Les dits du corbeau noir

DE LA SEXUALITE ET DONC DE l'AMOUR REFLEXIONS 2016 BRAN DU 28 12 DEC

Réflexions Bran du 28 12 2016...

De l'Extase et de la Jouissance...

 

 

L'extase, la jouissance pleine et absolu, ce que l'on appelle aussi « l'orgasme » sont une forme d'apothéose, de « zénith » de la relation aimante, du « don » d'Amour entre deux personnes sexuellement attirée, « aimantée », conjointe et conjuguée au sein d'une commune offrande... (L'Amour considéré comme une Force, une Energie et une Lumière.)...

 

C'est une « expérience » difficile d'ailleurs à qualifier et à expliciter, car elle relève du même Mystère que celui de la Vie et de l'Univers...

 

 

On nous dit que ce « phénomène » est la résultante de processus chimiques opérés dans certaines conditions lors de l'étreinte sexuelle, certes, mais on ne saurait réduire cela à ce « mécanisme »...

 

Il y a bien une « alchimie » opérée au sein de l'enlacement amoureux, mais elle ne saurait se réduire au simple plan corporel, sensitif et émotionnel, elle relève aussi d'une dimension cosmologique, « cosmique », car elle a à faire avec toute la prodigieuse alchimie de l'Univers dont elle est une partie, un fragment, furtif et éphémère, mais co-participatif de l'oeuvre universelle !...

 

Ce que le corps exprime de son chant le plus intime et le plus profond, de sa danse la plus essentielle, se conjoint et se conjugue aux chants et aux danses de toute la Création...

 

Nous nous efforçons le plus souvent de rendre « ordinaire », banal, répétitif, l'extraordinaire parce que si nous sommes amenés à aimer l'autre au point de lui offrir tout ce qui nous fonde, nous forge et nous constitue, nous ne le faisons pas avec la « conscience » qu'un tel acte, que je qualifierai de divin et de sacré, requière...

 

 

Nous demeurons, le plus souvent, bassement « horizontal » alors qu'une verticalité transcendante nous invite à la plus singulière et merveilleuse des « élévations » et « ascensions » !...

 

 

Comme au sein d'un rituel communautaire, nous sommes à la fois la corbeille et l'offrande déposée en celle-ci....

 

La « sexualité » peut certes se vivre de diverses façons avec tous les comportements et attitudes que produisent le désir et la volonté selon une morale, une éthique, des « valeurs », des croyances religieuses qui se peuvent être « transgressées » pour autant que cela ne nuise et ne porte atteinte, physiquement ou psychiquement, à aucun des partenaires de la relation librement consentie et souhaitée...etc...

 

Comme en tout acte « majeur », il y a lieu de considérer le Fond et les formes censées correspondre et être en adéquation avec lui...

 

Comment peut-on réellement, pleinement, « aimer » sans la pleine conscience de ce que cela implique, sans accompagner chaque mot, chaque silence, chaque geste, chaque « offrande » d'une conscience lucide, claire et attentionnée ?...

 

En ce domaine, comme en bien d'autre d'ailleurs la « pleine conscience » est l'instrument par excellence qui nous permettra de « vivre » l'acte dans la densité et l'intensité de ce qu'il se propose d'offrir, de partager, de conjoindre, de découvrir, de « consacrer », d'honorer, de « con-célébrer »... etc...

 

On ne saurait réduire un tel acte à une banalisation, à une nécessité biologique, à un « devoir conjugal », à un divertissement passager, à une pulsation effrénée et impérative, à des besoins impulsifs de domination, de possession et d'appropriation et encore moins réduire l'autre à un objet de consommation jetable après usage....

 

 

Que peut bien signifier un acte qui ne soit pas « animé », inspiré, conduit, accompagné, soutenu, guidé, par cette Force, Energie et Lumière que j'appelle l'Amour ?...

Quel sens pouvons-nous donné à un acte qui ne soit pas relié à une Essence qui donne à cette acte sa valeur réelle et ses capacités de « transcendance » , de « dépassement du plan   humain » ?...

 

 

Nous ne saurions être ici dans l'insignifiance alors que nous approchons, à l'unisson ses corps, des volontés et des désirs, le seuil et l'orée du domaine du fabuleux et du merveilleux dont l'Amour nous offre un franchissement et un extraordinaire « passage »...

 

 

Le « Don » ; c'est lui le lit, le drap, la chambre, le lieu élu, le nid printanier, l'alcôve, le jardin, le verger, l'autel, le bouquet, la nappe, la corbeille, l'offrande, le chant, la musique, la danse, de ce que l'on appelle trop banalement « la faisance d'Amour. »...

 

 

Tant que nous « ferons l'Amour » au sens le plus restrictif, le plus vulgaire, qui soit, l'Amour ne saurait nous « faire » à son image, car c'est lui qui œuvre à travers nous pour autant que nous soyons sa véritable et profonde expression et manifestation...

 

 

L'Amour est tri-fonctionnel dans ses attributs, facultés et capacités car s'il exprime bien une « Unité » celle-ci relève d'un aspect trinitaire lequel est une transcendance conciliant, conjuguant une dualité qui est différente en ses polarités, mais qui au sein d'un acte conscient et aimant « enfante » un troisième élément qui est l'Amour lui-même lequel donne alors à l'acte sa dimension singulière et plurielle, individuelle et commune, terrestre et « cosmique »...

 

 

La sexualité est l'instrument  par excellence d'un accord, d'une concordance, d'un équilibre, d'une harmonie qui offre en retour d'Amour des forces, des énergies constitutifs de l'Etre et du couple qu'il forme et ainsi fortifie, au sein un libre partenariat animé de communs désirs prodigues dans le Don...

 

Elle se doit de faire appel à toute une gamme, à toute un chorégraphie, à toute une partition , dont la tendresse, le respect et l'attention sont les chefs d’orchestres et les metteurs en scène...

 

 

Aimer « charnellement » est aussi un acte créateur et créatif qui sollicite le partage et l'offrande des facultés d'imagination et d'inspiration propre à chacun et à chacune...

On ne saurait réellement aimer sans faire preuve des qualités qui font d'un être humain, un artisan et un artiste dont l'oeuvre tend vers la bonté, l'invisible rendu visible et la beauté....

 

 

Le silence, l'attention, l'écoute sont trois serviteurs de l'Amour...

 

 

Rire et sourire sont les broderies de la nappe blanche du partage...

 

 

 

Aimer relève à la fois de la fête, du rituel et de la concélébration....

 

 

 

Inviter l'Amour ; c'est en être les convives...

 

 

 

Aimer relève pleinement du désir allié à la volonté et en aucun cas de la peur, de la crainte, du doute, de la méfiance et de la défiance...

 


Quel « don » pourrait-il se déployer et s'offrir s'il n'est pas accompagné, impulsé, enflammé par les offrandes sans réserve du désir ?...

 

 

L'effleurement et l'attouchement sont les prémices et les préliminaires à l'enflammée des corps et des cœurs...

 

 

 

Le baiser est l'étincelle produite par le choc des lèvres qui se rencontrent et se découvrent avant de prendre feu, de donner flamme...

 

 

 

 

Les Triades bardiques invitent à cet Amour, à cette Bonté, et les considère comme des éléments porteurs d'équilibre et d'harmonie, comme des médiateurs et des conciliateurs qui s'interposent au sein des dualités affrontés, face à des contraires « antagonistes » afin de réduire les effets négatifs de ces affrontements stériles et d'accroître leurs coopérations positives à la Loi Dite D'Evolution qui associe symbiotiquement les bis-polarités en les rendant participatives de l'Oeuvre qui se déploie au service de la Vie et de sa pérennisation...

 

 

Reconsidérons l'acte d'Amour au sein d'une société moderne qui ne cesse de le déconsidérer... Incarnons cette « dimension » qui transcende notre humanité en lui octroyant un caractère sacré et divin qui fait tant défaut de nos jours...



28/12/2016
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