Les dits du corbeau noir

SPIRITUALITE ET RELIGION REFLEXION 2017 BRAN DU 10 10 OCTOBRE

Spiritualité et religion...     Réflexions    Bran du   Oct 2017

 

 

Le « religieux » ne cesse d'alimenter les inquiétudes car il est censé envahir de plus en plus la société civile et la perturber gravement....

 

On pourrait parler au sujet du « religieux » de « guerre de confusion et de conception »...

 

Les mésententes poussées à l'extrême aboutissent en effet à de graves et dramatiques conflits humains qui s'articulent autour de la notion de « vérité » laquelle est censée être détenue exclusivement par une partie de « croyants » face à une autre... etc...

 

Pourrait-on en revenir aux conceptions originelles du terme ?

Chez les Grands Anciens le mot spiritualité signifiait : rites, célébrations, cultes actés et rendus... C'étaient donc essentiellement des pratiques jugées plus importantes que des doctrines car les dites pratiques étaient l’outil, l'instrument, le vecteur et facteur de la « mise en relation » de l'humain avec le divin, avec des « réalités supérieures », avec un « ordre surnaturel »...

 

Des conceptions modernes et récentes tendent à détacher la religion de la spiritualité laquelle peut se concevoir alors et se vivre sans être subordonnée à des pratiques dites « rituéliques » ou « religieuses »...

 

Nous le savons et cela est bien attesté, le monde Celte est qualifié de très « religieux » et s'adonne à de très nombreux rites tant individuels, familiaux que communautaires...

 

L'homme, dès son apparition et ses premières manifestations artistiques, funéraires, cultuelles est d'ailleurs considéré comme «homo  religiosus », car il met en œuvre et en scène des actes relationnels (et « magiques ») avec les mystères et phénomènes inexpliqués qui l'entourent...

 

Le spirituel relève d'une capacité conceptuelle qui met ou non en œuvre une pratique qui traduit une volonté et un désir de se mettre en rapport, en relation à partir d'une croyance (la validation d'entendements et de compréhensions portant à espérance et forgeant une « foi ») avec des « représentations » ou signes ou présences du divin et du sacré (du surnaturel qui est « distinct des réalités du monde sensible et de la vie pratique. »)...

 

Au regard de la Tradition celto-druidique et de ses « enseignements », nous sommes des êtres spirituels qui donnons préséance à cet état par rapport à la matière corporelle, charnelle qui nous constitue...

 

Des êtres « spirituels » qui s'adonnent à diverses pratiques dites religieuses (de mise en rapport et en relation) avec des « entités » divines et sacrées qui sont autant de Principes, d'Animas et d'Essences organisant, régissant le monde visible et invisible, notre monde et d'autres mondes...

 

Nous avons donc une « croyance » et une « foi » en ces « entités » émanant de l'Incréé soit de l'humainement indicible et innommable...

 

La doctrine druidique, pour le peu que nous pouvons encore en connaître après les censures et recouvrement du christianisme et avec l'aide des apports récents de quelques faisceaux de « possibles probabilités » émanant de la mise en commun et multidisciplinaire des études, travaux et recherches effectués sur ce sujet très complexe, semble s'être moins préoccupée de l'avant

( l'origine de toute chose et de tout être) que de l'après soit des lois d'évolution et donc du devenir et de l'avenir des communautés humaines dans le temps et l'espace... et de ce qu'il advient d'une âme censée être immortelle, mais dont la forme, les conditions, de cette immortalité demeurent encore diverses, inégalitaires et confuses...

 

Avant que d'être « politique » (chargée d'organiser la cohésion communautaire au sein de la trifonctionnalité mise en place), la religion celtique était « cosmique »...

 

Il n'y avait pas lors de croyances personnelles, individuelles, mais une conception collective, communautaire, qu'un « sur-humain » régentait, interférait, avec bienveillance ou avec des tendances parfois polémiques, le monde humain... Et qu'il valait mieux établir, entretenir, une « conciliation, un lien respectueux et fervent, en rendant hommage à ce « surnaturel » et s'accorder avec lui que l'inverse...

 

 

La spiritualité est une affaire personnelle et concerne l'individu, les conceptions et croyances qui lui sont propres... Alors que la religion est le plus souvent un acte « collectif » réunissant une communauté de croyances partagées...

 

L'état de druidité propose de concilier les deux aspects soit (en donnant une préséance à l'Esprit sur toute matière) de pratiquer à la fois des rites de « reliance » personnels et des rites communautaires et ce, sur la base d'entendements, de conceptions et de convergences individuelles et communes...

 

Nous sommes donc des êtres spirituels s'adonnant à des pratiques religieuses relevant d'une croyance individuelle commune...

(A partir de bases conceptuelles collectivement partagées et validées en connaissance, conscience, exigence, discernement et lucidité.)...

 

L'essentiel de la croyance celto-druidique réside dans la conception bien attestée d'une âme qui serait immortelle et « plus commune » qu'individuelle semble-t-il...

 

Cette âme relève d'une dimension spirituelle, se « rattache » à la spiritualité et serait un agent, un vecteur de transformation quasi « alchimique » de la matière corporelle que nous sommes ; transformation, mutation, ne pouvant s'opérer qu'avec le consentement libre et conscient du support charnel de la dite âme...

 

La matière se spiritualiserait à partir de l'oeuvre spirituelle afin de dégager, de libérer l'âme matériellement enclose ; laquelle au terme de l'expérience humaine (unique en tant que telle) irait se « conjoindre » à l'Ame de toutes les âmes en tant que Force, Energie et Lumière originellement émanée de la Source Incréée et y retournant chargée de données et d'informations contribuant par l'expérience positivement réalisée à la Loi d'Evolution...

 

Images et postulats éventuels :

Le Prince charmant (L'Esprit) délivrerait la Belle endormie, la Belle emprisonnée soit l'Ame afin qu'elle puisse épouser le Grand Régent de toute création et enfanter avec lui une part « d'évolution » de tout l'Univers ! ?...

 

(Les Germes et Semences de l'Esprit Incréé seraient déposés dans les sillons charnels, dans l'humus et le terreau, de tout être venant au monde en tant que potentialité et possibilité de germination et de croissance soumises pour cela au libre et volontaire entendement et consentement du réceptacle humain, à sa co-participation, vis-à-vis de l'existence de cette emblave divine enfouie « passagèrement » en son corps !?)...

 

Nos Très Anciens et très Anciennes se sont bien gardés de définir doctrinalement, théologiquement, dogmatiquement, une fois pour toutes et indiscutablement, une conception imposable à tous et à toutes, mais ont seulement indiqués des « pistes de réflexions et de conceptions » qu'ils nous appartient d'arpenter à notre tour avec exigence, lucidité, audace, imagination, désir et volonté, conscience et cohérence, liberté d'esprit et de cœur...



11/10/2017
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