Les dits du corbeau noir

LES CHEMINS QUI PARLENT FILM DE CARMEN LE MAREC ET YOSKA DEGADO

 

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Bretagne "sauvage" : Le Roc Trevezel Photo Bernard Boisson

 

 

 

 

LES CHEMINS QUI PARLENT

Film de Carmen le Marec et Yoska Degado

 

 

Voici un autre cadeau merveilleux qui va vous entraîner poétiquement sur les sentes magiques de l'Armorique des mythes et légendes, en des chemins de traverses, en des sentiers de recouvrance et d'essentialité...

 

De la belle et poétique ouvrage réalisée par une mère et son fils.

Merci à eux deux et aux personnes qui ont apporté leur talentueux concours à cette onirique réalisation (dont Erwan, Claudia et Ozegan etc...)

 

Un ravissement et un émerveillement généreusement offerts..

Plongez-y vos yeux, vos sens, votre coeur, votre âme...

 

Bran du

 

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Idem photos Bernard Boisson

 

 

 

 

 

Bonjour à toutes et à tous !

 

Aujourd'hui nous sommes contents Yoska et moi de vous annoncer la finalisation du montage de notre court-métrage qui a d'abord été une belle aventure entre nous deux,

et que le chaleureux accueil de chacun d'entre vous 

a rendue d'autant plus créative que vous avez été d'amis à vous y greffer.

 

 

 

 

Les chemins qui parlent

Un film de Carmen Le Marec et Yoska Degado tourné début novembre 2019...

 

 

Voici le lien pour le visionner : 

https://www.youtube.com/watch?v=w04HFMByBxc

 

 

"….Lors de mon cheminement, pendant les quelques quinze étés consécutifs à présenter mes créations sur les marchés artisanaux et ruraux par les contrées de la Bretagne armoricaine, ce sont, le plus souvent, les lieux et personnes rencontrés qui ont construit ma route, tandis que les "entre-deux-expos" étaient délibérément confiés à ma curiosité instinctive et assoiffée de découvertes révélatrices.


Ce fut une succession de visages, de savoir-faire, d'offres d'accueil, de coups de main et une multitude de paysages revigorants... petits pays dans un grand pays à découvrir.
Et puis, il y avait les contes, les origines et ces mystères de la Bretagne enchanteresse
toujours là à lancer des perches pour aller y voir, là-bas, dans les chemins de traverse.


Ma route s'est rapidement calée sur un aller-retour hebdomadaire Paimpont – Camaret, avec quelques escapades aux alentours dès qu'une manifestation ponctuelle se présentait. 
Je passais avec délectation de la douce féerie de Brocéliande à l'examen du planning des marées du Finistère et me languissait, dans ma patiente tolérance des bords de mer trop touristiques,
de retrouver la paix et la fraicheur des Monts d'Arrée.


Ce film vient comme un remerciement à ce que j'aime appeler "la roue des enchantements" en cela qu'elle détient de magique à savoir accorder le vivant, les questionnements et les entendements.


Dans cet "accord" j'ai pu apprécier une tradition vivante qui se raconte à haute voix comme un grand arbre depuis les entrelacs fougueux de ses racines jusqu'aux bruissements festifs de ses branches.
C'est pour lui faire honneur que je vous fais confiance pour la divulgation de ce projet, que j'ai pu mener grâce à l'attendrissante aide de mon fils Yoska qui m'a offert ses qualités cinématographiques, en vous demandant de ne pas le relier dans les réseaux sociaux mais plutôt de lui accorder une place dans le cheminement du vivant, par son partage de visu et les échanges créatifs qu'il pourrait susciter. 

 

Je vous remercie de ma plus joyeuse gratitude pour votre soutien et participation !


Bon visionnage !

 

Amitiés, Carmen Le Marec

 

 

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Ci-dessous les extraits de mes poésies lus au cours du film :

 



...Je suis venue de par le temps
Par la Grande Roue des Enchantements, 

Guidée par Lune, Lyre et Soleil,
Lier l’Épopée à mon chant...

 

Sur le granit, encerclé des feuilles rouges tombées une à une de l'arbre sur l'Autel, la mousse verte, s'est installée validant l’encodage de mon rêve suprême ; le lierre des poètes s'est emparé du rocher...

 

La nuit est le campement des étoiles et des astres au-dessus de nos rêves.

Parfois ils y rejoignent le souffle dense et profond de l’immensité discourant avec la canopée des forêts enchantées.
Elles s'y rappellent l'histoire d'un passé oublié

où les sources jaillissent pétillantes d'avenirs,
où les enfants jouaient insouciants et libres à chercher des chemins, des rayons de soleil à travers les horizons lointains...

 

Un air de temps jadis, sans doute justifié, s'installe dans le sous-bois ; le discours des oiseaux, le balancement des branches, les racines apparentes, tout paraît immuable et défend son état sauvage..


Le clair de lune pousse comme un fruit d'autre-monde sur l'eau de la fontaine qui luit, les racines choisissent leur voie à l'appel du chant cristallin et disparaissent sous l'herbe paisible de la forêt enchantée ...

 

Je vis dans ce cœur qui bat dans ma poitrine,
dans mes tempes, dans mes mains, dans les profondes turbulences qui inondent mon être...
Inquiet d'infini, il me mène jusqu'aux portes de l'inconnu
y entrevoir les cimes d'autant impossibles 

d'où viennent des chemins où qu'il me soit donné d'aller ...

 

Quel Magicien, quelle Magicienne fera le passage qui mène à retrouver le naturel des choses ?

 

L' obscurité s'est emparé peu à peu des bruyères et, défiant les ombres qui se croisent empressées, les ajoncs s'en retournent à leur trésor caché...

 

Baignée du scintillement des yeux du firmament, je m'engage intrépide sur le sentier mythique. 

Parcourant ses courbures, pas à pas, je repère la mystérieuse étoile qui se dévoile...

 

Mes racines sont des chemins parfois traverses, parfois détours
de haut en bas, de bas en haut, souvent sinueux...
Ils ont un sens que perd souvent la ligne droite (voyageurs d'illusions, chercheurs de trésors, pèlerins de quêtes improbables
vagabonds d'éternité, découvreurs d'insolites)
..Ils ont un sens que perd souvent la ligne droite, un parfum de miel au tournant, une source fraîche à chaque versant, des souvenirs pour chaque pas, des espérances jusqu'au bout...


..Voies intérieures .. 

Chemins du cœur

 

 

 

 

 

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Au-delà les cimes impénétrables où vole le Grand Corbeau, la Vie parle pour nous...
Je guette dans les respirations de l’Océan le murmure insaisissable des enchantements qui s’attarde dans le ressac des vagues, contre les recoins de l’oubli...
Il semble m’inviter à en saisir l’écume déposée là par les Cavaliers Mythiques et leurs Chevaux magiques aux fluides crinières d’argent.


J’essaie d’en percevoir le hennissement fougueux par-delà la brume, tandis qu’elle gagne, telle une bannière guerrière, le terrain inaltérable des saisons...

 

Le Mystère fait partie de nous...
Les temps distendus n'ont aucune prise sur le Chemin, ils nous rattrapent et poussent plus fort que la déferlante des saisons en dépit de leur immense pouvoir sur le mouvement des étoiles ...

.
Malgré l'immensité vertigineuse, il y a des jours qui n'ont pas peur de disparaître, ils gardent en vue l'éternité et le temps du hasard ..
La Vie parle pour nous...

 

Le Temps ne laisse aucune chance et pourtant les promet toutes, 

il vogue libre dans sa course et se confine où mieux lui semble, 

là où les années n’ont plus d’âge, les nostalgies plus de tristesse, 

les lendemains plus d’hier, seulement des acquis et des possibles...

 

La cascade aux mille couleurs retient son souffle d'éternité... 

Présageant l'arc-en-ciel aux volutes magiques ; j'y rince ma chevelure aux reflets argentés ; je goûte au souvenir de sa source minérale et comme pour embrasser son origine sacrée,
Je me penche un peu plus pour l'écouter chanter...

 

 

 

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Je suis le cheval libre sur qui brille la lune, je suis le cheval libre, J'avance dans le soleil, je tape le rocher, je fais danser le vent, j'avance dans le soleil qui brille sur la lune, je tape le rocher et il énonce un nom, il le chante à la Terre, le présente aux étoiles...


Je suis le cheval libre, la chaleur m’accompagne...
Les galops de l'histoire chantent l'écho des chemins ; les Anciens l'ont gravé à jamais dans la pierre :

"Morvac'h , Embarr , Épona"...
et le "Grand Cavalier Manannan", souverain de la Vague enchantée...

 

Je suis le cheval libre, je bois en ton miroir la source intarissable
des désirs de ton âme...


Je suis le cheval libre gardien des mondes sacrés...

 

La Jument blanche d'Épona accompagna mes rêves d'enfant 

jusqu'à la plage des Conques Magiques qui fait face au Château d'Argent...

 

Les conques échouées sur le sable affable inlassablement reprennent le chant, le chant de l'écho rayonnant d'une fable qui monte de l'Océan sur les falaises du Léviathan....

 

Il existe des jours où tout paraît nouveau, où l'horizon du temps se fait la place d'un océan...
Les rêveries s'y adonnent à une délicieuse accoutumance et les imprévus s'y aventurent sans aucune mesure...

 

Tous les trésors du Bout du Monde, cachés dans l'antre du Dragon, résonnent encore des Grandes Vagues qui portent les Récits des Anciens...

Sur la falaise se tient la Lande, elle chante les caresses du vent...

 

 

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10/05/2021
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