Les dits du corbeau noir

ART ÊTRE NATURE 1 : PISTES DE REFLEXIONS (JUIN 2013)

ART /  ETRE et NATURE    24 06 2013    Bran du éléments de participation à la réflexion…

Pour élargir le partage...

La réflexion se poursuit après des échanges nombreux et porteurs de fruits et de moissons...

« Occuper la terre comme le font les arbres. » Robert Adams
« Il s’agit de se battre avec la nature et non contre elle. »  V Van Gogh
« Ici, nous sommes face à un monde de formes et de vibrations, face à un mystère en perpétuel mouvement. »  Frantz Krajberg

Art, être et nature : Trois termes indissociables qui ne peuvent se concevoir l’un sans les autres

Humus, Homme…Humilité !

Poète, penseur… Soit un électron libre aimanté vers le monde réel…
(M Capmal)

L’art, la nature, la poésie, les sens, le corps, la spiritualité, tous conjoints pour des noces d’entendement…

Puisse une voix se faire entendre : la voie du Milieu !…

Prise de parole, prise de pouvoir, prise de tête…Priser la déprise de l’emprise !…

Qui, quoi, dans l’homme, apte à répondre à l’homme ?…

Ecrire son propre livre, tracer sa propre voie….

Recycler l’être dans la roue des saisons ! 

Puisse le « rejet » de la nature, en l’homme, se faire compost !

Quand on considère le « bruit » supérieur au silence, l’humain supérieur à la nature et que l’on en voit les néfastes effets, on ne peut être super rieur !

« Nous sommes une « énigme », vouloir en résoudre un certain nombre d’aspects devrait être profondément jubilatoire ! »
 
« La vie est peut être la seule à pouvoir répondre vraiment à la question de l’être ! »    

« On ne peut espérer régler un quelconque « problème » habité de la même pensée que ceux et celles qui l’ont engendré. » pour citer Einstein avec approximation.

« Peut-on concevoir que le temps, des bilans, des constats, des études, des analyses de faits et de situations (indispensables), des inventaires des maux et fléaux, est révolu ?…
L’indignation constitue la seconde phase accompagnée de révoltes, de rébellions, de résistances appropriées…
La phase trois nous invite au pas sage à l’acte !  (Localement, avec les moyens, les idées, les outils, les méthodes adaptés ainsi que les hommes et les femmes disposés à cela et, par la suite, en mettant en œuvre des synergies d’énergies.)

La plupart des colloques, des assemblées d’études, d’analyses et de réflexion, s’enlisent dans l’énoncé des « pathologies sociales »... On patauge dans le pathos sans que les moyens, outils, méthodes pour agir avec efficience sur les maladies dénoncées ne soient ébauchés ou échafaudés… Cela fait beaucoup de monde à disserter autour de la vie « alitée » sans pour autant réinjecter de la vie dans la vie, soit de la   vitalité !….

Il s’avère donc que l’axe majeur de nos réflexions devrait aboutir et porter sur des lignes de forces, de lumières et d’énergies, en se « concentrant » sur l’étude et l’élaboration « d’outils et de méthodes d’applications »….

Il y a une nécessité de concrétiser les réflexions émises et leurs déductions par des actes « significatifs », soit d’incarner la réponse ou les réponses que propose la pensée sensiblement et intelligemment menée !….

La « question de l’être » interpelle deux aspects antagonistes :
Ce qui sert la vie et ce qui la dessert…
Tout acte avant sa mise en œuvre devrait relever de ce questionnement : je sers ou je dessers la vie ?

Qu’est-ce qu’une société qui dépense, se dépense,  plus qu’elle ne        pense ?…

Le déficit existentiel est d’abord un déficit de considération envers la vie… C’est aussi un énorme déficit d’écoute et d’attention…

Exécuter certaines fonctions, c’est exécuter l’être…

Cloisonner, c’est rompre les liens, c’est atomiser l’être…

Le management par la peur, le cloisonnement, la mise permanente en compétition et l’hyper compétitivité déshumanise l’entreprise appelée l’être…

Parmi les « pistes » évoquées et partiellement débattues…

Piste 1 : Enseigner « l’Art de bien communiquer »

La mésentente, l’incompréhension, les divergences, les peurs, les projection hâtives, les réactivités affectives, agressives, défensives sont le fait, la conséquence induite, d’une mauvaise ou inadaptée communication…
Echanger, dialoguer, se concerter, se relier, cela implique un « art de la communication » qui, alors qu’il y a un désir réel d’établir un partenariat relationnel agréable et constructif, n’est, paradoxalement, appris nulle part pour ainsi dire… Un « art de vivre » demande une connaissance et une maîtrise de l’art de communiquer lequel a ses lois, ses mécanismes, ses obstacles, ses freins, ses méthodes, ses pratiques pour en favoriser le meilleur emploi et un plus efficace usage…

Piste 2 : Mener une réflexion sur le langage ( le premier d’entre les langages est celui du silence !) 
Connaissance de l’étymologie des termes que nous employons à tord et souvent de travers…. Retour aux sources et souches du langage…

La Poésie peut-elle se présenter comme initiatrice salutaire et « unificatrice » d’un nouveau langage soutenu par l’analogie ?
Le langage poétique, géopoétique, concerne aussi « l’image » poétique dans toutes ses formes…

L’avoir à évacuer la poésie. Il appartient à l’être de la remettre au monde à travers lui puis, d’en exprimer et manifester la présence et l’anima…

Notre vocabulaire n’emprunte pas assez, au vent, aux flammes, à l’écume, au vibrant…

On fait campagne pour l’urbaniser !….
Quand les paysans, les forestiers se suicident, c’est qu’ils sont entrés dans un système qui n’offrent plus de portes de sorties….

Il y a malfaçon, contrefaçon dans la façon d’être au monde !

Piste 3 : Connaître notre « fonctionnement biologique » basique et commun à notre espèce humaine…

Si un postulat « scientifique » très argumenté (conforté par bien des « sagesses traditionnelles »), démontre notre besoin naturel de « gratification » ; besoin à satisfaire « naturellement », il ne fait pas l’éloge de l’anthropocentrisme, de l’individualisme forcené et de l’égocentrisme pour autant !
Cela pose la question sur nos besoins essentiels et sur la façon de les satisfaire du mieux possible sans tomber dans les excès déstabilisateurs et fortement préjudiciables…

Ce sont là trois préambules aux pistes qui suivent et qui sont à développer avant que d’être mise en application…

La conscience éveillée et active que rien ne saurait être aussi indispensable à l’homme et à tout l’univers visible ou non qu’une vigilance, individuelle et communautaire, soutenue et durable, permettant de maintenir autant que possible l’équilibre et l’harmonie entre toute forme antagoniste (en soi et autour de soi)…
L’excès est à la base des démesures, des discordances, c’est un fait, un constat sans appel que nous ignorons ou voulons ignorer ! Pourquoi ?

Reconnexion, restitution, réconciliation, réappropriation du soi pour soi et pour le service (éthique, esthétique) de la vie!…
Matière et Esprit….

La « matière » que nous sommes ( corporelle, charnelle…) ne peut se passer de l’esprit qui nous habite sans être alors livrée à elle-même. Elle ne peut produire par elle-même que de la matière avec sa cohorte de désordres, de chaos, d’artifices et d’illusions et ce jusqu’à épuisement d’un processus qui ne peut être que destructeur et génocidaire de la vie.

La recherche fondamentale urgente, prioritaire à toute autre recherche :
La recherche de l’accord !

Il y a lieu de réviser ce que l’on entend et conçoit des termes relations et rapports….

Il y a une éloge du divers qui ne nuit pas au sentiment d’unicité !

Un certain degré d’absence prédispose à une prise de conscience qui peut émerger, par exemple, du fait que nous sommes confrontés à un manque, à une absence ainsi et alors révélés…. Un constat qui « marque » et « empreint »… Les questions qui naissent de ce constat amènent à une recherche, à une démarche, à une quête et celle-ci est souvent bénéfique…

Le « retour à la nature », à une nature encore protégée de l’impact et de la pollution des humains, ne doit-il pas se concevoir lui aussi comme un retour aux « origines », aux sources et souches ontologiques permettant aux uns et aux autres de « s’auto-initier » à sa propre "cosmogénèse" conçue et entendue comme une véritable renaissance à soi-même, comme une restitution fondamentale et essentielle donc de l’être à l’être ?

Vivre, c’est une façon d’être au monde et d’y renaître périodiquement…

La somme des encombrements, formatages, manipulations, conditionnements, empaillages, "formolisation", est telle, qu’une économie s’impose d’un déroulé « historique », éducatif, idéologique, religieux, constitutif d’un mal être ou d’un être qui ne peut se « reconnaître »  dans sa communauté d’appartenance sans devoir abandonner ce qui le constitue et le fait ou ferait « mieux vivre » le plus intimement, le plus véridiquement et le plus profondément…

Le sentiment de gratitude entraîne d’heureuses dispositions qui tendent toutes à « dire merci »… La vie nous est donnée et nous sommes nés de ce don ! Cela peut déboucher sur l’envie d’en faire pour une part « restitution » !…

Bienfaisance et bienveillance ; voici deux termes qui ne demandent qu’à bénéficier d’une heureuse et salutaire réhabilitation !

Quel peut-être aujourd’hui, ici et maintenant, « globalement » notre « vision du monde » ? Tous les peuples, toutes les « civilisations » ont eu leur « vision du monde »… L’authenticité, la réalité de cette vision, dépendent de l’œil qui regarde, des facultés et des qualités de ce regard, mais aussi de ce que le monde observé renvoi d’images permettant de le comprendre… Hors la déformation est grande le plus souvent dans le croisement de l’observé et de l’observateur !…   (Chacun à son « masque » !) 

Ce n’est pas « l’état premier » de l’être qui nous a mis, dramatiquement,  dans un « état second » … C’est à nous de générer la rencontre du « troisième type » !

Sans véritable dialogue ( intelligent et sensible à la fois) entre le « dehors » et le « dedans », entre l’intériorité individuelle et le monde extérieur, entre le soi et le moi, entre le singulier et le pluriel, entre le féminin et le masculin, entre l’unique et le divers, entre une chose et son contraire, entre l’objet, le sujet, la conjugaison et le verbe, on ne peut espérer une quelconque fécondité du corps, de la pensée, de l’esprit ( et de l’âme pour ceux et celles qui en conçoivent l’existence)…

Détruire semble être une « passion humaine » !
Pour construire il faut du temps, de la patience, de la persévérance et de l’obstination ! Il semblerait bien que faire durer le bonheur pose vraiment problème !

Se poser la question : qu’est-ce que je construis qui ait sa juste place en ce monde sans nuire à son environnement ?

Un postulat se présente qui peut s’apparenter à une piste dégagée dans la brousse contemporaine de notre cerveau :

A / La nature ( une qualité de rapports et de relations avec elle) peut nous restituer notre véritable nature…

B : L’art, dans un premier temps, est un élément constitutif et approprié pour susciter et réaliser ces rapports et relations entre être et nature…
Dans un seconde phase, il est parmi les meilleurs outils pour traduire en un langage diversifié ce que de telles communications apportent dans la construction « positive » de l’être et des témoignages que celui-ci en donne…

La « nature » nourrit l’être en lui prodiguant une sève essentielle et fondamentale pour son développement et son épanouissement harmonieux.
Cette sève irrigue son désir de se ramifier à tout le vivant à travers la pratique d’un art qui exprime l’intelligence, les sens et « l’essence » de son action et de son ouvrage…

Une manière d’être implique un art d’être !

La poésie constitue l’un des « états » possibles pour l’être… Avec tout ce qui rend l’être créateur, co-créateur…
L’acte créateur est considéré comme un acte « libérateur » des tyrannies exercées par l’être sur l’être et sur les autres êtres… Créer, dans un esprit non porteur d’une nuisance envers la vie, c’est participer d’une double libération : la sienne et, proportionnellement, celle de la planète         elle-même !

Dans le partage, chaque âge à sa part !

Nous sommes à la fois « dévoyés » et sur des rails (avec un immense butoir au bout !)  Il est temps de reprendre, de retrouver, de tracer, le vrai chemin de l’être, la sente alchimique, poétique, amoureuse le conduisant à sa propre et émouvante rencontre, en conscience, réenchantement, confiance, connaissance de causes et d’effets et grande reconnaissance…

Est-ce une réussite (sociale ou autre) que d’être en permanence exilé de soi-même, de vivre dans cet « éloignement » qui tend à devenir abyssal ?
Bien des « réussites » sont en fait, et sur des plans essentiels, des « échecs » parfois cuisants…

Sans conceptualiser la chose de façon rigoureuse, définie et avérée, la répartition faite selon les études scientifiques actuelles entre le cerveau droit et le cerveau gauche avec leur capacités et facultés respectives est une piste à ne pas négliger….

Si la partie gauche est le siège de la raison, de l’analytique, de la logique, de l’intellect ; (d’une raison raisonnante), et la partie droite, le royaume, du sensible, de l’imaginatif, de l’émotionnel, du créatif artistique, un usage excessif d’un partie au détriment de l’autre est producteur de déséquilibre et de disharmonie… Il nous faut peut-être faire preuve et acte d’une raison « raisonnable » et coopérative avec son proche voisinage !

Si le siège sensible de nos émotions doit pouvoir trouver sa libre exaltation en certaines activités humaines (des plus réjouissantes par ailleurs), il est fort souhaitable qu’il se mette en retrait en d’autres circonstances où son allié sera plus à la hauteur et à la mesure des situations !

Il s’agit bien ici de mettre des « passerelles partenariales" entre diverses fonctions dont la complémentarité est bénéfique à un « ensemble »…

C’est d’une recherche du type « symbiotique » qu’il s’agit car celle-ci présente bien des avantages et une nouveauté pour l’investissement sensible et intellectuel ; ceci, pour un meilleur vivre ensemble inter règnes…

Il n’est pas encore « commun » de considérer chaque individu comme contribuant à une œuvre « comme une » !…

L’apprentissage aurait pour mérite de faire comprendre et entendre que le fait d’apprendre à apprendre résulte d’un tissage très sage de fils qui s’enchaînent afin de nous rappeler la trame universelle dont nous sommes tissus !
« Qu’est-ce qui nous empêche de……..
Qu’est-ce qui nous permet de reprendre contact…. ?   (Reconnexion)
Qu’est-ce qui nous comble réellement ?
L’état de « manque »…
Peux-tu te passer de l’art, de la création, de la nature ?
Que nous apportent ces éléments ?
Déterminisme ou inclinaison… ou Aimantation !
Quel libre arbitre réel ?
Eviter le jugement mais dialoguer, échanger autour de faits et de situations que l’on examine ensemble….

Après une « immersion en nature » prolongée comment revenir vers la « civilisation » ?  La coupure avec la « société humaine » se vit assez bien mais le retour lui est difficile est semble bien demander des paliers de décompression,  des sas progressifs…

Où est la vie ? En soi !…
Où sont les problèmes ? Les malaises et le mal être ? En moi !…
La méchante société c’est qui, c’est quoi ? C’est encore en moi ; en ce que je valide ou cautionne, sous une forme ou une autre, ses agissements, son diktat….

Des jeunes expriment leur besoin non de créativité car il semblerait qu’ils soient en fait assez créatifs mais d’audience, d’écoute de cette créativité à partir de lieu, de moyens, de supports, d’outils, de relais qui donnent à voir, à entendre, à comprendre cette création… 
Soit cette jeunesse peut composer ou s’adapter à la société et en adopter les règles, limitations et contingences, soit elle fait évoluer la dite société afin qu’elle permettre une plus large place et audience à sa libre expression soit encore ne souhaitant ni compromission ni affrontement stérile, elle décide de créer elle-même et selon ses critères et conceptions un monde, un espace, des supports, des moyens adaptés et efficients lui donnant satisfaction…
Ce sont trois façons de faire : composer avec, faire changer la société ou créer de nouvelles formes sociales d’expression et de communication…

On ne peut attendre de la « masse » sociale un changement collectif d’une certaine ampleur, ce sera comme il en a toujours été, un individu, un homme ou une femme ou une poignée d’entre eux qui élaboreront de nouveaux schémas, de nouvelles conceptions de vie individuelle et communautaire et qui les mettront d’abord en pratique pour eux-mêmes avec exigence, authenticité, concordance et mesure, avant que de mettre en mouvement un plus grand nombre à partir de leur « exemplarité » et de leur capacité à mettre en œuvre et d’accompagner leurs aspirations partagées….

La cohérence, l’adéquation, les valeurs d’exemplarité, entre pensée et acte est de prime importance pour accréditer et valider de telles entreprises sur une échelle plus vaste et faire de sorte qu’elles soient un laboratoire suscitant la création d’autres laboratoires expérimentaux s’appuyant sur leurs pratiques partagées…

Ce que craignait les peuples traditionnels anciens et ce que craignent tout autant ceux qui survivent comme ils peuvent actuellement, c’est « l’inversion des valeurs »…. Ceux-là suivaient, essayent de suivre encore la Loi de Nature tant combattue par les tenants de la puissance et du pouvoir imposant la « loi de la lettre » au détriment des lois naturelles de l’être…

Il s’agirait de propager une onde, une vibration, un flux (un ensemble de forces, d’énergies et de lumières) qui aient une capacité de « contamination » des cœurs et des esprits ; une sorte de virus bénéfique et bienfaisant qui propage chez les uns et les autres une envie, un désir, une volonté, de l’audace, de l’imagination, de la lucidité et de la clairvoyance autorisant chacun et chacune à concevoir puis à mettre en œuvre son propre projet existentiel ( avec les outils, le « sac à dos » nécessaire et adapté à la réalisation, à la démarche, à la quête et au cheminement…)

Le gradient d’appréciation pourrait (au-delà du « bien » et du « mal ») être basé, par analogie (et recours au symbolisme parfois), sur une notion « musicale » à savoir notre capacité à entendre et comprendre ce qui sonne juste, ce qui est « accordé », de ce qui est dissonant, discordant et désaccordé…

L’équilibre est un curseur qu’il faut déplacer sans cesse entre deux plateaux…. De cela, nombre d’entre nous, s’en balancent !

On ne peut se couper de la vie, du vivant, sans être mort ou en état de mort programmé…

Si j’aspire lucidement, obstinément, à maintenir en moi la paix, la sérénité, à me garder des « excès » préjudiciables à l’harmonie et aux équilibres recherchés, je suis en mesure et en concordance avec la sensation d’être pleinement, dans ma totalité de sens et d’intelligence, au monde…et acteur conscient, co-oeuvrier, libre, responsable, aimant, de ce monde…

L’homme est, artistiquement, de nature à ETRE !

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ART ETRE et NATURE :  Quelques pistes, non exhaustives, provisoirement dégagées….  Bran du 28 06 2013

Apporter la connaissance là où règnent la peur et l’ignorance…
Éduquer, enseigner, transmettre, accompagner, éveiller, sensibiliser…

Apprendre à apprendre, à discerner ce qui sonne juste ou ce qui est dissonant…

Aider chacun à fabriquer de son cœur, de sa pensée, de son esprit, ses propres outils afin qu’il trouve son meilleur emploi dans le meilleur usage possible du monde…

Proposer la mise en symbiose, la solidarité, l’entraide et refuser l’hyper compétitivité entre les êtres, la marchandisation de l’humain, le cloisonnement en son corps, en ses lieux d’activité…

Faire de la communication un art véritable au service de l’entendement et de la compréhension… Retrouver un langage premier, originel, élémentaire qui sert une essentialité clarifiée dans les cœurs et les       esprits ; un langage géopoétique, « souchier et sourcier »…

Redonner à l’oralité sa fonction originelle, se relier cœur à cœur et d’oreille à oreille et ne plus laisser l’artifice des écrans de toute nature s’interposer entre soi et le monde, soi et la « vraie » vie, incarnée, mouvante et émouvante…

Ne plus subordonner, assujettir, l’être à l’avoir….

Se garder, en soi, autour de soi, de tout excès vecteur de déséquilibre et de disharmonie… Faire de ces deux états une quête et une pratique prioritaire…

Asservir ou desservir la vie, c’est porter une grave atteinte à l’être et à son environnement existentiel…. Faire oeuvre exigeante, responsable, lucide de connaissance, c’est activer et éclairer une conscience apte à faire de chaque « maître d’ouvrage » un co-créateur actif, constructif et positif au sein d’un monde en évolution permanente…

La loi de Nature est préférable, prioritaire sur des « lois » qui s’ingénient à culpabiliser, à morceler, la nature humaine, à la « dénaturer » afin qu’elle soit livrée entièrement aux manipulations et formatages dogmatiques divers et variés…

Les Grandes Traditions et leurs sagesses sont nées de ces constats et de ces propositions et celles-ci ont été inspirées par l’observation méticuleuse et respectueuse de la Nature et de ses mécanismes cycliques et évolutifs…

Il s’agit donc bien de proposer et d’accompagner une « renaturation » de l’être en s’appuyant pour cela sur l’éveil et le développement de ses capacités et facultés créatives et imaginatives…

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Notre ami Bernard Boisson participe à la 10è fête de la terre à Fontaine-Daniel en Mayenne du 28 aout au 01 septembre… Cette initiative s’inscrit elle aussi dans une commune démarche….
L’éditorial le confirme :
« De plus en plus nombreux sont ceux qui appellent un renouvellement des relations qui existent entre l’humain et la nature. Ce renouvellement passe par de nouvelles manières de « voir le monde », de « vivre ensemble », et par de nouvelles pratiques qui demandent notamment « une intelligence des gestes »…
En refusant le dogmatisme et la naïveté… En partant du monde tel qu’il est…
Félix Guattari distinguait trois écologies complémentaires :
L’écologie environnementale ; le soin de la terre, des êtres vivants et des choses…
L’écologie sociale ; le vivre ensemble…
L’écologie mentale ; l’autoformation de la personne humaine….
« Les femmes et les hommes ne peuvent habiter la terre, et accomplir leur humanité, que sur le mode de la poésie. »Mohammed Taleb
« La poésie est le réel véritablement absolu. » Novalis
« Repoétiser l’eau, l’air, le feu, la terrer pour devenir soi-même », poésie de part en part, en quelque sorte une œuvre d’art vivante et agissante. » Schlegel…
« …Habiter la terre en poète, c’est dès lors en intégrer le mystère, reconnaître un lien de filiation « spirituel », et se montrer follement amoureux de la « femme qui en porte pour nous le visage. » Michel Cazenave
Contact cabanons@fetedelaterre.org  02 43 00 34 78



24/06/2013
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