Les dits du corbeau noir

Alchimiquement vôtres !

Alchimiquement vôtre… Bran du   10 janvier 2013

                        « Je vois merveilles dont moulte je m’ébahis… »

Préliminaire :

« Tu oeuvrais pour de l’or à jaillir de tes mains,
Mais une fois réalisée l’Oeuvre aurifère,
Tu t’aperçois, dès lors, n’en avoir plus besoin ,
Seule te suffit l’ineffable Lumière ! »                     

1 /

Dessous terre s’agitent les dragons
- Ces humeurs qu’il nous faut taire -
Lors, maîtriser formes, états et vibrations…
Par le génie des sons, par le génie de l’air,
Rendre à la Mer, le Chant à l’unisson ;
Le Sel de l’union entre l’Esprit et la Matière…

2 /

D’Emeraude est la table où se penche l’Univers…

3 /

Viendra l’instant d’une pluie d’étincelles
Nourrissant le ciel d’un lait d’entendement…
Heureux les petits enfants, sous l’aile du Pélican,
Invités aux noces de la Lune et du Soleil !…

4 /

Beau corps, triplement enceint,
En toi se tient le germe de l’Aurore ;
En toi, en ton sein, se transforme la mort ;
Au-delà du sort, la vie redevient !…

5 /

Au cieux, l’Arche tisse l’Alliance
Entre les humains et les dieux,
Comme sur la terre, parfois, en l’Amour se fiance
L’homme et la femme, scellant leurs deux feux !…

6 /

La corne est d’abondance qui me lie au vivant…

7 /

Autant sage que fou,
En l’aube, je ferais la Roue
(Pour Dionysos et pour Pan)
En l’éventail des vents…

8 /

De Pourpre et de blancheur
Quand le vert manteau se fend…
S’entrouvre la noirceur
Sous le feux liquide jaillissant…

9 /

Sept sont les clefs au creuset du devenir,
Sept sons pour une Onde première,
Sept herses à passer,
Sept marches, sept escaliers,
Sept vibrations d’éclair
Pour le cœur à s’ouvrir
Au milieu du tonnerre…

10 /

Le ciel a bandé son arc de splendeur,
Arboré l’oriflamme aux sept couleurs…
L’Œuvre flotte, dans l’espace se déploie
Couronné est la reine, couronné est le roi…

11 /

« Ce qui est en haut et comme ce qui est en bas… »

12 /

Cinq  sont les branches de l’Arbre de la Vie…
Sur le rameau dort le gui ; l’Embryon de Lumière !…

………………………………………

Patrick BURENSTEINAS « Les Mystères de l’Alchimie » Film de G Combe (extraits)

« Toute notre culture miroite les reflets du Grand Œuvre …/… La physique quantique ne fait que ce que font les alchimistes …/… Le sens de l’alchimie consiste à ne plus empêcher la lumière de pénétrer la matière… C’est aussi faire entrer la lumière en nous pour qu’un jour on puisse, en laboratoire, faire entrer, par voie sèche ou humide, la lumière dans la matière…(en faire surgir la « feuille de chêne » , « l’Etoile d’Avallon »)…
L’adepte se gardera d’oublier la partie féminine de l’œuvre… Réunir harmonieusement les quatre éléments et les deux natures pour les « noces » du soleil et de la « lune »… Tout cela implique d’instaurer un dialogue fécond avec la nature et tout ce qui la compose visible et invisible (Elémentaires, petit peuple…) …/… le « vaisseau » c’est le creuset qui traverse la Mer des Philosophes. Au bout de la navigation surgira des brumes de l’existence l’Ile de Lumière, l’ile aux Pommes d’or… Sur le chemin, ne pas se laisser désarçonner par l’agitation, s’aligner sur la voie stellaire, fixer le « volatil », mettre au monde l’Enfant (L’Œuvre transcendée du couple souverain)…
En tout parcours garder sa capacité d’émerveillement, de réenchantement… fatiguer la matière pour l’ouvrir à « Autre Chose »… Aboutir au Cristal, ouvrir lors, les cinq branches de la joie…

Quand le feu d’en bas rejoint le feu d’en haut, la Création est terminée… »

…………………………………………………

13 /

Un corbeau se meurt sous les rémiges d’un temps noir
-  Nid d’ébène où couve la mort -
(Putréfaction et pourriture donnent à mes vers leur nourriture !)…

14 /

Lit de boue recouvrant l’or
En l’athanor qui se veut croire
Que de la nuit s’en vient l’aurore,
Que de la pierre dure surgit la fleur
Comme le soleil dans le brouillard…

15 /

Un corbeau se meurt
Le cœur bordé entre licorne et lion
Prenant couleur en l’abandon :
Rouge puis blanc par-dessus noir…

16 /

Point ne souffre de cela qui me scelle
A cela j’ouvre mes trois ailes
Pour plonger dans le gouffre !
Point ne s’éteint celle que la flamme réveille
(Charmant est le baiser à la pointe de son sein !)…

17 /

L’emprise qui m’enserre n’est point griffe de sang,
Mais plumes dans le vent allant vers la Lumière
Comme s’en vont aux clairières les cerfs bondissants !…

………………………………………………

« Ce qui est en haut et comme ce qui est en bas… Pour que s’accomplisse les miracles d’une seule chose, l’élément unique… Son Père est le Soleil et sa Mère la Lune. le vent l’a porté dans son ventre. La terre est sa nourrice, sa force considérée intacte dans la terre…
Ainsi toute obscurité s’éloignera de toi…
C’est la Force ; la Force de toute chose…
Ainsi fut créé le monde… »    La Table d’Emeraude (extraits) Hermès Trismégistes (le 3 fois grand)

Tu sépareras le subtil de l’épais avec douceur et énergie…

……………………………………………

18 /

Sept sont les portes au feu du solstice
Quand la flamme se porte vers le ciel qui la hisse…

19 /

La porte est au Nord où se voûte le novice…
Etroit est l’orifice pour le passage des corps !…

20 /

Au pilier de sagesse s’enroulent les serpents ,
L’un monte, l’autre descend… En cela l’Arbre est en liesse…

21 /

Serpentaire est le chemin où chante le Merle du Un…
Sage le pas au cœur du labyrinthe…
Les métaux en l’étreinte sont sertis par la joie… L’air, de lumières, se teinte…

22 /

Entre Bélier et Taureau, vogue le « Vaisseau »
Rouges puis blanches en sont les voiles puis…

Plus de bateaux… plus que l’Etoile !

…………………………………………………

« Visite l’Intérieur de la Terre, en te Rectifiant tu trouveras la Pierre cachée.. »



10/01/2013
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