Les dits du corbeau noir

LA DIFFICILE MISE OU REMISE AU... POINT VIA LES TRIADES REFLEXION BRAN DU 2016 23 11 NOV

Hypothèses et études    Bran du     NOV 2016

 

 

Chaque jaillissement appelé « Vie » n'est, à l'origine, qu'une très infime lueur provenant, paradoxalement, d'un océan immense, illimité, d'obscurité....

 

Par quoi, vers quoi, est-elle comme « aimantée » ?

Par quel « phénomène » un « germe de luminosité », se voit-il remonté, hissé des ténèbres, vers un monde des plus claires, mais encore à se dévoiler ?


Peut-être par une force d'attraction colossale située au plus haut de l'Univers ; une force qui est pure énergie et pure Lumière, une force dont  l'œuvre essentielle consiste à l'en extraire ? (Une entreprise de recyclement permanent, car, en Elle et pour Elle, rien ne se perd ne « meurt » vraiment, mais tout se « transforme. »)...

 

Si le « nombre » est bien une vibration qui chante et qui danse alors nous avons peut-être là une approche ou amorce de réponse aux questions précitées...

 

Tout ne commence-t-il pas par un Point indéfinissable en expansion circulaire de lumière et d'obscurité, à la profondeur abyssale, à l'élévation infinie, qui a (spontanément) jaillit de l'indicible, de l'indescriptible et de l'innommé ?

 

Le Point est réellement un Cercle, qui d'un Centre émané, se répand en une périphérie comme autant d'ondes circulaires propageant et répandant son Esprit sur les rivages de l'absolu, sur les rives de l'infini ...

 

Le Cercle a peut-être été tracé pour permette au Un de chanter et de danser la Symphonie de la Vie ; chaque danse, chaque chant, étant un nouvel engendrement, une nouvelle création, dont la fin, le terme, l'échéance, font naître un recommencement fournissant aux champs des expériences de nouveaux éléments exploitables par la Loi d'Evolution ; ce qui rendrait la danse, à chaque fois plus immense, plus intense et le chant plus dense et plus profond ?...

 

 

Pas plus que l'on ne saurait nommer l’innommable nous ne pouvons représenter ce qui ne saurait avoir de « représentation » si ce n'est , et par défaut, dans ce qui émane de Cela qui Est, Fût et Sera... Mais le Point-Source, le Point-Souche, demeurent une perception totalement abstraite, métaphysique, subtile, volatile et spirituelle...

 

Difficile à exprimer graphiquement n'est-ce pas ?

Si ce n'est peut-être (conventionnellement et d'une certaine façon arbitrairement) et encore, de façon symbolique, analogique, soit, au mieux du possible, par une audacieuse tentative de rapprochement, voir d'attouchement, du corps, de l'aura, de la sphère vibratoire, et de l'âme du «Grand  Mystère »….

 

Difficile aussi d'aborder cela par l'écrit...

 

Il nous faut « imager » et mettre en mouvement des « Forces, Energies et Lumières » Incréées en vue de perception, de visualisation, d'entendement et de compréhension par tous et chacun, mais, c'est bien ce que firent les Druides et Femmes consacrées en leur temps et ils surent le faire avec conscience, sapience et maîtrise, car ils menèrent leur peuple au seuil de la connaissance, de la compréhension et de la validation...

 

Pour cela ils usèrent essentiellement du Verbe c'est-à-dire de la Parole d'Eau et de Feu actionnée mise en œuvre dans les Forges divines et sacrées du Souffle de l'Awen...

Mais aussi en ayant recours à l'art des artisans initiés ; ce qu'ils étaient également...

 

 

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« Le symbole numéral zéro est destiné à remplacer dans la numération les ordres d'unités absentes. »...

 

C'est ce que dit le dictionnaire...

 

Celui-ci nous dit aussi qu'il se défini comme un chiffre...

 

Mais il évoque aussi la notion de nombre... ou encore celle d'une « ensemble vide »... Il est aussi question (de façon plus familière) de « rien », de « néant » « d'aucun », de « nul »...

 

 

 

(Mais, c'est aussi et également de façon symbolique, un Cercle, une Matrice plus ou moins sphérique ou ovulaire laquelle contient toutes les potentialités de germination, de développement, d'animation et d'ordonnancement.)...

 

 

 

C'est là, en cela, que la croix druidique et les enseignements des Triades peuvent nous apporter une aide précieuse et efficiente...

 

 

 

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La notion de « zéro » n'intervient pas, n'est pas exprimée mais « approchée », dans la construction de la croix dite « druidique » telle que les Triades bardiques galloises la conçoivent....

 

 

 

Il y a cependant un monde difficile à « représenter » ; un monde qui se tient sous le Cercle de Gwenved et d'où sont propulsés dans le Cercle d'Abred les germes ensemençant la Vie....

 

 

 

C'est Annwn : On y est au plus près de la vie. Chaque corps, chaque forme susceptible de vie en provient...

 

C'est le prélude au Cercle d'Abred ( Annwn est un domaine à la fois dangereux et bénéfique.)

 

C'est le lieu de ma maturation laquelle peut-être éprouvante... Mais c'est le lieu qui presque inévitablement doit aboutir à la sortie en Abred... C'est là la double nature des régions dites infernales. C'est le réservoir des germes des futurs vivants. Le domaine des puissances dangereuses et le séjour des mânes, des génies... La vie et la mort préforment ici leur existence dans leur nuit...

 

Duw, (notion équivalente à celle de « dieu ») s'unit à tout ce qui est « sans vie » dans l'intention de l'amener à la vie et cela se passe dans les profondeurs d'Annwn au degré le plus bas du monde de la décision et point de départ de toute croissance en vue d'Abred...

 

 

 

L'Annwn est même associé au malfaisant et au maléfique car il peut est aussi toute opposition aux forces de vie, de lumière et de connaissance...

 

 

 

Duw ne hait ni ne punit les êtres qui vivent dans les degrés inférieurs d'Annwn (ce n'est pas l'enfer des Chrétiens), mais il les aime et les chérit car ils ne peuvent, en l'état, être autrement...

 

 

 

Comment expliquer que tous les vivants qui sont sous Abred ont connu Gwynfyd ?

 

 

 

Il faut supposer que les vivants à l'origine étaient dans l'état de Gwynfyd et que leur séjour en Annwn n'est que le début d'un nouveau voyage ( doctrine des cycles d'existence enchaînés)...

 

Il y a nécessité de parcourir le cercle de la délivrance (Abred) et celui de la béatitude ((Gwynfyd), et se souvenir de l'intégralité jusqu'en Annwn...

 

 

 

C'est peut-être l'indice d'une cosmogonie (naissance du monde) en 2 temps, l'une qui serait purement énergétique et lumineuse, l'autre substantielle et progressive, comme Abred...

 

 

 

En outre il est donné à certains, par visions et par la vision qu'ils ont d'autrui, de voir la nature ( l'Ansawdd) de Ceugant. Ceux là deviennent des Dwyfei (des divinités)...

 

 

 

Ce qui est impérissable : obscurité et lumière...

 

Il y a deux sortes de matière impérissable ; l'une morte et sans vie ; c'est-à-dire les éléments de la forte obscurité de laquelle procède toute mort et toute corporéité morte ; et les atomes ou éléments de la lumière desquels procède toute corporéité vivante, toute âme, toute compréhension, toute spiritualité et vie et toute sensualité …

 

Car tout ce qui est mort est froid et tout ce qui est vivant est chaud...

 

le couple premier obscurité/lumière, homologique du froid et du chaud, du mort et du vivant, répond à la complémentarité des deux saisons été-hiver. Ce n'est pas un « dualisme » mais une bipolarité...

 

 

 

Mort et vivant seraient faits du Manred ou flot infime, de leurs atomes constitutifs, Dieu étant en chaque atome...

 

Manred : le plus fin de tout ce qui est fin, qui court, coule à travers le Ceugant...

 

 

 

La « voix » de chaque particule est donc aussi la « voix » de Dieu

 

. Dieu a fait en un clin d'oeil les choses corporelles de particule de la lumière, les plus petites de toutes les choses et pourtant les plus grandes puisqu'elles supportent toute matérialité...

 

Duw fit le monde et les vivants des particules en expansion infinie qu'il avait collecté dans le cercle de Ceugant, rassemblées et arrangées dans le cercle de Gwynfyd . Il le fit par la voix de son énergie puissante. »..

 

 

In Philippe JOUET Triades, bardes et Druides dans l'Histoire et l'Imaginaire LABEL LN Editeur

 

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Le TRIBANN est une indication de l'Origine, de l'Essence, du Principe... Il en émane et il y conduit...

 

Mais il ne saurait représenter et fixer le POINT d'émanation, de radiation, de "restitution".... d'où le "vide" au-dessus des Trois Rais...

 

 

Nous ne connaissons de Ceugant, nous ne pouvons connaître, que le Cercle avec lequel il englobe tout être et toute chose, mais rien au-delà de ce Cercle ne nous est "accessible" directement et physiquement ; seules les Emanations ont Puissance de pénétration pour nos sens et pour notre intelligence....

 

De même que les Dieux et Déesses ne sont eux-aussi qu'émanations et radiances, mais également transmetteurs et messagers au sein des échanges entre notre humanité matérielle, corporelle, expérimentale et "Cela qui Fût, Est et Serra"...

 

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Lug : Lugos. Logos....

 

 

Lug est sans doute l'émanation du Verbe (Y compris dans ses ambivalences) la plus conséquente, consubstantielle donc,  mais il n'est pas le Verbe lui-même...

 

Il est comme le Tribann Cela qui peut conduire et mener librement, en conscience et amour, l'humain à Cela...

 

Et permettre à cet humain en retour de se relier par ce canal lumineux, sonore, énergétique...

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Noir/blanc   Lumière/obscurité...

 

 

On peut en effet parler d'affrontement entre le monde diurne et le monde nocturne, mais dont le but est de coopérer finalement au vivant sans qu'il y est pour autant volonté de  destruction d'un monde ou d'un autre chacun concourant à sa façon à l'oeuvre d'Evolution y compris par les freins et obstacles générés par les Ténèbres vis-à-vis de la Lumière...

 



 

Le noir n'est pas en tant que tel malfaisant ou maléfique, mais il abrite des forces de cette nature comme  aussi des forces opposées et contraires à cette dite nature...

 

Dans la Tradition bardique c'est ANNWN d'où toute vie jaillit sous l'impulsion de l'Awen Créateur...

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Comme dans les « Imramas » celtiques, (celles de Bran ou de Mael Duin), nous sommes dans une navigation « existentielle », qui a valeur de découverte, de mise à connaissance, d'enseignement, de transmission voire d'initiation selon les degrés et facultés de nos entendements

 

Chacun y voyage à sa façon...

 

 

 

Et le point de départ est la mise à l'eau (à l'O) (phonétiquement et graphiquement c'est entrer dans le Cercle qui est autant celle de la Roue de l'Année que des âges de notre existence ici-bas...)

 

 

 

Le Cercle est Cercle de tout commencement ; oeuf ou embryon d'or, de lumière ; ovule aurifère et solaire...

 

 

 

L'embarcation ; c'est nous-mêmes ainsi que tout ce qui concoure au périple à parcourir (Idées, moyens, outils, instruments, cartes, imagination, connaissance, symbole.)...

 

 

Le Souffle Incréé (l'Awen) ; c'est Lui qui est le propulseur de l'aventure, de l'exploration, de la quête...

 

 

 

Nous sommes la voile tendue dans la verticalité du ciel et l'horizontalité de la terre.

A la conjonction de ces plans, à leur intersection, l'Awen nous pousse vers l'Inconnu, l'accomplissement, la plénitude et la révélation...

 

 

 

Au-dessus de nous, nous enveloppe le Tribann dont les Trois Rais lumineux et sonores nous protègent, nous inspirent, nous guident...

 

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Notes Bran du :

 

On ne saurait trouver la véritable lumière qu'en la cherchant dans l'obscurité... BD

 

Premier constat :

Il y « a », alors qu'il n'y aurait pu ne rien y avoir (Du monde, de l'Univers, de la Vie, de la Création.)...

 

Interpellations :

Tout cela pour être semble devoir relever d'éléments constitutifs, mais contraires voir opposés ou antagonismes..

 

Cela pourrait constituer une structure ordonnancée par un dualisme comportant trois options : l'antagonisme d'affrontement ; la conciliation symbiotique, la neutralité...

 

Un monde exclusivement structuré sur la bonté, le charisme, l'amour, la générosité, soient les valeurs humaines les plus nobles et les plus dignes ou inversement sur des attributs, états, qualificatifs, fonctions, liés à la malveillance, à la destruction, à l'hostilité permanente semble impossible à concevoir dans le cercle même de la dite humanité...

 

Seul Gwenfyd rassemble le « meilleur » des valeurs, l'éthique et la sagesse suprême qui ont été acquises en Abred par la connaissance, la mémoire de celle-ci, la conscience maturée et les équilibres et harmonies qui en résultent et en découlent immanquablement...

(Victoires sur la peur, l'ignorance, l'obscurité, la malveillance, l'oubli, le mensonge, l'orgueil, la cruauté...)

 

ABRED est le lieu indispensable de l'EXPERIENCE qui justifie à Elle seule le processus créatif et l'expansion infinie de ce processus dans le temps et l'espace...

 

« L'ESPRIT » de Duw (Dieu) n'a sens, principe, essence, existence, anima, conscience, manifestation de vie et de mort, d'obscurité et de lumière... que part cette Expérience à travers laquelle il s'étend et « s'expanse » sans cesse...

 

Il mène cette Expérience en nous, avec nous et il a besoin de nous (de notre conscience de ce nous individuel humain et divin) pour la mener, la conduire, l'inspirer, la soutenir, l'accompagner de son mieux...

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23/11/2016
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