Les dits du corbeau noir

DU GUI REFLEXION ET MEDITATION 2017 BRAN DU 19 11 NOVEMBRE

 

Du Gui réflexion et méditation.... Bran du 19 11 2017

 

 

Il faut voir dans le gui un symbole d'immortalité et de vigueur ou de régénération physique. C'est ce que nous dit le dictionnaire des symboles de Jean Chevalier et Alain Gheerbrant (Robert Laffont éditeur)

 

C'est pour les gaulois et les bretons : « celui qui guérit tout »...

(Nous savons les recherches effectuées depuis de nombreuses années sur cette plante ainsi que sur l'If en vue de trouver des moyens efficaces de lutte contre divers cancers.)..;

 

Véhiculé par les oiseaux du ciel le gui se trouve renforcé dans son symbolisme de l'immortalité...

 

Dans le mythe germanique de Balder ce dernier était tué par une flèche faite avec du gui. Ce mythe pourrait symboliser le passage d'une forme de vie à une vie supérieure quasi-divine...

 

/...

 

A bien regarder une boule de gui, à étudier « l'architexture » spécifique de sa croissance, on constate plusieurs points qui apportent nature à réflexion et à méditation...

 

La graine est en effet déposée sur l'écorce de l'arbre par les oiseaux et ce, au sein de leurs déjections (entre autres par les grives), toutefois, ce germe n'a pas toujours la capacité de percer l'écorce de l'arbre où elle a été déposée... La pénétration est donc fonction de l'essence de l'arbre et de la nature de son écorce...

(On trouvera très facilement du gui sur du peuplier, du pommier, de l'aubépin, mais plus rarement sur du coudrier et exceptionnellement sur du chêne.)..

 

Notons seulement que le gui « provient du ciel » et que les oiseaux en sont les porteurs ; lesquels oiseaux ont une place importante dans les conceptions celtiques en tant que « messagers et accompagnateurs privilégiés des dieux et des déesses.»...

 

Le germe est le point d'ancrage qui va chercher dans l'aubier qu'il a percé la sève de sa croissance laquelle sera une croissance qui tend vers la forme d'une sphère d'où le terme de boule de gui...

 

Cette mise en forme circulaire est engendrée par un jeu de ramifications modélisé, basé sur une dualité opposée, mais aussi symétrique et équilibrante... C'est une conception à la fois arithmétique et géométrique quasi parfaite...

 

Le « montage » se fait donc par symétrie dualiste. Une tige donne deux rameaux ; lesquels donnent deux autres rameaux à leur tour et ainsi de suite et l'ensemble obéit à la pulsion centrale et à l'arrondissement final voulu par celle-ci...

 

Au cœur de chaque « fourche », se forme la fleur puis le fruit, petite boule gluante à maturité et de couleur blanche (blanc crème)...

La fructification d'une plante (toujours verte) au cœur de la mort apparente de la Nature ne pouvait que symboliser l'idée d'immortalité assignée à celle-ci...

 

Une baie est un cercle qui contient en son mitan et milieu une graine porteuse d'une « vie future » pour autant qu'un envoyé du ciel ne vienne la chercher pour la porter sur une branche accueillante où elle prendra source et souche sur un « Arbre de Vie »...

Une baie qui, plus est, est blanche et qui pousse et mature au sein d'une dualité redondante et parfaitement équilibrée...

(Une forme de médiation, de régulation et de transcendance n'est-il pas ?)...(La Vie, la Loi d'Evolution, relèvent d'un équilibre, d'une harmonie, générés par une transcendance conciliatrice des dualités en présence !)...

 

Rien que cette image autorise bien des réflexions et méditations !...

Autre regard et mise en résonance :

 

Une boule de gui qui a perdu ses feuilles fait apparaître parfaitement son « architexture » ; laquelle me fait penser aussi aux ramures d'un cerf lesquelles sont aussi une dualité, une bi-polarité, qui cherche à tout prix son équilibre afin d'assurer la meilleure croissance possible !...

 

La dite ramure ne peut qu'évoquer le dieu Celte Cernunnos, lié fortement au Solstice d'hiver, à la vie et à la mort et à la régénération périodique...

 

Nous comprenons davantage encore pourquoi la double feuille de gui entoure, coiffe, la tête des dieux !...

 

S'embrasser sous le gui à la fin de l'année civile est une survivance limitée et éloignée de rites parmi les plus sacrés qui soient et ne saurait se limiter à une dimension réduite au champ profane et festif...

 

Le gui est aussi "l'eau de chêne" (une eau de vie associée au feu.)  Il est censé apporter la guérison en bien des domaines et pourquoi pas aussi dans le domaine psychique et analogique...

 

Sa structure même, son agencement, son organisation, sa croissance, sa recherche permanente d'équilibre et d'harmonie, son caractère divin et sacré, sa forte symbolique, sa volonté de surmonter la mort apparente, ne sont-ils pas aussi des modèles à suivre pour apporter soin et guérison à une société si tant "malade" comme la nôtre ?



19/11/2017
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 452 autres membres