Les dits du corbeau noir

BARDI DE LA BELLE SAISON 2016 BRAN DU 09 07 JUILLET

 

 

BARDI de la Belle-Saison     Bran du      09 07 2016

 

 

 

..... C'est d'ici que tout est venu...

C'est d'ici que tout repartira...

Le temps venu, sève et sang se retireront...

Tout retourne dans le reflux...

 

Le soleil, la lune, les étoiles,

cela revient, chaque nuit, chaque matin,

mais le petit de l'homme ;

une fois son temps advenu,

repartira dans les nues

porté par les bras de l'océan...

 

Pas de place en ce lieu

(où dansent les nobles flots)

pour les lamentations...

Chaque vague efface au rivage

les pas laissés par celles et ceux

qui n'ont plus à compter leur âge...

 

Leur âme s'envole au ciel

comme font les cygnes blancs

qui transpercent de leurs ailes

la chape de mort et de néant...

 

« Cela que je chante ;

cela vient des profondeurs » ;

cela sillonne en la traversée des ans

le corps dont l'homme fait sa demeure...

Le chant jaillit de la bouche de l'océan

comme jaillit, du ciel, la lance de l'éclair...


Long est le bras de Celui

par qui la Lumière jaillit ;

Par lequel le mensonge se fend

et tremble devant le tonnerre...

 

C'est face au couchant,

Face au rouge qui s'étend

sur la poitrine de la mer,

que j'invoque le plus Grand,

Le Maître de l'Univers,

le Pourvoyeur, le bon Régent...

« - Dieu des Druides, mon Dieux avant tous les Dieux. »

Seigneur des Cieux, Noble Distributeur,

Ecoutes celui qui t'appelle

et qui, dignement, te sers...

 

Je te prie pour les femmes et les hommes,

pour les enfants que nous sommes ;

Toi, le Père tout puissant,

Toi, l'immense Connaissant,

Toi, de l'Univers, la somme...

Ecoutes et entends

celui qui avec respect te nomme

et de toi attend

bonté et bienveillance et actes bienfaisants...

 

Tournent les rayons de l'an

Que Lug suspend en leur course

pour te célébrer, ô Rayonnant

Toi, des océans, l'unique Source...


Ecoutes mon chant,

ce tambour en mon sang,

qui implorent ta Lumineuse Présence

dans l'obscurité profonde de ce temps...

 

Je sais lier et délier...

Je déroule les chaînes de l'éloquence...

Ma parole est Parole de vérité ;

elle tourne dans le Chaudron d'abondance...

 

Je sais la mesure, je sais la concordance ;

Ce sont piliers qui soutiennent les mondes

Cela qui est sagesse et connaissance ;

Cela qui fait le Druide en dignité...

 

Puisse l'inspiration venir du grand large ;

puisse la marée de miel

se déposer sur la langue...

 

Neuf vagues, neuf flots nous séparent ;

séparent le rêve de la réalité...
Si tu ne le sais, moi je le sais...
Il y a une étoile à la proue des poèmes

et une île qui attend le coracle de leurs mots...

 

Fintan ; c'est lui la racine et la sève ;

C'est lui la semence première,

(la première graine enfouie dans le sein de la terre.)...

C'est lui le premier « Arbre de Vie »...

 

En ses branches chantent les oiseaux de Rhiannon.
Leurs chants réveillent les morts qui n'étaient qu'endormis...

Fintan ; c'est lui que, respectueusement, l'on nomme

Pour dire la Vie et la Mémoire qui resurgit...

 

J'ai été nourri du lait des étoiles

La Fontaine aussi m'a donné de son lait...

La noisette a comblé le saumon que je suis,

La pomme, de même, m'a confié son étoile...

 

Point n'est goûté aux sucs orgueilleux,

Sains sont les fruits qui pendent à mes branches,

sain, le jugement qui dit et qui tranche

Et vraie la parole qui flambe dans le feu...

 

Les chars roulent dans la grande plaine ;

nuit et jour s'y livrent combats...

Nul perdant et nul gagnant en cela ;

Toute victoire demeure incertaine !

 

Aucun ne saurait durablement s'imposer ;

C'est l'alternance qui impose sa juste loi...

Il en est de même, de l'amour et de la haine

Dans la balance des bons et nobles choix....

 

Les beaux lutteurs s'affrontent été comme hiver ;

Ce sont cerfs, taureaux ou béliers en fureur...

Selon la saison, un seul sera vainqueur,

Mais sa noble couronne sera vite fanée !

 

A lui, certes, la dignité et les honneurs

Pour avoir, peur et mort, terrassés...

Mais la victoire, une fois passée,

Se renverse, le sablier sur la plage des heures !

 

Multiples sont les formes de « Cela qui Est »

et multiples les sons de ses voix...

De sang, de rêve et de chair, nous fit Cela,

Nous donnant, pour nos nuits, son halo de lumières...

 

Tout, dans la Nature, est sacré

La feuille, l'écume, l'arbre, la rivière...

Les règnes, ne sont en vérité que des frères

Qui ont même Père (que l'on dit Incréé.)...

 

Les Dieux , les Déesses, ont faiblesses et défauts ;

Eux aussi ont à progresser afin de se parfaire...

C'est avec eux et ensemble que nous arriverons,

peu à peu, à réconcilier et apaiser le Ciel et la Terre...

 

Grande est la puissance de l'Innomé ;
C'est lui qui appose à nos fronts

La Force et l'Energie des Trois Rayons

Qui font mouvoir la roue de nos années...

 

Ensemble, tous ensemble, nous le concélébrons ;

Pour lui, nous faisons Cercle de cœur et d'amitié,

Nous lions nos bras, nos sens et nos pensées ;

Le pain, le miel, le sel de la Vie, nous le partageons...

 

C'est Lui notre Appui, notre Soutien, la Noble Force...
C'est vers Lui et pour Lui que l'humain s'efforce

de retrouver, de restaurer, la paix et la dignité...

Festins et banquets ne sont, en vérité, qu'en Amitié !

 

Dans mon cœur l'aurore s'est levée...

L'obscurité disparaît à l'horizon...
La dernière des étoiles à cessé de briller,

mais je garde en moi le blanc de ses rayons...

 

Le ciel, peu à peu, retrouve sa blanche vêture...

En moi, resplendit la splendeur de l'azur...

J'ai la claire brillance d'une goutte de rosée

Car j'ai bu le lait bleu jaillit du sein le plus pur...

 

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09/07/2016
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