Les dits du corbeau noir

AU COEUR DU CERCLE. SOURCE. SANCTUAIRE ET QUINTESSENCE. BRAN DU 2016 03 11 NOV

Au Coeur du Cercle, Source, Sanctuaire et Quintessence

 

Réflexion Bran du 03 11 2016

 

 

"Tout part du druide et tout revient au druide..."

 

En tant qu'être médian positionné entre le ciel et la terre, la terre et le ciel, le zénith et le nadir, mais aussi en tant que point faisant Centre dans la circonférence du Cercle et les points cardinaux de Celui-ci, le Très Voyant et Très Connaissant, est en quelque sorte un point de jonction, d'intersection, de connexion, d'émission, de réception, de retransmission et de coordination...

 

L'image gravée du Dieu Cernunnos représenté sur le Chaudron de Gundestrup est la référence par excellence de ce positionnement qui illustre une maîtrise, une pensée fondée, stable, équilibrée, harmonieuse et en assise au sein des forces, énergies et lumières mises en présence...

 

Ambassadeur et servant du "Point-Source", il en est l'un des jaillissements et des ruissellements dont la fonction essentielle est d'irriguer et de désaltérer tout ce qui aspire à cela (La terre, la nature, le règne humain.)...

 

Il est porteur de l'eau de la vie, de l'eau de vie de l'existence...

Ce en quoi il est bassin et fontaine des origines, vasque originelle d'où s'écoula le ruisseau de vie...

 

L'eau qu'il redistribue généreusement, claire, transparente, chargée des propriétés d'une belle âme humaine, ne provient pas de lui-même, de son propre humus et terreau intérieur, mais du monde cosmique là où se tient la Fontaine de toute les fontaines, la Matrice des ondes, fluides et flux de la Création....

 

Il puise en l'univers afin de se brancher sur cette source, sur ce canal sourcier divin et sacré afin d'en prolonger la bienfaisance et bienveillance et de la répandre là où elle est souhaitée et attendue...

 

Vue sous cet aspect on peut en effet alors comprendre que « tout part du Druide et tout revient au Druide » car le point d'émanation et aussi un point de retour comme tout ce qui provient de la vasque céleste elle-même et dont le druide est une forme de microcosme adapté au monde d'ici-bas associé, de corps, de cœur et d'esprit, à une œuvre identique...

 

La doctrine druidique est éminemment cohérente et tend systématiquement vers une conception harmonieuse du monde...

 

Ainsi le « németon », le sanctuaire celtique est aussi une parfaite réplique des bons ordonnancements qui régissent l'univers visible et invisible...

 

C'est aussi un « Centre », avec son axe majeur, ses lignes de force, son pilier, ordonnés en correspondances et mesures afin d'être parfaitement « opératifs » dans le déroulé harmonieux et équilibré des rites qu'il autorise, favorise et dynamise en son sein...

 

Ce sanctuaire, CH J Guyonvarc'h et F le Roux, le présentent à très juste titre comme étant « un potentiel d'énergie sacrée. »

(Médionemossos en gaulois signifie « Sanctuaire du milieu »...)

 

Ici encore, nous retrouvons la notion de « médiation », l'idée d'un Point de « Vérité », d'exactitude, de parfaite correspondance, qui fait équilibre et harmonie entre toute chose...

 

Vivant, incarnant ce « Point en mouvement dans le Cercle » animé par le Centre de Celui-ci et l'intersection réalisée entre les plans terrestres et célestes, humains et divins, nous sommes, au sein du rite, un atome, une particule interagissante, intereliée, interalliée, du « corps céleste mit en mouvement »...

 

Lors enveloppé et enceint de la Vibration Une nous « dansons la vie » en épousant ses spirales infinies...

Quelle est cette Source inépuisable, abondante, généreuse. Elle est la Fontaine du Un, du Trois, du Cinq, du Sept et du Neuf !...

 

Elle est le nombre d'or qui ruisselle et se répand sur toute œuvre en construction si elle fait appel à sa géométrie, à ses ordonnancements sacrés...

 

Neuf coudriers pourpres, neuf coudriers de sagesse, de science et de poésie, ceinturent la Source brillante d'où sortent selon l'heure cinq ou sept ruisseaux aux vertus abondantes... Lors s'en nourrissent les cinq saumons venus en appétence...

 

« ...Le bruit de la chute de ces ruisseaux était plus doux que toute mélodie que l'on chante. »...

 

La dimension sonore, vibratoire, est ici évidente et participe grandement de l'harmonie prodiguée en tout être et toute chose...

 

Le sanctuaire est aussi un « Centre de perfection », non que la perfection y soit en sa pleine et totale complétude, mais d'une façon suffisamment présente et active pour aider à parfaire ce qui aspire à l'être en lui prodiguant les forces, énergies et lumières qu'elle offre à cet effet à celle ou à celui qui est digne de la recevoir...

 

La perfectibilité est une recherche constante qui se veut une approche d'un état de plus en plus satisfaisant au regard et aux vues de ce que l'être peut espérer de mieux pour incarner la vie et les valeurs qu'il octroie à celle-ci...

 

Les Druides ont fait de sorte de sanctifier, de consacrer, un lieu élu et choisi afin de se situer à la jonction du temps et de l'espace et, ainsi savamment placés, d'opérer les fonctions inhérentes à leur sacerdoce en assurant la libre circulation et l'échange salvateur et « nourricier » des fluides, flux et ondes « Incréées » (les émanations de l'Awen) empruntant et visitant le canal proposé à leurs libres et volontaires mouvances....

 

A ceci s'ajoute le fait que le Centre est « non seulement symbolique, mais également souverain et initiatique... »

 

La souveraineté implique de même et identiquement un Centre régisseur, ordonnateur, régulateur et médiateur à partir duquel la royauté assume sa fonction régulatrice et redistributrice...

 

L'initiation à ici également son berceau natif et les conditions requises pour valider une « renaissance » opérative et efficiente...

 

Le sanctuaire est un espace, un lieu, qui s'imprime en quintessence dans le Cercle avec lequel les alliances sont consacrées...


A l'image de l'ancienne Irlande dont le centre est constitué d'un parcellaire prélevé équitablement sur les quatre provinces du pays (en donnant à celui-ci l'équilibre dont il ne saurait disposer autrement) et sans doute à l'image des quatre druides primordiaux et insulaires qui instruisent les Thuata De Danann dans les îles du Nord du Monde, la « quintessence » est implicite même si elle n'est pas nommée...

 

(« ...le fait que le cinq ne soit pas nommé est une notion traditionnelle implicite... »

F le Roux CH J Guyonvarc'h in les Druides.

 

Autant d'éléments qui se superposent en transparence dans l'harmonieuse recouvrance du Cercle et de son Anima...

 

Vivre le Cercle, c'est cela !...



03/11/2016
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