Les dits du corbeau noir

DES DRAGONS TEXTES ET APPROCHES 2017 BRAN DU 16 08 AOUT

 

Du Dragon Textes compilés par Bran du 14 08 2017

 

Ce qu'ils ou elles en disent :

 

 

Julie Cosseron Empreintes de Dragons

Edition : Pays touristique de l'Oust à Brocéliande...

 

Dragon : du mot Grec Dark qui a donné Derkomai soit « je regarde fixement » (Comme le serpent.)...

 

« Certains dragons n'expriment que la diversité de la création divine. Ils ont une connotation à la fois positive et négative symbolisant alors la dualité, l'ambivalence, l'opposition des contraires...

 

Plutôt que de détruire et de refouler le « merveilleux », le christianisme le récupère au Moyen-Age en rendant les monstres obéissants à Dieu et aux saints...

 

De façon très très schématique on pourrait dire qu'il y a les dragons archaïques (la nature toute puissance) et les dragons christianisés (où la nature est « maîtrisée.»)...

 

En fait, il n'y a pas à choisir entre les « bons » et les « mauvais » dragons...

Le dragon est à la fois source de mort et source de vie ; l'un ne va pas sans l'autre...

Liés à nos peurs ancestrales, associant symboliquement pulsion de vie et pulsion de mort, il nous fascine et nous fascinera encore toujours autant. Il oscille entre le « bien » et le « mal », l'obscur et le clair, le ciel et la terre...

Extériorisation de nos peurs donc, de nos violences, de notre part d'ombre, de tout ce qui nous entoure et nous dépasse, le dragon n'est pas prêt d'être éliminé de notre imaginaire collectif...

 

Le lien de cette créature avec la nature est primordial...

Le dragon est avant tout un concentré de forces vitales...

C'est une merveilleuse porte d'entrée pour comprendre le rapport des hommes à leurs peurs et à la nature qui les enveloppe...

 

Le Dragon n'a pas de connotation négative chez les Celtes.

Il pénètre dans la terre, la fertilise et connaît tous ses secrets...

Ils lui donnent une signification de puissances et de fertilité...

 

Il sert également d'intermédiaire entre les vivants et les morts.

La représentation du dragon à une fonction magique chez les Celtes...

On le retrouve dans l'art celtique (attaches de casques, fourreaux d'épées et ceinture...) avec le motif dit de la « paire de dragons » ; motif en forme d'S qui se font face (Une fonction apparente a priori de protection du guerrier.)...

 

Dans le monde chrétien le dragon est aussi le symbole du paganisme qu'il faut pourfendre ou convertir (St Michel,

St Georges et autres saints dits sauroctones comme St Méen,

St Armel.)...

En chevalerie, le chevalier doit affronter sa partie sombre, vaincre son « dragon intérieur. Il pourra alors afficher son courage, sa vaillance et sa bravoure sur son emblème, son blason ou son enseigne en représentant un dragon...

 

Les dragons sont censés être proche d'un point d'eau...

On dit qu'ils s'abreuvent aux fontaines...

 

Le dragon s'inscrit dans un équilibre des forces naturelles et cosmiques autrement dit dans l'équilibre du temps, de la nature et des saisons...

 

Maîtriser le dragon est indispensable pour garantir la régularité annuelle du climat... (Le chaud et le froid)...

Combat saisonnier contre un principe dévastateur du monde (le dragon caniculaire menace d'assécher le monde.)...

 

Mai est dit le mois du dragon. (On l'invoque alors pour avoir de l'eau mais ce de façon mesurée pour éviter les inondations.)

 

Les dates de célébration ou de commémoration des saints sauroctones se répartissent autour des quatre grades fêtes celtiques (Des saints dits catholiques mais qui s'apparente fortement à d'anciens dieux, à des successeurs de ceux-ci!)...

 

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Merlin in le Barzaz Breizh D' H de la Villemarqué

 

 

Merlin au Berceau...

« Voilà 13 mois et 3 semaines que dans le bois je m'endormis...

Dors, dors mon enfant, mon enfant... Dors, enfant, dors...


Je revois que j'étais dans le cercle des eaux d'une petite fontaine. 
»...

 

Merlin barde :

« Où vas-tu ainsi vieux Merlin avec ton bâton de houx ?

Je vais chercher ma harpe, consolation de mon cœur en ce monde, ma harpe et mon anneau d'or que j'ai perdu... »

 

Merlin devin :

« Merlin, merlin, où allez-vous si matin avec votre chien noir ?

 

Iou ! Iou ! Ou ! Iou ! Iou ! Ou ! Iou ! Iou ! Ou !

 

Je viens de chercher le moyen de trouver, par ici, l'oeuf rouge ; l'oeuf rouge de serpent marin, au bord du rivage, dans le creux du rocher. Je vais chercher dans la prairie le cresson vert et l'herbe d'or et le guy du chêne, dans le bois, au bord de la fontaine...

Merlin, Merlin ! Convertissez-vous. Laissez le guy au chêne... »

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Venceslas Kruta : le Monde des Anciens Celtes Yoran Editeur

 

 

A partir de découvertes archéologiques majeures représentant des dragons/griffons l'auteur de l'ouvrage nous dit ceci :

 

A partir du Vè siècle av JC apparaissent sous l'entrée de certains fourreaux d'épée des couples antithétiques de monstres très stylisés forant une emblème connu sous le nom de « paire de dragons »...

 

Il s'agit de gardiens monstrueux de l'Arbre de Vie » ; un sujet emprunté au Vè siècle av JC au répertoire étrusco-italique où il avait été introduit à partir de l'Orient plus de 2 siècles auparavant.

(Très présent en Perse)...

 

Le thème fut identifié par les Celtes à « l'Arbre cosmique », l'axe qui réunit les 3 mondes superposés : le monde céleste, terrestre et souterrain...

Il est le garant de l'équilibre universel et il est l'arbitre

du combat qui assure l'alternance cyclique de la lumière et des ténèbres, de la canicule et de la froidure, de la vie et de la mort...

 

L'arbre était probablement considéré comme une des formes de la divinité solaire , son avatar végétal. Sa forme animale étant le cheval céleste associé depuis l'Âge du bronze au soleil au zénith en sa course...

 

La lointaine origine de la « paire de dragons » est quelquefois rappelée par l'image de la palmette disposée entre les monstres mais l'élément central est le plus souvent sous-entendu...

C'est une image bien connue dès le Vè siècle av JC (et peut-être même bien avant). Elle deviendra successivement un emblème, un signe protecteur exprimant la foi au retour d'une vie nouvelle après la mort.

Il affiche probablement aussi l'appartenance à une organisation supratribale de guerriers. Une confrérie analogue à celle des Fiana d'Irlande.

 

Le nom de « paire de dragons » couvre deux emblèmes distincts : les dragons dits avec un corps de serpent et une tête empruntée généralement aux griffons ainsi que l'indiquent le bec recourbé et quelques fois des petites oreilles pointues...

La seconde catégorie des monstres est dérivée du griffon ; dressée sur une patte unique, surmontée d'une aile recourbée en forme de croissant ; ils se font face par leurs têtes au bec crochu tournée vers l'arrière.

Plus de 200 exemplaires ont été répertoriés à nos jours...

 

La conscience de la signification et de l'importance de la « paire de dragons » franchira les siècles. On peut évoquer à ce propos non seulement leur présence sur l'épée d'Arthur (Excalibur) mais on la retrouve même sculptée sur une croix chrétienne d'Irlande du VII ou VIIIè siècle !...

 

Le S symbolise la course du soleil entre deux solstices d'hiver...

 

L'Arbre de Vie (parfois remplacé par une palmette) est aussi signifié par la double feuille de gui avec sa paire de gardiens monstrueux.L'Arbre est assimilé à une importante divinité masculine probablement le dieu solaire LUG connu plus tard d'Irlande et de gaule peut être un héros discorique particulièrement vénéré par les Celtes...

Arbre souvent remplacé par un masque ou un personnage représenté assis ou debout entre la paire de monstres...

Sont associés à cela, (comme dans l'art orientalisant.) le cheval, le bélier plus tard à corps de serpent et le cerf...

Le personnage divin peut apparaître coiffé de sa ramure.

Il doivent alors le dieu cornu de Gundestrup et du pilier des Nautes de Parisis...

 

 

 

Récapitulatif provisoire :

Arbre de Vie (ou masque de personnage ou personnage remplaçant celui-ci)

Arbre reliant les 3 mondes (ciel terre et monde souterrain)

Palmette

Feuille de gui

Dragons/griffons gardiens

Divinité masculine a priori Lug (ou ancien héros discurique plus ancien)

Cheval

Bélier à corps de serpent ajouté plus tard

Cerf

Personnage a ramure de cerf (de branches aussi) Cernunnos

(Bassin de Gundestrup)

Si présence de S = course du soleil entre deux solstices

 

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Sur la cruche cérémonielle de Brno il y a deux dragons imbriqués, deux monstres à tête de griffon et corps de serpent placée au centre d'une rosace ajourée quadrilobée. L'image évoque ainsi la lutte saisonnière des deux dragons le rouge et le blanc qui se déroulait au point central du pays...

 

Sur la cruche, l'étoile Sirius la plus éclatante indique le lever iliaque à la date de la fête de Lugnasad en août associée à la divinité solaire et occasion de grandes assemblées... Mais aussi Samain et Belteine au triangle dit d'été vers le 14 06...

 

L'humain, les animaux et les végétaux sont associés mais non le minéral... A voir pour les éléments...

 

 

Notes : Bran du :

L'Arbre de Vie est l'axe vertical par lequel le serpent souterrain se fait dragon ailé en prenant appui sur ce « tuteur » végétal mythique et symbolique autour duquel il s'enroule et s'élève en spirale poussé par les forces de la terre et « aspiré » par celles du ciel...

Par sa sève ( essence et anima du spirituel, flux et reflux de l'Awen), il assure une double circulation, irrigation, du ciel et de la terre en fonction de l'alternance cyclique des saisons (du chaud et du froid, de la vie et de la mort, de l'hiver et de l'été, d'un solstice à l'autre.).....

 

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Dragon : dictionnaire des symboles...

 

C'est le gardien des trésors cachés et comme tel l'adversaire qui doit être vaincu pour y avoir accès...

(Il est le gardien chez les Grecs de la Toison d'Or, Du jardin des Hespérides et des trésors de l'Hyperborée.)...

Il représente la force et la vigilance mais aussi l'obstacle à franchir pour arriver au trésor. ( Au Très OR Nota Bran du)...

Dans la légende de Siegfried le trésor gardé par le dragon est l'immortalité...

 

 

Comme symbole démoniaque il s'identifie au serpent...

 

(Vaincre le dragon, c'est vaincre l'ignorance et l'obscurité.)...

 

C'est un symbolisme ambivalent. On retrouve l'imagerie extrême orientale des deux dragons affrontés dans l'art médiéval mais aussi dans l'hermétisme européen et musulman...

 

L'affrontement prend une forme analogue à celle du Caducée...

 

C'est la neutralisation des tendances adverses du souffre et du mercure alchimique...

 

La nature latente, non développée, est figurée par l'Ouroboros, le dragon ou le serpent qui se mord la queue...

 

En Extrême Orient le dragon comporte des aspects divers en ce qu'il est animal aquatique, terrestre (voir souterrain) et céleste à la fois. Ce en quoi on peut le rapprocher de Quetzalcoalt : le Serpent à plumes des Aztèques...

 

En réalité il ne s'agit que des aspects distincts d'un symbole unique qui est aussi celui du principe actif et démiurgique (puissance divine, élan spirituel)...

 

Symbole céleste en tout cas, puissance de vie et de manifestation...

 

Il crache les eaux primordiales ou l'Oeuf du monde ce qui en fait une image du Verbe Créateur. Il est la nuée qui se place au-dessus de nos têtes sur lesquels il va déverser ses flots fertilisants...

 

La puissance du dragon est chose mystérieuse. Elle est la résolution des contraires...

 

En Chine, la puissance céleste créatrice, ordonnatrice, est le dragon qui est tout naturellement le symbole de l'empereur. Il est remarquable que ce symbolisme s'applique aussi chez les Celtes...

 

En chine il est associé à la foudre (il crache le feu) et à la fertilité. Il symbolise ainsi les fonctions royales et les rythmes de la vie qui garantissent l'ordre et la prospérité... C'est pourquoi il est devenu l'emblème de l'empereur...

Production de la pluie et du tonnerre manifestant l'activité céleste unissant la terre et l'eau... La pluie céleste féconde la terre...

 

 

Chez les Celtes : le dragon rouge est l'emblème du Pays de Galles.

Le Mabinogi de Lludd raconte la lutte du dragon rouge contre le blanc...

Finalement les deux dragons, ivres d'hydromel, sont enterrés dans un coffre de pierre au centre d'Île de Bretagne (à Oxford).

L'île ne devant subir aucune invasion tant qu'ils ne sont pas découverts...

 

Le dragon enfermé est le symbole des forces cachées et contenues. Les deux faces d'un être voilé. Le blanc porte les couleurs livides de la mort ; le rouge celles celles de la colère et de la violence. Les deux dragons enterrés ensemble signifient la fusion de leur destin. La colère est tombée mais les dragons pourraient resurgir ensemble. Ils demeurent comme une menace, une puissance virtuelle prompt à se lancer contre tout envahisseur...

 

Le mythe familier de Jonas et de la baleine où le héros est avalé par un monstre marin qui l'entraîne sous la mer, la nuit, d'Ouest en est, symbolise la marche supposée du soleil du crépuscule à l'aurore (J L Henderson)...

 

Le héros s'enfonce dans les ténèbres qui représentent une forme de mort. La lutte entre le héros et le dragon laisse paraître le thème archétypique du triomphe du Moi sur les tendances progressives.

Chez la plupart des gens le côté ténébreux négatif de la personnalité reste inconscient...

 

Le héros au contraire doit se rendre compte que l'ombre existe et qu'il peut en tirer de la force...

Il lui faut s'accorder avec les puissances destructrices s'il veut devenir assez redoutable pour vaincre le dragon...

Le Moi ne peut triompher qu'autant qu'il a d'abord maîtrisé et assimilé l'ombre... (K C Jung)

 

« Tous les dragons de notre vie sont peut-être des princesses qui attendent de nous voir beaux et courageux. » R M Rilke

 

En astrologie : Le dragon est symbole du mercure.

Deux dragons qui se combattent désignent les deux matières du Grand Oeuvre... L'un est ailé et l'autre pas pour signifier la fixité de l'un et la volatilité de l'autre...

Lorsque le souffre fixe a changé en sa propre nature le mercure, les deux dragons font face à la porte du Jardin des Hespérides où l'on peut sans crainte cueillir les pommes d'or...

 

DU GRIFFON :

Oiseau fabuleux à bec d'aigle et au corps de lion...

Il procède donc du symbolisme de ces deux animaux...

(Un redoublement de sa nature solaire.)

En réalité il participe aussi de la terre et du ciel ce qui en fait un symbole aux deux natures... Et la double qualité divine de force et de sagesse...

Il relie la puissance terrestre du lion à la puissance céleste de l'aigle...

 

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Le symbolisme dans la mythologie Celte Hervé Toulhoat

 

« A partir du récapitulé des thèmes récurrents du mythe irlandais montrer à quel point leur signification apporte une réponse satisfaisante par son universalité psychologique à l'angoisse de désorientation croissante de l'homme contemporain...

 

Il en est ainsi de tous les mythes authentiques, création du subconscient humain par nécessité biologique d'exprimer le sens immanent de la vie. » H Toulhoat

 

« C'est là un sujet qui concerne le sens de la vie : la lutte contre les « démons » et les « monstres » qui habitent plus ou moins le psychisme humain. » Jeannine Solotareff

 

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Des Dragons : PH JOUET Dictionnaire de la religion et de la Mythologie celtique... Y Ambanner Editeur

 

Le dragon est un animal fantastique souvent ailé et crêté...

Il occupe une place de choix dans le répertoire figuré et narratif des Celtes...

La paire de dragons c'est les tenants de l'Arbre de Vie...

 

Inspirés du griffon et du dragon classique ils expriment une conception celtique...

 

Les monstres anguipèdes ont des affinités avec l'eau...

Cette figure fondamentale rappelle les complémentarités Jour/nuit – Eté/hiver...

 

La constellation du Dragon était très proche du pôle céleste...

 

Le dragon a eu un grand succès en Brittonie...

Il constitue l'antique figure du serpent et des monstres zoomorphes celtiques...

 

Les affinités aériennes du dragon en font un être composite participant à la fois de l'air, de l'eau et du feu...

 

Il donne lieu à des métaphores militaires et royales britto-romaine...

Renvoi tout à la dignité de porte enseigne qu'à l'image de la constellation péri-polaire...

(Chef de guerre, meneur d'hommes comme le père d'Arthur Uther Pendragon.)...

 

Geoffroy de Monmouth fait annoncer à Uther la mort d'Ambrosius Aurelianus par l'apparition d'une comète en forme de dragon de la bouche duquel sortent 2 rayons ; l'un dirigé vers la gaule et l'autre à 7 rais vers l'Hibernie...

 

Uther fait fabriquer 2 dragons d'or semblables à l'étoile, l'un pour la cathédrale de Winchester, l'autre comme étendard de guerre, en or, utilisé dans la bataille (avec l'aigle aussi)...

 

Arthur adopte le même emblème qui figure sur son casque...

 

Bodhbh Dhearg , fils du Dagda est le « Dragon Rouge et hardi » qui affronte le champion Anluan...

 

Le Dragon est traditionnellement gardien des trésors (puissance de rétention)...

 

C'est le serpent affronté par Pérédur (Il garde une pierre qui procure de l'or, agent du renouveau universel.)...

 

Il est l'un des 3 fléaux qui ravagent la Brittanie sous le règne de Lludd. Il est le cri poussé par le dragon breton contre le dragon saxon...

 

Ambrosius, un enfant « sans père » que l'on s'apprêtait à sacrifier révèle à Guortigernus pourquoi sa forteresse de l'Eyri s'effondre toujours...

Sous le pavement se trouve un étang dans lequel sont cachés deux vases et une tenture qui abrite dans ses plis « duo vernes , unus albus et after rufus. »...

 

Ces animaux combattent sur le drap jusqu'à l'expulsion du rouge. Ils sont identifiés comme deux dracones symbolisant les saxons pour le blanc et les brittons pour les rouges (couleur de vie, force ignée)...

 

Des griffons :

Animal fantastique. Il a été très anciennement adopté par l'iconographie celtique. Il fait fonction de gardien de l'Arbre de Vie...Son effigie double surmonte la cruche cérémonielle de Brno.

(Cruche cérémonielle utilisée à la Belteine « porte solaire » NDE)

Les griffons sont l'un des périls auxquels échappent les fils de Tuirean. Ce sont en réalité les 3 filles du roi des Hespérides qui lançaient des rayons de feu très brûlants...

 

C'est 'image de la barque des morts et des puissances infernales du Sid (un voyage en bateau interrompu par un griffon monstrueux qui entraîne le roi Muirchertach dans son nid où le roi meurt brûlé.

(le roi a cette vision prémonitoire de son futur destin.)...

 

C'est aussi le conte gallois de Lludd et Llewelys avec les deux dragons, le rouge britton et le blanc saxon enfermés dans un coffre de pierre et enterré dans la forteresse de Dinas Emreis...

 

Le ver (ou dragon) blanc repousse le rouge, plus faible en attendant d'être chassé par lui, ce que sera le retour d'Arthur expulsant les Saxons de toute la Bretagne...

Les vers ou dragons sont les mêmes que ceux du récit irlandais de la conception des deux porchers. Ils n'ont rien à voir avec les anguipèdes gallo-romains...

 

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Des dragons : Commentaires Bran du....

 

 

Analogiquement et en terme de « pensée celtique », nous sommes confrontés et seront confrontés demain encore par la présence en nous de ces deux dragons enfermés dans le coffret obscure de notre être et qui se réveillent et s'affrontent périodiquement ébranlant nos bases, assises et fondements...

(Ce qui vaut au niveau de l'individu vaut pour sa communauté d'appartenance et s'étend jusqu'à la dimension planétaire.)...

 

La transposition en terme de psychanalyse a été faite et s'applique en effet.

Le symbolisme exprime ici toutes ses pertinentes applications et ses antécédents mythologiques de même en remontant à ce serpent (à tête ou non de bélier) qui donnera figure au dragon...

 

Par ces dragons nous sommes mis en présence « troublante » de l'ambivalence, de la dualité antagoniste et conflictuelle, face à la « résolution nécessaire des contraires »....

 

C'est la recherche philosophique et spirituelle par excellence et celle que la grande sagesse du Barddas gallois rappelle dans ses lignes de force et axes majeurs :

 

Par la connaissance et l'expérience mémorisée faire œuvre de discernement entre la chose et son contraire (l'une et l'autre bien « identifiés"), assumer les choix réalisés par ce discernement et oeuvrer lors pour accroître la Lumière et diminuer l'emprise de l'ombre, intensifier le faste et réduire le néfaste, accentuer le bon, le vrai, le juste, l'équitable, le mesuré et amenuiser ce qui s'oppose à ses valeurs afin que soient instaurées, confortées ou restaurées l'équilibre et l'harmonie en soi et en l'univers...



16/08/2017
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