Les dits du corbeau noir

AIMER AVEC JEAN GIONO 2018 BRAN DU 21 08 AOUT

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Dessin de Danielle Landry-Jais

 

 

 

 

Jean Giono (1895-1970)

 

Livres conseillés :

 

Que ma joie demeure

Jean le bleu

Les vraies richesses

Le grand troupeau

Colline / Regain

Le chant du Monde...

L'homme qui plantait des arbres

 

 

Aimer avec J Giono :

 

 

« Il y a dans la sensualité une sorte d’allégresse cosmique.”

 

« Au fond de tout, il faut que ton corps désire. »

 

« ...Ne plus penser qu’à ce petit fruit rouge du cœur. »

 

Si Dieu m’écoute, il te sera donné d’aimer lentement, lentement dans tous tes amours, comme un qui tient les bras de la charrue et qui va un peu plus profond chaque jour.

 

"À quoi bon toujours garder sa vie soigneusement comme une petite noisette douce? Est-ce qu'on ne peut pas, un bon coup, la jeter toute entière du côté de ce qu'on aime?"

 

Elle était le pain. Elle a dit : "mange-moi !" Elle est venue d'elle-même sous la dent, avec sa lèvre toute chaude et son corps ouvert. Elle est le pain avec la mie et, la croûte, le léger et le lourd. Se mêler à lui, se joindre à lui par tout son corps, l'apaiser, le nourrir, le faire téter à sa chair de femme neuve ; lui donner son lait de paix et de joie ; se donner, puisqu'elle est le pain de cette grande faim d'homme et de malheur."

 

« Ils font l’amour. La terre leur a déjà bourré la tête avec des odeurs et maintenant elle frappe avec de gros marteaux de joie sur la cuirasse de leur crâne. »

 

 

Le vent entre dans son corsage comme chez lui. Il lui coule entre les seins, il lui descend sur le ventre comme une main ; il lui coule entre les cuisses ; il lui baigne toutes les cuisses, il la rafraîchit comme un bain. Elle a les reins et les hanches mouillées de vent.

 

Il y a une chose qui est tout le tragique de la vie. Oui, de la vie, c'est que nous ne sommes que des moitiés. Depuis qu'on a commencé à bâtir des maisons et des villes, à inventer la roue, on n'a pas avancé d'un pas vers le bonheur. On est toujours des moitiés. Tant qu'on invente dans la mécanique et pas dans l'amour on n'aura pas le bonheur.

 

Une grande chose était en train de s'accomplir ici. Les feuillages touchaient presque le fleuve. Ils étaient pleins de soleil mais la grande illumination venait des fleurs. Des étoiles. Comme celles du ciel, plus larges que la main avec une odeur de pâte en train de lever ! Une odeur de farine pétrie, l'odeur salée des hommes et des femmes qui font l'amour !

 

Elle vient de le tutoyer et le ciel, avec tout son verger d'étoiles est en lui.

 

La vie, c'est du mouvement, c'est des soupirs..

 

L'amour c'est toujours emporter quelqu'un sur un cheval.

 

Les sens jouissent d'une vérité véritable... La passion : une animation voluptueuse du monde entièrement soumise aux lois de l'amour...

 

Par tout notre corps, nous avons faim, d'un monde véritable.

(Voilà la mission du poète.)...

 

Nous ne connaissons charnellement ni rien de grand ni rien de juste...

 

Aimer, c'est joindre. 

 

Tout descendait dans le ventre, tout y faisait de la chaleur et du poids, tout s'y changeait en sucs et en effluves, si bien qu'on était, à la fin, ivre de la triple force du ciel, de la terre et de la vérité...

 

Une passion, c'est le seul moyen que l'on ait trouvé pour vivre.

 

Mais votre corps, il ne compose rien ; sinon une infinité de corps, séparés les uns des autres, pauvrement solitaires malgré toute leur beauté. Seul dans la vie, seul dans l'amour, dans la douleur, dans la joie, dans la mort.

Il ne compose rien dans le temps.
Je sais très bien quel magnifique usage on peut faire du corps. Ce n'est pas à moi que vous allez l'apprendre.
Je parle de votre écorce d'or...

 

Rien de solide, rien de durable ne se fait sans amour ? Je veux dire sans ces précipitations et ces élancements que certaines combinaisons de la matière ont pour d'autres combinaisons...

Car tout se lie, se mélange, s'aimer, s'anéantit alors et devient ; se délie, se sépare, se repousse, s'enfuit, poursuit passionnément, rejoint, se lie encore et de nouveau mélangé, se combine dans de multiples symbioses où notre intelligence, qui voit de près, croit percevoir le néant, mais d'où surgissent les formes les plus magnifiques ; sans arrêt...

« La joie demeure si tu sais entretenir la vie autour de toi ; souviens-toi que les dieux ne se soumettent qu'à tes puissances d'amour. »

 

Triste défaite de corps qui ont perdu le goût de vivre parce qu'ils ont perdu la façon. …///... Mais ils en seraient eux-mêmes, des poètes, c'est-à-dire des vrais hommes, s'ils avaient encore la vieille façon amoureuse, la naturelle façon amoureuse de faire la connaissance des choses...

 

Gouverner signifie connaître et aimer...

 

Je sais que je suis un sensuel...

 

Ainsi on a la sensation très nette que tout l'équilibre dans lequel on jouit tient à des riens ; ce qui est le propre du suspens magique...

 

Tant qu'on invente dans la mécanique et pas dans l'amour on n'aura pas le bonheur.

 

Je donne ce que j'aime à ceux que j'aime. Pour que nous soyons également chargé sur la route, vers la joie.

 

 

 

 

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 Carmela de la Pinta

 

 

 

Autres citations :

 

Le soleil n'est jamais si beau qu'un jour où l'on se met en route

 

Quoi que produise le médiocre, c'est un produit qui s'adresse au plus grand nombre.

 

Il y a un compagnon avec lequel on est tout le temps, c'est soi-même ; il faut s'arranger pour que ce soit un compagnon aimable.

 

Celui qui n’est pas capable de faire son bonheur avec la simplicité ne réussira que rarement à le faire, et à le faire durable, avec l’extrême beauté.

 

"Tu peux être tout ce que tu veux [...], mais il faut être fou, mon enfant. Regarde autour de toi le monde sans cesse grandissant de gens qui se prennent au sérieux. Outre qu'ils se donnent un ridicule irrémédiable [...], ils se font une vie dangereusement constipée. [...]"

 

La vie c'est de l'eau.
Si vous mollissez le creux de la main,
vous la gardez.
Si vous serrez les poings,
vous la perdez.

 

Je suis seulement l'ouvreur de fenêtres, le vent entrera après tout seul.

 

On n'a que le bon temps qu'on se donne.

 

On a dû te dire qu'il fallait réussir dans la vie; moi je te dis qu'il faut vivre, c'est la plus grande réussite du monde...

On t'a dit: "Avec ce que tu sais, tu gagneras de l'argent." Moi je te dis: "Avec ce que tu sais tu gagneras des joies." C'est beaucoup mieux. Tout le monde se rue sur l'argent...

Du côté des joies, nul ne se presse; elles sont libres dans le monde, seules à mener leurs jeux féeriques sur l'asphodèle et le serpolet des clairières solitaires.

 

Quand on dit qu'il n'y a pas de joie, on perd confiance. Il ne faut pas perdre confiance. Il faut se souvenir que la confiance c'est déjà de la joie."

 

Ce dont on te prive,

c'est de vents,
de pluies,
de neiges,
de soleils
de montagnes,
de fleuves et de forêts : les vraies richesses de l'homme...

Tout a été fait pour toi ; au fond de tes plus obscures veines, tu as été fait pour tout. Quand la mort arrivera, ne t’inquiète pas, c’est la continuation logique. Tâche d’être alors le plus riche possible. À ce moment-là, ce que tu es, deviens.

 

L'enfance nous a donné une fois pour toutes notre teneur en poésie.

 

Le bonheur est dans l’enchantement et non dans la vérité. Il ne s’agit pas de savoir ce qu’est la vie et ce qu’est la mort, il s’agit de bien vivre et de bien mourir, et c’est loin d’être l’affaire de la vérité.

 

Quand les mystères sont très malins, ils se cachent dans la lumière.

 

Je voulais vous faire comprendre que les hommes ne peuvent pas se passer d’habitations magiques.

 

Faut pas croire que la plante ça raisonne pas.

Tu crois, toi, que les arbres c'est tout droit planté dans la terre, avec des feuilles, et que ça reste là, comme ça ?

 

Y a-t-il jamais dévouement désintéressé ?

 

Je sais très bien faire le feu.
Il parait que c'est l'apanage des amoureux et des poètes.

 

On ne peut rien dire en criant.

 

Une histoire est restée inscrite dans les pierres des monuments ; le passé ne peut pas être entièrement aboli sans assécher de façon inhumaine tout avenir.

 

Le berger prend l’enfant dans ses bras en corbeille.
Il souffle sur la bouche du petit.
« Le vert de l’herbe », il dit.
Il souffle sur l’oreille droite du petit.
« Les bruits du monde », il dit.
Il souffle sur les yeux du petit.
« Le soleil. »
« Bélier, viens ici. Souffle sur ce petit homme pour qu’il soit, comme toi, un qui mène, un qui va devant, non pas un qui suit. »

 

Inutile ? Inutile pour leur monde, mais dès qu'on sait que notre travail dans ce monde c'est de faire de la richesse pour les autres, est-ce que ça n'est pas précisément ça l'inutile... ?

 

"Au fond, être joyeux c'est être simples."

 

Rien que construire sa vie, la sentir monter, sentir qu’autour on s’appuie sur elle, rien que ça, tu le sais, toi, ce que ça vaut…

 

Les sentiers battus n'offrent guère de richesse ; les autres en sont pleins.

 

Il faut sinon se moquer, en tout cas se méfier des bâtisseurs d'avenir. Surtout quand pour bâtir l'avenir des hommes à naître, ils ont besoin de faire mourir les hommes vivants. L'homme n'est la matière première que de sa propre vie.
Je refuse d'obéir.

 

Nous avons oublié que notre seul but, c'est de vivre et que vivre nous le faisons chaque jour et tous les jours et qu'à toutes les heures de la journée nous atteignons notre but véritable si nous vivons"

 

L'important n'est pas que les autres sachent et même reconnaissent que je vaux mieux : l'important est que moi je le sache.

 

Le poète doit être un professeur d'espérance.

 

Je suis cependant toujours sur la route. Une route sait généralement ce qu'elle fait ; il n'y a qu'à la suivre.

 

L'homme, on a dit qu'il était fait de cellules et de sang. Mais en réalité il est comme un feuillage. Non pas serré en bloc mais composé d'images éparses comme les feuilles dans les branches des arbres et à travers lesquelles il faut que le vent passe pour que ça chante.

 

"Les jours sont des fruits et notre rôle est de les manger."

 

Je n'ai honte d'aucune paix.
J'ai honte de toutes les guerres.

 

« Car la beauté est une mystérieuse force."

 

La peur est capable de tout et elle est sans pitié...

 

On ne peut pas isoler l’homme. Il n’est pas isolé. Le visage de la terre est dans son cœur.

 

j'ai constaté aussi qu'il à moins d'imbéciles à trois milles mètres d'altitude qu'au niveau de la mer.

 

Les joies du monde sont notre seule nourriture.La dernière petite goutte nous fait encore vivre.

 

"Dans tout le monde entier les hommes seuls sont tristes"

 

Le bonheur est une recherche. Il faut y employer l'expérience et son imagination.

 

Les choses de la terre, mon vieux, j'ai tant vécu avec elles, j'ai tant fait ma vie dans l'espace qu'elles laissaient, j'ai tant eu d'amis arbres, le vent s'est tant frotté contre moi que, quand j'ai de la peine, c'est à elles que je pense pour la consolation.

 

 

Le monde se trompe, dit Bobi.
Vous croyez que c'est ce que vous gardez qui vous fait riche. On vous l'a dit. Moi je vous dis que c'est ce que vous donnez, qui vous fait riche (...).
Vous n'avez pas d'autre grange que cette grange-là, dit-il en se frappant la poitrine.
Tout ce que vous entassez hors de votre cœur est perdu.

 

Imaginer, c'est choisir.

 

Les spéculations purement intellectuelles dépouillent l'univers de son manteau sacré.

L'univers nous appartient dans la proportion où nous lui appartenons...

 

Un homme ne va jamais plus loin que lorsqu'il ignore où il va.

 

Notre seul bien, c'est le présent, la minute même ; celle qui suit n'est déjà plus à nous.

 

Ce qui importe, c'est d'être un joyeux pessimiste.

 

Rien n'est impossible, il faut seulement un peu de courage.

A SUIVRE...

 

 

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Danielle Landry-jais



21/08/2018
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