symbolique et analogique...

 

Bien des « événements » contenus dans les grands récits irlandais butent ou démarrent à partir de ces dates calendaires...

 

J'ai étudié et examiné en son temps les « cycles arthuriens » pour découvrir qu'il en était de même et que malgré là aussi un vernis chrétien plus ou moins adroit subsistaient les strates antérieurs du paganisme celtique...

(Ainsi par exemple tout le calendaire précis qui entoure l'épée dite Excalibur et son bénéficiaire.)



Une fois de plus, une fois encore on notera l'extrême cohérence de ces concepts où chaque chose, chaque événement, sont à leur plus juste place tout en état étroitement liés entre eux......

 

Ceci démontre la grande importance pour les Celtes anciens d'une part de se conformer le plus possible à la « bonne marche de l'Univers » et de tendre au maximum vers l'équilibre et l'harmonie...



La mise en place dans un temps précisément déterminé en un lieu élu et choisi pour ses facultés (telluriques, magnétiques, « magiques », « vibratoires » et mémorielles... etc) impliquait et implique toujours une architecture « sacrée » et une harmonisation du plan horizontal « terrestre » et « humain ainsi que du Cercle lui-même qui y est solennellement tracé et de tout son contenu protégé du monde extérieur et profane...

 

Il en découle pour toute la périphérie du dit Cercle de « fraternité » mise sur un plan égal de mettre en œuvre des processus d'osmose et de symbiose individuel s'étendant à tout le communautaire... afin de former ce qu'on appelle l'égrégore.

 

Celui-ci réalisé sur le plan horizontal et terrestre, ayant convoqué toute pensée et tout acte au centre même du Cercle et y concentrant lors, voeux, souhaits, intentions et attentions se conjoint à l'axe vertical et céleste sollicité. ainsi s'opère la conjonction Terre-Ciel auquel répond celle du Ciel-Terre et ce, au sein d'une médiation et régulation permettant tous les "échanges" et leur compréhension et apports...

 

 

 

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Oeuvre Bran du



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12/08/2021
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